jeudi, mai 28, 2026
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Opérations fiscales : le Minfi contre la surenchère des banques

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« le Chef de l'etat a privilégié la transparence et le réalisme économique »

Dans le cadre de la modernisation du système fiscal camerounais, d’importantes réformes touchant aux modalités de paiement des impôts et taxes ont été menées au cours de ces dernières années. Celles-ci concernent principalement la simplification des procédures et l’amélioration de la qualité de service offert aux contribuables d’une part, et une meilleure sécurisation des recettes d’autre part. Il est entre autres questions, de moderniser l’administration de l’impôt en proposant aux contribuables, plusieurs modes alternatifs de paiement. Sur ce dernier point (paiement des impôts et taxes), seuls sont dorénavant admis, le télépaiement et les paiements par voie bancaire, à savoir par virement, par téléphone portable via la solution Mobile Tax et par versement en espèces auprès des guichets des banques.

S’agissant des paiements en espèces auprès des guichets des banques, le ministre des Finances ne transige pas avec le respect de la réglementation en vigueur. Ainsi donc, en application des dispositions de l’article L 8 bis (3) du Code général des Impôts, les frais liés à l’attestation de virement sont à la charge du contribuable. Ils se situent dans la fourchette comprise entre 500 francs CFA et 10 000 francs CFA, sans excéder 10 % du montant des impôts, droits et taxes à payer. Toutefois, martèle Louis Paul Motaze, «lorsque l’application du taux de 10 % conduit selon les termes de la loi, à des frais bancaires de moins de F CFA 500, c’est le tarif plancher de F CFA 500 qui est retenu. De même, lorsque l’application du taux de 10 % induit des frais bancaires supérieurs à F CFA 10 000, c’est le tarif plafond de F CFA 10 000 qui est retenu». Des indications qui, de l’avis de certains employés de l’administration fiscale, visent à lutter contre la surenchère des établissements de crédit. Le ministre des Finances prévient d’ailleurs à ce sujet «les établissements bancaires et de microfinance à s’en tenir strictement à ces conditions tarifaires, sous peine des sanctions prévues par les dispositions de l’article L 8 bis (0) du Code Général des Impôts, à savoir une amende correspondant au montant des sommes excédentaires facturées». A bon entendeur…

Contrôle fiscal : les atouts de la digitalisation des procédures

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Il existe au Cameroun une volonté de généraliser la dématérialisation dans les relations entre les administrés et les administrations. Particulièrement dans le domaine fiscal où la Direction Générale des Impôt (DGI) a fait de l’optimisation de son rendement et de l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, des piliers majeurs de sa quête de performance. Cela se traduit non seulement par un accroissement progressif des recettes mobilisées, mais aussi par la simplification et la dématérialisation des procédures fiscales. 

Le contrôle fiscal, en tant que l’une des quatre fonctions essentielles de la DGI a bénéficié de cette dynamique des réformes mis en œuvre d’abord au travers de la rationalisation des interventions des services opérationnels auprès des contribuables dans le but non seulement d’alléger le coût de la discipline fiscale, mais aussi de renforcer l’efficacité et la cohérence de leur action. Depuis le début de l’exercice 2019, la DGI s’efforce d’aller plus loin dans les réformes en matière de contrôle fiscal en dématérialisant les procédures en vue d’en assurer un suivi strict et une meilleure lisibilité tout en améliorant la qualité de service rendu aux contribuables. «La digitalisation a donc à cet effet touché toutes les étapes du processus de contrôle fiscal partant de la programmation, passant par l’exécution pour finir par le suiviévaluation, en connexion étroite avec les autres fonctions fiscales», révèle Pierre Manfred Boumam, inspecteur principal des impôts, dans une analyse publiée par l’Administration fiscale.

D’après cet expert, chef de la Cellule de programmation et de Suivi du Contrôle Fiscal, la digitalisation du contrôle fiscal vise donc en priorité, l’amélioration de la qualité de service rendu aux contribuables en réduisant le coût de la discipline fiscale, en amenant les agents du fisc au respect scrupuleux des délais et procédures, et en organisant la lisibilité et la traçabilité des opérations de contrôle fiscal en vue d’éviter au maximum les contentieux de faits. L’automatisation des procédures quant à elle ambitionne en interne, de sécuriser les recettes fiscales issues du contrôle, fiabiliser l’information relative à l’activité du contrôle fiscal de même qu’à mieux évaluer les performances des structures et des acteurs en charge de cette activité.

Une programmation sûre

Concrètement, la digitalisation des procédures de contrôle fiscal possède plusieurs atouts. S’agissant de la programmation, telle que l’explique M. Boumam, la saisie des propositions se fait au fil de l’eau et après analyse-risque (via l’interface «Mesure Web») par l’ensemble des acteurs gestionnaires et vérificateurs relevant des structures opérationnelles, ainsi que par la Cellule de la Programmation sur la base des informations recueillies après de la hiérarchie ou des services en charge des enquêtes fiscales. Ces propositions sont réceptionnées, consolidées et traitées au niveau de ladite Cellule, avant la pré-validation par le chef de la Division des Enquêtes, de la Programmation et du Suivi du Contrôle Fiscal, puis la validation définitive par le Directeur Général des Impôts, compte bien tenu des instances de l’exercice précédent et du seuil d’encadrement des affaires de chaque structure de production. Un numéro de validation unique est automatiquement généré pour chaque affaire et ce dernier est à reporter sur chacune des pièces de procédure liées à ladite affaire jusqu’à extinction de la dette fiscale.

