samedi, juin 13, 2026
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Célestin Monga: « Mes propositions pour transformer l’économie camerounaise »

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En conférence au Gicam, l’économiste, professeur en politiques publiques aux Etats-Unis, ancien de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement suggère une nouvelle approche pour stimuler la croissance au Cameroun. Les obstacles, selon lui, ne sont ni la corruption ni le déficit infrastructurel…

Solutions aux 4 vrais déficits du Cameroun

«Nos réels problèmes économiques ont des raisons non économiques. Le déficit de leadership, le déficit de résolution de conflits, le déficit d’amour propre (Nous sommes en permanence en train d’attendre que les gens nous disent que ce que nous faisons est bien), le déficit de savoir et de connaissance (la volonté d’apprendre et de copier). Il n’y a pas une situation que le Cameroun a vécu et qui n’a pas déjà été vécu ailleurs. Pourquoi ne pas envoyer chaque année des membres du gouvernement faire une formation dans d’autres pays ? Nous sommes curieux, sauf de bonnes choses. Une autre image sur le déficit de savoirs et de connaissances. En Afrique même dans les zones reculées vous allez trouver une excellente bière mais pas de l’eau à boire. Qu’est-ce que les brasseries connaissent, et que le gouvernement ne sait pas faire ? Il faut donc réduire l’irrationnel et inculquer l’altruisme à chaque citoyen. Seules les régions de l’Ouest et du centre sont mieux loties. On ne peut pas développer un pays si une immense majorité de nos populations sont dans la misère. La vraie clé, ce sont les idées et la capacité d’apprendre en permanence. Exploiter notre principal produit d’exportation qui est pour moi, le talent. Les camerounais sont très intelligents. La clé pour faire croître une économie, en dehors du capital, du travail, de la technologie et la productivité tels que développés par Robert Solow, c’est les idées, apprendre en permanence. 

Une nouvelle politique macroéconomique

Il faut une politique budgétaire prudente mais pas tellement prudente qu’elle vous ferme complètement des poignées, les mains et par ce que vous voulez remplir tel indicateur de performance qu’on vous a donné dans un programme.

Dans un tel contexte, on peut se retrouver avec des situations où les enfants ne vont pas aller à l’école, les hôpitaux n’auront pas un équipement minimal pour recevoir les femmes qui viennent accoucher. De ce point de vue, sur la dette publique, je ne pense pas qu’on ait un problème de dette publique au Cameroun. Je pense que le problème des pays africains sur la dette, c’est que nous nous sommes laissés imposer une manière de mesurer la soutenabilité de la dette. On nous dit que la dette ne doit pas dépasser un tel seuil, mais il n’y a aucune théorie qui explique pourquoi. Ici à la Cemac comme dans toutes nos unions économiques régionales, on a copié collé le traité de Maastricht sur ce qu’on appelle les indicateurs de performance. On vous dit que la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB. Pourquoi pas 50% ? Qu’est ce qui justifie cela ? rien. Et tout le monde accepte cela. Il faut savoir pourquoi on s’endette, c’est pour financer quoi ? Est-ce que ça va être rentable ? Cet investissement va-t-il permettre de payer la dette ? La dette peut être très bonne si elle est productive. Si elle finance des activités productives. La soutenabilité de la dette se mesure en comparaison à ce que vous allez vendre pour pouvoir payer cette dette. Et on ne le calcule pas très bien. Nos sous-sols sont remplis de ressources.

Sur le Franc CFA et la politique monétaire

On a trop politisé la question du franc CFA. Certains sont pour le franc CFA parce qu’ils disent qu’il nous donne de la stabilité. Et d’autres sont contre, par ce qu’ils sont contre la France. Pour moi la monnaie est un outil de politique macroéconomique. On doit simplement choisir ce qui donne les résultats. Ce qui va nous sortir sur le plan économique de la pauvreté, c’est essentiellement le commerce. L’industrialisation pour vendre. Mais le marché du Cameroun doit être le marché mondial Pourquoi limiter nos ambitions ? Et si la vérité économique est que l’industrialisation c’est produire et vendre, dans ce cas la monnaie devient très importante parce que c’est elle qui permet le lien avec l’extérieur. Actuellement c’est le FCFA qui est en réalité une version de l’euro. Ce qui veut dire que nous n’avons pas de facilités à contrôler, échanger des choses avec l’extérieur. Or vous ne pouvez pas faire le commerce à l’extérieur si vous avez une monnaie avec une parité fixe dans une zone monétaire et penser que vous allez croitre à 10% en 30 ans comme les chinois. L’Euro est une monnaie forte. C’est-à-dire que ça ne vous permet pas d’avoir vos produits locaux moins chers aux Etats unis, ou à des prix compétitifs en Chine. Parce que ça va arriver dans une monnaie forte. Donc il faut être pour la réforme de la zone franc, n’est pas être contre la France.

