samedi, juin 13, 2026
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Championnats professionnels : Union-Astres en ouverture…

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Le stade de la Réunification de Douala abrite ce 15 octobre le match d’ouverture de la saison 2022-2023. Face à face, Union sportive de Douala et Astres de la même ville. Deux équipes qui présentent des visages antagonistes. Le club des Nassaras Gamakaï a été fondé en 1955 et n’a jamais connu l’enfer de la deuxième division, tandis que le club des Brésiliens de Bépanda n’existe que depuis 2002, mais a su bousculer les lignes pour se tailler une place parmi les grands. La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à travers le Conseil transitoire du football professionnel (CFTP), a choisi une affiche qui promet d’être des plus alléchantes de la saison.

Les revendications de l’ACEC
  • Selon Marc Chouamo, chroniqueur sportif à Canal 2 international, les deux clubs se rencontrent pour a 32ème fois de l’histoire depuis 2005 (Union-Astres, le 19 avril 2005 avec une victoire des Astres 2-1). En tout, chacun a signé 10 victoires, pour 11 nuls, pour 61 buts. « Sur les dernières rencontres, 3 victoires pour les Astres, une pour Union et un nul», relève-t-il. En outre, « les Astres restent sur deux matchs sans défaite face aux Nassaras », soit une victoire et une défaite ; alors que la dernière victoire de l’Union remonte au 19 mai 2019 (1-2). C’est dire si l’adversité entre les deux est constante et le match promet d’être discuté. En marge de ce choc, un duel d’entraîneurs : Oumarou Sokba de l’Union de Douala, qui symbolise une jeunesse audacieuse, contre Nicolas Tonyè, un vieux de la vieille garde qui n’a plus rien à prouver. L’un et l’autre tiennent à se faire respecter. Le public du stade de la Réunification aura de quoi se régaler.
La conférence de presse d’avant-match

…en attendant que les nuages se dissipent

Mais une épaisse couche de nuage demeure sur le démarrage de cette nouvelle saison, version Samuel Eto’o. L’Association des clubs de football d’élite du Cameroun (Acec) a posé des conditions pour démarre la saison dimanche, soit le lendemain du match d’ouverture. Entre autres le paiement de la première partie de la subvention, la mise à disposition de la décision d’homologation de la saison 2021-2022, la mise à disposition du règlement de la saison à venir, une communication sur le nouveau sponsor TIOF dont le logo leur est imposé sur les maillots,… Et se proposent de jouer leurs matchs le 19 octobre.

Entre temps, New stars de Douala a saisi la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), pour sa réintroduction au championnat Élite one. Laquelle juridiction lui a donné raison ce 14 octobre 2022. La veille du démarrage de la saison. Face à tout cela, l’exécutif de la Fecafoot est muet et campe sur ses positions sans accepter le dialogue.

Coupe du monde 2022 : le pessimisme d’un observateur au sujet des Africains

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  • L’Observatoire de la gouvernance du football africain (OGFA) n’est pas très rassuré de la forme des équipes africaines qualifiées pour la Coupe du monde de football Qatar 2022. Si l’organisme se satisfait que chacun des cinq pays africains devant prendre part au tournoi dès novembre prochain a mis à profit la période FIFA de septembre pour jouer deux matchs, il n’applaudit pas les résultats.
  • Les dix matchs joués par les cinq ambassadeurs de l’Afrique à ce grand rendez-vous du football mondial se sont soldés par quatre victoires, quatre défaites et deux nuls. Même s’il y a autant de victoires que de défaites, l’OGFA fait observer qu’à deux mois du démarrage de la Coupe du monde, les signaux ne sont pas rassurants. Prenant au cas par cas, l’Observatoire relève que le Ghana a encaissé trois buts en n’en a marqué qu’un, autant pour le Sénégal. La Tunisie qui a encaissé le plus grand nombre de buts (cinq), en a inscrit deux. Le Maroc semble être la meilleure de cette période : les Lions de l’Atlas ont enregistré une victoire (2-0 contre le Chili) et un match nul vierge contre le Paraguay. Pire, le Cameroun qui a encaissé trois buts, n’en a marqué aucun. 
  • Selon l’OGFA, les avis sont partagés sur ces prestations des Africains : les optimistes et les pessimistes. La « thèse pessimiste soutient que ces rencontres ont été un véritable galop d’essai ayant permis de se faire une idée certaine quant à l’avenir de ces nations du foot continental ». En face, la thèse optimiste tend à montrer que « ces matchs de rodage ont un aspect purement technique, à mieux aident à mieux voir et jauger les niveaux des joueurs convoqués par les staffs responsables, à asseoir la cohésion au sein des joueurs, question de se faire une bonne idée avant la publication des listes définitives de ceux à retenir…», relève l’OGFA dans une analyse faite au terme de cette période. L’organisation présidée par Alain Betsi penche pour la seconde thèse en faisant remarquer que trois adversaires des pays africains à cette fenêtre FIFA sont également qualifiés pour le Mondial : le Brésil, l’Iran et la Corée du Sud. Or « aucun pays africain n’est venu à bout de ces adversaires également qualifiés pour la Coupe du monde », fait remarquer l’Observateur. Pour contrarier ceux qui soutiennent la thèse d’un rodage en minimisant la recherche du résultat.

