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Météorologie : le Cameroun à la tête de la Conférence ministérielle africaine

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Le nouveau patron de la Conférence Ministérielle Africaine sur la Météorologie (Amcomet) est un Camerounais. Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a été élu par ses pairs. Le ministre des Transports a un mandat de deux ans, à la tête de cette instance solennelle africaine où les pays ont en partage, les sujets d’ordre météorologique. A peine élu, le membre du gouvernement camerounais est déjà à pied d’œuvre. Il a d’ailleurs présidé par visioconférence, il y a quelques jours, les travaux de la cinquième Session de la Conférence ministérielle. Il était notamment question de l’adoption de la Stratégie intégrée sur la météorologie révisée, un plaidoyer destiné à faire développer les services de la météorologie à travers le continent. La principale retombée de cette stratégie est l’amélioration de la fourniture des services météorologiques visant la protection des personnes et des biens face aux changements climatiques. «Notre réunion nous a permis de mieux nous imprégner et d’adopter la version révisée de la Stratégie africaine intégrée pour la météorologie. Ce document est désormais notre boussole pour le développement de la météorologie sur le Continent. Nos fructueux échanges ont aussi abouti sur des recommandations et la rédaction d’une déclaration. Cette déclaration doit marquer un tournant décisif dans la prise en compte du secteur de la météorologie en Afrique», s’est réjoui le ministre camerounais des Transports, à la fin des travaux. «En tout état de cause a-t-il ajouté, je garantis ma disponibilité et celle de l’ensemble du Bureau à œuvrer pour cette nouvelle dynamique qui s’inscrit en droite ligne de la vision de nos Chefs d’Etat pour un développement durable du continent».

La Conférence Ministérielle Africaine sur la Météorologie a été créée en 2010 à Nairobi, au Kenya. On la présente comme un «mécanisme politique intergouvernemental de haut niveau pour favoriser le développement de services météorologiques et climatiques et de leurs applications afin de répondre aux besoins sociétaux spécifiques des usagers en Afrique». Cela s’explique par l’incapacité de nombreuses institutions africaines en charge de la fourniture de services météorologiques, hydrologiques et climatiques de fournir des informations spécifiques à un secteur d’activités qui répondent aux besoins des utilisateurs finaux. «Cette Conférence ministérielle œuvre à créer un cadre de coopération en faveur de la sécurité, du développement socio-économique et de la lutte contre la pauvreté, à l’échelle panafricaine, reposant sur la bonne gouvernance de la science météorologique dans ses applications diverses. Sa mission est d’assurer la direction et l’orientation à haut niveau ainsi que l’action de sensibilisation, pour ce qui est de la fourniture de services météorologiques et climatologiques répondant aux besoins de la société», indique un cadre du ministère camerounais des Transports.

Un centre de vie sur le Corridor douala-Bangui-Ndjamena

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Dans quatre mois, le Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc) aura fait du village Ngoulentang, dans l’arrondissement du Nyong-et-Mfoumou, région du Centre, sa troisième base de vie. Le ministre des Transports Ernest Massena Ngalle Bibehe a procédé à la pose de la première de cette bâtisse qui accueillera les chargeurs du Cameroun sur le corridor Douala-Bangui-Ndjamena. Le nouveau centre de vie facilitera le trafic des marchandises en transit en améliorant les conditions de séjour des transporteurs. En lançant officiellement les travaux, le ministre des Transports a salué cette initiative du Cncc qui vient résoudre le problème de sécurité et d’hébergement des transporteurs en transit. « Pour leur repos, les transporteurs sont souvent obligés de passer leur séjour dans des camions sans aucune sécurité pour leurs marchandises », a souligné le ministre. Bien plus qu’un cadre de repos sécurisé doté des commodités modernes pour les transporteurs routiers, le Centre de vie, va contribuer à la lutte contre l’insécurité routière, à la décongestion du trafic sur le corridor Douala-Bangui- Ndjamena, à la libération des espaces publics anarchiquement occupés par ses camionneurs, à la réduction des accidents mortels régulièrement observés dans la zone. Pour Auguste Mbappe Penda, directeur général du Cncc, il s’agira également de créer non seulement des emplois sur le plan local, mais aussi un espace marchand pour l’écoulement des produits vivriers, sans oublier le renforcement de la cohésion entre les populations riveraines et les transporteurs en transit. Ce projet, qui rentre dans le cadre d’un vaste programme du Cncc visant à promouvoir les corridors camerounais et faciliter l’acheminement en toute sécurité des marchandises en transit, est étendu sur une superficie de 14 hectares. Mais pour un départ, 2,5 ha seront mis à contribution pour la construction d’un parking pour 160 camions, un motel de 10 chambres, un réfectoire de 50 places, un espace de prière, un forage d’eau potable et un système d’électrification solaire, à réaliser par le Génie militaire. A noter qu’il s’agit du troisième chantier du genre, après celui de Dibamba situé à la sortie Est de la ville de Douala et opérationnel depuis juillet 2019, celui de Kousseri à l’Extrême-Nord, appelé à être opérationnel avant fin 2021. D’autres sont attendus à Garoua-Boulaï et Kribi.