Célérité dans l’exécution

L’exécution du programme, est l’un des segments les plus impactés par la digitalisation, ceci en vue de garantir le respect et la célérité des procédures d’une part, de même que la cohérence entre les redressements envisagés et ceux notifiés d’autre part. Aussi, la digitalisation permet de procéder à : la répartition des affaires par vérificateur et selon un plan d’action détaillé semestriellement ; la génération automatique des avis de vérifications ; la saisie des axes de recherches et des chefs de redressements ; la saisie des procès-verbaux de début et de fin des travaux sur place ; la saisie de la fiche de collecte des informations sur les éléments patrimoniaux des entreprises vérifiées ; la génération automatique de la notification des bases de redressements et de la notification définitive aux contribuables assortie de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lisibilité de l’activité du contrôle

Le suivi-évaluation du contrôle fiscal tant au niveau de l’encadrement intermédiaire qu’au niveau central a aussi été digitalisé en vue d’une transmission automatique des données statistiques, d’une plus grande lisibilité de l’activité du contrôle fiscal au sein de chaque structure de production et d’une fiabilité des informations produites. Ainsi, les émissions et recouvrements devront être automatiquement générés par les AMR émis par les acteurs du contrôle, rendus exécutoires par les chefs de structures, puis pris en charge et apurés par les agents de recouvrement, ceci afin d’éviter les écarts statistiques entre les recettes des impôts et les brigades de contrôle et de vérification. Pour ce qui est de l’exploitation des renseignements fiscaux transmis aux structures opérationnelles, l’on évoque également la digitalisation par l’introduction en ligne des comparables, dû notamment au fait que de nombreux destinataires finaux ne reconnaissent pas toujours avoir reçus lesdits renseignements au moment du déroulement de la procédure de contrôle ou disent les avoir reçus hors délais.

Impôts : des réformes et des performances

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La pandémie de Covdi-19 n’a pas entravé la révolution fiscale en cours au Cameroun. La résilience de l’administration fiscale face aux chocs sanitaires –et même sécuritaires- s’est traduite par des résultats toujours meilleurs année après année. Illustration ? L’évaluation des 9 premiers mois de l’exercice 2020 fortement déprimé par la crise sanitaire du coronavirus a révélé que la DGI a mobilisé près de 1449,8 milliards de F CFA contre 1404,8 milliards au titre de la même période en 2019, soit une progression en valeur absolue de 45 milliards de francs. «Dans un contexte où les contrôles fiscaux et le recouvrement forcé des arriérés qui à eux deux contribuent pour plus de 15 % du rendement fiscal sont en berne pour des raisons évidentes d’accompagnement des entreprises et de respect des mesures barrières», rapporte un source à la DGI.

Modernisation des procédures

La résilience du système de collecte des recettes internes est donc, de l’avis d’experts en fiscalité, la résultante des réformes de fond apportées à l’administration fiscale. Les réformes mises en œuvre ces dernières années participent, en effet, de la modernisation, de la simplification des procédures, de la sécurisation des recettes, des mesures contre la surenchère des banques sur les coûts des opérations fiscales et surtout, de l’introduction de sources de recettes innovantes. L’ampleur des enjeux d’efficacité budgétaire et d’attractivité économique du territoire, oblige en effet l’administration fiscale à intensifier ses efforts de transformation de ses modalités de déclaration et de paiement des impôts et taxes. Il s’agit notamment de : la généralisation du paiement par virement ; l’avènement de la télédéclaration ; le déploiement du Mobile Tax.

Paiement par virement

Pendant longtemps, le règlement des impôts et taxes pouvait être effectué par tous les moyens de paiement. Le virement, les chèques et les espèces étaient alors admis sans limitation de montant ni considération liée à la taille du contribuable. Problème : «ils occasionnaient d’énormes réductions de recettes du fait des manipulations diverses, mais soumettaient aussi le contribuable à la contrainte des files d’attente dans les recettes des impôts», explique un cadre des Impôts. L’exigence de sécurisation des recettes, couplée à celle d’amélioration du climat des affaires, a amené l’administration fiscale à moderniser les procédures de paiement des impôts et taxes. Celle-ci s’est traduite par la généralisation progressive du virement bancaire comme mode de paiement.

