Sur la photo qui sanctionne sa rencontre avec l’arbitre secouriste Michaël Ngangoum, le logo de Le Coq sportif apparaît clairement. Deux jours après le délai fixé par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), pour que la commission ad hoc choisie pour étudier les dossiers de soumission livre au Comité exécutif les trois meilleures offres. Soit le 30 juillet 2022. Difficile de croire au hasard ou à une méprise de la part du président de la Fecafoot qui sait communiquer, et surtout passer son message. Pour un dirigeant qui avait déjà clairement tourné la page de l’équipementier français au point de lancer un appel à candidature, les deux hypothèses ci-haut citées sont peu plausibles. Lui qui a fermé la porte à toute éventualité d’accorder une chance au successeur de Puma.
La visite d’Emmanuel Macron au Cameroun a certainement joué un rôle dans ce qui s’apparente à un volte-face de la part du nouveau président de la Fecafoot. C’est que, des sources indiquaient que le dossier allait être au menu de la visite du président français. Yannick Noah, égérie de la marque dont il est aujourd’hui l’un des dirigeants, ayant saisi le sommet de l’Etat camerounais pour se plaindre du tacle irrégulier de Samuel Eto’o. Et même si les deux présidents ne l’ont pas as évoqué en officiel, il reste que le déplacement de Macron au village Noah était un indicateur de la place que le président français qui arrivait au Cameroun pour la première fois depuis près de cinq ans qu’il est à l’Elysée. Le premier français à remporter le tournoi Roland Garros, devenu chef traditionnel dans son pays d’origine, a été pendant longtemps la personnalité préférée des Français. Un argument de poids pour l’homme qui a joué sa partition pour que Le Coq sportif puisse »sauver » le football camerounais de la situation qu’il traversait. Englué dans d’interminables crises, le football au pays des Lions indomptables avait perdu de sa superbe, et l’équipementier allemand Puma avait simplement coupe la poire en deux. D’autres majors sollicités avaient décliné l’offre.
Cette image pourrait livrer un message
C’est dire si Le Coq sportif était un sauveur pour la Fecafoot qui, une fois une certaine stabilité retrouvée, a craché dans la main qui l’a nourrie. La résiliation du contrat annoncée, le partenaire français a tenté en vain de ramener Samuel Eto’o. L’homme a plutôt lancé un appel d’offre en vue du remplacement de l’équipementier qu’il appelait désormais »habilleur », avec un délai du 19 juillet donné aux soumissionnaires pour faire parvenir leurs offres. A charge pour la commission ad hoc désignée pour les besoins de la cause, d’étudier les offres dès le 25 juillet et de transmettre au Comité exécutif de la Fecafoot trois offres que cette instance devrait étudier pour retenir la meilleure. Les choses semblent ne s’être pas déroulées comme le voulait le révolutionnaire patron de la Fecafoot. En tout cas,la Fecafoot qui s’était lancée dans une campagne de communication sur la question, a perdu sa langue. Au moment où les différents pays qualifiés pour la Coupe du monde Qatar 2022, transmettent déjà à la FIFA leurs choix pour la fête du football mondial. Déjà, Le Coq sportif avait indiqué avoir engagé déjà des initiatives dans ce sens.
Michaël Ngangoum est un élu. La photo de l’arbitre régional de football de l’Ouest en compagnie de Samuel Eto’o, a fait le tour du monde à travers les réseaux sociaux ce 1er août 2022. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a tenu à témoigner sa joie et sa reconnaissance envers cet homme en noir pour l’acte de bravoure qu’il a posé récemment.
Officiant le match Volcan du Noun contre AS Menoua à Foumbot, comptant pour la 12ème journée du championnat régional, l’arbitre s’est transformé en secouriste. Sur une action, le joueur LionelMessi et un adversaire se sont cogné les têtes en suspension. Celui-ci a chuté sur la tête et a perdu connaissance. Le directeur du match ayant mesuré la gravité du choc, n’a même pas eu le temps d’arrêter la partie, et, en interpellant l’équipe médicale, s’est précipité sur le malade qui avalait sa langue. L’arbitre l’a placé en position latérale de sécurité, et a réussi à ramener la langue du joueur. Les secours de profession n’ont que pris le relai, puis ont transporté le malade à l’hôpital où l’homme a été sauvé.