Un autre incident plonge la moitié de Yaoundé dans le noir

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Deux semaines après la panne générale qui a plongé plus de la moitié de la ville de Yaoundé dans le noir, un autre incident de même nature s’est encore produit les 24 et 25 mars derniers. La capitale a encore sombré. « La ligne de la Société nationale de transport d’électricité (Sonatrel) Magombé-Oyomabang qui a enregistré un incident depuis mardi à 13h05 reste hors service. Quelques lignes ont déjà été rétablies », a fait savoir l’entreprise Eneo, concessionnaire du service de l’électricité, au lendemain de l’incident. Pour limiter l’ampleur de l’incident, Eneo indique avoir mené des opérations de transfert qui ont permis de réalimenter certains quartiers. Cependant, plusieurs autres secteurs de distribution restent encore sans énergie. Ce sont notamment les réseaux de distribution du poste Brgm qui comprend les quartiers Mvog-Betsi, une partie d’EtougEbe, Akok Doue, Mendong, Eloumden, le poste de Ngousso, de Total Ngousso Essessalakok et environs, le poste de Kondengui et celui d’Ahala. Mais une bonne partie de la capitale reste plongée dans le noir. Cet incident est le 2ème après celui survenu le 9 mars 2021 à la suite d’un orage, et qui avait plongé la ville de Yaoundé et une partie de la région du Sud dans l’obscurité, provoquant au passage des perturbations dans la distribution de l’eau potable. Depuis le début de l’année 2021, les incidents sur le réseau de transport de l’électricité au Cameroun se multiplient. Pour le seul mois de janvier 2021, deux effondrements ont été enregistrés sur le réseau de transport les 25 et 28 janvier 2021 derniers, et ont impacté la distribution sur l’ensemble du réseau interconnecté Sud qui regroupe les régions du Centre, du Sud, du Littoral, de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Soit six régions sur les 10 que compte le pays. Ce qui serait dû à la vétusté des infrastructures de transport et leur non entretien.

Des allègements salutaires à la lutte contre la Covid-19

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Elles se sont dématérialisées à travers le Fonds spécial de solidarité national pour la lutte contre le coronavirus et ses répercussions économiques et sociales. Les contributions reçues des partenaires au développement du Cameroun, notamment la Jica, et les allègements obtenus des membres du G20 ont contribué à alimenter ce fonds spécial et à prendre des mesures pour accroître la résilience du pays face à la pandémie. Il s’agit notamment des « mesures conséquentes pour soutenir l’activité économique notamment les secteurs les plus touchés par la crise comme les hôtels, au maintien de l’équilibre des finances publiques et à la préservation du pouvoir d’achat des ménages » a-t-il listé. Sur le plan sanitaire, «le système de santé s’est davantage renforcé, à travers un personnel soignant équipé, la conduite régulière des campagnes de dépistage, et de prise en charge des malades sur toute l’étendue du territoire national et à nos postes de frontières, la multiplication des centres de prise en charge dans les 10 régions du Cameroun », a souligné le ministre des Finances. Il a par ailleurs indiqué que c’est grâce à toutes ces mesures et accompagnements que le Cameroun a pu maîtriser jusqu’ici la pandémie, au point de se remettre sur une perspective de croissance de 3,5 (BAD) alors qu’il avait atteint les taux de croissance négatifs.

