samedi, juin 13, 2026
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Douala : le petit commerce fait de bonnes affaires

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Artisans, restaurateurs, vendeurs de boissons et gadgets ont développé leurs petites activités dans les marchés et autour des stades et des fans zones.

Alain, étudiant à l’université de Douala a de nouvelles sources de revenus depuis le démarrage de la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Il a mis de côté la vente des fruits, une activité qu’il faisait à temps partiel avec un ami pour jouer au peintre pendant la compétition. Son travail, appliquer des couleurs de vernis sur les supporters en fonction des équipes en lice. Et il ne va pas loin pour faire valoir son art. La fan zone du stade Cicam située dans la zone universitaire lui sert de site de travail. « Les couleurs c’est à partir de 100 francs. Je dessine les drapeaux à 500 francs et si vous voulez à plusieurs endroits sur le corps, on fait le prix. Jusqu’ici, je peux dire que je m’en sors bien (financièrement) même si c’est lorsque les camerounais jouent qu’on a plus de supporters », explique- t-il. A la fin d’une journée, il dit compter en moyenne un gain de 5 mille francs, pour une activité qui nécessite moins de la moitié de cette somme comme investissement.

La vente des gadgets connaît aussi une grande floraison. Partout, aux alentours des stades, des fans zones comme dans les marchés, le commerce des maillots, casquettes, écharpes, fanions et autres occupe une bonne place. D’ailleurs, certains commerçants ont transformé une partie de leurs comptoirs pour les adapter à l’ère de la CAN. L’artisanat également se met en exergue avec des opérateurs qui confectionnent des tenues aux motifs africains ou des gadgets du même genre. Ces produits sont parfois revendus aux ambulants qui font le tour des stades. Ici, comme dans les fans zones, des centaines de petits commerçants ambulants proposent divers services et produits. Mais les produits alimentaires et les boissons semblent le plus faire de bonnes affaires. A côté des comptoirs, des jeunes ambulants proposent des apéritifs de toutes sortes ainsi que des jus et salades de fruits. L’on se frotte bien les mains. « Pour cette CAN, nous avons mis sur pied au nombre de 6, une entreprise de restauration avec livraison. Nous livrons les repas dans les fans zones au prix de 1500 francs. Nous sommes actuellement surmenés. Parfois nous ne parvenons pas à livrer toutes les commandes », nous dit Yannick. Diverses petites activités, même celles n’ayant pas de lien direct avec les sports naissent. Annie Gisèle tient par exemple un espace de jeux dans l’enceinte du stade Cicam. Dans cette fan zone qui accueille des milliers de supporters par jour, elle compte tirer son épingle du jeu. « Nous proposons des jeux de réalité virtuelle, des jeux de simulateur de conduite avec des casques, la zombie, la boxe, le jeu de sable, les montagnes russes. Ça va de 5 à 7 minutes pour les casques debout comme assis en fonction de la performance du joueur. Pour le joueur de simulateur de conduite, c’est 10 tours de circuit. 1000 francs la partie par personne et par jeu ». Annie Gisèle représente une entreprise de réalité virtuelle à Douala. Et comme cette dernière, plusieurs entreprises commerciales ont déployé des agents dans la ville et principalement dans les zones de rassemblement

Beac : bras de fer entre le minfi et le gouverneur

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Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com

Le Cameroun et la banque des Etats de l’Afrique centrale ne s’accordent pas au sujet de la nomination du directeur national de cette institution financière. Des échanges épistolaires entre les deux autorités monétaires le démontrent à suffisance.

