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Manaouda Malachie : « Le Cameroun est engagé dans un vaste chantier de modernisation et de transformation de son système de santé »

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Discours inaugural prononcé par le ministre de la Santé publique à l’ouverture de la conférence médicale nationale à Yaoundé le 16 décembre 2022.

Mesdames et messieurs,

C’est pour moi un moment particulier et une responsabilité unique alors que je suis appelé à prendre officiellement la Parole, pour procéder au nom du Gouvernement, à l’ouverture officielle de la Conférence Médicale Nationale Yaoundé 2022, que le Président de la République a bien voulu placer sous son Très Haut Patronage.

Je mesure encore plus le poids de la responsabilité qui m’incombe en ce moment fort symbolique et important pour l’un des secteurs névralgiques de la marche de notre pays vers son émergence voulue à l’horizon 2035.

Le secteur de la santé est en effet, au cœur des préoccupations et des actions du Gouvernement qui entend mettre en place un capital humain susceptible d’impulser et de soutenir le développement et la croissance inclusive dans notre pays.

Enfin, et sans que l’évocation soit exhaustive, cet instant est chargé d’importance, en raison de ce que l’expérience récente de notre pays, de l’Afrique et du Monde, a démontré si besoin en était encore, que la Santé, au-delà d’être la clé de l’épanouissement social, est une condition de développement harmonieux et équilibré des pays.

Vous comprendrez donc ma vive et fervente gratitude au Président de la République, qui nous a fait l’insigne honneur de patronner les présentes assises.

Mesdames, Messieurs, Distingués invités

Le Cameroun est engagé depuis quelques années dans un vaste chantier de modernisation et de transformation de son système de santé. L’objectif recherché est de fournir à nos populations, des soins et services de santé de qualité, tout en préservant leur dignité, à travers la réduction de toutes les barrières d’accès à ces derniers.

Le défi est donc celui de la qualité de l’offre et de l’accessibilité à cette offre de qualité. Elle doit être garantie sans condition discriminatoire, libre et universelle.

Aucun Camerounais, ne doit en effet être exclu des bénéficiaires des soins et service de qualité, en raison de sa condition sociale, de son appartenance à un groupe ethnique, social, religieux, politique ou encore en raison de la localisation géographique de sa zone de résidence.

Les présentes assises qui portent sur l’optimisation de la qualité des soins et services de santé et les innovations en santé au Cameroun, sont donc l’échos même de la ferme volonté du Gouvernement, sous la Très dynamique impulsion de Monsieur le Président de la République, de procéder à la transformation profonde de notre système de santé.

L’Agenda élaboré, validé par le Chef de l’État et mis en œuvre à cet effet, est d’ailleurs la boussole de cette action. En effet, c’est maintenant qu’il faut agir et l’action en marche ne devrait pas s’arrêter, bien au contraire, elle devrait être renforcée. Agir pour un meilleur accueil et des soins de qualité dans nos structures et formations sanitaires ; Agir pour la rationalisation de la production et de la gestion des ressources humaines ; Agir pour un meilleur système d’information sanitaire, adapté à nos besoins, nos priorités et nos réalités ; Agir la disponibilité des produits médicaux et du sang ; Agir pour un financement innovant de la santé, suivant un alignement des priorités ; Agir pour un leadership nouveau et une gouvernance hospitalière utiles à l’optimisation de notre système de santé ; Enfin agir pour le positionnement de la santé communautaire au cœur de nos politiques publiques de santé.

La Conférence Médicale Nationale qui s’ouvre ce jour, après plus de quinze ans de dormance, est donc un autre signe de la nécessaire et impérieuse mobilisation qu’il est attendu de tous les acteurs du secteur de la santé.

En effet, le Président de la République a fait sa part en traçant déjà lui-même le sillon du chemin à emprunter. Il disait à ce propos dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2017, je cite « Nous allons poursuivre nos efforts, afin de faire bénéficier à nos populations des soins de santé de qualité et accessibles à tous. C’est dans cette optique que j’ai donné au Gouvernement /’instruction de parachever les réflexions relatives à la mise en place progressive de la Couverture Santé Universelle. »

Il n’est donc plus besoin de démontrer que l’amélioration de l’accès des populations aux soins de santé et aux médicaments de qualité a toujours occupé une place de choix dans le programme social de son Excellence Paul Biya. Sa posture que je viens d’évoquer plus haut, en est un des témoignages parmi tant d’autres.

