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L’Etat va apurer sa dette envers 42 PME

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Près de 931 millions de francs CFA seront débloqués en faveur de ces entreprises pour le compte des arriérés de dépenses de 2013 à 2020.


Le ministre des Finances continue d’apurer la dette publique intérieure. Louis Paul Motaze a récemment annoncé que 931, 123 millions de francs CFA seront décaissés pour payer « des arriérés de dépenses » des exercices 2020 à 2013 au bénéfice de 42 Petites et moyennes entreprises (PME). Selon le communiqué de presse signé à cet effet, le ministre précise que cet apurement de la dette intérieure vise à « soutenir la trésorerie des PME dans un contexte de relance économique post-Covid 19 ».

Pour être payés, les prestataires sélectionnés devront attester du service exécuté. Pour ce faire, ils devront prendre attache avec les services financiers des administrations maîtres d’ouvrage des contrats objets de leurs créances, pour la transmission des dossiers y relatifs à la direction générale du budget, pour la suite des procédures.

Ces dossiers doivent obligatoirement comporter les pièces originales suivantes : le marché, la lettre commande ou le bon de commande administratif signé et enregistré ; l’ordre de service de démarrage des travaux, le cas échéant ; les décomptes des travaux réalisés ou la facture définitive régulièrement liquidée par l’ordonnateur, selon le cas ; le procès-verbal de réception provisoire ou définitive et/ou le bordereau de livraison, le cas échéant ; l’attestation de nonmandatement signée de l’ordonnateur (au nouveau des services déconcentrés) ; l’attestation de non-paiement signée du chef de poste comptable assignataire de la dépense ; le dossier fiscal à jour.

A fin juin 2021, le rapport de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) sur l’encours de la dette publique garantie par l’administration centrale se chiffrait à 2 646,1 milliards de francs CFA , soit 11,8% du PIB.

Par Canicha Djakba

Digitalisation : les données personnelles en danger

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Selon une étude réalisée par la commission économie numérique du Gicam, les plateformes électroniques dédiées aux téléprocédures n’offrent pas une entière sécurité aux données personnelles des usagers et les exposent aux cyber-attaques.


Environ deux millions de contribuables camerounais courent le risque de voir leurs données piratées par des cybercriminels. L’alerte est de la commission économie numérique du Gicam qui vient de rendre public une étude sur la protection des données à caractère personnel au Cameroun. Cette étude révèle notamment des failles sur l’immatriculation en ligne, un service mis à disposition du contribuable via la plateforme digitale https://www.impots.cm.

Le contribuable peut en effet avoir certains actes fiscaux tels que la télé déclaration fiscale, l’attestation de non-redevance ou encore l’immatriculation en ligne (Registration) via cette plateforme. Cependant, l’étude fait savoir que ces données d’immatriculation de tous les contribuables camerounais (y compris les données à caractère personnel) sont en libre accès depuis le site web de l’administration fiscale. Il s’agit, sans être exhaustif, des noms, prénoms et numéro d’identification unique (NIU). « Parmi ces données, nombreuses sont celles qui seules ou combinées, permettraient à des individus malveillants de réaliser des actions illégales. En effet, les données à caractère personnel disponibles sur cette plateforme permettraient par exemple d’usurper l’identité des personnes physiques ou de réaliser des opérations de Phishing de masse. D’autant plus que cette plateforme est accessible depuis n’importe quel point du globe, donc à des hackers de tout horizon. ». Peut-on lire sur le document.

Ces observations concernent également l’immatriculation à la Cnps, l’enregistrement sur bloosat pour les tests covid-19 et du traitement des données à caractère personnel par les assureurs. L’étude pointe du doigt une insuffisance du cadre juridique. « L’absence d’une définition de données à caractère personnel. Le contenu et les éléments constitutifs des données à caractère personnel ne sont identifiés ni dans le Décret de 2013, ni dans la loi de 2010 sur la cybercriminalité. En outre, le régime juridique actuel ne définit pas de cadre approprié pour la collecte, le traitement, la transmission, le stockage ou toute autre utilisation des données à caractère personnel. Les obligations des responsables de traitement des données ne sont pas élaborées, les droits des personnes dont les données sont sujettes à collecte ne sont pas définis ». L’étude fait également remarquer que l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) ne dispose pas de compétences effectives quant à la protection des données à caractère personnel. Plusieurs recommandations sont formulées. Entre autres, cartographier l’exhaustivité des données qui seront qualifiées de données à caractère personnel au Cameroun, mettre en place un organe indépendant chargé de l’application de ladite loi et de la sanction des responsables qui violent les principes de traitement des données à caractère personnel.