Même, l’Algérie, la Tunisie, le Vietnam étaient dans la zone franche. Ils en sont sortis. Personne ne leur en veut d’en être sorti. Il faut une vraie réflexion de bon sens, sans politiser. A mon avis, la Beac, la Bceao devraient organiser un débat franc sur le sujet pour voir quels sont les pour et les contre et voir comment faire.

Propositions pour l’industrialisation

Il faut faire du ciblage. C’est-à dire, le gouvernement, la société civile, le secteur privé ont eu de vraies études sur des secteurs actuels et potentiels où on peut être très compétitifs. Si on souhaite lancer industrie, on peut avec ces statistiques, regarder le cours mondial, les coûts de production, de transport etc.

Faire des analyses et voir s’il y a une viabilité mondiale au niveau économique pour ce produit. Si on pense simplement qu’on va libéraliser et puisque le marché va régler tous les problèmes, non. Tous ces gens, malaisiens, vietnamiens qui ont réussi ont réfléchi et ont réalisé qu’on ne peut pas créer 100 industries et avoir du succès sur la scène mondiale. Ils se sont dits, on va vers les plantes maraichères, celles où nous sommes les plus compétitifs. Ce ciblage doit être fait avec ceux qui commercialisent mais aussi les universitaires, les experts etc après avoir identifié les filières. Et en ce moment-là, mettre en place une politique d’infrastructures pour soutenir ces filières. Au lieu de dire qu’on va faire les infrastructures et se fermer.

Digitalisation, chaînes de valeur et zones économiques spéciales

Il faut une stratégie pour accélérer la digitalisation. On ne peut pas s’en sortir sans banque de développement. Ce n’est par ce qu’on avait fermé la Banque camerounaise de développement qu’il faut faire une croix dessus. Les banques de développement font ce que les banques commerciales ne peuvent pas faire. Dans ces banques, les ressources sont généralement des ressources à vue, donc des dépôts à court terme. Il est urgent d’en ouvrir et d’avoir même une pour l’agriculture pour faire l’agro-industrie.

Les épices, les fruits peuvent permettre d’engranger des milliards de FCFA chaque année par exemple. Il faut aussi développer les chaînes de valeur. Quand vous prenez un avion Boeing, chaque pièce est fabriquée dans un pays différent. Il faudrait aussi organiser des sessions de formation régulières pour les acteurs des PME et grandes entreprises. Puis, créer des zones économiques spéciales pour adresser les problèmes par secteur d’activités.

Angleterre : 56 ans d’attente

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Le capitaine et le sélectionneur anglais en complicité

En engageant la Coupe du monde 2022, l’Angleterre a à cœur de rééditer l’exploit de 1966. Cette année-là, le pays d’Europe centrale avait remporté le trophée final. Le seul de son histoire avec la plus prestigieuse des compétitions de la FIFA. En quinze participations en coupe du monde, l’Angleterre n’est donc montée au podium qu’une seule fois, et pour la plus haute marche. Depuis cette 5ème participation, le pays a échoué deux fois à grimper sur cette estrade. C’était face à la République fédérale d’Allemagne (Allemagne de l’ouest), après prolongations. En 1990, après avoir difficilement éliminé le Cameroun en quarts de finale, le doyen Peter Shilton et ses coéquipiers terminent 4ème, recalée par sa proie de 1966, aux tirs aux buts. Ils occuperont la même position lors du dernier Mondial joué en Russie, neutralisée par la Croatie cette fois-ci. Mais il reste indiscutable que l’Angleterre demeure l’une des clientes régulières de dame coupe du monde. Sur ses 11 participations, le pays a fait 11 fois le top 8.

La première participation des Three Lions en Coupe du monde remonte à 1950. Un départ bien négocié : l’Angleterre termine la phase de groupe 2ème derrière l’Espagne et devant le Chili et les Etats-Unis. Mais le chemin s’arrête au prochain tour. Pour autant, la prise de mesure est réussie et lui réserve une régularité qui n’est démentie qu’en 1974 et 1978 et en 1994.