La télédéclaration

Il y a quelques années encore, les contribuables relevant de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) devaient, pour souscrire leurs déclarations mensuelles, se rendre physiquement dans les locaux de cette direction à Yaoundé. Un déplacement jugé à l’époque très coûteux pour les entreprises, en particulier celles qui ont leur siège hors de la capitale, et favorisant par ailleurs la défaillance déclarative. Dans le souci de lever cette contrainte et améliorer le civisme fiscal, le gouvernement a consacré la télédéclaration comme mode alternatif de déclaration des impôts et taxes. Il s’agit en effet d’un service offert aux entreprises par lequel celles-ci peuvent souscrire leurs déclarations en ligne à partir du site web de la DGI (www.impots.cm) sans avoir à se déplacer physiquement auprès Centre des impôts. Elle connaît d’ailleurs une extension aux Centres Divisionnaires des Impôts (CDI) rénovés afin de faciliter l’accomplissement de leurs obligations fiscales par les petites et microentreprises.

Ce chantier se poursuit avec la déclaration en ligne aussi bien de l’enregistrement de la commande publique, des mutations immobilières et mobilières. Pour les contribuables, il s’agit d’une offre de service performante articulée autour de la télé déclaration, l’édition automatisée des Attestations de Non Redevance et la transmission électronique des quittances par l’administration. «La télédéclaration a permis une meilleure fidélisation des contribuables avec un taux de déclaration dans les délais avoisinant 100 %»,  a expliqué le ministre des Finances. Et de poursuivre : «l’informatisation de l’Attestation de Non Redevance couplée à l’automatisation de sa délivrance ont permis un meilleur suivi de l’action en recouvrement et la fiabilisation des états de restes à recouvrer. Enfin, la digitalisation du fichier national des contribuables a permis un accroissement du portefeuille des moyennes entreprises et, d’une manière générale, l’amélioration du civisme fiscal».

La déclaration pré-remplie

Toujours dans l’optique de faciliter la tâche aux contribuables, le législateur a, à la faveur de la loi de finances pour l’exercice 2014, institué la déclaration pré-remplie. Il s’agit d’une modalité de déclaration qui consiste pour l’administration à pré-remplir la déclaration du contribuable à partir des informations en sa possession, à déterminer l’impôt qui en résulte, puis à la notifier à ce dernier. Ainsi dispensé d’effectuer la démarche de déclaration qui est ici prise en charge par les services fiscaux, le contribuable n’a plus qu’à effectuer le paiement. Il convient toutefois de noter que bien que servie par l’administration, la déclaration pré-remplie demeure celle du contribuable qui doit l’approuver ou la corriger s’il estime que les éléments retenus ne sont pas exacts.

Le Mobile Tax   

L’autre réforme a consisté en la mise en œuvre d’un système de paiement par téléphone mobile dénommé « Mobile Tax ». Il s’agit du paiement des impôts et taxes à partir du téléphone portable. L’institution du Mobile Tax procède donc à la fois de la volonté de simplifier le paiement de l’impôt et d’améliorer la qualité du service rendu au contribuable. Le Mobile Tax favorise une meilleure sécurisation des recettes fiscales et permet de réduire les délais de délivrance des quittances de paiement. Toutes choses qui améliorent la qualité du service offert au contribuable et donc son adhésion à l’impôt.

La sécurisation des recettes

L’objectif ultime de modernisation des services étant la mise en place d’un système intégré de gestion (SIG), une approche «tout informatique» progressive est privilégiée, qu’il s’agisse des actions de sécurisation des recettes ou d’assistance aux contribuables. Concernant la sécurisation des recettes, les principaux axes de réorganisation des services sont la segmentation en fonction de la taille des entreprises, mais aussi et surtout la prise en compte des risques. Elle s’est traduite par la mise en place d’un nouvel outil d’immatriculation des contribuables appelé IDU et la refonte du fichier des contribuables. Mais aussi l’alignement du régime des amendes sanctionnant certaines obligations spécifiques en matière de droits d’enregistrement sur la nouvelle directive Cemac, afin de les rendre plus dissuasives ; l’aménagement d’une modalité particulière de perception du Droit de Timbre Automobile (DTA) sur les motocyclettes ; l’instauration d’une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à FCFA 100 millions en cas de manœuvre frauduleuse visant l’accomplissement d’une obligation fiscale ou l’obtention de documents fiscaux en ligne. Ces réformes sont de l’avis de certains cadres de la DGI, une clé de lecture suffisante qui permet d’apprécier l’ampleur des changements intervenus au sein de l’Administration fiscale camerounaise.

Mécanisation de l’agriculture : la redynamisation du Ceneema se poursuit

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Après avoir rénové 80 % de son parc, l’entreprise publique a récemment formé des encadreurs des écoles d’agriculture.