Lions indomptables : Le contrat de Conceiçao renouvelé

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Conceiçao en a encore pour deux ans à la tête des Lions indomptables

« J’ai procédé ce jour à Yaoundé, sous le contrôle du ministre des Sports, à la prorogation du contrat de l’entraîneur sélectionneur des Lions Indomptables Antonio Conceição et de ceux de ses adjoints, camerounais François Omam Biyik et Jacques Célestin Songo’o ». L’annonce est faite nuitamment par le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Séidou Mbombo Njoya et le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) Narcisse Mouelle Kombi ont accordé un second bail de deux ans au successeur de Clarence Seedorf, afin qu’il puisse conduire les quintuples champions d’Afrique jusqu’à la phase finale de la Coupe du monde Qatar 2022. La qualification à cette compétition faisant partie des objectifs à lui assignés, ainsi que l’amélioration de la qualité du jeu et du classement du Cameroun au classement FIFA.

Le sujet préoccupait déjà les journalises depuis quelques semaines. D’autant plus que le contrat de l’entraîneur des Lions indomptables arrivait à expiration en septembre prochain. Les Lions indomptables devant livrer deux rencontres les 3 et 6 septembre prochains pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

Les autorités du football camerounais ont donc anticipé sur le problème qui se posait et ont conforté le Portugais dans sa légitimité, avant qu’il n’engage le stage préparatoire des matchs contre le Malawi et la Côte d’ivoire.

Assurances : Le Minfi siffle la fin d’un prélèvement indu

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Dans une récente lettre, Louis Paul Motaze demande aux sociétés d’assurance de mettre un terme à la retenu de 1000 francs CFA auprès des souscripteurs à une assurance automobiliste.


Les automobilistes n’auront plus à payer les 1000 francs CFA exigés par les assureurs au moment de leur souscription à une assurance automobilistes. « Suite à une concertation avec les présidents des syndicats nationaux de transports publics de voyageurs, il m’est revenu que vous prélevez aux assurés une somme supplémentaire de 1000 francs CFA lors de la souscription des polices d’assurance de responsabilité civile automobile obligatoire, au titre de leur contribution aux charges de fonctionnement de la commission tripartite Etat-assureurs-syndicats… A cet effet, j’ai l’honneur de préciser à votre attention que ce prélèvement est indu », écrit Louis Paul Motazé, le ministre des Finances dans une lettre circulaire signée le 11 août dernier. S’adressant aux responsables des compagnies d’assurance en activité au Cameroun, le ministre rappelle le caractère indu de la pratique de prélèvement de 1000 francs Cfa auprès des assurés au moment de leur souscription à l’assurance automobile. Il leur demande de ce fait d’y mettre un terme, car selon lui, les charges de fonctionnement de la commission tripartite Etat-assureurssyndicats doivent être exclusivement supportées par l’Association des sociétés d’assurance du Cameroun (Asac) et donc, les assureurs devront « mettre immédiatement un terme à cette pratique illégale ». Une décision qui a de quoi réjouir les automobilistes camerounais.

Des chefs traditionnels menacent de quitter le RDPC

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Interdites de candidater à des postes électifs au sein de leur parti, plusieurs autorités traditionnelles se disent reléguées au rang de faire-valoir.


Branle-bas en perspective chez les autorités traditionnelles qui militent au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. C’est que, les opérations de renouvellement des organes de base du Rdpc ont ouvert un nouveau champ de frustration chez les chefs traditionnels. En effet dans la section des incompatibilités de la circulaire n°001/RDPG/ PN du 8 juillet 2021 relative au renouvellement des bureaux des organes de base du Rdpc et de ses organes spécialisés, il est souligné qu’ : « en tant que membres de droit des bureaux des organes de base, les militants du parti chefs traditionnels des 1er et 2ème degré, ne peuvent être candidat à aucun poste ».

