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Partenariat d’affaires : sous-traitance : l’appel au respect de la charte de bonnes pratiques.

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Les différentes parties soulignent la nécessité de se référer à ce document qui est une sorte de « gentlemen agreement » entre les donneurs d’ordre et les prestataires.

La bourse de sous-traitance et de partenariat (Bstp), dans son rôle de mise en relation des grandes entreprises et les PME et PMI vient d’organiser à Douala une autre édition de « journées fournisseurs ». Ce concept vise à réunir autour d’une journée, une grande entreprise et les PME PMI locales avec en perspectives que ces dernières puissent décrocher un marché. « La Bstp contacte une grande entreprise ensuite lui demande de fournir la liste des projets qu’elle a par devant elle, la BSTP cherche par la suite dans sa banque de données, les PME susceptibles d’exécuter les marchés en question ; elles sont invitées à venir rencontrer la grande entreprise lors de ces journées qui se terminent par des B2B », explique Evariste Yameni, directeur de la bourse.

Cette édition avait comme maître d’ouvrage, la mairie de ville de Douala. « Le développement d’une ville a besoin d’une boussole. Nous avons une vision et elle ne peut se concrétiser que si les entreprises entrent par leur technicité et leur expertise dans la concrétisation des projets, d’où la nécessité de s’ouvrir aux entreprises pour qu’elles s’approprient elles même de la vision de la mairie et que les projets se réalisent à temps et de manière efficace », a indiqué Jeremi Sollé, adjoint au maire de la ville. Au cours de cette rencontre, les différentes parties, ont sou ligné la nécessité de respecter la charte la charte de bonnes pratiques et de contrat type en sous-traitance industrielle au Cameroun.

Un outil qui a été mis sur pied afin de mettre fin aux différents conflits souvent observés dans l’exécution des marchés par les sous-traitants. Ce docu ment, fruit de longs plaidoyers, a ainsi pour rôle de régir les relations entre le donneur d’ordre, l’entreprise principale et l’entreprise sous-traitante qui est généralement la PME et la PMI. Il se présente comme une sorte de « gentlemen agreement », et décrit les droits et obligations des parties. Il s’agit entre autres des conditions financières, des pénalités ou des éventuelles indemnisations etc.

Cette charte prend également en compte le fait que le contrat de sous-traitance peut être différent en fonction du type de marché. Contrairement aux contrats, cette charte est unique et ne peut être modifiée. Structurée en six parties, elle aborde divers points. Entre autres, l’application des dispositions légales et contractuelles, l’exécution des travaux, les liaisons et coordinations, les prix, les paiements, les délais et les calendriers d’exécution, les dépenses communes, les clauses de confidentialité, de résiliation et surtout la question de règlement de litiges. D’où l’importance soulevée de mettre ce docu ment au centre des partenariats d’affaires qui pourraient naître avec la CUD et les PME. La sous-traitance continue de connaître des évolutions au Cameroun. Reste at tendu d’une loi sur la sous-traitance.

Cemac : « Monnaie et développement en Afrique centrale » au cœur d’un colloque.

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Dans l’optique de crédibiliser la monnaie et de garantir un meilleur développement, les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), participent du 17 au 18 novembre, à Libreville, un colloque International.

Durant deux jours, les questions de monnaie et développement sont au cœur des débats de haut niveau dans la capitale gabonaise. En effet, par la Cemac, le Colloque sous-régional de haut niveau « Monnaie et développement en Afrique centrale » regroupe des universitaires chevronnés, à l’instar du Pr Désiré Avom (Doyen de la faculté des Sciences économiques de l’Université de Yaoundé II Soa), du Pr Jean Claude James (Doyen de la faculté des Sciences économiques de l’Université Omar-Bongo) et acteurs du monde universitaire, de l’économie et du développement.

Il est question d’explorer les voies pour aboutir à la formulation des idées sur la manière de revisiter la Convention de coopération monétaire avec la France. C’est dans l’optique de faire évoluer le contexte monétaire en vue de garantir aux pays de l’organisation communautaire sous-régionale de meilleures conditions de développement.