De toutes les façons, l’OGFA émet des réserves sur d’éventuels succès marquants des Africains en novembre au Qatar. D’autant plus que « les représentants du continent africain (certains) ont étalé un très grand nombre de lacunes et faiblesses notoires au cours de ces rencontres ». Or les adversaires du Mondial sont des pays « d’un niveau similaire ou un cran au-dessus de ceux rencontrés lors des matchs amicaux », souligne l’étude.  De toute les façons, « le temps qui nous sépare du Mondial doit être soigneusement mis à profit, en vue des réglages adéquats qui combleront les insuffisances actuelles » notamment « lors des regroupements »avant le Mondial.

Les différents matchs amicaux

Ghana-Bresil (0-3)/Ghana-Allemagne (1-0)

Sénégal-Bolivie (0-2)/Sénégal-Iran (1-1)

Cameroun-Ouzbekistan (0-2)/Corée du Sud -Cameroun (1-0)

Maroc-Chili (2-0)/Maroc-Paraguay (0-0)

Tunisie-Comores (1-0)/Tunisie-Brésil (1-5)

UPC: la Cour suprême désavoue Atanga Nji

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  • « Le pourvoi de l’Etat du Cameroun est recevable en la forme… Au fond, il n’est pas justifié, il est par conséquent rejeté». En ces termes, la Chambre administrative da la Cour suprême du Cameroun a rejeté l’appel introduit par le ministre de l’Administration territoriale (MINAT) au sujet de la crise de leadership à l’Union des populations du Cameroun (UPC). En article premier de cet arrêt du 12 octobre 2022, la justice dit que « l’intervention volontaire de sieur Bapooh Lipot Robert est irrecevable ». 
  • En clair, le Secrétaire général de l’UPC reconnu par la justice est Pierre Baleguel Nkot, ainsi que l’avait déjà décidé le Tribunal administratif. Mais Paul Atanga Nji avait ignoré cette décision, et en continuant à travailler avec Robert Bapooh Lipot, le MINAT avait fait appel auprès de la Cour suprême. Rien n’y a changé. L’ancien député du Nyong et Kelle se contentera de militer à la base. Lui qui a décliné l’offre d’union des factions du Crabe, se cramponnant sur le mandat dont il a hérité en 2013. Cela survient à quelques un an et demi des élections législatives et municipales. Lesquelles serviront d’occasion d’un retour du Parti des Crabes sur la scène politique nationale. Après avoir perdu sur toute la ligne en 2020, par forfait. Les listes du parti, signées par deux secrétaires généraux, ont simplement été annulées.
  • Baleguel Nkot qui a bénéficié le la légitimité de différentes tendances de l’ex faction Kodock, a les pleins pouvoirs pour relancer le parti des Um Nyobè et Ouandié sur le territoire national. Là où nombre de militants ont rejoint les rangs adverses, notamment dans le Nyong et Kelle et la Sanaga maritime où le Parti camerounais pour la réconciliation nationale, a raflé pratiquement toute la mise.

