vendredi, juin 12, 2026
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Douala : mouvement d’humeur à l’entrée d’une entreprise

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La tension monte entre une entreprise et plusieurs de ses investisseurs.

Depuis quelques jours, la société spécialisée dans la crypto-monnaie dénommée Global Investment Trading encore connue sous le nom de Liyeplimal fait controverse. Son promoteur, Emile Parfait Simb est accusé d’arnaque et se serait enfuit selon les témoignages avec leur argent. Peut-on lire dans les réseaux sociaux notamment Facebook. Dans une vidéo virale, on observe des gens aussi nombreux que la somme de leurs investissements furieux qui ont crée un désordre à l’agence mère de la société située à Douala-Bonapriso à proximité de la pharmacie Loloko.

Face à cela, le site Investir au Cameroun a tenté de contacter le dénommé Simb pour en savoir davantage sur les rumeurs d’une quelconque arnaque mais sans succès. La seule chose qui en ressort est un message enregistré et automatisé qui renvoie tout correspondant à sa toute première application. On peut écouter son message vocal disant « Ne me cherchez plus sur WhatsApp, cliquez sur ce lien et téléchargez la première application mobile de messagerie instantanée créée par moi-même Simb Emile Parfait un africain de race pure. Vive l’économie numérique ; Vive Liyeplimal. Avec Liyeplimal, on ne va plus avoir mal… ».

La société GIT SA avait déjà été épinglée en juin dernier par le Tribunal criminel spécial et plus tard pour les mêmes faits par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).

Football professionnel: Eto’o confie la transition au général Pierre Semengue

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Avec Samuel Eto’o, la page de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) est définitivement tournée. Malgré les réticences et contestations de Pierre Semengue et ses affidés, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a pas accepté de réhabiliter la Ligue dissoute en son temps par l’équipe à Séidou Mbombo Njoya, mais rétablie dans ses prérogatives par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Samuel Eto’o qui avait promis de travailler avec le général Pierre Semengue, président de la LFPC, a nommé ce dernier pour présider le Conseil transitoire du football camerounais (CTFC), instance qui remplace le Comité technique transitoire (CTT) créé en son temps par Séidou Mbombo Njoya et piloté par Alim Konaté, pour organiser le dernier championnat de football professionnel.

Le texte nommant Pierre Semengue

C’est une décision qui survient après que des négociations aient échoué entre Samuel Eto’o et Pierre Semengue qu’il a rencontré avant et après son élection. Les lignes ont peut-être bougé entre temps. Surtout que le président de la Fécafoot qui a présidé une réunion du Comité exécutif à Limbé hier, a simplement annoncé de nouvelle nominations, sans se risquer à en dévoiler la nature. Surtout que la date de reprise des championnats professionnels initialement prévue pour le 27 février 2022, a été repoussée sine die.

On attend de voir la réaction du général à la retraite, qui s’est mué dans un mutisme depuis que Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT) a menacé d’embastiller tous ceux qui vont entraver la marche de l’ancienne Fécafoot sur le terrain du football professionnel. Si le patron de la « défunte » ligue accepte le poste, il devra travailler avec entre autres, André Noël Essian, Marthe Mouaha (alias Dinaly),… et surtout Paul Mebizo’o comme secrétaire général.

Effondrement d’infrastructures : l’’avertissement du Mintp aux laboratoires privés de génie civil

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Le ministre des travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, menace de sanctionner les laboratoires privés de génie civil au cas où il constate encore « tout écart»  dans l’application des textes encadrant l’activité géotechnique au Cameroun.

C ‘est à la lumière de la Loi 99/017 du 22 décembre 1999 régissant le contrôle de la qualité des sols, des matériaux de construction et des études techniques d’une part, et du Décret 1102001/128du 16 avril 2001 fixant les conditions d’agrément des laboratoires privés au contrôle de la qualité des sols et des matériaux de construction et aux études techniques d’autre part , que le ministre des Travaux publics (Mintp), agréé, à travers un arrêté, saisi les laboratoires privés de génie civil exerçant dans le domaine de la géotechnique. Cette disposition est prise dans le souci de garantir la bonne tenue des ouvrages qui font l’objet d’études et de contrôle par ces laboratoires, et portant sur la sécurité des personnes et des biens qui en font usage.