Nintcheu-Osih : Jean Tsomelou siffle la fin de la récréation

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Jean Tsomelou siffle la fin de la récréation au SDF

Jean Tsomelou est clair : « Tout débat sur la vie du parti doit se faire en interne, au sein des instances indiquées, et scrupuleusement suivant les dispositions de nos textes». A défaut, « tout étalage médiatique et sur la place publique des divergences internes du parti sera désormais considéré comme une volonté délibérée de destruction du parti et de démobilisation de ses militants». Le secrétaire général du Social democratic front (SDF) s’est vu obligé de réagir ainsi à la guerre que se livrent les hauts cadres du parti de la Balance sur la place publique, notamment le premier vice-président Joshua Osih et le président provincial pour le Littoral, Jean Michel Nintcheu.

Ces deux personnalités ne cachent plus leurs volonté d’en découdre ouvertement, depuis quelques semaines. D’aucuns y voient une guerre de succession, depuis que Ni John Fru Ndi a annoncé sa retraite, du moins son choix de ne plus briguer la magistrature suprême au cameroun, et de laisser la place aux jeunes. A plus jeunes. Sur la scène, alors que nombre de founding fathers ont déjà libéré le plancher soit par la mort soit par le mécanisme du 8.2 (auto-exclusion), ces deux poids lourds demeurent en lice. Avec chacun ses forces et arguments. D’un côté, Joshua Osih a la chance d’avoir déjà bénéficié des faveurs du parti et notamment de Ni John Fru Ndi, pour représenter le parti à la dernière élection président. Mais le natif du Sud-ouest qui peut bénéficier du soutien de ceux qui souhaitent voir le parti être encore dirigé par un anglophone, a obtenu le pire score de l’ancien parti leader de l’opposition, à une élection au Cameroun depuis 1992 : 4ème, avec moins de 5% des suffrages. Et alors que Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ravissait la vedette du parti de la balance, Osih s’est permis de reconnaître sa défaite et donc la victoire de Paul Biya. Une attitude donne à la gentlemen que Ni John Fru Ndi n’a jamais essayée.

Et c’est là une des « faiblesses » du député que Jean Michel Nitcheu récupère à son compte. Le plus ancien des députés SDF du Wouri accuse Joshua Osih de dealer avec le régime de Yaoundé, en citant un passage du candidat du parti au Cabinet civil de la présidence de la république la veille de l’élection présidentielle de 2008. Lui qui, aux yeux de nombre d’observateurs, représente l’aile dure, l’aile traditionnelle du SDF.
En spectateur, le Chairman n’a encore rien dit. Le National executive comittee (Nec) convoquée le 13 mars dernier n’a pas pu calmer les ardeurs des deux belligérants. Si l’instance gouvernante du parti a rejeté la signature d’une pétition contre l’ingérence américaine dans les affaires du Cameroun (notamment la guerre dans les régions du Nord-oues et du Sud-ouest) aux côtés des députés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, par Joshua Osih, il n’a pas non plus sanctionné l’homme qui affiche une position de modérés. Mais le Nec régional pour le Littoral a infligé le 8.2 à l’home. Lequel a dit minimiser la portée de cet acte. Lui, membre du bureau national. Jean Tsomelou ne veut plus de bruits et menace de sanctions, tout contrevenant à cette dernière mise en garde.

Babadjou-Bamenda : La nature force la partition du Cameroun, Nganou Djoumessi s’interpose

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Sur la montée de Ndoji, à Babadjou

La circulation est rétablie entre Babadjou et Bamenda depuis ce soir. Après une circulation interrompue depuis la nuit. Et pour cause, deux incidents ayant rendu la route impraticable: la chaussées’est effondrée à Babadjou et à quelques encablures de Matazem. Le communiqué du ministère des Travaux publics (Mintp) parle d’effondrement de « deux ouvrages hydrauliques en construction en construction, au niveau des zones de remblais ». Rendant impossible le trafic automobile.

Emmanuel Nganou Djoumessi, le Mintp, a mobilisé deux entreprises sur les deux sites. Et en fin d’après-midi, la circulation était rétablie. Et les travaux ordinaires se sont poursuivis durant la journée, apprend-on. « Ces ouvrages ne seront plus suspendus », a assuré Nganou Djoumessi. La même assurance avait déjà été donnée plusieurs fois, alors que Sogea Satom était sous la menace des séparatistes à cette zone frontalière entre les régions de l’Ouest et du Nord-ouest. Pas que le Mintp, lui-même originaire du département des Bamboutos, veuille défier les sécessionnistes qui dictent leur loi dans la zone : «ce que je vais donner comme garantie, c’est que la mobilisation citoyenne les populations qui veulent la route ; les comités de vigilance sont organisés,… bref des mesures sont prises pour que les travaux avancent et ce n’est pas entre Babadjou et Matazem, mais sur tout le trajet Babadjou-Bamenda », indique-t-il. C’est le souhait des populations des contrées riveraines que cette nationale dessert.