Au Centre National d’étude et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (Ceneema), des efforts de redynamisation sont en cours. Le Centre a récemment procédé à la formation de 30 apprenants, ingénieur agronome, ingénieurs d’agriculture, techniciens d’agriculture à la conduite des engins et la manipulation des machines agricoles. Une formation qui vise à équiper les apprenants qui iront à leur tour dispenser ces mêmes cours dans les écoles spécialisées d’agriculture à travers le pays. Même si nombre d’entre eux iront implémenter ces techniques de conduites dans des exploitations agropastorales équipées, au Ceneema, l’objectif visé est celui de la formation. « Cela devrait permettre au Ceneema de bénéficier d’un large éventail de compétences afin d’y puiser les meilleurs des conducteurs pour ses engins», a déclaré le directeur général du Ceeema, Caroline Ekotto Minkouna, epse Mebande Bate. Un intérêt encore plus important au vu des nouvelles responsabilités qui incombent à cette structure. Car, en plus de devoir produire et commercialiser des machines agricoles, «le Ceneema devra gérer les pools d’engins du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural qui lui ont été rétrocédés. Il s’agit notamment de l’usine des tracteurs d’Ebolowa dont la rétrocession est en cours bien que ses engins soient déjà mis à la disposition du Ceneema. Il y a également le projet d’aménagement des 5000 ha de terre à Yagoua et Maga pour le compte de la Semry, pour ne citer que ces challenge», a précisé le directeur général.

Un Ceneema nouveau

Un nouveau vent souffle au Ceneema, c’est le moins que l’on puisse dire. Dans une récente interview accordée au journal Cameroon Tribune, Caroline Ekotto Minkouna, epse Mebande Bate annonçait avoir réussi à réhabiliter 80% du parc d’engins de cette structure. Un patrimoine pourtant en détresse au moment de sa prise de fonction. « Plusieurs équipements étaient en panne et sous cale au moment de ma prise de fonction, en raison notamment de la location abusive à laquelle il a fallu s’attaquer pour préserver ces engins», précisai telle alors. « La suspension des locations des engins est même l’une des premières décisions que j’ai prises », poursuit le directeur général du Ceneema, qui annonçait par ailleurs la renaissance de l’organisme dont elle a la charge. « On peut donc dire que le Ceneema revit, renaît », avait-elle confié aux confrères de CT A la tête du Ceneema depuis décembre 2019, Caroline Ekotto Minkouna, epse Mebande Bate à remplacé à ce poste Ernest Roland Ela Evina, responsable de cette structure d’état depuis 1974, soit 45 ans.

Le NEC désarmé dans le duel nintcheu-osih

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Le secrétaire général du parti de ni John Fru ndi a signé un communiqué le 25 mars dernier afin de rappeler les militants, les élus et les cadres du mouvement à plus de retenu sous peine de sanctions. Loin de calmer les esprits, la sortie de Jean tsomelou a de nouveau jeté de l’huile sur le feu en coulisses.


Le communiqué de mise en garde Jean Tsomelou aurait pu être lu comme un soutien ouvert à Joshua Osih et une ultime mise en garde contre les récentes saillies de Jean Michel Michel Nintcheu. Mais c’est exactement l’effet inverse que le document semble avoir eu sur les protagonistes.

Joshua Osih, premier vice-président du parti a pris la mouche à la lecture du document signé de la main de son secrétaire général. « Je n’ai pas à commenter ce document, s’emporte-t-il au téléphone quand le reporter l’interpelle sur la signification de cette mise en garde pour la sérénité au sein du SDF. Le secrétaire général n’a fait que son travail… Même si c’est un peu tard ». « Même si c’est un peu tard » ! Une petite phrase lâchée à l’endroit de M. Tsomelou qui en dit long non seulement sur l’état d’esprit de Osih mais aussi globalement sur l’ambiance dans le Comité exécutif du Front ces derniers jours.

Le communiqué de jeudi et la petite phrase de Joshua Osih ont révélé les sourds ressentiments que nourrit l’ancien candidat à la présidentielle envers certains hiérarques de son parti. Il a bien perçu que les menaces de sanction d’un secrétaire général ne peuvent rien faire pour freiner les ardeurs de ses ennemis au sein du SDF décidés à le discréditer. Bien au contraire !

EXPLICATIONS

Jean Tsomolou a pris une semaine à rédiger sa mise en garde et a oublié en passant de désavouer publiquement l’irrévérencieux Nintcheu. Joshua Osih s’attendait sans doute à une levée de bouclier immédiate de la part de ses camarades du bureau national pour le protéger après que son adversaire a utilisé sa position au sein du Comité régional du SDF à Douala pour annoncer publiquement et unilatéralement son exclusion du parti, à la base.

LES RADICAUX PERSISTENT ET SIGNENT

Non seulement il a attendu une semaine pour voir arriver la cavalerie, mais le chevalier Tsomelou ne fait mention nulle part d’un soutien même tacite à Osih par rapport à cette affaire. Un silence lourd de sens politiques alors que l’ancien candidat à la présidentielle est ouvertement accusé d’accointances coupables avec le Rdpc au pouvoir. Accusations qu’il réfute. Alors qu’Osih semble dos au mur et sans soutien, Jean Michel Nintcheu n’entend pas battre en retraite. Le député du Wouri-Est dispose d’une armée de militants à la base globalement opposés aux manières du camarade Joshua Osih.

En rejoignant les députés Rdpc pour signer une lettre en faveur du rapatriement des Camerounais réfugiés aux États-Unis au nom de la résolution de la crise anglophone, le premier vice-président s’est rappelé au bon souvenir de ses contempteurs.