Après le départ à la retraite du directeur national pour le Cameroun, son intérim sera assuré par Monsieur Zogo Nkada Achille, 1er adjoint au directeur national chargé du pôle études et contrôle bancaire, et Monsieur Asafor Cho Emmanuel, 2e adjoint au directeur national en charge du pôle exploitation. Cet intérim, qui prend effet à compter du 1er février 2022, prendra fin à la prise de fonction du nouveau directeur national ». Sauf changement de dernière minute, le directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) pour le Cameroun, Blaise Eugène Nsom, frappé par la limite d’âge, devrait quitter définitivement ses fonctions le 31 janvier prochain. Ainsi en a décidé, le 06 janvier dernier, le gouverneur de l’institut d’émission des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA, Guinée équatoriale), Abbas Mahamat Tolli, en attendant la nomination et la prise de fonction du futur directeur, a désigné deux intérimaires pour la gestion des affaires courantes. Le gouverneur agit ainsi, contre la volonté du ministre des Finances du Cameroun (Minfi), Louis Paul Motaze, qui, depuis le 27 août 2021, avait sollicité du gouverneur de la Beac une prorogation d’un an pour Blaise Eugène Nsom, admis officiellement à faire valoir ses droits à la retraite en avril de l’année dernière. Le 11 janvier, le Minfi a saisi le gouverneur Abbas Mahamat Tolli pour lui signifier qu’il regrettait que sa décision ait été prise et diffusée sans concertations préalables, comme cela est d’usage pour les fonctions de ce rang. « J’ai pris connaissance de votre décision (…) datée du 6 janvier 2022, portant intérim du directeur national de la BEAC pour le Cameroun. Sans interférer ni ignorer vos prérogatives, et en toute conformité avec les hautes directives reçues des autorités camerounaises, nous avions souhaité une prorogation additionnelle, pour une durée d’un an, des activités de Monsieur Blaise Eugène Nsom. (…) Aussi, ai-je l’honneur, dans l’intérêt commun de la BEAC, du Cameroun et de notre sous-région, de vous inviter à trouver une position partagée… ». Tel est l’extrait du courrier adressé par Louis Paul Motazé.

TRAITEMENTS DES PROROGATIONS A DEUX VITESSES

 À travers cette correspondance, l’autorité monétaire du Cameroun s’oppose à la désignation par le gouverneur de la BEAC, de deux cadres camerounais pour assurer l’intérim au poste de directeur national de la banque centrale. Cependant, les termes de la lettre du ministre des Finances au gouverneur de la banque centrale, il est fort probable que les deux cadres ainsi désignés n’occupent pas le poste de directeur national pour le Cameroun, ne serait-ce qu’à titre intérimaire. Pour Louis Paul Motazé, bien qu’atteint par l’âge de départ à la retraite, Eugène Blaise Nsom doit être maintenu à son poste pour une année supplémentaire, au regard de son rôle capital dans le dispositif de réforme des finances publiques. « Pour leur part, les autorités camerounaises apprécient les qualités professionnelles et humaines de Monsieur Blaise Eugène Nsom. Sa collaboration et ses contributions à l’élaboration des réformes des finances publiques, notamment dans le cadre des programmes économiques et financiers menés avec le Fonds monétaire international (FMI), sont capitales. À cet égard, il a toujours fait preuve de pro-activité et de célérité dans le traitement des dossiers à lui confiés. Dans ce contexte, il nous semble indispensable de prendre le temps nécessaire pour évaluer de façon plus opportune, les options de remplacement. C’est pourquoi, en s’inspirant des précédents dans notre sous-région, pour des fonctions équivalentes, je vous propose de reconsidérer votre décision relative à la situation administrative de Monsieur Blaise Eugène Nsom », écrit le ministre Motazé. Pour l’heure, la banque centrale n’a pas encore réagi à la sortie du ministre des Finances. Mais, comme le craignait Louis Paul Motazé lui-même dans sa correspondance au gouverneur de la Beac, ce désaccord suscite d’ores et déjà « l’étonnement de l’opinion nationale, sous régionale et internationale, d’une part, tout autant que celui des acteurs habitués à la prise de ce type de décision, d’autre part ». Une source renseigne que « c’est un combat à la fois politique et économique. Il se trouve qu’il y a un conflit entre le gouverneur de la Beac et le directeur national actuel, qui fait qu’il ait nommé un intérimaire, sans même consulter le gouvernement ».

Louis Paul Motaze fait également observer qu’« au demeurant, ces hautes directives ne sont pas en contradiction avec les usages observés à la Beac quant à sa politique de départ en retraite du personnel pour laquelle les instances décisionnelles de l’institut d’émission ont constaté que certains cadres de haut niveau avaient bénéficié des périodes de prorogation supérieures à trois ans, certains étant toujours en fonction ». Des sources dénoncent un traitement à deux vitesses des prorogations, car dans cette institution, plusieurs responsables sont frappés par la limite d’âge, certains depuis quatre ans et d’autres depuis trois ans. Les mêmes sources citent une dizaine de hauts cadres, notamment le directeur de cabinet du gouverneur ou encore le directeur des ressources humaines. A noter que les mandats des directeurs nationaux ont été souvent prorogés à la Beac. Jean-Baptiste Assiga Ahanda avait bénéficié de quelques années de prorogation, tout comme Sadou Hayatou, Directeur national pour le Cameroun de 1993 à 2008. Il avait quitté ses fonctions huit ans après son départ officiel à la retraite. Au terme du Sommet de N’Djamena en 2008, les chefs d’Etat avaient décidé de mettre fin à cette pratique. Vers la fin du mandat de l’équatoguinéen Lucas Abaga Nchama en 2010, il a été « des prorogations de confort, partir un cadre quelques mois après sa mise en retraite », explique une source.

