Cameroun : Le CNC sanctionne plusieurs médias

Des journalistes de la télévision Vision 4, de la radio RIS FM et de sept organes de presse privés ont été suspendus d’activité pour une durée allant d’un à deux mois.

0
80
CNC
immeuble du CNC

Après avoir trainé un journaliste de la télévision Vision 4 devant le Conseil National de la Communication (CNC) pour des « propos prétendument non fondés, de nature à porter atteinte à son image », Emeline Mvogo a eu gain de cause. Statuant lors de sa 31e Session le 28 juillet 2022, le régulateur des médias a en effet tranché en faveur de la cheffe de Centre des impôts Centre I en suspendant le journaliste concerné, Christophe Bienvenu Bia Nnama, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée de deux mois. « Le Conseil, après avoir établi la responsabilité de l’organe en cause pour diffusion d’un reportage au style prétendument satirique contenant des propos insinuants, offensants, injurieux et dévalorisants à l’encontre de la requérante, a décidé de suspendre le nommé Bia Nnama Christophe Bienvenu, journaliste en service au susdit organe de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée de deux (02) mois », écrit le CNC. Mais il n’ya pas qu’a Vision 4 que le Conseil a frappé. Le CNC a également suspendu pour un mois les directeurs de publication des médias «L’Expression», «La République», « Le Pélican», L’Elite», «Perspective d’Afrique», « Le Quotidien» et «Le National», suite à une plainte de l’homme politique Maurice Kamto pour accusations infondées.

- Publicité -

Toujours au sujet de la plainte de Maurice Kamto, le CNC a sanctionné les journalistes : Thaddée Owona, Mathieu Bertrand Seme Ekong et Bruno Bidjang, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une durée d’un (01) mois. Les collaborateurs de Jean Pierre Amougou Belinga sont accusés « de manquement à l’exigence professionnelle d’investigation et d’équilibre dans le traitement de l’information diffusée lors de l’émission « Tour D’Horizon ». L’organe que dirige Joseph Chebonkeng, a en outre prononcé un non-lieu dans l’affaire Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC) contre l’organe de presse écrite dénommé « Direct info » et son directeur de publication. « Le conseil, après n’avoir retenu aucun grief contre le journal en cause, eu égard aux exigences professionnelles d’investigation, de recoupement et d’équilibre dans le traitement de l’information portée à la connaissance du public, a décidé de prononcer un non-lieu à suivre, mettant un terme à la procédure initiée par Monsieur Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC) contre le journal « Direct info » et son directeur de publication », lit-on sur la décision. Le CNC a sanctionné de nombreux autres médias, notamment des radios. Comme d’habitude, les sanctions du CNC ont provoqué de vives réactions de la part de certains observateurs qui l’accusent de vouloir museler la presse.

Facebook Comments Box
- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here