Emmanuel Nganou Djoumessi au four et au moulin avec la presse

Prescriptions et mesures gouvernementales

Cela arrive au lendemain même de l’annonce par Emmanuel Nganou Djoumessi, le Mintp, de la désignation d’un nouveau repreneur pour le marché de construction de cette route Nationale N°6, après le désistement de Sogea Satom. CABTE Sarl, puisqu’il s’agit de lui, n’a pas eu du temps de répit. Le nouveau maître d’œuvre de ce marché plusieurs fois interrompu en raison de la crise sécessionniste qui paralyse les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, a aussitôt saisi le taureau par les cornes et s’est employé à reconnecter les deux parties de la route, au niveau de Babadjou. Tant ce tronçon que les trois autres lots, ont repris du service, selon le Mintp. Mais Nganou Djoumessi invite les usagers à suspendre la circulation le temps des pluies, et ne reprendre que « deux heures après ».

Engagés en 2017 sur financements de la Banque mondiale, le chantier n’a jamais véritablement avancé, du fait des problèmes sécuritaires. Et après une attaque le 8 janvier dernier, le Français Sogea Satom a jeté l’éponge officiellement le 14 janvier.

Journée Météorologique : l’océan, le temps et le climat à l’honneur

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Le Cameroun a célébré avec le reste du globe, la 61e Journée Météorologique Mondiale (JMM), ce mardi 23 mars 2021. L’activité a été placée sous le thème : «L’océan, le temps et le climat». Selon des experts internationaux, ce thème vient souligner les efforts que déploie l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) pour mettre en évidence les liens qui unissent l’océan, le temps et le climat au sein du système Terre. Il correspond également à la première année de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), qui vise à encourager le lancement d’idées innovantes et transformatrices pour faire de l’océanographie une source d’informations à l’appui du développement durable. «L’OMM, en tant qu’institution des Nations Unies spécialisée dans les questions relatives au temps, au climat et à l’eau, s’emploie à aider la société à comprendre le caractère indissociable des liens qui unissent l’océan, le climat et le temps. Elle favorise la connaissance du monde dans lequel nous vivons, y compris des impacts du changement climatique. Elle renforce aussi la capacité des membres à maintenir des économies viables et à assurer la sécurité des vies et des biens en réduisant les risques de catastrophe», rapporte l’organisation.

D’après l’OMM, il est en effet plus que jamais essentiel de valoriser les observations, la recherche et les services en lien avec l’océan, qui couvre 70 % de la surface de la Terre et dont la vulnérabilité comme la dangerosité vont croissant. Parce que l’océan est à la fois le thermostat de la Terre et sa courroie de transmission. Il absorbe et transforme une partie importante du rayonnement solaire qui atteint la surface de la Terre et il apporte chaleur et vapeur d’eau à l’atmosphère. D’énormes courants océaniques horizontaux et verticaux se forment et font circuler cette chaleur autour de la planète, souvent sur des milliers de kilomètres, configurant ainsi le temps et le climat de la Terre à l’échelle locale et mondiale.

Changement climatique

Cependant, l’équilibre naturel de l’océan et de l’atmosphère est de plus en plus perturbé par les répercussions des activités humaines. L’océan absorbe plus de 90 % de la chaleur excédentaire piégée par les gaz à effet de serre, nous protégeant ainsi d’une augmentation encore plus importante des températures sous l’effet du changement climatique. Néanmoins, il paie un lourd tribut : sa température augmente et sa chimie se modifie, ce qui perturbe les écosystèmes marins et les populations qui en dépendent. «Le contenu thermique de l’océan atteint des valeurs record en raison des émissions de gaz à effet de serre, et l’acidification des océans ne cesse d’augmenter. Cette situation aura des conséquences pendant des centaines d’années, car l’océan a une longue mémoire», a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. D’après ce dernier, la banquise fond, et cela a de profondes répercussions sur le reste du globe : les régimes climatiques changent et le niveau de la mer monte de plus en plus vite. «En 2020 dit-il, le minimum annuel de la banquise arctique a été parmi les plus bas jamais constatés, ce qui a exposé les populations polaires à des inondations côtières anormales, les navigateurs et les pêcheurs à des dangers liés aux glaces de mer». Toujours en 2020, poursuit le secrétaire général de l’Organisation, le réchauffement océanique a aussi contribué à la saison record des ouragans dans l’Atlantique et à la survenue de cyclones tropicaux intenses dans l’océan Indien et le Pacifique Sud. «Alors qu’environ 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes, il est urgent de protéger les collectivités des risques côtiers, tels que les vagues, les ondes de tempête et l’élévation du niveau de la mer, en améliorant les systèmes d’alerte précoce multi dangers et les prévisions axées sur les impacts», a-t-il expliqué.