Un acte héroïque qui vaut son pesant d’or. La Fecafoot n’a pas assez communiqué sur le sujet, mais l’on a découvert Samuel Eto’o remettant un maillot à ce dernier. On apprend que le président de la Fecafoot envisagé de faire faire des formations en secourisme aux arbitres et aux joueurs des championnats nationaux de football dès la saison prochaine.
Après avoir trainé un journaliste de la télévision Vision 4 devant le Conseil National de la Communication (CNC) pour des « propos prétendument non fondés, de nature à porter atteinte à son image », Emeline Mvogo a eu gain de cause. Statuant lors de sa 31e Session le 28 juillet 2022, le régulateur des médias a en effet tranché en faveur de la cheffe de Centre des impôts Centre I en suspendant le journaliste concerné, Christophe Bienvenu Bia Nnama, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée de deux mois. « Le Conseil, après avoir établi la responsabilité de l’organe en cause pour diffusion d’un reportage au style prétendument satirique contenant des propos insinuants, offensants, injurieux et dévalorisants à l’encontre de la requérante, a décidé de suspendre le nommé Bia Nnama Christophe Bienvenu, journaliste en service au susdit organe de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée de deux (02) mois », écrit le CNC. Mais il n’ya pas qu’a Vision 4 que le Conseil a frappé. Le CNC a également suspendu pour un mois les directeurs de publication des médias «L’Expression», «La République», « Le Pélican», L’Elite», «Perspective d’Afrique», « Le Quotidien» et «Le National», suite à une plainte de l’homme politique Maurice Kamto pour accusations infondées.
Toujours au sujet de la plainte de Maurice Kamto, le CNC a sanctionné les journalistes : Thaddée Owona, Mathieu Bertrand Seme Ekong et Bruno Bidjang, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée d’un (01) mois. Les collaborateurs de Jean Pierre Amougou Belinga sont accusés « de manquement à l’exigence professionnelle d’investigation et d’équilibre dans le traitement de l’information diffusée lors de l’émission « Tour D’Horizon ». L’organe que dirige Joseph Chebonkeng, a en outre prononcé un non-lieu dans l’affaire Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC) contre l’organe de presse écrite dénommé « Direct info » et son directeur de publication. « Le conseil, après n’avoir retenu aucun grief contre le journal en cause, eu égard aux exigences professionnelles d’investigation, de recoupement et d’équilibre dans le traitement de l’information portée à la connaissance du public, a décidé de prononcer un non-lieu à suivre, mettant un terme à la procédure initiée par Monsieur Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC) contre le journal « Direct info » et son directeur de publication », lit-on sur la décision. Le CNC a sanctionné de nombreux autres médias, notamment des radios. Comme d’habitude, les sanctions du CNC ont provoqué de vives réactions de la part de certains observateurs qui l’accusent de vouloir museler la presse.
Attendu à l’aéroport international de Nsimalen, selon le programme officiel à 22h 00, le président français Emmanuel Macron a finalement atterri avec près d’une heure de retard à l’aéroport international de Nsimalen. L’Airbus A 330 qui transportait le président français et une forte délégation d’intellectuels, artistes et sportifs camerounais a pourtant décollé à un peu moins de 16 heures heure de Paris, mais est arrivé avec plus de 30 minutes de retard. Obligeant le Premier ministre Joseph Dion Ngute et les officiels camerounais à rester plus de temps que prévu à Nsimalen. Les raisons de ce retard n’ont pas été données et le président français a poursuivi sereinement sa visite d’Etat. Une fois à Yaoundé, Emmanuel Macron qui a visiblement plusieurs tours dans son sac a sorti une nouvelle pirouette. Selon le programme officiel, le départ du patron de l’Elysée était prévu ce mercredi 27 juillet à 8 heures 30 minutes, mais Emmanuel Macron a dû se raviser, programmant son départ mardi dans la nuit et annulant le diner prévu en son honneur. S’il n’y a pas eu d’explications officielles à toute cette gymnastique, au sein de l’opinion, les commentaires vont bon train. Certains estiment qu’Emmanuel Macron, qui serait venu au Cameroun pour reconquérir le pays aurait reçu une fin de non-recevoir de la part de son homologue camerounais. Ce qui aurait provoqué sa colère.