Camwater : 500 millions FCFA au personnel

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C’est un demi-milliard de francs CFA que le personnel de la Cameroon water utilities corporation (Camwater) s’apprête à recevoir. Un communiqué du nouveau Directeur général de l’entreprise informe le personnel du décaissement de cette somme ce 13 octobre 2022. Blaise Moussa parle du « règlement progressif de la dette sociale ». Expliquant que « ce premier paiement est équitablement réparti entre indemnités de fin de carrière et reconstitution des carrières des ex SNEC ».

De quoi calmer davantage les syndicalistes qui ont suspendu leur mot d’ordre de grève au lendemain de l’installation du remplaçant de Gervais Bolenga. A ces assises, le gouvernement, notamment le ministre de l’Eau et de l’énergie (MINEE) a promis que des dispositions sont en train d’être prises pour l’apurement de la dette sociale du personnel. Les défenseurs de la cause du personnel avaient accepté sur la base de la confiance. Sur le champ, il leur avait été annoncé que le gouvernement a débloqué la somme de 500 millions de francs CFA comme avance de sa dette vis-à-vis de la Camwater. Dette qui s’élevait à 10 milliards 300 millions FCFA en août dernier. Entre temps, l’entreprise chargée de produire l’eau potable pour les Camerounais manquaient de produits pour traiter l’eau issue des fleuves.

Numérique : Huawei propose des solutions innovantes aux entreprises bancaires.

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L’idée a été abordée la semaine dernière lors du forum de la finance organisé par la filière locale du géant chinois.

Un forum de la finance vient d’être organisé au Cameroun. Sous le thème : « façonner une finance plus intelligente et verte et créer une nouvelle valeur ensemble », cette rencontre qui a réuni les acteurs du secteur bancaire s’est terminée sur une bonne note. En effet le géant des TIc Huawei a promis d’accompagner les institutions bancaires à travers des solutions innovantes, intelligentes et respectueuses de l’environnement. « Nous avons combiné 30 ans d’expérience techniques, nos capacités et nos connaissances de l’industrie avec les besoins des clients, pour fournir des produits et des solutions TIC financiers compétitifs qui couvrent plusieurs domaines et nous collaborons avec divers partenaires pour une innovation conjointe avec la WAN, le Wi-fi 6, tout flash. Nous pensons que les institutions financières qui sont prêtes à se numériser seront plus susceptibles de connaître un plus grand succès », a indiqué Mme Edmonde Djiokeng Teboh, Directrice des Relations Publiques de Huawei zone CEMAC, dans son allocution. Elle a rappelé les opportunités qu’offrent le cloud computing, le big data, l’intelligence artificielle, la 5G et bien d’autres technologies innovantes.

Construire un cloud
Huawei s’est en effet proposé de construire un cloud fiable et intelligent adapté au secteur financier. Et de mettre sur pied d’un réseau IP intelligent, des infrastructures informatiques intelligentes et des Data center. L’entreprise chinoise veut en effet se distinguer par la disponibilité de ses infrastructures, flexibles et moins onéreux.

« Tout le monde aujourd’hui a besoin d’un service financier. Il faut pouvoir partager avec ses clients, l’ensemble des solutions que Huawei propose pour la digitalisation des banques ; pour le développement de la banque que ce soit la banque 1.0, 2.0, 4.0, le lifestyle banking, les services de proximité pour les populations », indique Edmonde Djiokeng Teboh.

Qui ajoute qu’« il faut dire qu’aujourd’hui tout ce qui est digitalisation, tout ce qui est transformation numérique est soutenue par un investissement en infrastructure qui permet au service commercial de développer des services qui sont disponibles et de qualité. Nous sommes cet équipementier qui propose des solutions déjà disponibles. Beaucoup d’équipementiers font face à des pénuries, des difficultés. Les livraisons se font au bout de 42 semaines, parfois à plus d’un an. Chez Huawei, ce n’est pas le cas. Nous continuons de respecter nos standards de livraison normale. Que ce soit à travers nos services Fasttrack qui font des livraisons en une semaine. Nous continuons de communiquer l’ensemble de produits, l’ensemble de nos innovations à l’ensemble de notre clientèle », poursuit-elle.


Réalisations
L’entreprise chinoise cumule une longue expérience dans l’accompagnement de la digitalisation des banques. Sur les cent plus grandes institutions bancaires dans le monde, quarante-neuf sont dans le portefeuille du géant chinois des solutions digitales.