L’augmentation potentielle du trafic maritime du fait de la fonte de la banquise due au réchauffement suscite donc de plus en plus d’inquiétudes. Contrairement aux phénomènes météorologiques extrêmes relativement éphémères, les glaces de mer constituent une menace constante et souvent invisible. «Moins de glaces ne signifie pas moins de danger, indique l’OMM. Un accident majeur dans les eaux arctiques aurait des conséquences dévastatrices pour l’environnement». L’OMM s’efforce donc d’améliorer les prévisions et les alertes relatives aux conditions météorologiques et à l’état des glaces dans les régions polaires. Les indicateurs climatiques en lien avec l’océan, et les répercussions du climat sur l’océan, sont détaillés dans le rapport annuel de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2020, qui sera publié dans la perspective de la Journée de la Terre, le 22 avril prochain.

Pour mémoire, chaque 23 mars, la Journée Météorologique Mondiale est l’occasion de célébrer l’entrée en vigueur, en 1950, de la Convention portant création de l’OMM. Elle met en avant les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, qui contribuent, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à protéger les vies et les biens non seulement sur terre, mais aussi en mer.

CEMAC : la future gamme de billets se dévoile

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les nouvelels coupures de billets de la BEAC

Les maquettes de billets circulent depuis le weekend dernier sur les médias sociaux. Suscitant curiosité, ils sont présentés comme étant des maquettes de la nouvelle gamme de billets que compte introduire la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) dans le circuit. Des affirmations qui jusqu’ici ne sont pas confirmées par la banque centrale, institution d’émission monétaire des six pays d’Afrique centrale. Ce qui est cependant certain, c’est qu’il s’est tenu la semaine dernière à Douala, un Conseil d’administration de la BEAC, qui portait justement sur la présentation des maquettes d’une nouvelle gamme de billets aux membres du Conseil d’administration, révèle une source approchée par le journal Ecomatin. Une compétence qui rentre dans les missions de la BEAC qui se doit, en tant qu’institution d’émission, de mettre en circulation une nouvelle gamme de billets tous les dix ans afin de réduire les risques de plagiat.

Or, les billets actuellement en circuit sont vieux de près de 20 ans, car injectés en 2002. La question avait déjà été réglée le 2 octobre 2019, lorsque le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) avait autorisé la Beac à émettre incessamment une nouvelle gamme de billet. Tout porte donc à croire que les photos publiées depuis ce weekend pourraient bien être ces nouveaux signets attendus depuis bientôt neuf ans. Ce d’autant plus que les maquettes présentées contiennent des signes distinctifs de la Beac et des traits caractéristiques de ses Etats membres.

« A l’observation, il est difficile de ne pas croire que la gamme de billets ayant fuité ces derniers jours est interne à la Beac. En plus des armoiries de la banque centrale qui y sont visibles, l’on note sur ces billets de 500, 1000, 2000, 5000 et 10 000 CFA le voeu de promouvoir pour la première fois toutes les langues officielles en vigueur dans la zone Cemac. Il s’agit notamment du français, de l’anglais, de l’arabe (Tchad) et de l’espagnol (Guinée équatoriale) », précise une autre source. Une communication officielle de la Beac est donc attendue, notamment sur la date et le volume de l’émission des nouveaux signes monétaires.
Par Canicha Djakba