Pour certains, la Zone Franc serait un système monétaire « asymétrique » et ses mécanismes de fonctionnement constitueraient, avec le consensus de Washington, « l’une des contraintes extérieures imposées par « la normativité orthodoxe » et la pensée unique du développement que doivent gérer les décideurs politiques francophones pour se maintenir au pouvoir ». Il est donc important de se réunir et de revoir la politique monétaire de la Cemac et de trouver des meilleures solutions pour développer au mieux les Etats.

La crédibilisation de la politique monétaire passe par l’identification de règles susceptibles d’éviter le recours à la discrétion. Il s’agit dans la pratique de se conformer à une politique qui fixe un objectif de moyen terme et de le respecter. En effet, « la monnaie n’a de crédibilité endogène que si elle se révèle être un véhicule de développement, de prospérité partagée pour les États ou les Institutions qui l’émettent, ainsi que pour les citoyens qui l’utilisent », expliquent des spécialistes de la question monétaire.

Coopération : La banque mondiale passe les finances publiques au scanner.

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le ministre des finances louis Paul motaze et la directrice adjointe des opérations de l’institution financière Keiko Kubota ont procédé au lancement de la revue y relative le 15 novembre 2022.

Quelle politique budgétaire pour une croissance plus inclusive et durable au Cameroun : tel est le fil conducteur de la revue des finances publiques, menée par la Banque Mondiale au Cameroun. L’exercice a dé marré le 15 novembre 2022 à Yaoundé sous la houlette du ministre camerounais des Finances Louis Paul Motaze et la directrice adjointe des opérations de la Banque Mondiale Keiko Kubota consiste à : examiner les progrès réalisés par notre pays en matière de mise en œuvre des réformes des finances publiques ; identifier les goulots d’étranglement qui subsistent ; et proposer des options de mesures correctives. Lesquelles mesures devront guider les appuis futurs de la Banque Mondiale pour l’amélioration de la qualité de la dépense publique et la mobilisation des recettes au Cameroun. Ainsi, la revue des finances publiques du gouvernement camerounais se tient en huit principales activités. Notamment : l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la précédente revue ; l’analyse des évolutions des dépenses et recettes publiques ; l’analyse de l’efficacité de la politique fiscale, des avancées récentes en matière d’administration fiscale et des impacts sur le climat des affaires ; la mise à disposition des statistiques les plus à jour sur la période séparant les deux revues ; la désignation d’un responsable de l’Administration chargé du suivi et de la coordination des contributions des différentes administrations sectorielles ; la préparation, la validation et la dissémination du rapport d’ici au mois de mai 2023.

Les 5 mesures De la Bm

Lors de la précédente revue réalisée en 2018, la Banque Mondiale avait en effet proposé au gouvernement camerounais, cinq mesures pour aligner les dépenses publiques sur la Vision 2035. La première appelle à rectifier l’assise ma croéconomique. « Les pouvoirs publics doivent afficher leur volonté de respecter une discipline macroéconomique et budgétaire. Cela passe par la rationalisation des dépenses publiques, la re cherche de nouvelles sources de revenu et la maîtrise de la dette publique », dixit l’institution financière. La deuxième mesure porte sur la réduction la dette à travers l’optimisation de la gestion des entreprises d’Etat et des investissements publics.

Ensuite, il y a l’amélioration de l’efficacité dans le secteur de l’éducation à travers une allocation directe des fonds aux établissements scolaires, via un mécanisme de financement tenant compte de leurs besoins spécifiques et intégrant des incitations à la performance. Quatrième mesure : l’augmentation et l’optimisation des dépenses de santé. Et enfin, le renforcement le système de protection sociale et les filets sociaux.

Louis PauL Motaze, ministre des Finances

« L’Etat s’est mobilisé pour garantir une meilleure réalisation des politiques publiques »

« De manière précise et en lien avec les principales interpellations de la précédente revue, plusieurs actions ont été menées. Au niveau des investissements publics, un accent a été mis dans l’identification des projets, leur maturation et leur suivi, avec notamment la consolidation de la banque de projets, l’implémentation du décret de juin 2018 régissant le processus de matu ration des projets d’investissements publics ou la mise en œuvre du nouveau code des marchés publics.