Par Amandine Atangana

Attestion de non-redevance en ligne : un timbre bientôt exigé

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Selon la direction générale des impôts, cette mesure permettra d’élargir l’assiette fiscale.

Un timbre est désormais obligatoire pour les attestations de non-redevance (ANR) générées en ligne par la Direction générale des impôts (DGI). C’est l’une des dispositions contenues dans la nouvelle loi de finances votées par le parlement en décembre dernier. Ce qu’il faut d’abord retenir de cette nouvelle mesure c’est que le timbrage n’est plus facultatif pour ce document qui atteste que le contribuable n’est pas redevable vis-à-vis de l’administration fiscale. A en croire la DGI, ce sera désormais la condition sans laquelle, aucun contrôleur financier ne pourra procéder au traitement des décomptes réclamés par des opérateurs économiques devant produire cette ANR.

Pour justifier cette mesure, la DGI explique qu’elle permettra d’élargir l’assiette fiscale en 2022. L’administration fiscale ne précise pas encore le volume de ressources financières attendues après l’implémentation de cette mesure. Mais, des sources au sein de cette administration estiment que, la DGI ayant facilité l’obtention de ce document désormais généré par la plateforme informatique, il est normal qu’il y ait une petite compensation pour les facilités qui sont offertes au contribuable, en l’occurrence le timbrage. Seulement l’obligation du timbrage de l’ANR va à l’encontre des suggestions du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) qui, en avril 2020, avait suggéré au gouvernement d’assouplir des conditions de délivrance des attestations de non-redevance, notamment en excluant le timbrage puisque l’authenticité de toute ANR délivrée de façon informatisée est déjà vérifiée par voie électronique sur le portail web de la DGI.

Depuis quelques années, l’ANR est générée en ligne. Grâce à la connexion internet. Le contribuable peut L’obtenir sans plus avoir besoin de se déplacer physiquement et perdre du temps dans les longues files. L’informatisation de ce document évite également les tracasseries de certains fonctionnaires véreux qui exigeaient des pots-de-vin pour délivrer l’ANR.

La SABC va investir 90 milliards dans 2 nouvelles usines

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Avec déjà 10 usines et 70 % de valeur ajoutée locale sur tous ses produits, la filiale du groupe Castel entend ainsi densifier son parc industriel pour consolider sa place de champion national dans l’agro-industrie.

L e B de Sabc va être changé de ‘’Brasseries’’ en ‘’Boissons’’, afin de devenir la Société Anonyme des Boissons du Cameroun ». L’information confirmée par le top management du groupe Sabc, marque une mutation majeure du groupe, qui a engagé une transformation depuis environ cinq ans. « De moins en moins nous serons des brasseries et de plus en plus nous serons une agro-industrie », indique Emmanuel De Tailly, Directeur Général du groupe depuis 2017. « Nous avons ainsi un plan d’investissement dans notre phase 2, de 90 milliards de F CFA, avec une nouvelle usine en projet dans la région de l’Est et une nouvelle maïserie à l’Ouest. Nous avons aussi l’ambition de poursuivre ne nos acquisitions pour une croissance externe soutenue tant pour Sabc que pour Socaver et CFC. L’ambition est d’accélérer notre intégration verticale, pour élaborer un modèle agro-industriel extrêmement performant et compétitif pour affronter les défis de demain tant en termes de taille que d’autonomie sur la base des circuits courts et de l’économie circulaire », confie M. De Tailly à Défis Actuels. « Nous porterons ainsi la valeur ajoutée locale à plus de 70 %, et pour cela nous souhaitons conclure un pacte de performance avec l’État pour garantir cette vision de long terme et être le partenaire loyal et fidèle du gouvernement dans la mise en œuvre du SND 30 en vue de l’émergence du Cameroun en 2035 », assure-t-il.