Si la circulaire de Paul Biya a limité l’interdiction de candidater aux chefs supérieurs, un document intitulé « Guide pratique en onze points » consacré à cette échéance, enfonce le doigt dans la plaie. Dans ce document l’interdiction s’étend jusqu’aux chefs traditionnels de 3ème degré: « conformément à l’article 12 des Statuts, les militants chefs traditionnels de 3ème degré sont membres de droit des Bureaux des Sous-sections Rdpc. Ils ne peuvent donc briguer aucun poste», lit-on dans la note explicative. Chez les chefs traditionnels ces interdictions sonnent comme un couperet pour les ambitions nourries par les uns et les autres. Ce d’autant plus que l’option d’exclure les chefs traditionnels du jeu démocratique au sein du Rdpc paraît pour certains à la fois « inédite et soudaine, sans réelle précédent ni solution de continuité ».

Pour de nombreux observateurs cette interdiction est dépourvue de base légale et fondée sur un discours inconsistant et une analyse approximative des enjeux. « Le fait d’être membre de droit d’une instance ou d’une organisation vous disqualifie d’office de la possibilité de briguer ou d’exercer des responsabilités au sein de ladite organisation. La réponse est naturellement négative. Pour ce qui est des droits ou des prérogatives des membres de droit, c’est la loi ou ce sont les statuts de l’organisation qui en décide. Dans le cas du Rdpc dont il est ici question, les statuts font des chefs traditionnels, selon qu’ils sont de 1er, 2ème et de 3ème degré des membres de droit des sections ou des sous-sections, mais n’interdit pas à ceux-ci de briguer des responsabilités au sein de ces instances. Ils n’interdisent encore moins auxdits chefs traditionnels d’en faire partie comme membres élus, dès lors que ces derniers sont avant tout militants et disposent des droits et prérogatives dévolues à tous les militants, sans discrimination. Des chefs traditionnels ont ainsi, par le passé, librement brigué des postes au sein des organes de base ou spécialisés du Rdpc et cela n’a nullement posé de problème », commente Ilog Boussiba, analyste politique.

« Lorsqu’on sait que le code électoral et le décret de 1977 sur les chefferies au Cameroun n’interdisent nullement aux chefs traditionnels de se porter candidat aux élections nationales ou de solliciter des mandats électifs. On est fondé de se poser la question de savoir sur quelle base le Rdpc, qui se veut un parti démocratique, pourrait interdire en son sein, ce que la loi républicaine au Cameroun n’interdit pas », se demande Onana Mani chef de groupement.

Pour plusieurs chefs traditionnels, cette interdiction confine tout simplement les autorités traditionnelles au rang de faire valoir au sein du parti. « Car nous n’avons plus la possibilité d’avoir une tribune d’expression digne de ce nom. Pourtant c’est nous qui nous investissons chaque jour dans nos villages pour faire triompher les idéaux de ce parti et assurer ses victoires à la base. Il est peut-être temps de trouver une alternative », tranche un chef de 3e degré.

Porcine : L’afrique Centrale veut définir une stratégie unique de prévention

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Des experts réunis à Douala ont élaboré des instruments pour une action commune en vue de faire efficacement face aux maladies émergentes, re-émergentes et les zoonoses.


De nombreuses maladies infectieuses chez l’homme trouvent leur origine dans le monde animal. Les experts de la commission des Forêts d’Afrique Centrale (Comifac) estiment qu’il existe encore environ 1,7 million de virus inconnus chez les mammifères et les oiseaux sauvages dont environ 700 000 ont le potentiel de passer à l’homme. Le cas du coronavirus qui viendrait des chauves souris ou du pangolin. Les pestes animales à l’instar de la peste porcine ou de la grippe aviaire sont d’autres exemples. Pour lutter contre les zoonoses et autres maladies dites émergentes, re-émergentes, les experts préconisent une approche intégrée appelée « One Health » ou « une seule santé ». Une stratégie qui doit tenir compte des interdépendances et des interactions entre la santé humaine, animale et environnementale mais aussi le changement climatique, qui permet aux insectes vecteurs de maladies de se propager dans d’autres régions.