Basile Atangana Kouna jouit à nouveau de sa liberté d’aller et venir depuis ce soir du 29 juillet 2022. L’ancien ministre de l’Eau et de l’énergie (MINEE) a été élargie des geôles de la prison centrale de Yaoundé Kodengui, à la suite d’une décision du juge. Annie Noëlle Bahounoui Batende, présidente de la collégialité des juges, par ailleurs présidente du Tribunal criminel spécial (TCS), a prononcé la décision de libération de l’ex MINEE au terme d’une audience programmée aux environs de 15h. A la suite de la restitution par l’homme, du corps du délit au Trésor public. Des sources crédibles parlent d’un montant de 1,265 milliards de Francs CFA. Montant établi par la juridiction, comme représentant celui distrait par l’ex haut commis de l’État.
Basile Atangana Kouna était en détention à la Prison centrale de Yaoundé à Kodengui pour détournement présumé de deniers publics. L’arrêt des poursuites a été requis par le Procureur général près le TCS, à la demande du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, comme le prévoit la loi créant le TCS.
A deux jours du verdict dans l’affaire 8338, le Tribunal arbitral du sport (TAS) s’est exprimé. Pour proroger d’un mois encore son verdict. Un courrier de Delphine Deschenaux, conseillère auprès de l’instance judiciaire suprême mondiale du sport n’a pas justifié ce 4ème renvoi dans cette affaire en délibéré depuis près de cinq mois.
Le courrier du TAS
Henri Claude Balla Ongolo et les membres de l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACFAC) devront donc encore attendre pour sabrer le champagne d’une autre victoire qu’ils jurent d’enregistrer sur la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) dont ils contestent la régularité du dernier processus électoral. Eux qui depuis 2013 annulent toutes ‘es élections organisées pour remplacer Iya Mohamed.
Monsieur le Ministre, quel est l’état des lieux du processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ?
Le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest avance normalement. Après les étapes préalables de sensibilisation et de mise à jour des pertes enregistrées par les populations et les collectivités, les travaux ont bel et bien démarré. Actuellement, plusieurs écoles, centres de santé et systèmes d’adduction d’eau sont réalisés ou sont en cours de réhabilitation dans les deux régions. Parallèlement, de nombreuses initiatives visant l’apaisement sont menées en vue de faciliter l’exécution du Plan Présidentiel de Reconstruction et de Développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO). La phase de relèvement ou «Recovery », qui est actuellement mise en œuvre pour une période de trois ans, est construite autour de trois pi-liers à savoir : la promotion de la cohésion sociale ; la réhabilitation des infrastructures sociales de base et la revitalisation de l’économie locale. En Effet, la priorité durant cette première phase est de permettre aux populations affligées par la crise, de retrouver un minimum d’autonomie. Par la suite, les deux autres phases viendront consolider les acquis et transformer structurellement les deux régions grâce à la relance des agro-industries et la construction des projets d’envergure, à l’instar de la Ring Road, du port de Limbé et du barrage de la Menchum.
Plusieurs fois, vous avez organisé des missions de sensibilisation des populations. Avez-vous le sentiment qu’elles sont prêtes à adhérer, à s’impliquer dans la reconstruction dans un contexte où la crise peine à s’estomper ?
Je vous le dis d’emblée : si le PPRD-NO/SO a pu être réalisé au cours de l’année précédente, c’est essentiellement grâce à l’adhésion massive des populations et l’accompagnement des acteurs locaux du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Il est vrai que des appréhensions existaient au début. Mais, la plupart d’entre elles ont été levées ou sont en passe de l’être, en raison de l’approche inclusive et participative que nous avons adoptée à toutes les phases d’exécution des projets. Aujourd’hui, la majorité des citoyens des deux régions attendent impatiemment de bénéficier de l’accompagnement de l’État et des partenaires du Cameroun pour pouvoir recommencer à mener une vie normale.
Une étude a été menée sur l’évolution et les impacts socio-économiques de la crise sécuritaire… Quel est l’enjeu d’un tel travail de recherche au moment où les populations attendent devoir sortir de terre les premières infrastructures ?