Et pour cause, explique-t-il , il lui a été donné de constater que « ces derniers temps de nombreux cas d’effondrement d’infrastructures, et particulièrement des bâtiments dans nos villes, dont la cause est liée en partie à la qualité des études et des contrôles géotechniques ».

Ces problèmes géotechniques peuvent être dus explique-t-il, à l’absence totale des études et du contrôle géotechnique par le Maitre d’Ouvrage, ou à la mauvaise qualité des prestations géotechniques dont certains responsables de laboratoires se rendent responsables en apposant leurs signatures sur des rapports d’essais, d’études et d’analyse, très souvent fictifs, sans avoir participé à la réalisation des prestations y afférentes.

C’est fort de cette éventualité que le Mintp a signé la Circulaire n0903 du 08 février 2022 pour rappeler aux promoteurs des laboratoires géotechniques leurs responsabilités et les sanctions qu’ils encourent en cas de violation de la règlementation en vigueur, ou des comportements fantaisistes.

À l’en croire, cette situation s’explique, en partie, par le fait que certains documents géotechniques (rapports d’essais, d’études, d’analyses, etc.) relatifs à la construction de ces ouvrages sont produits par des personnes non habilitées, qui les font signer par des responsables de laboratoires agrées, engageant de fait les responsabilités de ces derniers.

Et la loi en la matière prescrit une éthique professionnelle à respecter dans le cadre des études et contrôle des ouvrages menés par ces laboratoires, afin de garantir la sécurité des personnes et des biens qui en font usage.

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

Internet : ces obstacles à l’économie numérique

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Les coupures d’électricité, la mauvaise qualité d’internet, le coût élevé des forfaits sont cités par plus de 50 % de personnes interrogées dans une enquête réalisée dans 6 villes du Cameroun.

La qualité du service internet reste un défi majeur pour l’activité économique au Cameroun. 80% des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête réalisée par une organisation de la société civile accusent les mauvais services internet. La mauvaise infrastructure internet est quant à elle relevée par 76% des personnes qui en outre se plaignent de la concentration des investissements dans les grandes villes. Pendant que les zones rurales sont desservies. Le coût élevé des forfaits de données/appels est également pointé du doigt par plus de la majorité des enquêtés, soit 75%. Cela, même si les tendances sont relativement abordables, car variant en fonction des expériences individuelles, du niveau/sources de revenus, du pouvoir d’achat et du fournisseur de service. En effet, 44% des personnes interrogées pensent que les forfaits internet sont extrêmement chers, tandis que plus de la moitié les trouvent abordables. 54% en réalité disent dépenser entre 100 et 500 FCFA par jour pour les appels et les services Internet, 27% déclarent y consacrer entre 600 et 1000FCFA et 8% pour 1100 et 1500 francs. Il est tout de même à remarquer que le coût d’internet reste plus cher au Cameroun comparé à l’Afrique de l’Ouest. Le rapport d’enquête souligne que ces résultats corroborent ceux de la Fédération des associations camerounaises de consommateurs ou d’utilisateurs de produits et services TIC (Factics). Cette dernière avait indiqué que « le coût des communications électroniques dans les ménages est en moyenne trois fois plus élevé que celui de l’électricité et dix fois plus élevé que celui des factures d’eau » au Cameroun.

Outre le coût et la mauvaise qualité d’internet, les résultats de cette enquête de terrain soulignent d’autres défis à l’accessibilité de l’internet au Cameroun. Il s’agit notamment des coupures d’électricité constantes relevées par 81% des personnes, les services internet limités (65%), le piratage informatique (62%), la limitation de la vie privée (55%) et la surveillance par l’Etat (48%). Ce qui constitue les principaux obstacles aux activités numériques.