« C’est pour cette raison que nous, les experts, devons redoubler de vigilance afin de fournir des informations en temps réel à nos autorités pour une meilleure santé de nos populations. « Une seule santé » est une approche intégrée de la santé qui met l’accent sur les interactions entre les animaux, les humains et leurs divers environnements. Son but est d’améliorer la santé et le bien-être, grâce à la prévention des risques et l’atténuation des effets des crises qui proviennent de l’interface entre les humains, les animaux et leurs écosystèmes. Nous devons donc nous préparer à prévoir, détecter et répondre aux épidémies de maladies infectieuses issues de ces différentes perturbations », a expliqué le Secrétariat Exécutif de la Comifac, Hervé Maïdou

Concrètement, plusieurs actions sont envisagées. Elles vont jusqu’au contrôle de la consommation des espèces animales sauvages ou à l’interdiction de la commercialisation, comme l’ont décidé les autorités en juillet dernier au Cameroun après que la peste porcine ait été détectée à l’Ouest du pays. « Nous sommes convaincus qu’en renforçant les règles du commerce et de la consommation d’espèces sauvages et de leurs produits, l’on peut réduire le risque que des agents pathogènes, en particulier de nouveaux agents zoonotiques, franchissent les barrières entre l’homme et l’animal. Pour y parvenir, il est important de renforcer les réglementations et, si nécessaire, de fermer les marchés d’animaux sauvages et de continuer à lutter plus intensément contre le braconnage. », a déclaré Martial Nkolo, Directeur du Programme de gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo. Cette approche qui concerne les pays membres de la Comifac devra être mise en œuvre par les Ministères de la santé, des forêts, de la faune et de l’environnement.

Par Tatiana Meliedje

Tournée : Sam L’Africain, un allié de Laurent Gbagbo, annoncé au Cameroun

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sam-lafricain, resté fidèle à Laurent Gbagbo

La date n’est pas encore connue, mais le rendez-vous est déjà pris pour le mois de septembre 2021. Sam l’Africain sera au Cameroun très bientôt. L’annonce st faite par le Libano-ivoirien lui-même sur ses plateformes numériques. « Qui dit Côte d’ivoire, dit Cameroun. Qui dit Cameroun, dit Côte d’ivoire. Nous sommes un. Je voudrais saluer le peuple du Cameroun pour vous saluer pour le soutien que vous avez apporté à la Côte d’ivoire, pour le soutien que vous avez apporté à M. Gbagbo, le président déchu par la Communauté internationale », annonce-t-il. Dans son agenda, le visiteur compte rencontrer des autorités camerounaises et des associations dédiées à la cause de l’ancien homme fort du Pays des Eléphants. Dans le cadre de la crise post-électorale de 2010 qui a vu Laurent Gbagbo passer dix années derrière les barreaux de la Cour pénal internationale (CPI), accusé de crimes contre l’humanité.

Au terme du procès, la procureure Fatou Bensouda n’a pas pu réunir en dix années de procès, des preuves suffisantes pour condamner celui que la France et une certaine « Communauté internationale » avaient délogé de force du palais présidentiel d’Abidjan pour installer son rival politique, Alassane Dramane Ouattara à qui ils accordaient la victoire, avec le soutien du représentant des Nations unies. D’où la libération du co-fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et de son co-accusé Charles Blé Goudé le 31 mars dernier.

Un témoin atypique

Jichi Sam, plus connu sous le nom de Sam L’Africain, a été un élément clé de ce procès. Le Libanais naturalisé Ivoirien que l’on savait très proche de Laurent Gbagbo, avait feint un éloignement de son ami et simulé un rapprochement avec Alassane Ouattara. De quoi endormir un adversaire qui poursuivait la guerre contre les défaitistes. Enrôlé parmi les témoins de l’accusation, Sam L’Africain choisira de témoigner à visage découvert, contrairement aux autres témoins qui « craignaient pour leurs vies ». Face au monde, l’homme retournera la situation pour dénoncer devant la Haye le complot ourdi contre le vainqueur proclamé par le Conseil constitutionnel ivoirien. Faisant pencher la balance de la Haye en faveur de Gbagbo.

Le Cameroun avait lui aussi joué une part active dans la défense des intérêts du pays ami à travers du lobbying et une campagne médiatique. « Vous avez soutenu, vous avez de toute votre force dénoncé cette mascarade, ce complot contre lui et contre la Côte d’ivoire », salue celui qui est par ailleurs président de la Nouvelle alliance de la Côte d’ivoire pour la patrie (Nacip), un parti politique. Si l’on pouvait percevoir un soutien officieux de Paul Biya à la cause du président sortant, l’opinion nationale camerounaise était très divisée sur le sujet, mais les pro-Gbagbo semblaient l’emporter, toutes proportions gardées. D’où la reconnaissance que souhaite manifester aujourd’hui Sam L’Africain.