L’élaboration de l’étude à laquelle vous faites allusion n’est en rien incompatible avec l’implémentation des projets de reconstruction. Mais à l’issue de la première année de mise en œuvre du PPRD-NO/SO, l’objectif était d’apprécier l’évolution et les impacts socio-économiques de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sur la période 2017-2020,en vue de proposer des axes de consolidation de la stratégie de reconstruction et de développement implémentée par le gouvernement et ses partenaires. Ce travail était très important, car il a permis d’avoir une idée exacte de la dynamique de la crise et d’éclairer la décision des plus hautes autorités, quant au maintien ou à la réorientation des axes d’intervention du plan.
Parlons maintenant de la thématique abordée par l’étude,quelle est la dynamique de cette crise sécuritaire et quels sont les impacts socio-économiques dans ces deux régions ?
Précisons tout d’abord que cette étude a été menée en liaison avec le Minepat, l’Institut national de la statistique(INS) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).Globalement, les résultats font état de ce que la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a détérioré les principaux indicateurs socio-économiques entre 2017 et 2019. En effet, la majorité des secteurs d’activités ont été affectés notamment l’agriculture, l’industrie,les services marchands et le commerce extérieur. Tout cela a eu une incidence sur le chiffre d’affaires des entreprises et sur les recettes fiscales qui ont fortement baissé dans les deux régions. Toutefois, l’année 2020 marque une inversion de la tendance à la baisse, avec une reprise perceptible des activités économiques et sociales dans les deux régions. C’est ainsi qu’après trois ans de baisse consécutive, les effectifs des élèves inscrits dans les écoles ont enregistré une augmentation significative. Bien qu’en deçà du niveau d’avant crise, la production agricole est également repartie à la hausse de même que les échanges des biens et services. Par conséquent, il nous paraît plus que jamais nécessaire de maintenir et renforcer cette dynamique positive en consolidant le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.Après une telle étude, il y a forcément des pistes de solution qui se dégagent.
Quelle est selon vous, la meilleure stratégie pour endiguer la crise, redonner confiance aux populations et booster le développement socio-économique dans les deux régions ?
Le Grand Dialogue National, convoqué par le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, avait déjà formulé des recommandations pour met-tre un terme à la crise. Sous l’égide du Premier Ministre, ces recommandations sont actuellement mises en œuvre par le gouvernement dans le cadre fixé par le chef de l’Etat. La mise en œuvre de ces préconisations,conjuguée au démarrage effectif du PPRD-NO/SO est à n’en point douter à l’origine de l’apaisement progressifobservé et de la reprise des activités socio-économiques dans les deux régions. Qu’à cela ne tienne, quelques pistes de réflexion ont été émises dans l’étude au sujet de la première phase de la reconstruction, notamment la prise en charge scolaire des orphelins mineurs de la crise ; l’accélération de la réinsertion socioéconomique des ex-combattants ; la sauvegarde du tissu économique local et le soutien aux acteurs clés de développement.Concernant la confiance entre les populations et les autorités, elle se consolide progressivement au regard de la collaboration de plus en plus ac-tive observée sur le terrain. Pour la restaurer définitivement, en plus des actions déjà engagées, il nous semble important de renforcer la culture de la redevabilité dans la conduite des actions publiques, de systématiser l’approche participative avec l’implication des principaux acteurs de développement et de mettre sur pied des cadres d’expression citoyenne.
Monsieur le Ministre, dans le cadre de l’approfondissement du processus de décentralisation, un statut spécial avait été conféré aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les positionnant désormais comme des acteurs majeurs du développement. L’objectif était de prendre davantage en compte les spécificités linguistiques et culturelles de ces deux régions. Où en sommes-nous ?
Ce processus est piloté par le gouvernement (précisément le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local), sous la conduite du Président de la République. À notre niveau, nous envisageons appuyer la mise en œuvre du statut spécial pour la simple raison que le PPRD-NO/SO a vocation à prendre fin dès la réalisation de ses objectifs, contrairement aux CTD qui sont des institutions pérennes chargées du développement local. Dans des conditions qui restent à définir, nous allons procéder au renforcement des capacités des exécutifs régionaux du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en matière de conduite des projets de développement socio-économique, en vue de capitaliser l’expertise du PNUD dans une perspective de consolidation des acquis et de pérennisation des infrastructures réhabilitées.Comment est–ce que le Plan Présidentiel de Reconstruction et de Développement des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’arrime-t-il à la SND30 ?La reconstruction des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est la priorité majeure du gouvernement pour les dix prochaines années. Elle figure en tête de liste des 15 programmes et projets que le gouvernement compte mettre en œuvre au cours de cette décennie. À cet effet, toutes les phases du PPRD-NO/SO sont arrimées aux objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), notamment en termes d’amélioration des conditions de vie des populations et de gouvernance locale. À titre d’illustration, les principaux axes des phases 2 et 3 du PPRD-NO/SO doivent contribuer à : transformer structurellement l’économie des deux régions ; promouvoir l’emploi et l’insertion économique et aménager le territoire du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Quid du financement du PPRD-NO/SO, où en sommes-nous ?
