Tokyo 2020 : L’Afrique tente de se réveiller

Sprint, natation, et courses de fonds ont vu les ambassadeurs du continent noir donner de la voix.

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Marie Josée Ta Lou la supersonique, pourrait devenir la femme la plus rapide du monde

Le podium des 10 000m a été entièrement africain. Avec en or l’Ethiopien Selemon Barega (27’43’’22) et les Ougandais Joshua Cheptegei (argent/ 27’43’’63) et Jacob Kiplimo (bronze/ 27’43’’88). Un combat de coqs qui n’ont pour autant pas fait mieux que leurs records personnels. Le record mondial est détenu par l’actuel médaillé d’argent (26’11’00), et celui olympique conservé par le vainqueur du jour (27’01’’17).

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Aux 5000m dames, la première série a vu des Africaines s’imposer en nombre pour le round final. Dans la première série, la Hollandaise Sifan Hassan est la seule intruse des cinq qualifiées. Elle s’impose en 14’47’’89 devant ses concurrentes que sont les Ethiopiennes Agnès Jebet Tirop, Senbere Teferi et Ejgayehu Taye par ordre d’arrivée, et la Kenyane Lilian Kasait Rengeruk. Dans la 2ème série, deux Africains s’imposent. Il s’agit de l’Ethiopienne Gudaf Tsegay (14’’55’74) et de la Kenyane Hellen Obiri (14’’55’77). Suivies respectivement par l’Italienne Nadia Battocletti, l’Américaine Elise Cranny et la Norvégienne Karoline Grovdal.

Dans les courses de vitesse, c’est le 100 dames qui a animé la journée. Aux tours préliminaires, la Congolaise Natacha Ngoye Akamabi a avalé la distance en 11’47. De quoi tirer la Sierra-Léonaise Vanessa Barrie Margaret arrivée en 3ème position, mais qui a pu réaliser un chrono de 11’67. Avant d’être éliminées au premier tour. Dans sa série, la Malawite Simwaka Asimenye termine 2ème avec 11’76’’. Et au 1er tour, c’est l’Ivoirienne Marie Josée Ta Lou qui a crevé le tableau en réalisant un chrono de 10’78’’, la meilleure performance africaine de l’heure. De quoi inquiéter la championne olympique, la Jamaïcaine Elaine Thompson qui avait déjà pourtant creusé l’écart dans sa série, en 10’82’’. L’autre Ivoirienne Murielle Ahouré, a réussi une performance de 11’16’’, en étant 3ème de sa série. Et se qualifie, tout comme les Nigérianes Blessing Okagbare (11’’05) et Grace Nwokocha Nzubechi (11’’00).

La Sud-Africaine Tatjana Schoenmaker est la reine du 200m brasse olympique

En natation, la Sud-Africaine Tatjana Shoenmaker a remporté l’or devant les Américaines King Lilly et Annie Lazor au 200m brasse féminin. Le Gabon et le Cameroun ont essayé de sortir la tête de l’eau en 50m nage libre. Dans sa série, le Gabonais Girard de Langlade Mpali a terminé premier en 27’’66, et l’Équato-guinéenne Diosdado Miko a sauvé les meubles en se classant en 3ème position. Le Lion indomptable Charly Ndjoume a fait mieux en 27’’22, devant le Djiboutien Gaber Ibrahim Houssein et le Gambien Buaro Ebrima Sorry. Dans leur série, le Togolais Otogbe Mawupemon (25’’68) et la Cap-Verdienne Troy Pina ont été les plus forts. Une série particulièrement rapide, avec huit nageurs tous au-dessus de la performance de Charly Ndjoume. Parmi, la Guinéenne Bah Mamadou (26’’52), l’Ethiopienne Muktar Abdelmalik (26’’65), l’Eswatinien Dlamini Simanga (26’’94) et le Sierra-léonais Joshua Wise (27’’90). Chez les femmes, Elisabeth Milanesi Norah a créé la sensation en terminant première de sa série avec une performance de 26’’41, mais n’a pas pu se qualifier pour les demi-finales.

Mais finalement cela n’aura été que du feu de paille. D’autant plus que le tableau des demi-finales dans les 50m nage libre qui avaient vu les Africains manifester beaucoup d’intérêt, ignore les athlètes du continent noir. Ainsi, chez les dames, seule la Sud-Africaine Emma Chelius sera alignée en demi-finale. Aucun athlète homme.

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