Cette enquête a été réalisée au mois de Juin 2021 par l’Association pour le développement intégré et la solidarité interactive (ADISI-Cameroun). Il s’agit d’une organisation de la société civile basée à Douala qui milite pour la défense de certains droits comme l’accès à l’information et la liberté d’expression. 602 répondants ont participé à cette enquête de terrain menée dans six (6) villes et régions du pays. A savoir, Yaoundé, Douala, Buea, Bamenda, Bafoussam, et Maroua, représentant respectivement les régions du Centre, du Littoral, du Sud-Ouest, du Nord-Ouest, de l’Ouest et de l’Extrême-Nord.

Défis Actuels

Autoroute Yaoundé-Douala : la difficile équation de la mobilité des riverains

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La problématique a été au centre d’une concertation présidée par le ministre des travaux Publics, Emmanuel Nganou Ndjoumessi, le 15 février à laquelle ont pris part les autorités municipales des localités traversées par le projet et l’équipe projet.

Quelles solutions aux problèmes de la mobilité des riverains de l’autoroute Yaoundé-Douala, le long de l’ouvrage et particulièrement ceux de l’Arrondissement de Lobo dans le département de la Lekie, des Arrondissements de Matomb, Botmakak et Ngog-Mapubipour ce qui est du département de Nyong et Ekelle? Question au centre d’une concertation présidée hier 15 février, par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Ndjoumessi. Le but étant de maintenir la circulation des riverains des localités sus-évoquées le long de l’ouvrage, sans que celles-ci n’aient à emprunter l’autoroute. Pour ce faire, Serge Bertin Obono Onguene, maire de la commune de Lobo dans la Lekié, a fait des propositions de voies alternatives et autres axes communaux susceptibles de parer aux problèmes actuels, au cas où ils sont aménagés. Ces propositions concernent le point kilométrique 2+400 jusqu’au centre de Lobo sur un linéaire de 24 km. Le délégué départemental du Nyong et Kellé a en outre proposé l’aménagement de quelques voies dans le département dont il exerce ses fonctions, et s’agissant des communes de Matomb, Botmakak et Ngog-Mapubi.

EXPROPRIATION D’UN MONTANT DE 575 MILLIONS FCFA

L’accès à l’autoroute étant régulé à travers des points fixes d’accès, le Maître d’Ouvrage a recommandé l’intercommunalité entre les Arrondissements concernés pour permettre à leurs populations respectives de se mouvoir par le canal d’une voix alternative reliant les deux départements. Pour matérialiser ces résolutions, le Mintp a instruit une descente de l’équipe-projet sur le terrain; descente qui sera faite en présence des équipes techniques des mairies concernées et de la mission de contrôle.

En marge de ce problème de mobilité, l’aménagement des voies de raccordement en cours a été évoqué et particulièrement la libération des emprises. À cet effet, le montant des expropriations des maisons identifiées sur l’emprise utile des travaux de raccordements au réseau urbain et à la nationale N°3 a été évaluée par la commission compétente à 575 millions FCFA.

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

Compte unique du Trésor : plus de 400 comptes clôturés dans les banques commerciales

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Près de 70 milliards de F CFA dévolus à l’exécution de certains projets et considérés comme inactifs sont désormais disponibles, garantissant une trésorerie dynamique.

Les avancées les plus significatives dans la maîtrise de l’exécution du budget ont concerné l’amélioration du suivi des opérations financières, l’adaptation du contrôle de l’exécution des dépenses à la budgétisation par programme, la réorganisation du système de contrôle de la passation des marchés publics, la tenue et l’intégrité des comptes administratifs et des comptes de gestion des administrations publiques, et l’opérationnalisation d’un cadre d’évaluation des politiques publiques.