Le budget estimatif initial du Plan Présidentiel est de 89 milliards de FCFA.Au 31 décembre 2021, l’Etat du Cameroun avait déjà réglé les 10% du montant global (8,9 milliards FCFA) et le Japon était le seul partenaire étran-ger ayant contribué financièrement(1,5 milliards FCFA). Par ailleurs, le secteur privé a déjà apporté une contribution de 1,2 milliard FCFA. À cette date, le total du financement mobilisé se chiffre à 11,6 milliards de FCFA. S’il est vrai que la pandémie du Covid-19 peut expliquer les difficultés de certains pays amis à contribuer au financement du PPRD-NO/SO, nous demeurons convaincus que le retour de la paix, par le biais de la reconstruction, est une cause qui mérite une attention et des efforts particuliers en vue de la préservation d’un Cameroun uni et stable. Le cas échéant,des alternatives s’offrent au gouvernement, en l’occurrence la mobilisation de ressources additionnelles auprès du budget de l’État, le recours aux financements concessionnels et la poursuite de l’appel à la contribution financière du secteur privé.
Quelle est la prochaine étape après la présentation de l’étude sus citée ?
Dans les prochains mois, l’accent sera mis sur la poursuite de la réalisation des activités planifiées sur la période 2021-2022, couplée au renforcement de la stratégie de financement et à l’appui aux collectivités territoriales décentralisées du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La Banque des Etats de l’Afrique Centrale célèbre ses 50 ans. Pour marquer cet anniversaire, l’agence de la Beac de Bafoussam vient de lancer un concours du meilleur essai sur le développement d’une culture de stabilité monétaire en zone CEMAC. Selon le communiqué signé par Marcel Mboa, le directeur de cette agence, le thème de l’essai est : « Pour la naissance et le développement d’une culture de stabilité monétaire en zone CEMAC ».
Dans le même communiqué, l’on apprend que dans l’essai à soumettre, « la démonstration devra(Ndlr) se construire autour de la pensée de l’éminent professeur d’économie et ancien président de la Bundesbank, la Banque Centrale allemande avant l’avènement de la BCE, monsieur Helmut Schlesinger qui disait «Une politique de stabilité de la part du Gouvernement et de la Banque Centrale n’est pas suffisante pour assurer la stabilité de la monnaie. L’économie et les partenaires sociaux doivent également adopter un comportement adéquat. En fait, il faut une culture de stabilité dans les sphères publiques et politiques».
Le concours concerne, les étudiants ressortissants de la CEMAC et régulièrement inscrits dans une université reconnue d’un Etat membre, ajoute le communiqué.
Exigences scientifiques
L’essai qui sera soumis à l’appréciation du jury, au plus tard le 15 octobre 2022 à minuit, « devra être rédigé en respectant les normes du raisonnement logique et notamment la pensée critique (« critical thinking ») et être accessible à un public large. La démonstration devra être originale et exempte de toute forme de plagiat. Le style bibliographique retenu est APA 6ème édition », lit-on sur le communiqué.
La version à déposer devra êtrerédigée en français accessible, sous format word et ne devra pas dépasser dix mille (10 000) mots, y compris le résumé, les encadrés, les annexes et la bibliographie. Le résumé ne devra pas excéder deux cents (200) mots et le nombre de mots clés du texte est limité à cinq (05), explique Marcel Mboa. Qui exige également une brève biographie de l’auteur ainsi que ses contacts courriel et téléphonique à exposer en bas de la première page du titre.
Les contributions sont attendues par courriel à l’adresse : meilleur_essai@beac.int et les résultats seront connus au plus tard le 15 novembre 2022, suivi d’une remise des prix aura lieu le 22 novembre 2022. Les candidats peuvent se renseigner à l’adresse +237699 52 05 87 / 699 35 53 43, conclut le communiqué.
