Vente en ligne : les bonnes affaires

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Des jeunes commerçants ont établi sur les réseaux sociaux, de véritables boutiques virtuelles et réalisent des résultats prometteurs.


Plus qu’une tendance, la vente en ligne est presque devenue un métier pour de nombreux jeunes qui éprouvent des difficultés à trouver un emploi. Une option facile, vu que l’affaire ne nécessite pas véritablement des moyens financiers comme pour un projet ordinaire, qui pour démarrer va exiger un capital. Pour le commerce électronique, le smartphone et une connexion internet suffisent. Ces jeunes vendent en réalité des produits, articles qu’ils n’ont généralement jamais vus. Il s’agit là d’une technique commerciale dénommée «drop shipping». On la définit comme un système de vente qui fait intervenir le revendeur, le fournisseur et le client. Ce dernier passe la commande sur le site du revendeur, celui-ci à son tour transmet la commande au fournisseur ou au grossiste afin qu’il assure la livraison. Avec ce modèle, le revendeur, contrairement aux commerçants n’a pas à gérer de stock. En réalité, il n’a pas de marchandises mais sert plutôt d’intermédiaire entre le client et le grossiste et les bénéfices sont là. « Quand je post les images dans le groupe de vente, je me rassure qu’en mettant les prix, j’aurai au moins 1000 francs par article. Il y a des articles qui peuvent me rapporter au-delà de 2000 francs. Et ça dépend aussi du type de clients. Parce qu’il y a des cadres qui n’ont pas toujours le temps pour aller au marché, par conséquent, quand le prix est raisonnable ils paient sans discuter et on va les livrer » , nous fait savoir Anne Cécile, une revendeuse.

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Au marché central de Douala, l’un des plus grands espaces commerciaux de la sous région, un autre marché s’est créé autour de la vente en ligne. De nombreuses boutiques considérées comme des grossistes sont quasiment devenues spécialisées dans cette activité, en créant non seulement des sortes de boutiques en ligne via les réseaux sociaux, mais aussi en développant des supports de communication. Des catalogues et enseignes commerciales personnalisées en l’occurrence avec autour des revendeurs qui assurent la distribution de leurs produits via le web. Des métiers sont aussi nés de cette formule, notamment celui de facilitateur ou démarcheur. Samuel, la vingtaine en a fait désormais son gagne pain. « Mon job, c’est d’orienter les gens qui viennent au marché. Il y en a qui viennent avec les images des vêtements qu’ils ont vus sur internet et moi, en regardant l’image je peux vous dire dans quelles boutiques trouver puisque chaque boutique a ses insignes sur son catalogue. Maintenant, pour vous y conduire, vous me payez et pareil pour les revendeurs qui 88 % des personnes interrogées avaient acheté des articles par le biais de Whatsapp, tandis que 68% veulent qu’on les mette en contact avec les grossistes. Je peux prendre 1000 à 5000Fcfa pour vous orienter et au cas où je ne vous convaincs pas, je négocie directement mon pourcentage avec le boutiquier sur le nombre d’articles que vous achetez chez lui», explique-t-il.

Près de 90 % des transactions via WhatsApp

Whatsapp est la plateforme la plus utilisée pour les transactions de commerce électronique au Cameroun d’après GSMA, l’organisme qui regroupe les opérateurs de télécommunications dans le monde. Une enquête qu’il vient de mener sur le commerce électronique dans la CEEAC révèle que «avaient acheté par le biais de facebook ». Mais d’après ce rapport, ce moyen connaît des limites. Notamment le fait que les plateformes whatsapp conçues ne prennent pas en compte les transactions de bout en bout. Il faut en réalité un moyen supplémentaire pour la logistique, la livraison ou les paiements.

Par Tatiana Meliedje

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