Concernant l’amélioration du suivi des opérations financières et l’accès à la trésorerie, une convention a été signée entre les États membres de la Cemac et la Beac en 2019 avant d’être renégociée au courant de l’année 2020 afin de permettre la standardisation des fonctionnalités du Compte Unique du Trésor (CUT) au sein de la sous-région Cemac. Cette nouvelle architecture du CUT devrait être fonctionnelle par le biais de la contractualisation d’une entreprise russe et permettre d’opérationnaliser le service bancaire du Trésor à travers notamment la mise en place de sous comptes pour chacun de ses correspondants. Parallèlement, la Direction Générale du trésor de la Coopération Financière et Monétaire (Dgtcfm) a ouvert, dans les livres de la BEAC, un compte pivot administré par l’Agence comptable centrale du Trésor (Acct). De plus et en guise de préfiguration au CUT, un Basket-Fund a été créé en 2019 à l’effet de centraliser les ressources publiques destinées au financement des fonds de contrepartie jusqu’à lors logées dans les banques commerciales.

Dans le souci de fédérer les compréhensions de tous les acteurs, un calendrier a été adopté avec les six pays membres de la Cemac à l’occasion des travaux de révision de la convention signée avec la Beac. Son opérationnalisation est en cours sous la houlette du prestataire retenu par la Beac quia, d’ores et déjà, fixé le cap pour un démarrage effectif du CUT dès mars 2022. En amont de ce processus, il est prévu une campagne de renforcement des capacités des responsables opérationnels qui débutera dès le mois de décembre 2021. D’autre part, le Ministre des Finances a autorisé l’adhésion du Cameroun au Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac), lequel permet d’amorcer la dynamique d’intégration de la monétique intégrale dans les opérations de paiement.

Quant aux travaux d’apurements des restes à payer (RAP) figurant dans les comptes 420 des établissements publics et des organismes subventionnés. Cette opération a été réalisée suivant l’instruction du MINFI via la note de service n0022/lJMINFI/CA13 du 29 janvier 2019, Lesdits travaux ont permis d’investiguer auprès de 33 agences comptables sur les 1 17 existantes. Les situations sont produites, notamment les états nominatifs des RAP, les RAP en version physique ainsi que les ordres de virement en instances de paiement à la Paierie Générale du Trésor. Au terme de l’apurement réalisé du 18 janvier au 6 février 2019, le montant total des soldes non justifiés s’élève à la somme de 46 milliards FCFA.

De même, le recensement des comptes ouverts dans les banques commerciales a été entrepris dès le mois d’août 2018. A date, plus de 400 (quatre cent) comptes ont été clôturés dans les banques commerciales et un compte séquestre a été ouvert à la BEAC en vue d’héberger les fonds de contrepartie des projets financés par les PTE. Concrètement, plus de 70 (soixante-dix) milliards dévolus à l’exécution de certains projets et considérés comme inactifs sont désormais disponibles, garant issant une trésorerie dynamique auxdits projets par le fonctionnement effectif du BasketFund.

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

Impôts : des réformes payantes

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Elles s’inscrivent dans l’agenda de redressement de l’économie et le renforcement des finances publiques.

Dans le but de redresser son économie et de renforcer ses finances publiques, l’administration fiscale a mis l’accent sur des mesures d’optimisation des recettes. Il s’agit notamment de l’adaptation de la législation pour la taxation à la TVA du commerce en ligne; la soumission au droit d’accises des bouquets de programmes audiovisuels numériques; l’instauration d’un timbre fiscal spécifique de 25 000 francs CFA sur certains documents; le renforcement du système d’identification fiscale; l’ouverture d’une transaction spéciale sur les arriérés fiscaux au cours de l’exercice 2020 ,afin de susciter leur apurement et le renforcement du dispositif de lutte contre les transferts illicites de bénéfices.