C’est d’ailleurs en application de ces Très Hautes Prescriptions qu’un vaste programme de relèvement du plateau technique des formations sanitaires a été mise en marche et il présente déjà des fruits intéressants.

Pour preuve, les Régions du Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest, du Sud ont été dotée de formations sanitaires de références déjà mise en service. Il s’agit notamment de l’Hôpital Général de Garoua, des Centres Hospitaliers Régionaux de Ngaoundéré, Garoua,  et Ebolowa. Les autres devraient être mis en service très rapidement.

Dans cette même lancée, les Hôpitaux Généraux de Yaoundé et Douala qui ont été entièrement rénovés et équipés suivant les standards de modernité en vigueur dans le secteur de la santé. Le Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé suivra très prochainement avec la livraison des travaux et équipements en cours.

Tous ces hôpitaux rénovés, construits et équipés permettent aujourd’hui de limiter les évacuations de l’intérieur du Pays vers l’Étranger. Dans la même logique, l’opération de modernisation de notre offre de soins et services de santé, s’est intéressée aux hôpitaux Régionaux et de District, mais aussi aux Centres Médicaux d’Arrondissement et aux Centres de Santé Intégrés. Tout ceci permet de rapprocher l’offre des soins, des populations bénéficiaires.

Les efforts devront donc se poursuivre en matière d’harmonisation des protocoles, mais aussi de disponibilité quantitative et qualitative des Ressources Humaines.

Mesdames, Messieurs,

Ces efforts du Gouvernement, tels que présentés n’auront pas l’impact souhaité, sans la contribution de tous les acteurs. Qu’ils viennent de l’enseignement, de la recherche, du secteur privé confessionnel et laïc, il est nécessaire de mutualiser les efforts et surtout de rationaliser les interventions. C’est donc l’occasion de saluer ici les heureuses initiatives d’association de toutes les parties prenantes à de telles réflexions. L’apport des Partenaires Techniques et Financiers, l’accompagnement des secteurs apparentés, la contribution du privé sont aussi importants que les efforts du Gouvernement, pour améliorer la santé des Camerounais.

Bien plus, je voudrais saluer l’ouverture à la Diaspora médicale et médico-sanitaire camerounaise. Leur expertise est nécessaire ; elle rencontre donc à volonté du Gouvernement qui offre des conditions de travail propices à l’exercice en toute quiétude.

Chers frères et sHurs de la diaspora, je voudrais déjà vous dire notre gratitude pour votre ouverture et votre volonté de donner à notre pays tout ce qu’il y a de mieux pour lui, en fonction de vos domaines d’expertise respectifs.

Pour ce qui est du Gouvernement, il saisit avec bonheur, la main tendue qui est la vôtre. En retour, il vous offre un plateau technique de qualité et sa ferme volonté de travailler main dans la main. Nous sommes donc face à l’histoire, nous pouvons écrire ensemble les plus belles pages de celle-ci sur les tables de l’optimisation de l’offre de soins et services de santé.

C’est également l’occasion pour moi de dire toute ma gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui n’ont de cesse de nous accompagner dans l’action du Gouvernement dans cette quête permanente d’une offre de soins et services de qualité.

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais enfin nourrir le v^u d’une rencontre porteuse de fruits concrets pour la poursuite du saut qualitatif dans l’action du secteur de la santé, mais aussi et surtout de la franchise dans les échanges. Sur ce, je déclare ouverts, les travaux de la Confé￾rence Médicale Nationale Yaoundé 2022.

Que Dieu bénisse le Cameroun.

Maroua-infrastructures routières : les deux voies de kakataré reprennent leur éclat

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En chantier depuis 2013, les travaux de l’axe routier qui relie les services du gouverneur au marché central (marché-artisanal) ont repris.

