Enlèvement de Regina Mundi : l’UPC appelle à la guerre totale

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Dans un communiqué signé de Robert Bapoh Lipot, l’Union des populations du Cameroun (Upc) dénonce « l’enlèvement des personnalités qui incarnent la représentation des institutions républicaines, notamment le kidnapping de madame Elisabeth Regina Mundi». Fait survenu le 30 avril dernier en plein centre ville de Bamenda, commis par les sécessionnistes qui sévissent dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NOSO). Pour le secrétaire général de la faction de l’UPC reconnue par l’administration territoriale, « les groupes sécessionnistes-terroristes confirment leur option pour une guerre totale contre l’Etat du Cameroun et ses institutions ». A cet effet, le Parti historique pense plus que jamais que le temps des négociations est révolu : « Au regard de la gravité de cette situation, l’UPC invite S.E Paul Biya…Chef suprême des armées, à prendre acte de cette déclaration de guerre contre le Cameroun et ses institution. Et d’user de toutes les prérogatives afférentes à ses fonctions pour sauvegarder l’unité territoriale et la libération immédiate de la sénatrice Elisabeth Regina Mundi », écrit-il.

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Régina Lundi, désormais entre les mains des sécessionnistes

Appel à une coalition

Au passage, au nom de l’Upc, Bapoh Lipot apporte « un soutien sans réserve aux Forces armées pour leur sacrifice, leur courage et leur détermination à combattre sans relâche les groupes sécessionnistes-terroristes qui sèment la désolation au sein des populations camerounaise ». Un clin d’œil est fait à l’endroit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir dont est militante Regina Mundi, et qui est un parti dont l’UPC « légale » est l’alliée. Pour que l’on vienne à bout des séparatistes qui sévissent depuis 2016, Bapoh Lipot appelle les populations des deux régions en crise, ainsi que les pays étrangers qui abritent les leaders des groupes séparatistes, à accorder leurs violons avec Yaoundé.

Le communiqué de Bapoh Lipot

Ce n’est pas la première fois que l’ex député du Nyong-et-Kelle affiche cette position au sujet de cette crise. Il est aussi le premier leader politique à signer une sortie publique au sujet de l’enlèvement de Regina Mundi qui est une figure importante du parti au pouvoir dans le Nord-ouest. Cette dernière que les kidnappeurs ont forcé à lire un communiqué dans lequel elle dit avoir démissionné du Sénat, pour rejoindre les rangs de la sécession. Paul Biya qui manie le bâton et la carotte va-t-il écouter son partenaire politique ? On attend. Entre temps, la sénatrice reste entre les mains de ses kidnappeurs et son chauffeur sans nouvelles.

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