Commerce international : l’ape Cameroun – Royaume-uni scellé

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Les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Royaume-Uni obéissent désormais à un Accord de Partenariat Economique (APE) bilatéral. Ranil Jayawaderna, sous-secrétaire d’Etat parlementaire au ministère britannique du commerce international et Albert Njoteh Fotabong, haut-commissaire du Cameroun au Royaume-uni ont récemment procédé à la signature du nouvel accord à Londres. Cet acte bilatéral qui régit désormais le commerce entre les deux pays s’inscrit dans la continuité des relations commerciales qu’entretenaient déjà le Cameroun et le Royaume-Uni dans le cadre de l’APE Cameroun-Union Européenne. Avec la sortie du Royaume-uni de l’Union Européenne en décembre 2020, cet accord, déjà prévu par la loi de finances 2021 vient prendre la relève des modalités d’échanges de biens et services entre le pays et le Royaume. Des modalités qui tiennent entre autres sur l’accord d’avantages préférentiels sans droits de douanes et sans contingentement à la totalité des produits camerounais sur le marché britannique et en retour, un démantèlement tarifaire progressif sur les produits britanniques importés au Cameroun. D’autre part, sur le plan diplomatique, « cet accord vient renforcer et sauvegarder les liens historiques qui existent entre le Cameroun et la Grande Bretagne », précise-t-on au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat).

Bien que cet accord n’a été signé qu’en mars, les échanges commerciaux sous APE se poursuivaient déjà entre les deux pays, grâce à la signature d’un protocole d’entente entre les deux parties le 28 décembre 2020. Le Minepat, Alamine Ousmane Mey et le haut-commissaire du Royaume-Uni et d’Irlande du Nord au Cameroun, Rowan James Laxton, avaient signé ce document dont le but était de poursuivre les effets de l’accord d’étape vers un APE, entre la communauté européenne et ses états membres d’une part et l’Afrique centrale d’autre part (APEi UE-Afrique centrale). De manière précise, le Cameroun et le Royaume-Uni convenaient de «la poursuite des effets de l’APEI UE-Afrique centrale entre eux sans interruption, une fois que l’APE UEi-Afrique centrale cessera de s’appliquer au Royaume-Uni ». Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni de Grande Bretagne et l’Irlande du Nord et le Cameroun se chiffraient à plus de 145 milliards de francs CFA en 2019. De manière globale, le Cameroun importe du Royaume-Uni machines et appareils mécaniques ou électriques, boissons, hydrocarbures, véhicules et produits pharmaceutiques. Il y exporte cependant de la banane, du bois et de ses produits dérivés et du pétrole brut entre autres.
Par Canicha Djakba

Succession : qui se cache derrière le mouvement Franckiste ?

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franck-biya. Certains misent sur lui pour 2025

Lancé il y a quelques jours, « le mouvement citoyen des franckistes pour la paix et l’unité du Cameroun » (MCFP) a pour objectif de soutenir la candidature de Franck Emmanuel Biya à la prochaine élection présidentielle. Sans l’aval du concerné.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Depuis l’alternance de père en fils réussie au Gabon, l’idée d’une alternance similaire au Cameroun s’est répandue au sein de l’opinion. La rumeur selon laquelle Franck Emmanuel Biya se serait inscrit à l’université pour y faire des études en science politique s’était d’ailleurs répandue comme une trainée de poudre. Et il y a plus d’un an déjà, plusieurs internautes de la diaspora avaient annoncé que le fils du président Paul Biya, était en train de faire du lobbying et du training à Paris, afin d’obtenir le soutien des politiques pour accéder à la magistrature suprême en 2025. Depuis quelques semaines, la rumeur enfle. C’est sur la toile que la nouvelle annonçant la création d’un nouveau mouvement est partie pour faire le tour du monde. Dénommé : « Le Mouvement Citoyen des Franckistes pour la Paix et l’Unité du Cameroun », son objectif est de : « porter Emmanuel Franck Biya au pouvoir dans le strict respect de ses valeurs dont la probité morale ».

Plusieurs noms se revendiquent être à l’initiative du mouvement l’on cite un certain Alain Fidèle Owona Zoa, coordonnateur national des plateformes watsapp et un certain Mohamed Rahim Noumeu, président exécutif du mouvement. En quelques semaines l’initiative a enregistré près de 23.000 adhésions sur sa plateforme Facebook. Malgré cette forte adhésion le mouvement suscite encore quelques questionnements : qui est réellement à l’origine de cette initiative ? Franck Biya a-t-il donné son aval pour la création de ce mouvement ? Quelle sont les réelles intentions de cette initiative ?