Ancienne route Oyom-Abang : une négligence qui rend la vie dure aux usagers.

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Carrefour Oyom-Abang ancienne route, Montée Emma Basile est depuis 2019 dans un état piteux et abandonné à elle-même. Une situation qui met en mal les populations et crée de nombreux problèmes de circulation pour les transporteurs.

Crevasses, nid de poule, boue, eaux souillées, poussière et bordée de verdure ou de poubelles, est l’état du carrefour Oyom-abang. Une situation qui semble ne pas déranger les autorités en charge de cette commune et les autorités en charge de l’aménagement et de l’urbanisation.
Bien qu’ayant entamé plusieurs fois un semblant de réhabilitation, cet axe reste, à ce jour dégradé. En effet, en saison de pluies, la route est presque impraticable que ce soit à moto ou en voitures. Car, elle est objet de glissements dangereux qui donnent lieu parfois à des accidents. En saison sèche, la poussière maquille les maisons situées en bordure.

Transporteurs


« Nous avons tant entendu que cette route sera aménagée. Des travaux ont débuté en 2019 sans suite. Des engins ont été abandonnés sur cette route pendant pratiquement 2 ans, les pavés ont été déposé pour réhabilité cette route, mais n’existent plus. Seuls les dépôts de boue, de sables et d’ordures retirés dans les rigoles et marécages tiennent lieu de décores. Le gouvernement a fait un plan de réaménagement en 2021 en citant cette route, celle de Nkolmesseng, celle de Nkolbisson et bien d’autres, à l’heure actuelle rien rien n’a été entrepris », déclare un chauffeur de taxi.
« Nos routes sont faites de ciment, sans trottoirs, étroits et pas de rigoles. Nous vivons le calvaire. Mais tous les jours nous transporteurs, payons des taxes. Où vont ces taxes ? Dans les constructions de villas et le confort des familles qui nous administrent », déclare en 2020 Barthélémy Obam, chauffeur de taxi.

Les autorités pointés


« Les autorités qui vivent dans le mensonge et les paroles mielleuses ne cessent de faire semblant de compatir en bloquant les routes pour réparation. Mais dès que l’accès est autorisé, on remarque que rien n’a été fait sur ces routes qui semblaient être en chantier. Pourquoi tout cela ? », Jean-René Ondoua, transporteur. Et effectivement, le carrefour Oyom-Abang n’est pas en reste. Le chantier qui a été lancé pour le réaménagement de cet axe traîne depuis et empêche la fluidité de la circulation. Pour certains, « si rien n’est fait ces prochains mois le carrefour sera impraticable et une fois de plus cette partie de la capitale causera un autre problème d’embouteillage ». « A quand le changement ? Que notre pays change et que chacun puisse enfin assumer la tâche qui lui incombe. Car il n’existe plus de bonnes routes goudronnées au Cameroun, elles sont au contraire boudronnées », ajoute un usager.

15 ans d’histoire
En fait, goudronnée depuis 2007, la route du Camp Sonel Oyom-abang s’est dégradée au fil des années, et a même fait objet de conflits entre Luc Assamba et Augustin Tamba, respectivement ex-maire du 2e arrondissement et maire du 7e arrondissement. Un tronçon qui n’est pas sans rappeler celui de Nkolmesseng, situé dans l’arrondissement de Yaoundé 5, dont les travaux démarrés en avril 2020.

Serge Branco : le Totem et moi

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Vous venez d’être promu DG du nouveau projet sportif Totem d’Obala. Quel est votre sentiment ?

Sentiment de satisfaction car trouver un président de Conseil d’administration qui accepte faire confiance à un homme qualifié et s’effacer est rare de nos jours chez les président de clubs.

En lançant le projet récemment, le promoteur s’est donné de grandes ambitions. Mesurez-vous le poids de la charge ?

Oui le promoteur, monsieur Jacques Ekani qui est homme politique et PCA d’une très grande holding (Balekani) qui fait dans les constructions de routes et travaux publics, est un homme très ambitieux qui a fait fortune dans les affaires, à seulement 37 ans ; et il m’a présenté les grandes lignes de son projet, que je dois essayer d’implémenter.