PROJET AMBITIEUX

 L’ambition du Groupe Sabc est donc de devenir un acteur clé de l’agro-industrie au Cameroun. Cette ambition a été confortée par les deux enseignements que le Directeur Général du groupe dit avoir tiré de la pandémie du Covid-19, à savoir : la réduction de la dépendance vis à-vis de l’extérieur, et l’accroissement de la solidarité entre acteurs économiques et sociaux. Il s’agit de développer les circuits courts et l’économie circulaire, ainsi qu’une forme de souveraineté nationale avec des champions nationaux sur des produits et filières stratégiques. Le projet Compagnie Fermière Camerounaise (CFC) est la concrétisation de cette ambition qui est directement née d’un engagement pris par le Président Pierre Castel auprès du Chef de l’État Paul Biya en décembre 2019 lors d’une audience au Palais de l’Unité. « Ce projet consiste à apporter la contribution du Groupe SABC à la promotion de la filière agricole pour créer de la valeur ajoutée locale en lien avec les exploitants agricoles et les éleveurs. Tout cela participe au ‘’Made in Cameroun’’ et au développement durable et solidaire de ce pays », explique Emmanuel De Tailly à Defis Actuels. Ainsi, la CFC, filiale à 95 % du Groupe Sabc, a pour objectif la valorisation de la filière maïs au Cameroun au travers d’un sitagro-industriel intégré, alliant agriculture et élevage. Le gritz de maïs produit par CFC est acheté par Sabc, et les sous-produits sont valorisés pour la production de poussins d’un jour et d’œufs à couver, avec alimentation animale et production de farine de maïs alimentaire. En somme la CFC a pour vocation non seulement de développer la production du maïs et d’autres filières agricoles, mais aussi d’autres secteurs tels que la meunerie et l’aviculture. Pour cette dernière, La CFC dispose d’un couvoir capable de produire 90 000 poussins d’un jour par semaine, destinés à l’élevage de poulets de chair par des éleveurs camerounais. « Avec la CFC, le Groupe SABC donne non seulement vie aux paysans qui cultivent le maïs mais également vie aux projets des éleveurs qui souhaitent entrer dans l’aviculture », se réjouit M. De Tailly. « Le projet de la Compagnie Fermière Camerounaise, ajoute-t-il, s’est donc construit autour de 4 métiers sur 3 filières, avec pour objectif de produire localement ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons afin de créer des opportunités d’emplois et de développement durable, circulaire et solidaire ».

VALEUR AJOUTEE  

Avec cette unité moderne de production, le groupe se veut désormais un Champion national dans le domaine de l’agroindustrie, au vu de tout l’investissement réalisé ces 5 dernières années et même depuis des décennies pour assurer la qualité, promouvoir et développer un tissu agro-industriel performant, procurer de l’emploi aux jeunes, assumer sa responsabilité sociétale, et créer de la valeur. Car désormais, 70% de ses matières premières et consommables du groupe SABC sont achetés localement.

Dans ce positionnement, la Sabc dispose d’un parc industriel impressionnant. Le Groupe Sabc dispose désormais de six sites industriels avec 10 usines qui fonctionnent autour du principe du moteur industriel qu’est Sabc (8 usines) et de ses 2 turbos, l’un agricole qu’est la CFC (une usine) et l’autre manufacturier qu’est la Socaver (une usine). C’est un patrimoine industriel et logistique évalué à 2 milliards d’euros (plus de 1.300 milliards Fcfa). Pour la CFC par exemple, l’investissement global s’élève à 25 milliards de Francs CFA. Selon Emmanuel De Tailly pour maintenir à flot un business model de cette importance (10 usines, 42 centres de distribution et 1500 véhicules), il faut réinvestir en moyenne annuelle 35 milliards de Francs CFA, soit la quasi-intégralité de nos résultats. « L’enjeu est en définitive d’accroitre notre compétitivité pour maintenir un niveau de rentabilité suffisant et éviter d’affaiblir ce business modèle», indique le manager. Il s’agit aussi de se préparer aux enjeux de la Zlecaf (Zone de libre échange continenafricaine) avec un grand voisin nigérian qui bénéficie d’une compétitivité plus grande pour diverses raisons telles que la dimension du marché et les économies d’échelle, la fiscalité incitative sur le local, le coût de l’énergie, etc. L’impact socioéconomique de cette forte implantation est significatif (voir l’encadré). Sabc est le premier groupe citoyen (étude Ascomt), l’un des premiers employeurs avec 70 % de valeur ajoutée locale sur tous nos produits depuis l’amont jusqu’à l’aval de notre activité, soit l’équivalent de 210 milliards de F CFA annuel. «Nous sommes finalement, année après année, décennie après décennie, devenus l’un des premiers contributeurs à l’économie du Cameroun, sous tous ses aspects sociaux et culturels – une sorte de champion national avec un ADN vraiment camerounais fait d’une marche en avant continue et nous en sommes très fiers et conscients. Pour bâtir sa souveraineté économique, l’État du Cameroun comme partout ailleurs dans le monde a besoin de construire des champions nationaux par secteur d’activité. Et c’est de cette bienveillance de l’État que le secteur privé, à travers le GICAM et le Groupe Sabc, s’est toujours exprimé à travers plusieurs plaidoyers», plaide Emmanuel De Tailly.