L’Angleterre est l’une des plus grandes nations de football à travers le monde, c’est en zone UEFA qu’elle a su démontrer sa grandeur. Même si en Euro, le pays n’a jusqu’ici pas encore pu atteindre le graal. Les Three Lions ont terminé sur la plus petite des marches du podium à leur première participation (1968) ; et depuis lors, toutes leurs tentatives sont restées vaines. Le plus grand pas fait est la finale perdue en 2020 face à la Belgique (2-0).

C’est dire si les hommes de Gareth Southgate sont sur une pente ascendante en ce moment, et ce depuis le dernier Mondial. Ils évolueront dans le groupe B où ils sont tête de poule, aux côtés des Etats-Unis, de l’Iran et du Pays de Galles, son frère utérin, vainqueur des barrages en zone Euro contre l’Ukraine.

L’Angleterre en bref
Nom: The Three Lions
Participations (dont 2022) : 16
Titres : 01
Sélectionneur : Gareth Southgate
Meilleur buteur : Wayne rooney (53)
Capitaine : Harry Kane
Joueurs célèbres : Peter Shilton (gardien/né en 1949, 125 sélections), David Beckam, Gary Lineker, Harry Kane, Wayne Rooney, Rio Ferdinand, John Terry, Franck Lampard, Michaël Owen, Steven Gerard, Alan Shearer,
1er Tour/Groupe B : Angleterre, Etats-Unis, Iran, Pays de Galles

Allemagne : Conquérir le 5ème titre mondial

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C’est à n’en point douter l’un des candidats les plus respectés de la cour des grands qu’est la Coupe du monde de football. En 19 participations, la NationalMancshaft a été quatre fois au sommet (1954, 1974, 1990 et 2014). Sa première participation remonte à 1934. Le pays avait déjà terminé 3ème. Une belle entrée, avant de se contenter des 8èmes de finale quatre ans plus tard. Il faudra attendre 1954 pour revoir l’Allemagne au Mondial sous les couleurs de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Entre temps, les options politico-militaires des dirigeants allemands mettent hors-jeu le pays : Adolphe Hitler engage le pays dans la seconde guerre mondiale, puis la Guerre froide qui scinde le territoire allemand en deux. Seule la partie occidentale parvient à s’imposer sur la scène footballistique mondiale. Un premier sacre à ce retour en grâce en 1954 face à la Hongrie (3-2).Vingt ans après, ce sont les Pays-Bas qui échouent (2-1) à contester l’autorité allemande que comme d’autres qui les ont empêchés d’atteindre le sommet. En 1978, l’Autriche met fin au rêve allemand dès le second tour. Quatre ans après, la RFA parvient à disputer la finale mais l’Italie soulève le trophée en Espagne. Huit ans après, l’Argentine et un Diego Maradona tout feu tout flamme voient l’Allemagne leur arracher la coupe sur la plus petite marque. Aux Etats-Unis quatre ans plus tard, la Bulgarie barre la voie à l’Allemagne en quarts. Mais les Allemands se rattrapent à Brésil 2014 dans un raz-de-marée où seule le Ghana a pu accrocher les poids lourds (2-2) en phase de poule. En finale, la NationalMancshaft retrouve l’Argentine comme en 1990, et lui assène le même traitement (1-0), mais après prolongation. 

En allant au Qatar, Hansi Flick et ses poulains rêvent de soulever enfin ce 5eme titre qui lui échappe depuis 1998. Elle en a les moyens.

L’Allemagne en bref

Nom :NationalMancshaft

Sélectionneur : Hansi Flick

Participations: 20

Titres: 04

Quelques joueurs célèbres : Lothar Mattäus, Oliver Kahn, Gerd Muller, Franz Beckenbauer, Karl Heinz Rummenigge, Paul Breitner, Jürgen Klinsmann, Bertin Vogt, Manuel Neuf.

1er Tour : Groupe E : Espagne, Allemagne, Japon Costa Rica

Marchés financiers africains : le Cameroun occupe le 22e rang du classement.

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Le rapport de la sixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, dévoilé le 13 octobre par le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF) a évalué l’ouverture et l’attractivité de 26 marchés financiers africains.