S’agissant de la masse salariale, le Premier ministre, Chef du gouvernement, a signé en février 2019 l’arrêté fixant le montant des indemnités de sessions versées aux membres des comités et groupes de travail interministériels et ministériels, venant ainsi contenir le recours excessif aux compensations non salariales. Par ailleurs a été menée avec succès l’Opération de Comptage Physique du Personnel de l’Etat du Cameroun (Coppe 2018) qui a permis à l’Etat de réaliser une économie budgétaire substantielle.

Au niveau des autres entités publiques, les lois de juillet 2017 portant régime général des entreprises publiques et des établissements publics ont été progressivement mises en œuvre, avec notamment la conduite des audits de certaines entreprises stratégiques, la classification des entreprises et établissements publics, la fixation des rémunérations et avantages sociaux de leurs dirigeants. Et plus récemment l’encadrement des modalités de signature de contrats de performance avec l’Etat.

Au niveau territorial, une étape importante a été franchie en décembre 2019 avec l’adoption de la Loi portant Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées qui s’arrime à la nouvelle législation sur les finances publiques dans son livre 5 et dont la mise en œuvre est faite de manière progressive.

Comme vous pouvez le constater, de 2018 à ce jour, le gouvernement s’est mobilisé afin de garantir une meilleure réalisation des politiques publiques. Tous ces efforts déployés, et ces résultats engrangés demeurent cependant perfectibles au regard des contraintes budgétaires soutenues par les diverses crises sociales, sanitaires et économiques qui ne cessent d’affliger nos finances publiques. C’est la raison pour laquelle, le gouvernement en général, et le ministère des Finances en particulier reste preneur de toute contribution, expertise et appui de toute nature allant dans le sens de l’at teinte des objectifs d’assainissement et de développement économique ».

Keiko Kubota, directrice adjointe des opérations de la bm « évaluer la qualité et la viabilité des dépenses publiques »

« Les revues des finances de la Banque Mondiale sont des outils d’analyse permettant d’étudier la façon dont le gouvernement choisit de dépenser les recettes de l’État et les implications de ses décisions sur l’avenir du pays. En effet, les décisions du gouvernement en termes d’allocations sectorielles, de séquençage temporel, et de répartition géographique ont un impact significatif sur la croissance et le développement. L’exercice de revue des finances publiques vise ainsi à éclairer les efforts du gouvernement dans son engagement à améliorer les résultats socio-économiques, en créant l’espace budgétaire nécessaire pour assurer un accès équitable aux services publics, favorisant de fait la croissance inclusive.

Pour le cas spécifique du Cameroun, la nouvelle revue des finances publiques s’attachera, d’une part à évaluer la qualité et la viabilité des dépenses publiques, avec une attention particulière sur leur efficacité et leur efficience en termes de cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement SND30, les différentes stratégies sectorielles et le cadre macro-économique général. D’autre part, la revue analysera la mobilisation des recettes domestiques, les implications budgétaires des niveaux de dépenses actuels, et les options de politique budgétaire qui permettraient d’optimiser la collecte des taxes tout en soutenant le développement du secteur privé. Enfin, elle identifiera les mesures nécessaires pour accélérer la dé centralisation au niveau budgétaire en lien avec la politique de décentralisation lancée par le gouvernement ».

Commerce extérieur : Pourquoi les virements vers l’étranger traînent.

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Les clients d’Afriland first Bank se plaignent des lourdeurs dans le traitement de leurs dossiers de financement de leurs opérations à l’international. Ils trouvent les délais longs, en même temps qu’ils qualifient de complexes, les procédures depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation de change. lors d’une rencontre tenue le 11 novembre 2022 au siège du Gicam, des cadres de la banque ont répondu à ces préoccupations.