PUIS VINT UN TROISIÈME LARRON

Et son attitude présumée au sortir des réunions de réconciliation du NEC ne semble pas avoir améliorée son image auprès de ce public hostile. Il l’accuse de manipulation présumée des résolutions du NEC dans les médias et de condescendance.

Armé de ce constat, le rappel à l’ordre du secrétaire général glisse sur Jean Michel Nintcheu. Le député frondeur se refuse à envisager de remettre en question le constat d’auto-exclusion contre Osih surtout que même la hiérarchie du SDF tarde à se prononcer. Dans tous les cas, ce n’est pas à lui qu’il faudrait poser la question : « Nintcheu ne peut pas représenter les 76 membres du Comité exécutif régional. Je n’ai pas ce pouvoir ! Sur les 60 membres présents dans la salle ce jour-là, tous ont demandé le constat d’auto-exclusion contre ce militant. Il n’y a pas un seul qui a proposé une option différente. Nous avons même trop attendu » insiste-t-il.

De là à dire que le texte de jeudi est inutile, il n’y a qu’un pas. Surtout que le patron de la machine administrative du parti évoque lui-même le risque désormais réel de « destruction du parti et de démobilisation de ses militants ».

Mais il ne faudrait peut-être pas s’en tenir à une lecture formelle stricto sensus. Le secrétaire général Tsomelou, ancien prétendant à l’investiture pour la présidentielle, pourrait bien profiter du crêpage de chignon entre Jean Michel Nintcheu et Joshua Osih pour se poser en rassembleur à michemin entre l’aile dure et les progressistes ouverts aux discussions avec le régime.

Par William Bayiha

ASSEMBLE NATIONALE : 9 PROJETS DE LOI EN ETUDE

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Soumis à l’appréciation des députés pour adoption et vote à l’Assemblée nationale, ils doivent autoriser le chef de l’Etat à ratifier certains accords, conventions et traités internationaux que le Cameroun a préalablement signé.


Après les deux premières semaines de session prioritairement consacrées aux cérémonies d’ouverture, au renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, au vote des membres des différentes commissions, place a été donné depuis lundi dernier à l’examen des projets de loi. C’est donc un total de 9 projets de loi qui ont été déposés sur la table des parlementaires. Question pour eux, de les étudier, les adopter et probablement les voter. Ils sont constitués dans l’ensemble des accords, conventions et traités internationaux, qui ont pour l’essentiel trait au partenariat économique, diplomatique, judicaire, et militaire.

LES ACCORDS ECONOMIQUES

Ils sont au nombre de trois. Le projet de loi N°1084/Pjl/An entend ratifier l’ordonnance N°2021/001 du 19 janvier 2021 portant prorogation avec le Royaume-Uni et d’Irlande du Nord, des effets de l’Accord de partenariat économique Cameroun-Union européenne. Il vise à assurer une certaine continuité dans les relations commerciales entre les deux pays. Dans le but de maintenir leur stabilité économique, après la sortie du Royaume-Uni et l’Irlande du Nord (Brexit), de l’Union européenne. Il en est de même du projet de loi N°1089/Pjl/An autorisant le président de la République à ratifier la Convention entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement des Emirats arabes unis. Il permettra d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. Un accord qui va en droite ligne avec la politique gouvernementale promotrice de la diversification des partenaires internationaux susceptibles d’accompagner le Cameroun dans ses objectifs de croissance et de développement. Enfin, le N°1090/Pjl/An autorisant le président de la République à ratifier L’Accord de Georgetown de 1975, révisé en 2019 à Nairobi. Cette révision qui est l’expression de la volonté des Etats ACP de renforcer leur coopération inclut des thèmes nouveaux tels que l’environnement et changements climatiques, la paix et la sécurité. Une fois ratifié, cet accord permettra aux Etats signataires, de tirer pleinement parti de l’économie mondiale.

LES ACCORDS JUDICIAIRES

Les deux Accords en examen dans ce domaine sont signés entre le Cameroun et la Turquie. Le premier est porté par le projet de loi N°1087/Pjl/An autorisant le président de la République à ratifier l’Accord-cadre militaire entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la République de Turquie. La ratification de cet Accord pourrait favoriser le partage d’expériences et la mutualisation des efforts dans la lutte contre le terrorisme international, de même qu’elle multiplierait, pour les forces de Défense, les opportunités de formation initiale et continue, ainsi que leur financement.

Le second est le projet de loi N°1089/Pjl/An autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération entre la République du Cameroun et le gouvernement de la République de Turquie en matière de la formation militaire. Il vise à établir les mécanismes de coopération dans le domaine de la formation militaire entre ces deux Etats. Ainsi donc, le Cameroun pourra tirer profit de la technologie de pointe en matière de défense que la Turquie a su développer.

Covid-19 : Le cri de détresse d’Amadou VAMOULKÉ

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Monsieur le Ministre,

Un troisième locataire de la cellule que je partage avec huit autres détenus vient d’être testé positif à la COVID 19 et amené à l’hôpital. Le deuxième est revenu dans notre cellule en étant porteur de sévères séquelles, avec des douleurs étouffantes à la poitrine. Ce dernier nous a rapporté que le premier, qu’il a laissé à l’hôpital, lui a appris que ses poumons étaient endommagés à 40%.