L’Afrique du Sud vient en tête de liste avec 88 points sur 100 contre 36 points pour le Cameroun qui occupe le 22e rang sur 26. Le Maroc (60) et l’Egypte (57 points) perdent plusieurs places et se retrouvent aux 9e et 10e rangs. La Côte d’Ivoire, le Sénégal devancent le Cameroun avec respectivement 42 et 40 points.

Soulignons que le classement « Absa Africa Financial Markets Index 2022 » prend en compte 40 indicateurs regroupés en six catégories. En fait, cette étude se base sur la profondeur du marché, l’environnement macroéconomique, les normes juridiques et leur application, la transparence du marché et l’environnement fiscal et réglementaire, la capacité des investisseurs locaux, ainsi que l’accès aux devises étrangères.

Il faut préciser que ce sont au total 19 marchés financiers qui ont performé en 2022. Le nombre de pays auteurs d’une note au-dessus des 50 points sur 100 a quant à lui doublé depuis la première édition de l’indice organisée en 2017.

Ci-dessous la liste :

1-Afrique du Sud (88 points)

2-Ile Maurice (76)

3-Nigeria (69)

4-Ouganda (66)

5-Botswana (66)

6-Namibie (65)

7-Ghana (65)

8-Kenya (61)

9-Maroc (60)

10-Egypte (57)

11-Tanzanie (55)

12-Zambie (54)

13-Malawi (48)

14-Eswatini (46)

15-Seychelles (46)

16-Zimbabwe (44)

17-Rwanda (43)

18-Côte d’Ivoire (42)

19-Angola (40)

20-Sénégal (40)

21-Mozambique (39)

22-Cameroun (36)

23-RD Congo (35)

24-Madagascar (34)

25-Lesotho (34)

26-Ethiopie (27)

Zone industrielle de Bassa-Douala : l’électricité est de retour après 3 semaines d’absence.

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Faisant suite à l’incendie survenu le 20 septembre 2022 sur le poste de transformation de Logbaba, les entreprises et habitations installées dans cette zone sont de nouveau alimentées en énergie électrique.

24 jours après la suspension de l’énergie, le concessionnaire du service de production et de distribution de l’électricité précise que le remplacement du transformateur consumé à Logbaba, d’une capacité de 50 MVA, par un autre de capacités réduites (36 MVA), a induit une reconfiguration du réseau, avec notamment le basculement des ménages sur d’autres lignes de transport.

« Le transformateur de 36 MVA (mégavolt ampère) a effectivement été installé le 13. Mais, des variations de tension sont apparues, qui ont été gérées grâce aux derniers réglages ayant permis aux entreprises de commencer progressivement à se connecter dès le 14 octobre 2022. Les activités de production ont repris graduellement », confie une source d’investir au Cameroun.

Région du Nord : Joseph Dion Nguté inaugure l’hôpital général de Garoua.

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Le Premier ministre chef du gouvernement ouvre officiellement ce mardi 18 octobre les porte de l’infrastructure sanitaire de référence de la région du Nord.

Joseph Dion Nguté est de ce fait depuis hier dans la capitale régionale du nord où il a commencé par accorder des audiences à certaines personnalités de la localité. Trois ans de retard, après la date de mars 2019 prévue pour la mise en service officielle de l’hôpital général de Garoua (au départ hôpital de référence), le chef du gouvernement dévoile enfin le cadeau de l’Etat.

Il faut noter que cet établissement sanitaire propose aux patients des soins de haute qualité et lutte contre des évacuations vers d’autres régions du pays où à l’étranger. Rappelons que cet hôpital avait été pré-inauguré en juin dernier.

En quatre mois seulement après sa pré-inauguration, l’hôpital général de Garoua accueil plus de 1000 patients, vante d’ores et déjà le gouvernement. En effet, la ville de Garoua totalise 50 % de patients enregistrés, Ngaoundéré (30 %), Maroua (15 %) et la région de l’Est, associés aux pays frontaliers (Tchad et RCA) à hauteur de 5 %. Déjà 30 personnels médicaux fonctionnaires y sont en service, avec une poignée de stagiaires en phase de perfectionnement et des vacataires préposés au secrétariat médical.

L’on apprend du ministère de la Santé publique (Minsanté) qu’entre juin et octobre de cette année, 35 opérations chirurgicales y ont été réalisées. Soit 20 en neurochirurgie, 10 en chirurgie obstétricale et cinq en chirurgie orthopédique. « Bien que l’unité de gynécologie-obstétrique soit réservée aux accouchements délicats suivant la logique de référencement, 6 accouchements « électifs » ont été effectués », précise le Minsanté.