Vous avez deux ans pour poser les jalons de ce projet. Est-ce suffisant pour la mission ? Jusqu’où comptez-vous arriver ?

La durée du contrat n’est pas la chose la plus portable dans ce projet. C’est la structuration et l’inhalation d’une gestion moderne et professionnelle de la structure qui compte et même en six mois, les bases peuvent être instaurées.

D’aucuns minimisent vos capacités à conduire un tel projet, au regard de vos états de service au pays, notamment à Bamboutos FC et Stade Renard où vous avez très souvent quitté le navire précipitamment. Qu’en dites-vous ?

Mes états de services ne peuvent se faire dans le désordre organisationnel car je suis un professionnel dans l’âme et je ne peux cohabiter avec des présidents de clubs imbus de leur personne et qui viennent se faire de la lumière et de l’argent dans le football, au mépris des acteurs du football dont je mets le respect des droits en priorité de ma gestion.

Un tour sur votre compte facebook laisse voir des réactions partagées. Le nom laisse présager un projet basé sur du surnaturel, à un moment où le débat enfle sur l’usage de pouvoirs surnaturels dans le football. Cela vous a-t-il laissé indifférent ?

Le débats sur le surnaturel d’où est parti le nom TOTEM d’Obala est secondaire à ma mission car si je peux reconnaître que nous sommes en Afrique et en pays bantou, à la base, des noms des clubs pareils ont des significations précises. Je vais me renseigner auprès de mon PCA pour avoir une idée du nom TOTEM d’Obala.

Douala : un plan pour réduire les produits importés dans les marchés

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Avec un accompagnement des coopératives agricoles, il sera question de fournir les vivres les plus consommés à moins de 200 f/kg, soit moins chers que les produits importés courants.

D’après le MINEPAT, 3 agriculteurs sur 4 ne vendent presque plus rien sur le marché national des produits alimentaires. Car ce marché reste dominé par les produits importés. On note ainsi un dysfonctionne ment de l’organisation économique en matière d’approvisionnement alimentaire des villes camerounaises. Le cas de la ville de Douala est plus préoccupant, car elle est la principale porte d’entrée des produits importés au Cameroun.

Statistiques

L’analyse réalisée dans le cadre de la confection du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI) a fait ressortir d’importantes anomalies, principalement, un basculement des consommations alimentaires. A Douala par exemple, pour plus de 4 000 000 d’habitants, les consommations de riz et de produits à base de blé ont déjà largement dépassé les 300 kg/an, annulant presque la consommation des aliments traditionnels de référence comme le plantain + les tubercules. C’est pourquoi Douala a été choisi pour la mise en œuvre du Plan Agro-Indus triel National (PAIN) à travers le projet « Reconquête du marché de Douala » (REMAD). Le plan est en réalité basé sur un nouveau modèle d’organisation du monde rural com portant la réalisation de 3500 agropoles dans tout le pays. 

La stratégie

Il est donc question à Douala de mettre sur pied une organisation permettant de ravitailler la ville en produits alimentaires locaux. Ceci se fera via une zone située à une distance inférieure à 200 km de Douala par la route. Une cinquantaine de communes pourraient être impliquées dans ce projet qui vise à dynamiser les productions agropastorales et agro industrielles et d’organiser leurs circuits de collecte et commercialisation pour les rendre compétitives par rapport aux produits importés. La nouvelle organisation devrait apporter les vivres les plus courants à moins de 200 F/kg, pour les rendre moins onéreux à la portion individuelle que les produits importés courants. Ces prix doivent être pratiqués dans des « alimentations », boutiques de quartier proches des consommateurs, pour les rendre aussi accessibles que les produits importés. Cela se fera par la création de Sociétés de Développement des productions Vivrières (SODEVIV) dans les communes de la zone d’approvisionnement ciblée et la Création d’une Société d’Approvisionnement en Vivres (SAV). Cette dernière se chargera du rachat des produits dans les agropoles et de la distribution notamment aux détaillants. La première structure s’occupera de la collecte bord champ en toute saison, des routes d’évacuation et de la vente en gros entre autres.