Can 2021 : La Sierra Léone, le David du groupe E

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Pour le compte de la 2ème journée de la CAN 2021 dans le groupe E, la Sierra Léone a neutralisé la Côte d’ivoire (2-2). Un nul arraché de haute lutte dans l’ultime minute des arrêts de jeu. Alors que l’on n’a plus que trente secondes à jouer, et que les Eléphants mènent 2-1, les Leone stars n’ont pas encore abdiqué. Et une passe de la tête d’un défenseur pour son gardien Badra, est mal captée par ce dernier qui, en sauvant le cuir qui fonçait en corner, a mal chuté et a ramené le ballon dans l’air de jeu. La défense abandonnée dans cette dernière bataille par le gardien désormais coincé au sol, perd la partie. Alhaji Kamara qui a trébuché et qui titube, parvient à pousser le cuir dans les filets. La Côte d’ivoire est abattue. C’est la deuxième fois que les Leone stars rétablissent l’égalité. Le portier est remplacé par le capitaine Serge Aurier, pour trente secondes de jeu. Le temps pour l’arbitre de siffler la fin de la partie. Les Eléphants se contenteront d’un point dans un match qu’ils avaient à leur portée, avec un penalty manqué de Franck Kessié, stoppé par Mohamed Kamara, et plusieurs occasions vendangées. Sébastien Haller avait pourtant permis aux Ivoiriens de mener au score, avant que Musa Kamara rétablisse l’équilibre à la 55ème. Nicolas Pépé remettra en confiance les Eléphants dix minutes plus tard.

Tous les espoirs demeurent pour chacun dans le groupe

C’est la deuxième victime de la Sierra Léone. Lors de la première journée, c’est l’Algérie, tenante du titre, qui était accrochée par la même sélection pourtant considérée comme le petit poucet du groupe. Pour sa première participation à la CAN, le petit pays d’Afrique de l’Ouest s’est retrouvé dans un groupe comprenant deux poids lourds du football continental, et la Guinée équatoriale, elle aussi loin d’être un adversaire à redouter. La Guinée équatoriale est 114ème nation mondiale de football, à peine mieux classée que la Sierra Léone, 108ème. Mais les Equato-guinéens connaissent la CAN, pour avoir participé deux fois déjà, en tant que pays organisateur (en 2012 et en 2015) ; et ont à leur tour humilié le tenant du titre (1-0) ce 16 janvier 2022. Alors que le David du groupe arrive pour la première fois dans la cour des grands. La dernière journée promet d’être étincelante, avec deux finales. L’une entre les deux Goliath au stade de Japoma à Douala, et l’autre au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé entre les deux poids plumes du groupe. Tout est encore possible pou chacun des quatre pays qui peuvent compter sur une 3ème place sur les quatre possibles.

Accident : une voiture fait tonneau sur la route de Ngoa Ekelle

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La scène s’est produite ce dimanche 16 janvier 2022 aux environs de 14h. 

En direction du cradat, un quartier de la ville de Yaoundé, un chauffeur de taxi avait a bord de son véhicule une femme et ses deux fillettes qui rentraient de la messe. En chemin tout allait bien pour les passagers et le véhicule jusqu’à ce que le chauffeur perd les freins et essaye d’éviter le pire. Dans sa lutte, il échappe aux véhicules qui se trouvaient sur la route et se jette près d’une rigole  hors de la route en faisant un tonneau qui a laissé son véhicule en pièces. 

Plus de peur que de mal, les passagers du véhicule accidenté n’ont rien eu de grave. 

Les occupants des lieux ont vite fait d’appeler les secours pour amener la femme et ses filles dans un hôpital proche pour un scanner. 