Je sais que ce mal mortel m’attend au tournant et pourrait m’emporter, que le pire pourrait advenir et que vous pourriez être amené à redire les mots que vous auriez prononcés en apprenant la mort de Frédéric Ekande (que vous connaissiez pourtant bien), survenue la veille de la fin de ses 12 ans de prison:  »ça ne me fait ni chaud ni froid ».

On finira par savoir pourquoi vous ne croyez pas devoir accorder un peu d’attention aux dénonciations de la manière dont votre autoritarisme nuisible conduit la justice au Cameroun. Oui, nous en connaissons la rengaine mais personne n’y croit :  »la justice est indépendante du pouvoir exécutif ». Il faut le démontrer. Les anglais disent  »the proof of the pudding is in the eating ». Je doute que vous ne sachiez pas que les charges fantasmagoriques qui m’accablent ne portent pas sur un enrichissement personnel et que je me retrouve sans raison valable dans un procès qui, ne pouvant aboutir, a établi un record mondial de 64 renvois consécutifs. Je ne reviendrai pas non plus sur le fait que, malgré mon statut d’inculpé libre et mon état de santé qui selon les experts médicaux nécessiterait une extradition sanitaire, je demeure emprisonné illégalement depuis près de cinq années. Cette parodie de justice a été largement dénoncée dans notre pays du Cameroun, mais aussi officiellement par l’ONU et d’autres organisations internationales.

Le temps est en effet venu de m’adresser à vous publiquement et dans l’urgence (je m’en excuse car vous auriez déclaré que  »les urgences c’est à l’hôpital »). Je voudrais ainsi prendre date sur trois points :

– d’abord je vous envoie mon strident mais néanmoins déférent  »Ave Laurentius, moriturus te salutat », comme le clamaient dans l’arène où on les projetait, les gladiateurs romains avant qu’un coup de sabre fatal ne leur tranche la tête.

– ensuite vous rappeler que le mot « ministre », dans son étymologie latine, désigne un légat, à savoir quelqu’un qui est au service d’un autre, ou de son peuple. Ce peuple, dont je me demande bien désormais si j’en suis vraiment issu, dira un jour prochain s’il perçoit le service ce dont je me permets de douter. Mais si vous pensez être réellement au service d’un autre, merci de nous le confirmer pour que nous sachions qui vous donne ce droit quasi divin de vie et de mort sur vos concitoyens ? Et par la même, qui pensez-vous sera votre juge?

– Enfin, il est bon que vous sachiez que vous m’avez, sans en avoir l’air et sans raison défendable, déclaré la guerre. Il m’a fallu un temps d’interrogation anormalement long pour en convenir, ne pouvant me résoudre à admettre que quelqu’un à qui vous n’avez fait aucun mal décide de vous mettre à mort, pour son bon plaisir ou pour son confort personnel. Je suis aujourd’hui porté à admettre ce que mes amis n’arrêtent pas de me dire, à savoir que mon seul tort serait d’avoir été trop honnête et trop intègre, et pour cela insupportable à certains. Si cela était définitivement vrai je dirais, en empruntant au poète québécois Gilles Vignault  »Mon pays n’est pas un pays ».

Vous m’avez donc déclaré la guerre, ainsi soit-il. Mais je serais étonné que dans ce département du Mayo Danay dont je suis originaire, quelqu’un ne vous rappelle pas un jour de manière appropriée – et je l’espère proportionnée – que vous avez outrepassé votre pouvoir en dépassant toutes les bornes de l’inhumanité.

Je sais que cette interpellation publique peut me valoir, comme à certains autres déjà, d’être transféré dans un lieu d’incarcération plus inhumain comme la prison du SED (Secrétariat d’Etat à la Défense). Mais cela m’importe peu, puisque sans avoir jamais rien détourné, j’ai déjà passé 1708 jours d’incarcération illégale à la prison de Kondengui.

Salutations distinguées.

P-S : Personne n’a compris que vous veniez déclarer avant-hier dans les médias que la prison de Kondengui est surpeuplée avec 3500 locataires dans un espace prévu pour 1000. Les prisonniers ne seraient donc pas concernés par les prescriptions gouvernementales et celles de l’OMS en ces temps de pandémie ravageuse ?

Ancien Directeur général de la Cameroon Radio Television (CRTV) Ancien Président de l’Union des Radios et Télévisions Internationales (URTI)

Ancien Président du Réseau de l’Audiovisuel Public d’Afrique Francophone (RAPAF)

Amadou Vamoulké Prison de Kondengui, le 30 mars 2021

Francis Ngannou : « Je m’étais fait cette promesse de gagner »

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Francis-Ngannou parle de lui

Comment vous sentez-vous après cette victoire éclatante contre le champion en titre sortant des poids lourds ?