Au titre de l’exercice 2021, l’administration fiscale a prévu trois principales actions. Il s’agit de la consécration de l’enregistrement gratuit des conventions de rachat et de titrisation de la dette publique intérieure, afin de permettre à l’Etat de soutenir la trésorerie des entreprises par l’apurement des restes à payer; la reconduction au titre de l’exercice 2021 de la transaction spéciale prévue par la loi de finances 2020, dans l’optique d’aider les entreprises fortement affectées par la crise sanitaire à se libérer de leurs dettes fiscales. Ce qui leur permettrait de présenter une situation financière plus saine. Il est également question d’alléger la charge fiscale des entreprises affectées par la crise sanitaire. D’après l’administration fiscale, cette exonération passerait entre autres, par la réduction de deux points (de 30% à 28%) du taux de l’impôt sur les bénéfices au titre de l’année 2021, au profit des Petites et moyennes entreprises ; la suppression de la taxe à l’essieu au profit des transporteurs ; l’exonération de l’impôt sur les sociétés au profit du secteur hôtelier. Mais aussi la reconduction au titre de l’exercice 2021 de la suspension de la taxe de séjour afin d’améliorer le taux de fréquentation des établissements d’hébergement fortement impactés parla crise; la prorogation d’une année supplémentaire de la période de report des déficits fiscaux et des amortissements réputés différés au profit des entreprises relevant des secteurs directement affectés par le Covid-19 (autres dispositions fiscales et financières), etc.

Pour l’exercice 2022, de nouvelles mesures au plan fiscal ont été adoptées. Il s’agit notamment de l’institution d’une taxe sur les transferts d’argent à l’échelle nationale à l’exception des virements bancaires ainsi que des transferts pour le règlement des impôts et taxes. Cette taxe est fixée à 0,2% du montant pour les envois et 0,1% pour les retraits. De même, l’Etat a simplifié les modalités d’impositions des revenus fonciers à travers la consécration d’une imposition au taux libératoire de 10%sur les loyers perçus auprès des locataires professionnels. Une taxe spéciale sur le revenu (TSR) de 3% a également été instituée sur les commissions versées aux entreprises de transfert de fonds situées à l’étranger. Par contre, les adjudicataires des commandes publiques domiciliés à l’étranger ont vu le taux sur leur TSR passer de 5 à 3%.

Au rang des nouvelles mesures, figurent aussi celles qui visent à promouvoir le civisme fiscal au Cameroun. Désormais, la présentation de l’Attestation de non redevance (ANR) sera exigée pour les interventions des auxiliaires de justices dans les procédures judiciaires. De même les contribuables qui s’acquitteront spontanément des impositions mises à leur charge au terme d‘un contrôle fiscal se verront imposer une pénalité symbolique de 15%. A travers cette mesure, le gouvernement veut améliorer le recouvrement des impôts et réduire les arriérés fiscaux.

Asset Management : plus de 200 milliards d’actifs en fin 2021

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Les encours de la structure leader en zone Cemac ont augmenté de plus de 250% en 2021 pour atteindre 241,5 milliards FCFA.

Harvest Asset Management affiche encore de bonnes performances à la fin de l’exercice 2021. D’après les informations publiées le 14 février dernier, ses encours ont atteint la taille de 241,5 milliards FCFA l’an dernier. Ceci est le résultat, commente la BVMAC, de son expertise sur le segment de gestion collective via les fonds communs de placements (FCP) et de la gestion sous mandat. Harvest Asset Management se présente en réalité comme le Numéro 1 de la zone CEMAC en termes de gestion d’actifs. Il propose des solutions simples garantissant la sécurité et la liquidité des placements, avec un rendement meilleur que celui des produits de placement classique.«Nous avons à ce jour la gamme de produits de placement la plus large du marché financier de la zone CEMAC. Avec 5 FCP dont 4 sont à capital garanti, nous arrivons à satisfaire les besoins d’une clientèle variée de plus en plus désireuse de transparence dans la gestion de son épargne», indique Marc Kamgaing, le PDG. A côté des produits FCP distribués dans les réseaux bancaires partenaires, le dirigeant se réjouit aussi des chiffres générés par la gestion sous mandat qui représente 40% de l’encours total. Ce dernier service est privilégié par une clientèle Premium à laquelle Harvest Asset Management propose des allocations adaptées à leurs attentes et leurs profils de risque.