Le projet REMAD fait partie du programme d’Impulsion Initiale pour la transformation structurelle de l’Economie, au titre de la mise en œuvre de la SND30 (« P2I-SND30 »). Il est structuré en un portefeuille de 30 interventions/projets dont le projet REMAD réparties dans les neuf branches identifiées par la SND30 pour promouvoir la transformation structurelle de l’économie. Le P2I est prévu pour être opérationnalisé sur la période allant de 2022 à 2026. Ledit projet implique divers acteurs. La mairie de la ville et les départements ministériels tels que le MINEPAT, le Mindevel, le Mincommerce.

Camwater: WhatsApp pour collecter les requêtes

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La nouvelle donne à la Cameroon water utilities corporation (Camwater) est le rapprochement par le téléphone. Dans un communiqué rendu public ce 11 octobre 2022, le Directeur général de l’entreprise annonce la mise à disposition du public de deux numéros de téléphone. Il s’agit des numéros 698 75 7333 et 652 92 92 92, qui ne fonctionneront que via le réseau social WhatsApp. Le communiqué signé de Blaise Moussa indique que  » ces deux numéros sont des canaux d’alerte à travers lesquels la Camwater reçoit et collecte toutes les requêtes relatives aux problèmes de branchements, les dénonciations de fraude et corruption, la signalisation des fuites et des casses, le manque d’eau ou toute autre perturbation de l’approvisionnement en eau potable, les lenteurs dans le traitement des dossiers, le mauvais accueil dans les agences commerciales... » Spécifiant ainsi les nombreux écueils qui empêchent souvent l’eau potable de parvenir aux populations.

Afin de s’assurer de l’efficacité de la mesure, le top management de la Camwater promet la confidentialité des dénonciateurs car la peur des représailles est généralement le motif d’échec de pareilles initiatives.

Le communiqué de Blaise Moussa

C’est une réponse aux problèmes constatés par le nouveau patron de la Camwater qui vient de faire le tour du propriétaire, une fois installé dans ses fonctions. Mais avant, Blaise Moussa a lancé une opération de branchements massifs au bénéfice des demandeurs  »abusés », ceux qui attendent depuis des mois, voire des années, d’être connectés au réseau Camwater, après avoir rempli les formalités nécessaires à cet effet.

Distribution de l’énergie électrique : bras de fer entre Eneo et les communes

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Selon la filiale du fonds d’investissement britannique Actis, les Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) recouvrent des impayées de « 7 milliards pour les bâtiments, bureaux et marchés des mairies et 9 milliards pour l’éclairage public hors Douala, Yaoundé et Bafoussam ».

Il s’agit de 16 milliards de FCFA d’impayé par les communes. Une somme contesté par le président national des CVUC. Cette situation met Eneo et ceux-ci en désaccord, d’où l’intervention du ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba le 5 octobre dernier.

Cette situation n’est pas seulement propre aux communes. Il faut noter que l’entreprise Eneo fait face à un problème « financier causé par les instances public qui ne paye pas leurs factures ». Suite à cela, l’entreprise menace aussi de suspendre l’énergie électrique dans les universités et hôpitaux du pays qui affichent une facture globale de 24 milliards de FCFA.

Selon les informations que nous rapporte Investir au Cameroun, le président national des CVUC « s’est insurgé face au traitement subi par les communes et a prévenu d’éventuels risques qui découleraient de cette action unilatérale, brusque et fâcheuse ».

Résolutions
En effet, le Minee intervient suite à la saisie des autorités gouvernementales par le président national des Cvuc, Augustin Tamba, face aux menaces d’Eneo de suspendre l’énergie dans les communes pour factures impayées. Pour résoudre le contentieux, Gaston Eloundou Essomba a vite fait de mettre sur la table ce sujet. C’est en réunissant Eneo, Cvuc, les onze universités d’État que ceux-ci ont obtenu un sursis pour s’acquitter de leur dette auprès d’Eneo, précise le site d’information SBBC. Après concertation, le gouvernement a ordonné à Eneo de suspendre sa décision à l’endroit des communes. Par la suite, il a prescrit un moyen pour s’entendre sur une facturation dans les délais de deux mois. « Il est à noter qu’au terme du pointage contradictoire, un procès-verbal devra être signé entre Eneo et les communes concernées afin de servir de base soit pour un moratoire négocié d’accord-partie ou pour toute autre solution envisagée par l’État du Cam

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