Long de près de 4 km, la route qui a longtemps été sujet des polémiques est enfin en voie d’être terminé. Selon des sources fiables, «  il s’agit d’un engagement pris par les élites de la ville, afin de mettre terme à la négligence des autorités en charge du chantier ».

Il faut noter que ces voies, ont longtemps fait la fierté de la cité capitale de la région de l’extrême nord. Bordée d’arbres, cet axe routier imposé à la ville un paysage attrayant. Cependant, ces deux voies ont perdu leur éclat depuis 2012. Avec le retard sur sa réhabilitation, des voies se sont levés pour souligner la négligence « des élites, des autorités de la ville et du gouvernement ». Pour les populations, « il s’agit même d’un abus de confiance de la part du parti au pouvoir qui a toujours su faire des promesses pas tenues ». Mais aujourd’hui, le visage de cette partie de la ville est entrain de changer depuis le 24 décembre 2023. Les populations sont d’ailleurs impatientes de voir la fin des travaux, bien que certains critiques la manière de refaire cette route. « C’est bien beau de reprendre les travaux. Cependant, ceux qui le font semblent faire du bricolage. Ou en sommes nous avec les canalisations, le bon bitume ? Ils le font juste pour nous fermer les yeux. Et après quelques années, la route sera encore dégradée », s’exprime Bappa Amadou, habitant de la ville de Maroua.

Si jusqu’à présent, les populations s’impatiente, les travaux évoluent du moins rapidement. Les premières couches ont déjà été fait, sur une grande partie du chantier (environ 2,09 km) les travaux sont terminés. En espérant que cela soit terminé d’ici quelques jours, les élites peuvent se féliciter de leur engagement.

Marché : Vers la hausse des prix des hydrocarbures (?)

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Si Paul Biya n’a rien annoncé en terme du relèvement du pouvoir d’achat des Camerounais dans son discours de fin d’année, l’homme a pour autant envisagé de durcir davantage le train de vie de ses concitoyens. Notamment dans le secteur névralgique des hydrocarbures. « Il est de plus en plus évident que notre pays, comme bien d’autres en Afrique et ailleurs, ne pourra pas indéfiniment échapper à un réajustement des prix des produits pétroliers, si nous voulons préserver nos équilibres budgétaires et poursuivre sereinement la mise en œuvre de notre politique de développement », at-il déclaré. Laissant place à diverses interprétations. Pour les sceptiques, le terme « réajustement » est une tournure euphémique utilisée par l’homme qui porte le destin du peuple camerounais, pour annoncer une hausse inévitable des prix des produits pétroliers. Certains pensent même que Paul Biya annonce ainsi une suppression pure et simple des subventions des produits pétroliers, à défaut d’une baisse desdites subventions. Ce qui devrait ainsi induire la hausse des prix. 

Pour 2022, le président de la République parle de 700 milliards de francs de subventions de carburant et 75 milliards de Francs CFA pour le gaz domestique, supportés par l’Etat pour éviter que les prix grimpent. Le pays continuant à dépendre de l’importations de produits pétroliers raffinés et/ou à raffiner.  Le handicap subi par la Société nationale de raffinage (SONARA) du fait de l’incendie, ayant retardé la modernisation de l’ouvrage tel que prévue, afin de pouvoir la doter de capacités à pouvoir raffiner le pétrole camerounais dont la lourdeur disqualifie la SONARA à pouvoir le raffiner.  

Certes le président de la République a indiqué que, « au regard de l’intensité des chocs exogènes et de leur impact sur notre économie, j’ai instruit le Gouvernement d’étudier toutes les options permettant de stabiliser les prix à leur niveau actuel, et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs » ; mais l’un des facteurs principaux de la crise dans le secteur pétrolier en 2022 est loin de s’éloigner : la guerre russo-ukrainienne. En ouvrant son discours à la Nation le 31 décembre, Paul Biya a relevé l’impact de cette guerre sur l’économie mondiale en général et celle du Cameroun en particulier.