Des contraintes règlementaires

« On dépose les enveloppes une seule fois par semaine à la Beac et c’est plafonné à 3 millions d’euros (environ 2 milliards FCFA). Et on ne peut pas demander deux enveloppes la même semaine. Pour le préfinancement, si le montant de votre ordre n’atteint pas 50 millions de francs, on ne peut pas l’envoyer en préfinance ment de manière individuelle. Et pour sou mettre à la banque centrale, il y a une autre contrainte. La banque centrale demande que pour effectuer une opération internationale quel que soit le montant, le client doit reproduire les éléments du KYC (Know Your Custumer) du donneur d’ordre, et du bénéficiaire du transfert. C’est-à dire, les éléments permettant à la banque centrale de mieux appréhender les intervenants. Il y a d’ailleurs une circulaire BEAC qui précise les éléments à produire. Si c’est un transfert qui nécessite l’envoi en préfinancement BEAC, il faudrait qu’elle analyse ces éléments. Et elle exige de charger ces éléments sur sa plateforme et attendre qu’elle valide. Parce que c’est la validation sur la plateforme qui permet d’envoyer le dossier. Si ces éléments ne sont pas au préalable validé sur leur plateforme, on ne peut pas avancer. On peut certes soumettre ; mais si la BEAC ne se sent pas à l’aise avec un élément, elle va rejeter et quand on rejette il faut retourner vers le client et les délais s’allongent. Mais dès que c’est soumis, la BEAC répond dans les 48h. Elle respecte en général ce délai ».

Comment ça marche ?

« Les opérations de moins de 5 millions on les exécute automatiquement. Sur le ré seau en général, les 30% permettent de couvrir ces opérations de moins de 5 millions, donc c’est lorsque nous avons quelques gros encaissements qu’après avoir liquidé les opérations de moins de 5 millions et les opérations liées à l’évacuation sanitaire et les frais de scolarité. Les 30% sont affectés prioritairement à ces deux cas. C’est lorsque ces trois catégories d’opérations sont balayées que nous regardons s’il y a encore des liquidités pour pouvoir récupérer quelques ordres et traiter. Certains peuvent croire qu’il y a des règles discriminatoires. Alors que ce sont des règles de fonctionnement en interne. Nous privilégions les transferts liés aux évacuations sanitaires et aux frais de scolarité. Pour les autres opérations, la banque cen trale accorde trois millions d’euros en de vises. On peut certes choisir une partie en dollars et une partie en euros mais ça ne peut pas dépasser le montant total de trois millions d’euros. Il faut lui soumettre les ordres, elle regarde et va nous donner des devises pour effectuer ces types d’opé rations. C’est à partir de là que le client commence à être impatient parce que le plus souvent le client arrive en banque lorsque son fournisseur lui met déjà la pression de régler sa transaction. Seulement, le client ne connaît pas le process avec la banque centrale ni combien de temps ça peut prendre ».

Les Délais

« Sur le plan règlementaire, la banque centrale a décidé qu’il n’y a que les jeudis que la banque peut effectuer les de mandes d’enveloppes. Donc si vous déposez votre demande un vendredi, il ne sera transmis que la semaine d’après. Votre demande passera une semaine à la banque avant de parvenir à la banque centrale le jeudi suivant. Et une fois que cela est fait, la banque centrale doit selon les règles répondre dans les 48h jours ouvrables. Mais dans la pratique ça varie entre trois et quatre jours ouvrables. Et une fois qu’elle donne son accord, nous allons alors lui autoriser de débiter notre compte de FCFA pour livrer ces devises. La banque centrale se donne un délai de 34h pour nous livrer les devises en théorie mais ça prend en général 48h et dans certains cas 72h. Mais lorsque nous recevons les dévises, la loi nous oblige à traiter votre demande dans les 48h. Vous voyez donc que lorsqu’il faudra en moyenne une semaine. Vous avez à ce moment l’impression que votre opération a trop duré. Par contre, si vous aviez déposé plus tôt, le lundi ou le mardi par exemple, votre enveloppe part le jeudi suivant et c’est pourquoi pendant que vous diriez que votre ordre a pris 14 jours, une autre personne dira que le sien a pris 8 jours. Il faut simplement comprendre le principe ».