Affaire Nathalie Yamb : le SDF contre les agissements de la France

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Nathalie Yamb

Le Social Democratic Front (SDF) dans une correspondance publiée dimanche 16 octobre 2022, s’oppose à l’interdiction de séjour en France de l’activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb.

Yamb est interdite d’entrée et de séjour sur le territoire national. En effet, l’activiste est reprochée d’encourager le recours à la violence à l’encontre des symboles de la présence française en Afrique.

Selon le SDF, la décision du gouvernement français n’est pas la bienvenue, surtout dans une dynamique ou l’ensemble des Etats dans le monde s’engage sur le chemin des libertés fondamentales notamment la liberté d’opinion et la libre circulation.

Le SDF salue le combat de la panafricaniste Nathalie Yamb. Car, prône l’émancipation de la jeunesse, la liberté. Ceci en excluant le complexe d’infériorité. Sans pour autant se laisser piétiner, Nathalie Yamb sur son compte Twitter, n’a pas tardé à réagir à cette sanction en s’attaquant précisément au président Emmanuel Macron.

Pour le gouvernement français, les propos de l’activiste à l’égard de leur nation, jouent en faveur des autres puissances étrangères, qui pourront faire des déclarations de celle-ci un moyen pour damer le pion au Pays de Macron.

UPC: Bapooh Lipot rejette l’arrêt de la Cour suprême

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 » Nous tenons à préciser que nous avons été élu Secrétaire Général de l’UPC, le 29 septembre 2012 dans un Congrès Ordinaire, Légal, statutaire tenu au Palais des Congrès de Yaoundé. Mon Statut de Secrétaire Général de l’UPC n’est jamais le fruit d’une Nomination par le MINAT. Mes adversaires politiques à cours d’arguments ont créé et utilisé ce mensonge pour tromper la vigilance des autorités judiciaires ». Ainsi, Robert Bapooh Lipot réagit à l’arrêt de la Cour suprême rejetant l’appel du ministre de l’Administration territoriale (MINAT) au sujet de la crise de leadership à l‘Union des populations du Cameroun (UPC). L’homme que le MINAT Paul Atanga Nji a désigné comme secrétaire général du Parti des crabes Crabes en 2018, dans l’euphorie de l’élection présidentielle soutien qu’il n’a jamais été nommé par le MINAT. Et campe sur son élection de 2012. Pour l’homme,  » le moment est venu de tordre le cou à ces allégations mensongères pour rétablir la Vérité« . Sans rien annoncer dans ce sens.

Le communiqué de Bapooh Lipot

Bapooh Lipot voit en ce  »revers judiciaire  » un acte à ranger dans le cadre d’une campagne de déstabilisation du Cameroun par des forces obscures ;et appelle les militants du Parti historique à  » rester vigilants ». La partie n’est visiblement pas encore terminée.

Industrie d’habillement : Une usine de textile s’implante à Yaoundé

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Lancée à Yaoundé, « La Maison du textile » revendique un investissement de près de 300 millions de francs CFA.

Une nouvelle unité de transformation du textile a ouvert ses portes à Yaoundé. Dénommée La Maison du Textile (Lmdt), cette structure revendique un investissement de près de 300 millions de francs CFA pour le lancement de ce projet qui vise à proposer des produits manufacturés localement avec le même outil de production utilisé en Occident, et à des prix concurrentiels. Selon certaines indiscrétions, La Maison du Textile offre une gamme variée de services autour de la transformation du textile, notamment la broderie industrielle et l’impression digitale entre autres. Elle assure l’exécution des tenues de travail pour les entreprises, scolaire, ainsi que d’autres uniformes à l’instar des chasubles, blouses, T-shirts etc., à base de coton, de matières synthétiques et des mélanges…

« La Maison du Textile » dispose actuellement d’une capacité moyenne de conception d’environ 300 tenues par jour. Enfin, lorsque l’usine fonctionne de manière optimale. L’usine dispose de nombreux outils de production à l’instar des brodeuses, des surfileuses, boutonnières, fers à repasser indus triels, ciseaux électriques, machines mixtes de confection de T-shirts et polos… D’après des informations de nos confrères d’Eco matin, ce nouvel industriel compte ainsi se déployer sur un segment de la filière qui n’est pas encore saturé selon son directeur général Franck Eddy Mbolo qui a entrepris dans sa stratégie de déploiement de former son personnel, fort de 50 employés, aux nouvelles tech niques de couture industrielle. « Nous formons notre personnel gratuitement, pour pouvoir les intégrer dans notre stratégie de satisfaction de notre clientèle. Les clients recherchent la livraison rapide », a-t-il expliqué au média camerounais.