Les Franckistes en rangs dispersés

A peine né, le mouvement Franckiste s’est déjà multiplié en plusieurs groupuscules. « Il n’y a pas un unique mouvement Franckiste, c’est des groupes indépendants et qui ne se connaissent même pas, il y a aussi des individus qui font des publications dans ce sens juste par suivisme et fantaisie. Mais on peut distinguer deux principaux courants dans cette affaire », informe Rostand Akono Ze, un Franckiste-Biyaiste. Parmi les courants, l’on note ceux qui veulent voir Franck Biya au pouvoir, parce qu’espèrent-ils, il peut être la meilleure photocopie de Paul Biya et « pourra préserver les valeurs de paix et de l’unité ». Mais il y a aussi « des faux Franckistes qui peuvent tout donner pour qu’aucun Bulu où Ekang ne soit au pouvoir après Biya. Ils voient donc en Franck Biya un redoutable adversaire. Et savent très bien que le fils de Paul Biya par sa discrétion peut facilement bénéficier d’une réputation et du soutien de plusieurs Camerounais. Ils veulent ainsi brouiller les pistes en incitant le peuple à rejeter au plus vite cette situation ».

Les initiateurs du mouvement se crêpent déjà le chignon. Le 6 mars 2021, Mohamed Rahim, président du mouvement exclut Alain Fidèle Owona Zoa, le coordonnateur National des groupes WhatsApp. Il est remplacé par un certain Ewolo II Joseph. Quelques heures plus tard, un communiqué du secrétaire général, Gamaliel Foguem exclut définitivement Alain Fidèle Owona Zoa pour : « Haute trahison, prise d’intérêt personnel et égoïsme ». Les dernières sorties du président exécutif du mouvement démontrent d’avantage que l’ennemi est dans la maison. « Nous avons tous pu constater ce cafouillage qu’il existe au sein de ce mouvement. A compter de la date de signature de ce document, mon équipe et moi-même ne sommes plus responsables des inepties qui se passent dans le forum national, pris en otage par un groupuscule de hors-la-loi », écrit Mohamed Rahim Noumeu, le 13 mars dernier. Après médiation et un conseil de discipline le 12 mars 2021, Alain Owona a été rétabli dans ses fonctions de coordonnateur national.

Franck Biya étranger « de son propre mouvement »

Le mouvement des Franckistes serait-il né avec la bénédiction de certains membres de la famille présidentielle, comme certains le subodorent ? Toujours est-il que Franck Biya, le principal concerné semble n’avoir pas été mis au courant de cette initiative. Néanmoins, l’idée continue de prospérer autour de lui et les appétits s’aiguisent de plus en plus. L’on apprend d’ailleurs que la guéguerre qui opposait les fondateurs du mouvement, il y a quelques jours serait née du fait qu’un des leurs aurait perçu de fortes sommes d’argent sans en informer les autres. L’on apprend aussi que plusieurs barons du sérail qui sentent leurs positions menacées par ceux qui tiennent actuellement les rênes du pouvoir, auraient approuvé l’idée. Une façon pour eux de barrer la voix à ces caciques du Rassemblement Démocratique du peuple Camerounais que l’on dit en pole position pour une éventuelle succession à Etoudi.

Une difficile équation

Même si l’alternance à la tête du Cameroun semble encore lointaine, plusieurs analystes rencontrés ne partagent pas l’avis selon lequel Paul Biya voudrait passer le pouvoir à son fils. « L’homme du 06 novembre soucieux de laisser le pays en paix, sait mieux que quiconque que l’instabilité et le pourrissement observés dans de nombreux pays, sont quasi-systématiquement, la résultante d’une mauvaise transition. Et jeter son propre fils ainsi à l’ultime round sur la scène politique, semble suicidaire, et même contraire aux règles du jeu politique. C’est quelque chose qui se prépare longtemps à l’avance. Car se servir du fils pour remplacer le père, pourrait créer de vives contestations y compris dans les rangs de son propre parti, ou personne ne se souvient l’avoir vu aborder une seule fois en public, la tenue du parti », soutient un analyste. Un militant du parti au pouvoir qui a requis l’anonymat semble être du même avis : « Si Paul Biya voulait aider Franck, il y a longtemps qu’il l’aurait fait rentrer en politique et lui trouver un poste quelque part. Mais nous l’imposer de cette sorte à la dernière minute, ce serait nous prendre pour des schizophrènes ». Même s’il s’avère que ce mouvement serait soutenu à partir de l’extérieur, certaines grilles d’analyse qui prennent en compte la sociologie politique du Cameroun et les principes démocratiques laissent déjà voir combien l’équation de céder le pouvoir à Franck Biya sera difficile.
Par Joseph Essama

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