Le parti des flammes a voulu réserver un accueil spectaculaire au président français Emmanuel Macron le 25 juillet dernier. Le maire de la capitale politique du Cameroun, Luc Messi Atangana a lancé un appel aux militants du parti au pouvoir, à sortir massivement pour faire la haie depuis l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen. Et tout cela a eu un prix : 10,5 millions de francs CFA, c’est le montant de l’enveloppe réservée aux militants mobilisés pour l’accueil du président de la Ve République. Selon la note de la délégation permanente départementale du Mfoundi signée par son trésorier général, Gilbert Tsimi Evouna, portant mobilisation des militants de la visite y relative, il faut répartir la manne en sept portions. Notamment, le Mfoundi 1 (1,5 million de F CFA) ; le Mfoundi 2 (1,5 million de F CFA) ; le Mfoundi 3 (1,5 million de F CFA) ; le Mfoundi 4 (1,5 million de F CFA) ; le Mfoundi 5 (1.500.000 FCFA) ; le Mfoundi 6 (1,5 million de F CFA) et le Mfoundi 7 (1,5 million de F CFA).
Dans le détail, il est prévu 400.000 francs CFA par section Rdpc et Ojrdpc et 700.000 francs CFA par section Ofrdpc. C’est donc pendant près de dix heures d’horloge que les militants mobilisés par le Rdpc ont attendu l’arrivée d’Emmanuel Macron dans la soirée du lundi 25 juillet dernier à l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen. Le président français effectuait ce voyage sur invitation de son homologue camerounais Paul Biya. Pour cette première visite à Yaoundé, il faut attiser les flammes pour marquer positivement le chef de l’Etat français qui n’a pas choisi au hasard le Cameroun, allié historique avec lequel la relation a été malmenée entre dossiers économiques cruciaux, influence de la Russie et les enjeux politiques.
Emmanuel Macron a choisi le Cameroun pour son tout premier déplacement en Afrique depuis le début de son second quinquennat. Un choix auquel le président français entend donner du sens, lui qui dit vouloir accorder toute son attention à la jeunesse africaine, renouer avec une plus grande coopération économique, tout en essayant d’aider le Cameroun à développer sa souveraineté. « Le niveau d’excellence des jeunes diplômés camerounais, les talents qui sont ici présents sont une fierté pour le pays et je pense que le rôle de la France est d’aider au maximum à leur donner une place et leur permettre de réussir », a déclaré M. Macron. Arrivé à Yaoundé dans la nuit du lundi 25 juillet 2022, l’invité de Paul Biya n’aura passé que 24 heures sur le sol camerounais. Les deux chefs d’Etat se sont donc rencontrés le lendemain mardi, au Palais de l’Unité à Etoudi. Les échanges qui ont débouché sur l’annonce de nouveaux accords de partenariat ont également mis en avant la complexité des discussions autour des relations que certains pays entretiennent avec la Russie.
Partenariats agricoles
Plusieurs sujets étaient en effet au menu de ce tête-à-tête principalement dédié à la sécurité alimentaire. Un pan des discussions a ainsi porté sur de nouveaux partenariats agricoles entre la France et le Cameroun pour combattre la crise alimentaire qui se profile à l’horizon. « Nous avons convenu de poursuivre nos efforts conjoints dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures ainsi que de la formation et du développement local avec en point de mire l’émergence du Cameroun », a révélé le chef d’Etat camerounais. Pour son interlocuteur, le renouvèlement des accords agricoles avec la France repose sur un objectif de formation, un objectif de production accrue sur le plan agricole, un objectif visant à bâtir une plus grande autonomie africaine en matière d’engrais et d’une production renforcée. « C’est un partenariat public-privé que nous voulons ainsi établir, dixit Emmanuel Macron. L’investissement de la France dans le secteur agricole au Cameroun est évidemment ancien mais c’est une manière de lui donner un nouveau jour, de le renforcer et de permettre de régler la crise qui est la nôtre, par coopération entre nos deux pays, coopération entre nos académies et systèmes de formation, coopération entre nos systèmes publics et privées ».