La subvention des prix des hydrocarbures est un vieux débat qui revient régulièrement en début d’exercice budgétaire, que le gouvernement gère souvent en sapeur-pompier. Cette question avait déjà provoqué les émeutes de la faim en 2008. Paul Biya y accorde généralement un intérêt particulier. D’où la stagnation de l’enveloppe de la subvention. Préférant déplacer la pression dans d’autres secteurs comme le fiscal. Avec la conviction que cela aura peu d’impact direct sur l’ensemble des citoyens.

Message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2022 et du Nouvel An 2023

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Le rendez-vous du chef de l’État camerounais, a une fois de plus été honoré ce 31 décembre 2022. Comme à l’accoutumée, les citoyens étaient scotchés aux chaînes nationale. L’intégralité du discours.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Au moment où s’achève l’année 2022, je crois qu’il est opportun de revisiter notre parcours en tant que Nation, avant de nous projeter, avec confiance et détermination, dans la nouvelle année.

Comme vous avez pu le constater, notre pays, comme tant d’autres, a continué de faire face, en 2022, à des chocs exogènes.

Alors que l’économie mondiale commençait à peine à se relever des distorsions engendrées par la pandémie du Covid-19, est survenu en Europe de l’Est, un conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

La guerre entre ces deux grands pays a entrainé de profondes perturbations dans les circuits d’approvisionnement du marché mondial en produits de grande consommation, tels que les céréales, le pétrole brut et le gaz.

Les dysfonctionnements du commerce international, qui en ont découlé, ont également provoqué des pénuries de certains biens manufacturés et autres denrées de première nécessité, combinées à une hausse généralisée des prix. 

Les conséquences désastreuses de cette guerre sur les économies des pays, en particulier ceux en voie de développement, et les souffrances qu’elle inflige à des populations civiles innocentes, m’amènent à réaffirmer l’importance de la paix et du dialogue dans la résolution des conflits.

Mes chers compatriotes,

En dépit de ce contexte difficile, notre économie a su s’adapter à la conjoncture internationale, en faisant preuve, une fois encore, de résilience. Son taux de croissance a enregistré une légère progression, se situant autour de 3,8 %, contre 3,6 % en 2021.

L’inflation est restée raisonnable, bien en-dessous de la moyenne mondiale. L’accès aux intrants a été garanti, permettant ainsi de poursuivre les activités de production et de réduire le risque d’insécurité alimentaire. Tout cela a été possible grâce aux mesures vigoureuses mises en œuvre par le Gouvernement.

Ainsi, outre l’accroissement des facilités fiscales et douanières consenties dans le cadre du plan de relance post covid-19, d’importantes subventions ont été accordées aux entreprises des secteurs sensibles, pour soutenir la viabilité et la compétitivité de notre économie.

La lutte contre les comportements spéculatifs abusifs et les exportations frauduleuses des denrées de première nécessité a été intensifiée. Le renforcement de la production locale, la réduction de notre dépendance aux importations et la promotion du « Made in Cameroon » ont également connu des avancées encourageantes.

Le Gouvernement continuera à accorder une attention particulière à la mise en œuvre coordonnée de la politique d’Import-Substitution, et à l’exploitation optimale des opportunités qu’offre la Zone de Libre Echange Continentale Africaine.

De même, notre politique d’inclusion sociale va se poursuivre à travers une meilleure distribution des fruits de la croissance. A cet effet, les programmes de filets sociaux qui visent les couches sociales défavorisées, seront étendus à un plus grand nombre de bénéficiaires dans l’ensemble des dix régions.

Dans la perspective de diversifier les sources de revenus de l’Etat, j’ai autorisé le démarrage de trois projets d’envergure qui visent à développer notre potentiel minier, à structurer notre économie et à créer des emplois.

Je voudrais m’y attarder un peu.

S’il est vrai que notre pays dispose d’un sous-sol riche en ressources minières, le secteur minier, hors pétrole, ne contribue qu’à hauteur de 1% du Produit Intérieur Brut. En développant la mine solide, nous pourrons assurer le relais des hydrocarbures dont les stocks s’amenuisent et disposer de ressources financières supplémentaires, qui pourront être affectées au financement de nos investissements.