Pression de la demande sur les délais et mauvaise information

« Nous observons des clients qui viennent avec 5 à 6 ordres des montants de moins de 50 millions à destination du même fournisseur. Or, nous ne pouvons pas demander plus de 50 millions à la BEAC en une semaine. Donc parfois on se retrouve saturé même le lundi ou le mardi. Avant la réglementation de change, les enveloppes se déposaient physiquement à la BEAC. Lorsqu’on déposait les dossiers à Douala, il fallait les acheminer à la banque centrale à Yaoundé et un dossier de préfinance ment à l’époque pouvait prendre un mois ou deux. C’était très lourd pour les factures de faibles montants ; mais au jourd’hui les choses ont évolué avec la mise sur pied de la plateforme e transfert. Les dossiers de préfinancement vont plus vite que les demandes d’enveloppe. Or, les clients sont restés avec l’ancien concept. Et nous implorons les clients de privilégier les opérations de montants élevés. Parce que dans tous les cas, maximum 7 jours ouvrables, son transfert sera exécuté. Alors que pour l’enveloppe, les dossiers peuvent être saturés même sur deux semaines. Pour les dossiers à préfinance ment, parfois le donneur d’ordre est déjà créé sur la plateforme. Quand vous avez un nouveau fournisseur, si celui-là n’est pas encore créé sur la plateforme e transfert, n’attendez pas le jour où vous allez faire la demande, pour faire sa création. Rassemblez les éléments longtemps avant à la banque. Ainsi s’il y a des éléments supplémentaires qui sont demandés, vous avez le temps de les compléter. De ce fait, le jour où vous aurez besoin d’un transfert à la banque, on soumet directement votre dossier ».

Couvertures du risque de change

« Avant la nouvelle réglementation de change, il était très facile pour les banques de faire les achats en termes de devises pour couvrir les opérations. C’est-à-dire que si vous aviez une opération très importante, avant de vous engager avec votre client, vous pouvez déjà voir avec la banque pour qu’on achète les devises et le cours était négocié d’avance et arrêté. Mais toutes les opérations maintenant portent en général sur des montants importants. Il faut donc passer par la banque centrale pour avoir les devises. La banque centrale dans son dispositif ne prend aucun risque pour gérer le change. On demande les préfinancements en euros et en dollars. Lorsque nous demandons les pré financements en dollars, la banque centrale donne son accord, elle attend que nous lui donnions l’ordre de débiter notre compte en FCFA et elle nous couvre en euros. Par contre, lorsque c’est le dollar, lorsqu’elle donne son accord, elle ne nous demande pas de lui dire de débiter notre compte. Elle nous couvre en dollars et voit ce que cela va lui coûter avant de nous imputer. Au départ d’ailleurs, elle ne pré finançait qu’en euros, c’est bien après qu’elle a commencé à couvrir les préfinancements en dollars ».

Lions indomptables : Le jeu des maillots

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La distribution des numéros de maillots est un moment très important dans une équipe. Et cela l’est encore plus lorsque l’on assiste à un mouvement de va-et-vient dans une sélection comme celle des Lions indomptables. Les évidences et les certitudes ont été respectées, tant les cadres et les anciens sont généralement privilégiés. En découvrant les numéros ce 14 novembre 2022, il y a eu peu de surprise. Chez les gardiens de buts, André Onana aime les chiffres 23 et 24, et a retenu le premier. Alors qu’Epassi a depuis longtemps hérité du numéro 16, Simon Ngapandouetnbu n’avait plus d’autres choix que de se contenter d’un numéro Un avec lequel il est presque condamné à demeurer au banc de touche. Sauf  »miracle ».