L’Ukraine et la présence russe en Afrique
L’autre sujet qui a alimenté les discussions entre les deux chefs d’Etat a tourné autour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et principalement les destructions et les souffrances qu’elle occasionne avec des répercussions au plan international en général et national en particulier. Notamment la crise énergétique liée à la hausse du cours des matières premières, les perturbations du marché mondial des céréales et l’inflation généralisée dues aux difficultés d’approvisionnement. Il s’agit selon Paul Biya, des défis globaux qui appellent une riposte globale. « Le président Macron et moi-même, sommes d’avis que tout doit être fait pour arriver à une cessation rapide des hostilités. Pour cela, la logique de la confrontation doit céder le pas à celle de la conciliation et du dialogue », a souligné le chef d’Etat camerounais. A cet égard, son homologue français et lui ont convenu de travailler à l’approfondissement des liens entre leurs deux pays sur plusieurs volets et en particulier en matière de développement économique, de paix, de prospérité et de stabilité. Le Cameroun, comme de nombreux pays africains, ne communiquera donc pas de façon officielle et publique, sa position vis-à-vis de son partenaire russe, devenu ennemi numéro un de l’Europe. Une attitude qui consiste selon Macron « à ne pas qualifier une guerre et à ne pas savoir qu’il en est une parce qu’il y a des pressions diplomatiques ». Et qu’il qualifie « d’hypocrisie ». Lui qui se dit préoccupé par la présence de la Russie sur le continent. La France et l’Europe qui attendent toujours de voir les chefs d’Etat africains se lever et condamner ouvertement les exactions commises par la Russie en Ukraine vont devoir attendre encore longtemps. Les négociations étant basées sur des intérêts divergents.
Renforcer le partenariat stratégique L’audience accordée à Emmanuel Macron a aussi permis d’évoquer les investissements des entreprises françaises dans un contexte de forte concurrence, marqué par le renforcement des liens entre le Cameroun et la Chine, son premier fournisseur, et la Russie avec qui le pays a récemment renouvelé un accord militaire. Selon les experts français, Paris a voulu à travers ce voyage, s’assurer de la fidélité du partenaire camerounais dans un contexte de perte d’influence dans son ancien pré carré africain, comme l’illustre les exemples malien, centrafricain et dans une certaine mesure guinéen et burkinabè. Il s’agit en effet d’un partenariat essentiel pour la France surtout, du fait de son rôle stratégique dans l’approvisionnement de la sous-région et notamment du Tchad, où elle possède une base militaire. « Il nous appartient d’être meilleur, plus efficace, d’œuvrer ensemble aussi à une grande transparence des marchés, à une efficacité collective. Là aussi nous en avons longuement parlé mais je souhaite qu’on puisse diversifier cette coopération au-delà des grandes infrastructures et des commodités, qu’on puisse regarder dans le domaine de l’agriculture, de la formation, du numérique, également des industries culturelles créatives, du sport, comment faire davantage », a expliqué M. Macron.
Sécurité et lutte contre le terrorisme
Les deux chefs d’Etat ont également évoqué les menaces à la sécurité dans la sous-région Afrique centrale et les voies et moyens d’y faire face. Si Macron a salué « la qualité de notre coopération de sécurité et défense », ici, il ne cache également pas ses inquiétudes face à la montée en puissance des groupes armés. A cet égard, les deux présidents ont convenu de la renforcer en particulier la formation, nécessaire pour agir contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad notamment. « Nous avons ensemble évoqué cette situation vantée de lutter contre le terrorisme. Nous devons le faire en lien avec tous les pays de la région qui sont touchés par ce phénomène. Nous avons également évoqué la situation de plusieurs pays de la région notamment la RCA et de notre préoccupation commune à l’égard des ingérences qui s’y font jour ».
Améliorer la gouvernance locale
L’autre sujet qui a préoccupé le président français a reposé sur la gouvernance pratiquée au Cameroun. « Nous en avons longuement parlé », a martelé Emmanuel Macron. D’avis que la lutte contre la corruption doit être renforcée, le dirigeant français entend renouveler le soutien de son pays au processus de décentralisation : « Je demeure en effet convaincu, que la régionalisation constitue une réponse à la grave crise qui continue d’affecter le pays dans ses régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Et que c’est par ce processus politique de dialogue, de réforme, d’avancée, de conciliation qu’une solution durable pourra être trouvée ».