L’année 2023 sera donc marquée par le démarrage des travaux relatifs à l’exploitation du minerai de fer de Kribi-Lobé. Ce projet prévoit notamment la construction d’une usine d’enrichissement du fer, d’un pipeline d’environ 20 kilomètres et d’une centrale de production d’énergie de 60 mégawatts.

Nous engagerons également l’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba. Les retombées attendues sont immenses, dans la mesure où notre pays bénéficiera, entre autres, d’une ligne de chemin de fer de 540 kilomètres entre Nabeba au Congo et le Port de Kribi, où sera édifié un terminal minéralier.

Le troisième projet a trait à l’exploitation du fer de Bipindi – Grand Zambi, avec à la clé le développement d’un complexe sidérurgique pour la transformation locale du fer, la construction d’un pipeline et de plusieurs infrastructures de base au bénéfice des populations.

Une étape décisive a déjà été franchie dans la réalisation de ces différents projets, avec la signature des conventions minières y afférentes et l’octroi de permis d’exploitation aux entreprises adjudicataires.

Mes chers compatriotes,

Notre pays a connu, au cours de l’année qui s’achève, des perturbations considérables dans la fourniture en ressources énergétiques et en eau potable.

Pour garantir l’approvisionnement régulier du marché domestique en produits pétroliers et en gaz domestique, il a fallu augmenter le volume des subventions publiques, au prix d’importants efforts budgétaires. C’est ainsi qu’au cours de l’année 2022, près de 700 milliards de Francs CFA ont été dépensés par le Trésor Public au titre des subventions pour les carburants et 75 milliards de Francs CFA pour le gaz domestique.

Au regard de l’intensité des chocs exogènes et de leur impact sur notre économie, j’ai instruit le Gouvernement d’étudier toutes les options permettant de stabiliser les prix à leur niveau actuel, et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Cependant, il est de plus en plus évident que notre pays, comme bien d’autres en Afrique et ailleurs, ne pourra pas indéfiniment échapper à un réajustement des prix des produits pétroliers, si nous voulons préserver nos équilibres budgétaires et poursuivre sereinement la mise en œuvre de notre politique de développement.

En dépit de ces contraintes liées à la conjoncture internationale, des progrès réels ont été enregistrés en matière de fourniture de l’électricité. C’est le cas du raccordement de la région de l’Est au réseau interconnecté Sud et de la mise en service de la ligne d’évacuation d’énergie de Nyabizan à Yaoundé, permettant désormais d’injecter la totalité de la production du barrage de Memvé’ele dans le réseau électrique.

La situation dans ce secteur essentiel connaîtra une amélioration considérable en 2023, avec la mise en service de la première phase du barrage hydroélectrique de Nachtigal et le démarrage des travaux de raccordement du réseau interconnecté Sud au réseau interconnecté Nord.

Nos efforts visant à renforcer la qualité et la quantité de l’offre énergétique vont s’intensifier, à la faveur de la construction de nouvelles infrastructures énergétiques et le développement de l’énergie solaire, en particulier dans la partie septentrionale de notre pays.

L’accès de nos populations à l’eau potable demeure l’une de mes principales préoccupations. L’achèvement du Projet d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et de ses environs à partir du fleuve Sanaga viendra résoudre de façon durable le déficit d’approvisionnement en eau dans cette cité.

De même, j’ai demandé au Gouvernement de finaliser en urgence les diligences relatives au lancement, dès 2023, du méga-projet d’adduction d’eau potable de la ville de Douala et de ses environs.

Au-delà de nos grandes métropoles, des ouvrages de production ont été réalisés dans certaines villes secondaires, notamment Bamenda, Bertoua, Ngaoundéré et Ebolowa. La construction de ces ouvrages va s’étendre à d’autres localités urbaines et rurales au courant de l’année prochaine.

Mes chers compatriotes,

Malgré la conjoncture défavorable, le Gouvernement maintient ses efforts pour assurer sa mission première, à savoir améliorer les conditions de vie des citoyens. Nous devons poursuivre les réformes structurelles engagées dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le Fonds Monétaire International et les autres partenaires au développement.