En défense, il est clair qu’en l’absence de Michaël Ngadeu, Jean Charles Castelleto devient le maître de la défense. L’homme garde le 21 qu’il a reçu dès son arrivée la première fois en sélection. À ses côtés, Nicolas Nkoulou qui signe son retour cinq ans après avoir mis entre parenthèses sa carrière internationale, récupère le numéro 3 qu’il a toujours adoré, après avoir gagné en son temps le duel contre Pierre Wome Nlend. Ce dernier se trouvait en son temps dans la même posture que Nkoulou aujourd’hui. Sauf que l’homme ne semblait pas incontournable en son temps. Christopher Wooh, le 3ème défenseur central, s’est contenté d’un numéro 4 qui ne faisait pas partie des chiffres très prisés. Sur les côtés, Nouhou Tolo garde son 25 et Olivier Mbaizo le 17,faute de mieux. Enzo Ebosse considéré comme défenseur, est présenté dans la liste actuelle comme milieu de terrain. Lui, prend le 24 que Mbaizo a déjà eu à porter. Ici, Faï Collins est le maître du couloir droit et peut garder son 19.

Les numéros de maillots

Dans le milieu, le retour de Zambo Anguissa ôte le numéro 8 des débats et lui revient. Oum Gouet et Kunde gardent leurs numéros fétiches que sont le 14 et le 15.

Parmi les attaquants, les maîtres que sont Choupo Moting, Toko Ekambi Vincent Aboubakar n’ont pas eu de soucis avec leurs choix traditionnels. Respectueusement, ils ont maintenu leurs 13, 12 et 10. Bryan Mbeumo n’a pas eu de concurrents sur le 20 avec lequel il a engagé sa carrière internationale avec le Cameroun. Le jeune Marou Souaïbou ferme la queue avec le 26 et dernier numéro. Lui qui, de son statut de joueur local, ne pouvait penser dans une quelconque bataille.

Suisse: Briser enfin la malédiction des quarts

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Onze fois déjà que la Suisse a joué la Coupe du monde, depuis 1934, mais le pays n’a jamais franchi les quarts de finale qu’il a atteint en 1934 (perdu contre la Tchékoslavie, 3-2), en 1938 (éliminée par la Hongrie, 2-0) et en 1954 (laminée par l’Autriche 7-5). Trois autres fois, la Nati a terminé en huitième de finale dont lors de la dernière édition. En allant au Qatar, la Suisse tient à briser le mythe des quarts de finale, cette étape à laquelle elle reste bloquée même en Europe. Aux Championnats d’Europe, la Suisse n’a jusqu’ici atteint que cette étape. C’était à l’édition 2021.

Alignée dans le groupe G, la Suisse rencontrera au premier tour le Cameroun, la Serbie et le Brésil.
La Suisse est un vieux pays de football. Le ballon rond y a été introduit par les étrangers, notamment les Britanniques à la fin des années 1800. La fédération créée en 1905, remplace l’Association suisse de football (ASF). Le premier match officiel sous l’égide de la FIFA est joué le 12 février 1905, perdu contre la France (1-0). C’est en 1908 que la Suisse inscrit son premier but contre l’Allemagne, par Adolf Frenken. Ainsi, la Suisse est témoin des premières heures du football association. Et c’est faute de moyens que le pays ne participe pas à la première édition de la Coupe du monde de la FIFA. Mais à son entrée en scène à la seconde édition, la Suisse marque les esprits en jouant les quarts de finale. Depuis lors, le pays est un client régulier du trophée de la Coupe du monde.

Seule période morte, les 28 années passées en spectateur depuis 1966. La Suisse doit cette bonne forme à l’Autrichien Karl Rappan qui crée le concept  » cadenas suisse », un système défensif qui met en déroute les attaques les plus aguerries.

La Suisse en bref
Nom : La Nati (diminutif de Nationalmanncshaft

Participations (dont 2022): 12

Titre : 00

Sélectionneur : Murat Yakin

Capitaine : Granit Xhaka

Meilleur buteur : Alexander Frei (42)

Joueurs célèbres : Granit Xhaka, Alexander Frein, Heinz Hermann (118 sélections), Adolf Frenken (premier buteur de l’histoire de la Suisse).