Le Cameroun sera la 3ème et dernière étape d’une tournée continentale qui mènera ce panafricaniste d’abord au Mali, puis en Centrafrique. À la première escale, Sam l’Africain apportera son soutien à la transition en cours sur les terres de Soundjata Kéita. En Centrafrique, ce sera pour « soutenir le peuple centrafricain qui veut tourner la page du colon pour s’ouvrir à d’autres partenaires». Trois escales, trois pays de l’ancien pré-carré français.

Fécafoot : Maboang Kessack fait suspendre les élections

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Maboang Kessack fait suspendre le processus électoral de la Fécafoot

Dans une décision rendue publique nuitamment ce jeudi, la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) a rendu une décision suspendant les effets de la décision N°001 du 20 août 2021 de la Commission électorale de la Fécafoot. Laquelle rendait publique la liste des clubs devant constituer le collège électoral de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La décision suspend ainsi le processus électoral jusqu’à l’aboutissement des procédures en arbitrage engagées dans le cadre de ces élections. Lesdites procédures engagées par l’ancien Lion indomptable auprès de la Commission des recours de la Fécafoot, visent l’annulation de la décision de la Commission électorale qui, aux yeux de Pélé qui veut se lancer dans la course pour la présidence de la Fécafoot, est un mauvais départ pour « une course effrénée vers de massives fraudes qui avait été engagée avec l’introduction illégale dans ce qui constitue le corps électoral, de plusieurs dizaines de clubs fictifs et inéligibles».

En effet, dès la publication le 19 août dernier de la liste provisoire des clubs des championnats départementaux 2020-2021 appelés à prendre part aux processus électoraux, par communiqué non daté, Maboang Kessack avait déjà saisi la commission électorale d’une requête, pour exiger le retrait de « clubs fictifs » dont il dénombrait 42. Le lendemain, la commission électorale a publié la liste définitive de ces clubs,, sans tenir compte de la requête de Maboang Kessack. L’ancien attaqua des Lions indomptables dénonçait également « diverses autres manœuvres dolosives relativement à d’autres pièces maîtresses du processus électoral, et laisse croire que des fraudes massives sont en préparation». En attirant l’attention d la Fifa désormais « gestionnaires du football camerounais depuis la décision du Tribunal arbitral du sport du 15 janvier 2021, sur les violations flagrantes des textes et les machinations en cours, qui vont inéluctablement, si rien n’est fait, conduire à l’annulation dudit processus électoral ».

La Fécafoot va-t-elle se soumettre au verdict de la CCA qu’elle piétine depuis l’arrivée de Séidou Mbombo Njoya ? Rien n’est sûr. Toujours est-il que la contestation commence en interne, par des personnes qui avaient déjà apporté leur soutien à un exécutif dont l’élection a été annulée mais que la FIFA a maintenu en poste pour un intérim non codifié et qui avance au seul rythme de l’instance dirigeante du football mondial.

Bâtiments de l’Etat : Louis Paul Motaze veut voir clair

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Le ministre des Finances lance dès ce 1er septembre 2021, le recensement et l’évaluation des immobilisations de l’Etat. L’opération qui débute dans le département du Mfoundi devrait s’étendre ensuite dans tout le pays.


Les populations qui résident dans le département du Mfoundi (région du Centre) vont vivre des journées inhabituelles dès le 1er septembre prochain. Des équipes conjointes du ministère des Finances (Minfi) et de celui des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf) vont sillonner les quartiers jusqu’au 30 septembre. Leur mission consiste au recensement et à l’évaluation des immobilisations (terrains et bâtiments) appartement à l’Etat. L’objectif de cette démarche est de présenter le patrimoine de l’Etat devant être intégré dans les comptes du Trésor, de manière à avoir une idée précise sur l’ensemble des actifs de l’Etat, a indiqué Louis Paul Motaze dans un communiqué de presse.

Cette opération de recensement et d’évaluation des immobilisations de l’Etat constitue donc un préalable à la mise en œuvre de la comptabilité patrimoniale qui se fera à partir du 1er janvier 2022, tel que prescrit par la loi du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques. Notamment l’alinéa 2 de son article 92 qui dispose en substance que sont rendues obligatoires à partir du 1er janvier 2022, les dispositions concernant la gestion des financements extérieurs, la budgétisation des emplois, la comptabilité d’analyse des coûts, la modulation et contrôle et la comptabilité patrimoniale.