Harvest Asset Management est la première société de gestion de portefeuilles indépendante qui a été agréée en 2017 par la Cosumaf. Très présente au Cameroun et au Gabon, l’un de ses objectifs est de s’imposer dans les autres pays de la CEMAC et attirer l’épargne de la diaspora.

Défis Actuels

Choléra : déjà 521 cas et 19 décès dans le Sud-Ouest

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La région du Sud-Ouest est la plus touchée par l’épidémie.   

Depuis fin octobre 2021, le choléra, l’épidémie s’est propagée dans les régions du Sud-Ouest, du Centre, du Sud et du Littoral. Le 9 janvier, 619 cas de choléra ont été enregistrés dans ces régions, dont 21 décès enregistrés. Organisations humanitaires et le gouvernement ont travaillé ensemble pour faire face à la situation du choléra, notamment dans le Sud-Ouest, où 521 cas, dont 19 décès, ont été enregistré. 

Dans les régions touchées, en toute sécurité l’eau potable est rare, la couverture du réseau est limité et le manque de personnel de santé qualifié entrave la communication avec les communautés et la collecte d’échantillons de selles.

Par Amandine Atangana

Banques commerciales : vers la réduction du  » recyclage  » des billets reçus de la clientèle

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Le fait pour les banques commerciales de resservir à leurs clients ou de mettre dans les Distributeurs Automatiques des billets directement reçus de la clientèle, sans un traitement préalable de la Banque Centrale, contribue à entretenir une mauvaise circulation fiduciaire et même le faux monnayage. 

Comment améliorer la qualité de la circulation fiduciaire dans les Régions de l’Ouest et du Nord-Ouest? La question était au centre d’une rencontre entre le Directeur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Agence de Bafoussam, et les Responsables Régionaux des banques commerciales de l’Ouest et du Nord-Ouest, dans le cadre d’une concertation. 

C’était le 15 février 2022 à la Salle des Conseils du Centre.

 Les échanges ont porté sur la qualité de billets en circulation qui laisse encore de très grandes marges d’amélioration et sur les voies et moyens de surmonter ce problème. 

Les contributions des uns et des autres ont semblé converger vers la nécessité d’arrêter ou, tout au moins, de réduire le « recyclage » des billets reçus de la clientèle par les banques commerciales. Le fait pour les banques commerciales de resservir à leurs clients ou de mettre dans les Distributeurs Automatiques des billets directement reçus de la clientèle, sans un traitement préalable de la Banque Centrale, contribue à entretenir une mauvaise circulation fiduciaire et même le faux monnayage. 

Aussi, les banques commerciales ont justifié le « recyclage systématique » par l’incapacité présumée de la BEAC à mettre à leur disposition et à temps, les « billets banque centrale ». Des questions logistiques qui pèseraient sur les comptes d’exploitation des banques commerciales ont aussi été évoquées. 

Les parties se sont accordées sur l’arrêt du « recyclage » sur une période expérimentale qui débutera après que les Responsables des banques commerciales ont obtenu de leurs Directions Générales les autorisations et les ajustements procéduraux qu’exige cet essai. 

Le Directeur de la BEAC Agence de Bafoussam a promis de mettre en place une flexibilité adéquate dans le respect des procédures internes en vigueur, afin de favoriser cette expérimentation qui, si elle est positive, pourrait donner lieu à une extension temporelle et même géographique. 

A noter que la réussite d’un tel projet pourrait nécessiter l’organisation d’une campagne de sensibilisation et d’éducation du grand public à l’effet de promouvoir les bonnes pratiques de manipulation et de conservation des billets de banque.

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