Dans le cadre de ses activités, cette société s’approvisionne en matières premières en Chine, mais avec l’ambition de développer plus tard une politique axée sur la consommation de la matière première produite localement pour réduire ses importations. « On importe essentiellement la matière première parce qu’on veut se lancer dans les polos, les jeans, les T shirts. Mais si on a du coton au Cameroun, on ne va pas hésiter à en prendre pour réduire les coûts liés aux importations, surtout si le gouvernement nous encourage à utiliser la matière première pro duite localement », argue Franck Eddy Mbolo. D’après ce dernier, son unité de transformation grappille déjà quelques parts de marché, et a reçu une commande de la mairie de Nkoteng dans le départe ment de la Haute-Sanaga (région du Centre), pour la confection des chasubles destinés aux moto-taxi men.

Mobile money : les 70 % de parts de marché d’Orange Cameroun convoitée par les banques

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Devenus incontournable dans le secteur de la finance, des banques camerounaises se lancent de plus en plus dans les services de payement mobile dans l’espoir de grignoter des parts dans un marché largement dominé par les opérateurs de téléphonie mobile.

Le taux de bancarisation est encore assez faible au Cameroun. Selon une note de conjoncture publiée par le ministère des Finances en 2021, le nombre de personnes actives au Cameroun dé tenant un compte bancaire est passé de 17,1% en 2017 à 28,3% en 2020, représentant une augmentation de 11,2% en valeur relative. A côté, le nombre d’utilisateurs du mobile money tourne autour de 19 millions de clients, selon les données officielles. La société Orange Cameroun à elle seule contrôle 70 % de parts de marché du mobile money, tandis que MTN Mobile Money et les autres ne gèrent que 30 % des parts du marché.

Pour atteindre rapidement de nouveaux clients, les banques camerounaises se lancent de plus en plus dans les services de payement mo bile. En 2017, le groupe bancaire français Société Générale en partenariat avec l’opérateur YUP s’est lancé dans le mobile money. Malheureusement et en dépit des moyens déployés pour capter des parts du marché, l’offre YUP s’est avérée non rentable pour Société Générale. Obligeant ainsi les deux partenaires à mettre fin à leurs activités. La faute, expliquait-on, à la suprématie incontestée des deux principaux opérateurs de mobile du pays sur ce marché. Arrivés sur le marché du mobile money pratique ment 10 ans avant YUP, MTN et Orange ont eu le temps d’asseoir leur hégémonie de façon à laisser peu de place aux nouveaux arrivants.

Malgré cet échec, d’autres banques continuent de convoiter ce marché où Orange seul réalisait des transactions cumulées mensuelles d’un montant de 800 milliards FCFA en 2021. Avec environ 3 millions de transactions par jour.

C’est ainsi qu’Afriland First Bank a lancé l’application Sara Money, une application mobile deux en un comprenant Sara Banking et Sara Money. Elle offre un large éventail de services bancaires et financiers à partir du téléphone portable. Une sorte de portemonnaie électronique qui permet à tout individu titulaire ou non d’un compte bancaire à Afriland First Bank, d’effectuer des transferts et des paiements.

Après la banque camerounaise, le groupe Ecobank s’est également essayé dans le domaine en mettant sur pied Ecobank Mobile Money. Un service qui permet d’envoyer et retirer de l’argent, effectuer des paiements et acheter du crédit téléphonique.

Le dernier à arriver sur le marché est UBA avec sa solution M2U Money. Cette ruée des banquiers vers le mobile money devrait inquiéter les opérateurs téléphoniques qui contrôlent encore le marché. Mais le tout va dépendre des offres des différents opérateurs, com mente un chef d’agence bancaire. « Le marché est ouvert à tout le monde. Pour s’imposer il faudra élargir les offres au-delà des paiements. D’autres peuvent mettre l’accent sur les transferts d’argent à l’international ou alors mettre peut-être un système de paiements en ligne par mobile money », ajoute-t-il.

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