Ainsi donc, l’idée qui sous-tend ce recensement est de savoir par exemple quels sont les bâtiments qui appartiennent à l’Etat et ceux qui sont loués par des particuliers, mais dont l’Etat est le propriétaire. Au cours de cette opération, il sera question de donner la localisation d’un bâtiment, indiquer l’administration qui l’occupe, le codifier, préciser sa superficie et le nombre d’étages ainsi que la valeur du bâtiment, etc. Cet exercice permettra donc de voir quels sont les revenus qui peuvent en découler ainsi que les charges qui y sont associées, apprend-on. « Ce travail avait déjà commencé avec les actifs financiers que sont les participations, les avals, les cautions et les garanties et a permis de savoir qu’à ce jour, l’Etat détient près de 1000 milliards de francs CFA de participation dans les entreprises publiques », informe Cameroon Tribune. L’opération de recensement et d’évaluation qui sera lancée par le ministre des Finances s’avère nécessaire, voire capitale pour l’Etat. En cas de besoin d’emprunter de l’argent auprès de ses partenaires par exemple, la présentation de son patrimoine peut suffire en termes de garanties. La campagne qui débute dans le département du Mfoundi devrait ensuite s’étendre à l’ensemble du pays.

La croissance passera de 1,3 % en 2021 à 2,7 % en 2022

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Les perspectives macroéconomiques de la sous-région restent cependant sujettes à des risques liés à la crise sanitaire, sécuritaire ainsi qu’au retard dans la mise en œuvre des réformes avec le FMI.


Les experts de la Communauté Economique et monétaire de l’Afrique Centrale ( Cemac) sont plutôt optimistes pour la santé économique de la sous-région. Ce, malgré, la pandémie du covid-19 qui a aggravé la contreperformance de la production pétrolière au Congo, Gabon et Tchad ainsi que les activités gazières au Cameroun et en Centrafrique. En plus des menaces sécuritaires dans le bassin du Congo, en RCA et dans certaines régions du Cameroun. Le rapport de la surveillance multilatérale et les perspectives pour 2020 et 2021, laissent voir une amélioration de la situation macro-économique dès la fin de cette année et en 2022.

S’agissant des finances publiques par exemple, le solde budgétaire global, base engagements, dons compris resterait déficitaire en 2021 et 2022 comme c’est le cas depuis 2012. Mais, son déficit repartirait légèrement à la hausse pour atteindre 2,1% du PIB en 2021 avant de revenir à 1,7% en 2022. « Cette légère remontée du déficit budgétaire global serait la résultante d’une hausse plus prononcée des dépenses budgétaires comparée avec les recettes totales. », indique le document qui fait la même simulation pour le solde budgétaire de référence. Il se détériorerait en 2021 avec un déficit à 3 ,3% du PIB mais se contracterait en 2022 pour revenir à 1,9% du PIB. Ceci, du fait d’ « une nette maitrise des dépenses publiques combinée avec la poursuite des efforts consentis dans la mobilisation des recettes hors pétrole ».

Pour les transactions avec l’extérieur, le déficit de la balance courante transferts publics inclus se stabilise à 4,8% du PIB en 2021 avant de progresser pour atteindre 5,0% du PIB en 2022. Le solde de la balance des paiements quant à lui resterait déficitaire en 2021 comme en 2020 avant de devenir excédentaire en 2022. Il serait financé par la variation des réserves officielles (y compris les premiers décaissements du FMI) ainsi que les allègements et annulations de la dette de 283,4 milliards de francs CFA espérés dans le cadre du traitement des dettes du Congo, du Tchad et du Cameroun. Pour ce qui est de la situation monétaire, les réserves extérieures en termes de couverture des importations et du service de la dette extérieure reviendraient à 3,7 mois à fin décembre 2022 après 3,1 mois à fin décembre 2021 d’après le document. Ces bonnes perspectives se fondent cependant sur deux hypothèses. Si la pandémie s’atténue avec des campagnes de vaccination et si l’on mobilise plus de financements extérieurs exceptionnels. Des risques majeurs subsistent donc. Le risque d’une nouvelle vague de contamination conduirait à la restauration des mesures de confinement et un nouvel affaiblissement des cours du pétrole brut. Un retard dans la mise en œuvre des programmes avec le FMI ralentirait aussi les efforts. De même, la persistance des tensions sécuritaires est redoutée. Car, elle impacterait la mobilisation des recettes fiscales et douanières et engendrerait une augmentation des dépenses de sécurité avec effet sur les dépenses publiques d’investissements.

Par Tatiana Meliedje

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