Douala : un plan pour réduire les produits importés dans les marchés

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Avec un accompagnement des coopératives agricoles, il sera question de fournir les vivres les plus consommés à moins de 200 f/kg, soit moins chers que les produits importés courants.

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D’après le MINEPAT, 3 agriculteurs sur 4 ne vendent presque plus rien sur le marché national des produits alimentaires. Car ce marché reste dominé par les produits importés. On note ainsi un dysfonctionne ment de l’organisation économique en matière d’approvisionnement alimentaire des villes camerounaises. Le cas de la ville de Douala est plus préoccupant, car elle est la principale porte d’entrée des produits importés au Cameroun.

Statistiques

L’analyse réalisée dans le cadre de la confection du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI) a fait ressortir d’importantes anomalies, principalement, un basculement des consommations alimentaires. A Douala par exemple, pour plus de 4 000 000 d’habitants, les consommations de riz et de produits à base de blé ont déjà largement dépassé les 300 kg/an, annulant presque la consommation des aliments traditionnels de référence comme le plantain + les tubercules. C’est pourquoi Douala a été choisi pour la mise en œuvre du Plan Agro-Indus triel National (PAIN) à travers le projet « Reconquête du marché de Douala » (REMAD). Le plan est en réalité basé sur un nouveau modèle d’organisation du monde rural com portant la réalisation de 3500 agropoles dans tout le pays. 

La stratégie

Il est donc question à Douala de mettre sur pied une organisation permettant de ravitailler la ville en produits alimentaires locaux. Ceci se fera via une zone située à une distance inférieure à 200 km de Douala par la route. Une cinquantaine de communes pourraient être impliquées dans ce projet qui vise à dynamiser les productions agropastorales et agro industrielles et d’organiser leurs circuits de collecte et commercialisation pour les rendre compétitives par rapport aux produits importés. La nouvelle organisation devrait apporter les vivres les plus courants à moins de 200 F/kg, pour les rendre moins onéreux à la portion individuelle que les produits importés courants. Ces prix doivent être pratiqués dans des « alimentations », boutiques de quartier proches des consommateurs, pour les rendre aussi accessibles que les produits importés. Cela se fera par la création de Sociétés de Développement des productions Vivrières (SODEVIV) dans les communes de la zone d’approvisionnement ciblée et la Création d’une Société d’Approvisionnement en Vivres (SAV). Cette dernière se chargera du rachat des produits dans les agropoles et de la distribution notamment aux détaillants. La première structure s’occupera de la collecte bord champ en toute saison, des routes d’évacuation et de la vente en gros entre autres.

Le projet REMAD fait partie du programme d’Impulsion Initiale pour la transformation structurelle de l’Economie, au titre de la mise en œuvre de la SND30 (« P2I-SND30 »). Il est structuré en un portefeuille de 30 interventions/projets dont le projet REMAD réparties dans les neuf branches identifiées par la SND30 pour promouvoir la transformation structurelle de l’économie. Le P2I est prévu pour être opérationnalisé sur la période allant de 2022 à 2026. Ledit projet implique divers acteurs. La mairie de la ville et les départements ministériels tels que le MINEPAT, le Mindevel, le Mincommerce.

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