Serbie : prendre sa revanche de 2018

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La Serbie fait partie des plus vieilles fédérations au monde. Créée en 1919 sous le nom du royaume de l’ex Yougoslavie (qui regroupait les royaumes de Serbie, de Croatie et de Slovénie). Mais l’évolution de cette entité a donné lieu à diverses avancées en dents de scie, même si elle s’affilie à la FIFA en 1921. A la faveur des divisions connues par l’ex Yougoslavie qui a regroupé la Serbie et ses royaumes sœurs, la fédération serbe actuelle est seule héritière du legs de l’ex Yougoslavie morte au début des années 90. Soit la date de 1948.

Mais la Serbie sur le plan international ne revendique que la victoire aux Jeux olympiques de 1960 et la Coupe du monde juniors 1987. La première expérience serbe en coupe du monde de la FIFA remonte seulement à 2010. Logée dans le groupe C avec l’Allemagne, le Ghana et l’Australie, le pays avait eu de la peine à faire entendre sa voix. Battue d’entrée par le Ghana (1-0), la Serbie avait surpris la puissance allemande sur le même score, mais l’Australie avait mis un terme à son rêve (2-1). Huit ans après, le pays avait connu un traitement similaire : une victoire contre le Costa Rica (0-1), avait à peine commencé à faire rêver que la Suisse avait ramené les sur terre (1-2), et le Brésil avait simplement parachevé le sale boulot.

Qatar 2022 est une occasion de revanche. D’autant plus que le pays d’Europe de l’Est retrouve deux de ses adversaires de Russie 2018 : le Brésil et la Suisse. Mais il y a un autre poids lourd du football africain, le Cameroun, plus capé que le Ghana qui lui avait infligé une défaite dans son premier match de Coupe du monde. La sélection conduite par l’ex légende du football serbe Dragan Stojkovic, a des atouts offensifs qui peuvent faire douter des sélections parmi les plus capées ; notamment Dusan Vlahovic de Juventus et sur tout Aleksandar Mitrovic de Fulham. Ce dernier est le meilleur buteur serbe de l’histoire avec 50 buts en 76 matchs. L’alerte a déjà été donnée lorsque la Serbie a terminée première de son groupe des éliminatoires en Europe, devant le Portugal, avec six victoires et deux nuls, aucune défaite

La Serbie en bref
Nom : Orlovi
Participations (dont 2022) : 03
Titre : 00
Sélectionneur : Dragan Stojkovic
Capitaine : Dusan Tadic
Meilleur buteur : Aleksandar Mitrovic (50 buts en 76 sélections)
Joueurs célèbres : Dragan Stojkovic, Branislav Ivanovic (105 sélections), Dusan Tadic,
Premier tour/groupe G : Brésil, Serbie, Cameroun, Suisse

Fiscalité : le paiement des impôts d’octobre 2022 prolongé.

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Prévue pour le 15 novembre 2022, la direction générale des impôts arrête la date butoir pour ses opérations le jeudi 17 novembre.

Selon le directeur général des Impôts, Modeste Mopa, ce report est dû « aux difficultés rencontrées par certains contribuables dans l’accomplissement de leurs obligations de déclaration et de paiement des impôts et taxes au titre des activités d’octobre 2022 ».

Une information qui ne semble cependant pas très précise. Car, Modeste Mopa, le top manager de la direction des impôts n’a jusqu’ici pas donné le vrai motif. Pendant que des regards sont tournés vers l’établissement en question, l’on apprend de certaines sources qu’il s’agit d’un problème lié à la plateforme de la direction générale des impôts (DGI), sur laquelle s’effectuent les différentes opérations en rapport avec l’acquittement des impôts et taxes.

Dette extérieure/entreprises publiques : la Sonara et Camair Co enregistrent 96,5 % à fin septembre 2022.

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La dernière note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), indique que de la Société nationale de raffinage (Sonara), et la compagnie aérienne publique (Camair Co), cumulent une dette qui se chiffre à 96,5 %.