Je trouve difficilement les mots après une victoire. Je m’étais fait cette promesse de gagner. Accomplir cela, alors que personne ne pensait que je pouvais le faire est un sentiment si puissant. Donner tort à ceux qui doutaient de moi me donne une immense satisfaction. Cela fait trois ans que j’attendais ce moment. Mon équipe et moi avons travailler dur pour aborder ce combat avec brio. Cette foisci, c’était une toute autre histoire. J’ai pris du temps, j’ai réglé chaque chose différemment, pour que tout aille bien. Je suis venu à ce combat en sachant que si ça ne marche pas, je serai satisfait malgré tout.

Comment jugez-vous votre performance ? est-ce que vous vous attendiez à un tel résultat ?

Comme je l’ai dit nous avons longtemps préparé ce combat. La stratégie adoptée était d’aborder le combat avec calme, ne pas se précipiter. Mon équipe sait que je suis au meilleur de mon niveau lorsque je suis relaxe. J’ai suivi les consignes et ça a marché. Cela fait près de six mois que je me prépare. J’ai beaucoup travaillé pour obtenir ce résultat et je savais que si j’aborde le combat avec une certaine maîtrise, je ferai une belle performance. Je ne suis pas très surpris du résultat. Je ne me suis mis aucune pression. Cela fait plusieurs mois que j’ai cessé de penser à la ceinture de champion du monde. D’un stage à un autre, j’ai appris à rester concentrer sur mes entraînements.

Vous avez tenté votre chance en janvier 2018 contre Miocic qui vous avait battu il y a trois ans. La victoire est-elle plus savoureuse parce qu’elle n’est pas arrivée si vite ?

Oui, certainement. Plus l’attente est longue, plus la récompense a de la valeur. Je suis sûr que j’aurais été heureux de remporter le titre mondial il y a trois ans. Mais je pense qu’à partir de maintenant, j’ai une perspective différente de mon amélioration et de ce que je peux faire en matière de combat, comment je peux me battre en étant très patient. Je suis très content de ma performance, même si elle n’a pas duré longtemps. Je suis content d’avoir pu me calmer en me disant : « OK, écoute, tu as 25 minutes, tu n’as pas besoin de te précipiter, tout peut arriver n’importe quand ». J’ai toujours gagné beaucoup de combats mais j’ai gardé cette colère, cette rancœur de mon enfance. Je savais que si on me donnait l’opportunité de faire quelque chose de grand, je le ferais. C’est comme si vous aviez les yeux sur un objectif depuis des années et que ça arrive enfin. C’est quelque chose auquel personne ne pouvait croire mais qui est arrivé. Beaucoup de gens ont douté de moi et j’ai réussi à leur donner tort techniquement. Même si je n’avais pas la ceinture, je n’avais pas l’impression de ne pas être un champion.
Retranscrite par J.L.F

MMA : Francis Ngannou champion du monde

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Francis Ngannou, chamion du monde MMA

C’est fait ! L‘Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus prestigieuse ligue d’Arts Martiaux Mixtes (MMA) du monde, a un nouveau roi. Il vient du petit village de Batié dans la région de l’Ouest du Cameroun. Francis Ngannou (34 ans) est le nouveau champion du monde des poids lourds de l’UFC. Le «Predator» a battu samedi l’Américain Stipe Miocic par K.O. à Las Vegas. Après un premier round remporté haut la main, il n’aura ensuite fallu que 52 secondes au géant camerounais (15 victoires, 11 K.O., 3 défaites) pour mettre son adversaire à terre. D’un puissant crochet gauche, il a littéralement foudroyé l’ancien champion. Obligeant l’arbitre à mettre rapidement un terme au combat qui n’a duré que 6 minutes. Pourtant, comme à son habitude, Stipe Miocic avait fait son entrée détendu, chewing-gum en bouche comme toujours, ne manifestant aucun stress apparent. Francis Ngannou, concentré, semblait subir un peu plus la pression de l’enjeu : après un premier affrontement raté face au champion, une défaite calamiteuse face à Derrick Lewis, puis quatre combats vertigineux face à de gros frappeurs et une inactivité de presque un an, l’attente fut longue. Trois ans et deux mois depuis sa première chance de décrocher la ceinture, qu’il a fermement accrochée autour de la taille.

Une domination parfaite

«J’ai eu suffisamment de temps avec mon équipe pour tout bien faire. J’ai toujours voulu ce combat pour le titre contre Stipe. Il a montré qu’il était un bon combattant, mais je veux montrer que je suis le meilleur». Francis Ngannou l’avait en effet annoncé quelques heures avant ce combat tant attendu. Il n’était plus le même combattant qu’en janvier 2018 où il était passé à côté du combat : mal préparé, à bout de souffle dès les premiers échanges, écrasé par l’enjeu. Cette fois, il a corrigé toutes ses erreurs. Calme, patient, relâché. Il n’a pas renié son style, il s’est adapté. Des low-kicks pour commencer puis une première grosse droite qui ébranle déjà Miocic. Celui qui est alors encore le champion cherche une solution de fuite, de repli. Il sait probablement déjà que le combat ne sera pas le copier-coller du premier. Il tente de changer de niveau, va chercher les jambes du Camerounais qui défend très bien et prend le dos de son adversaire. Miocic subit, parvient à se relever grâce à sa lutte mais pour mieux subir la pression de Ngannou qui toutefois ne se jette pas, réussi un take-down, tente un coup de pied à la tête, repart en low-kicks. Miocic réplique timidement. Que faire d’autre ?

