Yaoundé : le Directeur général d’Eneo arrêté et brutalisé par la police

Dans un courrier adressé au Premier ministre, le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings dénonce les violations des droits élémentaires au cours de l’interpellation du « directeur général de l’une des plus grandes entreprises du Cameroun ».

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Le ton utilisé pour raconter les faits suffit pour mesurer l’ampleur de la situation. Dans un courrier au vitriol, signé par David Alderton,  le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings et adressé au Premier ministre, l’Actionnaire majoritaire d’Eneo Cameroun se dit inquiet suite à l’interpellation du directeur général d’Eneo par la Police judiciaire.

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Selon David Alderton qui signe la lettre, Patrick Eeckelers, le directeur général d’Eneo a été interpellé mercredi 17 aout dernier par les officiers de  la Police judiciaire, alors qu’il prenait son petit déjeuner à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Une interpellation jugée hors de procédure. Monsieur Patrick Eeckelers « a été invité sur un ton impérieux et sans ménagement à suivre ces officiers de police judiciaire (qui n’ont pas pris la peine de décliner leur identité) y compris sur recommandation des responsables du Hilton, Monsieur Patrick Eeckelers n’a même pas eu le temps de récupérer sa pièce d’identité », déplore le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings.

Capturé, le directeur général d’Eneo a été conduit à la police judiciaire dans un taxi banalisé. Y étant il a été retenu pendant plusieurs heures où il a selon les mots contenus dans la lettre, subit de « diverses menaces, y compris celle d’être mis en cellule ».                 Dans sa correspondance, David Alderton dénonce vivement  cette arrestation qui s’est passée « sans le moindre égard et sans que le prévenu(Ndlr) ne  puissent contacter ou alerter qui que ce soit. … et en violation de ses droits les plus élémentaires ».

Pour David Alderton, les conditions de cette arrestation « interrogent sur le traitement que l’Etat du Cameroun réserve aux représentants des investisseurs étrangers et pèse négativement sur a relation de confiance qui devrait exister entre le partenaire stratégique Actis et l’Etat du Cameroun », lit-on dans la lettre. L’auteur de la lettre se dit davantage inquiet, du fait que cette interpellation intervient « juste avant la tenue d’une importante réunion programmée au ministère des Finances à laquelle devrait participer monsieur Patrick Eeckelers sur les mesures urgentes pour l’assainissement financier du secteur de l’électricité ».

Le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings dit compter sur les hautes autorités du Cameroun pour prendre des mesures nécessaires pour que de telles situations ne se produisent plus. Et surtout que les droits des investisseurs étrangers et ceux des employés d’Eneo soient respectés.

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