Selon la CAA, il s’agit de quatre entreprises publiques camerounaises endettées auprès de créanciers extérieurs, à hauteur de 555,2 milliards de FCFA.Soit 84,5 % de la dette extérieure globale enregistre par la Sonara, 12,5 % par CamairCo totalise, vient ensuite la société des Aéroports du Cameroun (ADC) et le Port autonome de Douala (PAD qui se partagent les 3 % restants.

L’Etat s’implique

Cependant, pour permettre à la Sonara d’éponger sa dette, le gouvernement camerounais, « a procédé le 22 septembre 2022, à la signature de la convention de restructuration et de remboursement de la dette de la société vis-à-vis du Trader suisse, Vitol S.A » précise la note de conjoncture de la CAA. En effet, « l’Etat, à travers le compte spécial de soutien à la raffinerie ouvert à cet effet, devra rembourser environ 172,6 millions de dollar US et 108,7 millions d’Euro (soit au total près de 208 milliards de FCFA) sur une période de 10 années, à un taux d’intérêt de 5,5 % HT (hors taxes) »,

Il faut préciser que cet endettement préoccupe aussi bien le Trésor public que le secteur bancaire local, et les bailleurs de fonds internationaux comme le FMI, Rappelons que depuis 2021, le gouvernement s’était engagé à restructurer cette dette. Or jusqu’ici les chiffres ne font que s’accentuer et la situation empire.

Agriculture : une plateforme pour assurer la disponibilité des engrais.

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Composée d’acteurs nationaux et internationaux, la plateforme va réduire les importations, faciliter l’accès des engrais aux producteurs avec pour objectif d’augmenter la production agricole nationale de 30%.

Les engrais représentent 17 % des importations en provenance de la Russie. Avec 43% de part de marché, ce pays est le principal fournisseur de matières premières agricoles du Cameroun. Or, le conflit qui l’oppose à l’Ukraine a entrainé la rareté des intrants agricoles qui était déjà ressentie du fait de la pandémie. Ce qui contribue à rendre plus chers, les prix de certaines denrées. Le gouvernement annonce la mise en place d’une plateforme pour réduire cette dépendance vis-à-vis des importations et du marché international. Cette plateforme est contenue dans le concept Agri point Services mis sur pied par Emoh and compagnie Sarl. Il s’agit d’une nouvelle société de production et de commercialisation des engrais et bio fertilisants. Elle est dénommée « Fertilizer Platform » et va réunir divers acteurs. « La plateforme des engrais est constituée des acteurs nationaux et internationaux, tous acteurs de la filière engrais à qui j’ai proposé la mise en place d’un programme permanent de fertilisation et de restau ration des sols pour l’ensemble des pays membres de la communauté économique de l’Afrique centrale CEAC. Le Cameroun notre pays a été retenu comme base opérationnelle de la coordination et de démarrage de notre activité avec en prime le lancement d’un programme permanent de fertilisation des sols. Le but d’agri point services c’est de re grouper tous les principaux acteurs intervenant dans la chaine de valeurs agricoles », explique Jean Jules Emoh, coordonnateur de la plateforme.

Dans cette collaboration avec l’Etat, la société EMOH et Compagnie Sarl va développer les stratégies d’approvisionnement et de distribution dans les bassins de production agricole. L’objectif étant d’assurer la disponibilité des engrais et garantir leur accès au plus grand nombre de producteurs. Et ainsi, permettre aux acteurs du monde rural de produire plus, de générer plus de gains. En plus de la disponibilité des intrants à des prix compétitifs, le projet intègre l’aménagement des espaces agricoles ; la formation en techniques de production, pour produire plus et à moindre coût ; la location du matériel et des équipements agricoles ; la digitalisation des services. Le ministre de l’agriculture et du développement rural a par ailleurs souligné que la stabilisation des prix concerne aussi les pesticides. « Cette stratégie permet trait d’augmenter la production agricole nationale de 30% afin de prévenir une éventuelle crise alimentaire dans les années 2024 /2025», indique Gabriel Mbairobe.

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