Ngannou, 3e champion UFC africain

La minute de repos est trop courte pour l’Américain. Ngannou tente une grosse droite. Son coin lui demande de la patience. Il en a eu déjà. Il ne va pas renier ses armes. Il continue de travailler en low-kick puis passe une première gauche qui fait chanceler son adversaire. C’est déjà terminé, « The Predator » est en chasse. Il poursuit Miocic et une deuxième gauche vient électrifier le poids lourds le plus titré de l’histoire de l’UFC. C’est avec un grand sourire que le Camerounais a levé les poings, ceinture à la taille, et savouré sa victoire. « Je n’ai pas de mots pour exprimer ma joie. C’est si fou », a-t-il lâché après le combat. Francis Ngannou n’a pas manqué de faire un clin d’œil au continent africain, qui compte maintenant trois champions UFC avec lui-même et les Nigérians Kamaru Usman (poids mi-moyens) et Israel Adesanya (poids moyens).
Par Arthur Wandji

Ngallè Bibéhè : «Il est envisagé la modernisation des infrastructures météorologiques»

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«L’Organisation Météorologique Mondiale, dont le Cameroun est membre statutaire, célèbre ce 23 mars 2021, la Journée Météorologique Mondiale sur le thème : « L’océan, le temps et le climat ». Cette célébration commémore, depuis 1961, l’entrée en vigueur de la Convention régissant l’Organisation Météorologique Mondiale adoptée le 23 mars 1950. Elle offre l’occasion de sensibiliser l’opinion publique sur les avantages socio-économiques de la météorologie.

Le thème retenu cette année, qui est « L’océan, le temps et le climat », vient souligner les efforts que déploie l’Organisation Météorologique Mondiale pour mettre en évidence les liens qui unissent l’océan, le temps et le climat au sein du système terrestre. Il correspond également au lancement de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).

Il importe de relever que, couvrant environ 70 % de la surface de la Terre, l’océan est l’un des principaux moteurs du temps et du climat. Il joue également un rôle central dans le changement climatique. L’océan est aussi un moteur majeur de l’économie mondiale, supportant plus de 90 % du commerce mondial et soutenant les 40 % de l’humanité qui vivent à moins de 100 km de la côte. Il stocke plus de 90 % de la chaleur excédentaire générée par les activités humaines.

Conscients de cela, les Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux et les chercheurs surveillent régulièrement l’océan et son évolution, modélisant ses effets sur l’atmosphère et fournissant une grande variété de services maritimes, y compris le soutien à la gestion côtière et à la sauvegarde de la vie en mer. Aujourd’hui, les impacts croissants du changement climatique rendent les observations, la recherche et les services océaniques plus critiques que jamais.

La Pandémie Covid_19 provoque des bouleversements sans précédent et change considérablement les vies des populations. Mais, c’est aussi l’occasion de réfléchir à la manière dont nous pouvons faire davantage pour préserver l’environnement et la planète, et éviter au mieux le ralentissement économique.

C’est l’occasion pour moi de faire connaître ce que le gouvernement fait dans le domaine de la météorologie. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, il est envisagé la réhabilitation et la modernisation de toutes les infrastructures météorologiques.

Ce vaste chantier a commencé par la formation au niveau national des professionnels de la météorologie, dans les Ecoles Nationales Supérieures Polytechniques de Yaoundé et de Maroua. Ces jeunes professionnels intègrent progressivement mes services et participent à la veille météorologique ainsi qu’à la fourniture d’informations utiles aux secteurs d’activités tributaires du temps et du climat à l’instar de l’agriculture, les transports et la gestion des risques de catastrophes.

En matière de coopération technique, des partenariats sont en cours avec les pays amis. A ce sujet, l’Allemagne envisage, dans les tous prochains jours, la mise à notre disposition des données météorologiques historiques du Cameroun.

Aussi, notre pays accueille le siège du Centre d’Application et de Prévision Climatologique d’Afrique Centrale (Capc-AC) qui est à Douala, et depuis le 17 mars 2021, il assure la présidence de la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie.

Dans un contexte marqué par les variations climatiques, caractérisées par la recrudescence des phénomènes extrêmes, j’invite les populations à prendre en compte, dans le cadre de leurs différentes activités, les informations météorologiques élaborées par la Direction de la Météorologie nationale de mon Département ministériel et qui sont régulièrement diffusées sur les médias.

Le gouvernement de la République continuera à apporter un soutien sans réserve au secteur de la météorologie, pour qu’il fournisse de concert avec les autres services compétents concernés, les meilleures prestations météorologiques et climatologiques pour les secteurs d’activités tributaires du temps et du climat».

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