Fecafoot : Samuel Eto’o récompense Bruno Tagne

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Il aurait perçu un chèque de 10.000€


Directeur de campagne de Samuel Eto’o Fils depuis novembre 2021 à l’élection présidentielle à la Fédération Camerounaise de Football, Jean Bruno Tagne aurait reçu de son employeur une somme de 10 000€ soit 6.500.000 CFA pour bon service rendu.

Mais on apprend également de sources sûres que le directeur de campagne ne fera pas partie de la team Fecafoot ainsi que certains qui ont accompagné le grand 9 dans sa victoire. 

Pour le moment les raisons de  l’écartement de Jean Bruno Tagne restent inconnues. 

Gendarmerie nationale : les résultats du concours déjà disponibles

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Le ministre délégué à la présidence chargée de la défense, Joseph Beti Assomo vient de rendre public les résultats du concours de la gendarmerie.

Apres neuf (9) mois d’attente, les candidats qui ont présenté le concours de la gendarmerie nationale camerounaise ont eu leurs résultats dans la nuit du 15 janvier 2022.  Ils sont plus de 2000 candidats à avoir réussi un des concours les plus prisés de la défense camerounaise. Il s’agit notamment de 270 Elèves Sous-officiers, 30 Elèves Sous-Officiers de Gendarmerie option santé militaire, 360 Elèves Sous-Officiers des Armées, 40 Elèves Sous-Officiers des Armées option Santé Militaire. Au total 600 soldats Spécialistes de l’Armement et 2500 soldats du Service General ont été déclarés définitivement admis et classés par ordre alphabétique.

Ces résultats arrivent quelque temps après le concours de la police qui a débuté la semaine passée avec les Commissaires, la semaine suivante les Officiers, le 12 février pour les Inspecteurs et se terminera avec les gardiens de la paix.

CAN 2004 : Samuel Eto’o et Rigobert Song accusés de complicité de trucage de match

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C’est une révélation faite depuis quelques heures seulement par Hossam Mido, l’ancien international égyptien.   

“Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2004, durant le match entre l’Egypte et le Cameroun je me suis mis d’accord avec Song et Eto’o pour terminer la rencontre sur un score vierge pour se qualifier ensemble et éliminer l’Algérie” affirme Hossam Mido.

L’ancien attaquant égyptien, est revenu lors d’une interview avec Infos Sport sur la dernière journée de la phase de poules de la Coupe d’Afrique des Nations 2004. Il a fait comprendre qu’il a effectivement passé un accord avec les deux ex-capitaines de l’équipe nationale camerounaise Samuel Eto’o et Rigobert Song. C’était à la mi-temps du match entre l’Égypte et le Cameroun, alors que l’Algérie affrontait le Zimbabwe, et que les deux rencontres étaient à 0-0 à la mi-temps, de quoi qualifier sa sélection.

Un plan qui aurait pu s’avérer payant, même si la défaite de l’Algérie sur le score (2-1) lui ouvrait tout de même le chemin aux Fennecs de terminer premiers du groupe juste devant les Pharaons. A cause du nombre de buts inscrits, les deux équipes étaient à égalité au nombre de points et à la différence de buts.

Mincommerce : Mbarga Antangana suspend ses fonctionnaires

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Ils ont écopé hier d’une suspension de 3 mois et de 8 jours. 

Plusieurs agents du ministère du commerce ont été suspendus pour manquement grave à l’éthique et aux obligations professionnelles. Pour se faire de l’argent de manière facile et rapide, des agents du ministère utilisent leurs rangs pour prendre de l’argent aux commerçants lors de leurs différentes et multiples visites. Au marché central de Yaoundé 6, certains avaient même installés leurs comptoirs où tous les commerçants se devaient de payer ou de verser de l’argent pour ne pas être sous le radar des contrôles des prix, poids et mesures. 

Parmi eux,  quatre agents ont retenu l’attention du Ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Antagana qui a sévit dès lors. Il s’agit de Eloundou Mvondo James, chef de brigade de Yaoundé 6; Abouang Émile Sandrine, contractuelle d’administration en service à la délégation régionale du centre; Mbeng Angoula Calvin, contrôleur des prix poids et mesures à la délégation; et Ndongo Jean Edmond, agent de constations prix poids et mesures. Chacun d’eux ont écopé respectivement des suspensions de 3 mois, 8 jours, 3 mois et 3 mois. 

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