J’observe avec satisfaction qu’en dépit du contexte économique particulièrement difficile qui aura marqué l’année 2022, aucun secteur d’activité n’a été délaissé. Sans être exhaustif, arrêtons-nous un instant sur quelques-uns, à la suite de ceux que je viens d’évoquer.

Si nous prenons le secteur des travaux publics, 860 kilomètres de routes et 460 mètres linéaires d’ouvrages d’art ont été construits ou réhabilités. Je mentionnerai entre autres :

– la mise en service du pont sur la Cross-river entre le Cameroun et le Nigeria, ainsi que l’achèvement du bitumage du tronçon routier entre Sangmelima et Brazzaville, favorisant ainsi  l’ouverture de notre pays vers les marchés des Etats voisins ;

– le bitumage de la section de route Lena-Tibati-Ngatt sur la Nationale 15, avec pour avantage l’augmentation des liaisons par voie terrestre entre le Nord et le Sud du pays;

– la construction de l’autoroute Kribi-Lolabé et de la route Grand Zambi-Kribi, qui donne une impulsion à la compétitivité du Port Autonome de Kribi ;

– la construction de la route Bertoua-Batouri, dont les travaux vont se prolonger jusqu’à Yokadouma et au-delà.

La réalisation de plusieurs infrastructures routières a également permis de désenclaver les bassins de production agricole. Cet effort va se poursuivre en 2023, avec l’aménagement d’environ 700 kilomètres de route, dont le bitumage de l’axe Ebolowa-Akom II-Kribi.

J’ai instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour la reprise des travaux de construction des tronçons routiers Mora-Dabanga-Kousseri ; Babadjou-Bamenda et Kumba-Ekondo Titi.

Une attention particulière sera accordée à la réhabilitation des voiries urbaines et à l’amélioration du trafic entre nos principales métropoles. Le lancement des travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et l’accélération des travaux de l’autoroute Douala-Yaoundé figureront au rang des priorités du Gouvernement.

Il en est de même de la réhabilitation et de la modernisation des aéroports de Tiko, Bertoua et Kribi, qui permettront de desservir toutes les régions de notre pays par voie aérienne.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2022 a aussi été marquée par des inondations qui ont une fois de plus affecté les populations de la région de l’Extrême-Nord, en particulier celles des départements du Logone et Chari et du Mayo-Danay. Ce phénomène récurrent, favorisé par le dérèglement climatique, appelle des actions vigoureuses pour éviter les désastres qui en découlent.

Au-delà de l’assistance humanitaire apportée aux victimes, j’ai prescrit au Gouvernement de mettre en œuvre un plan de reconstruction de la région de l’Extrême-Nord. Ce plan intègre notamment la construction de plusieurs ouvrages de retenue d’eau et d’infrastructures socio-économiques.

S’agissant de l’offre de soins, il est incontestable qu’elle s’est nettement améliorée au cours de l’année 2022.

Le Centre Hospitalier Régional et l’Hôpital Général de Garoua ont été inaugurés et mis en service. Grâce au relèvement de l’infrastructure et du plateau technique de plusieurs formations sanitaires, notre pays est désormais capable d’offrir des soins de qualité dans des domaines particulièrement pointus, tels que la chirurgie cardiaque ou la transplantation rénale, pour ne citer que ceux-là.

J’ai demandé au Gouvernement de poursuivre les efforts engagés dans ce secteur, en mettant en œuvre un vaste plan de renforcement du plateau technique et des capacités du personnel des hôpitaux sur l’ensemble du pays.

Mes chers compatriotes,

J’aimerais à présent m’appesantir sur le volet sécuritaire. Dans l’ensemble, la situation est maîtrisée et sous contrôle sur toute l’étendue du territoire national, malgré la recrudescence de la criminalité urbaine et la persistance des attaques sporadiques de certains groupes terroristes dans certaines régions.

Grâce au lien Armée-Nation, la collaboration entre nos forces de défense et les populations a contribué à réduire, de manière significative, les menaces terroristes dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le calme retrouvé a permis d’enregistrer des progrès appréciables dans la mise en œuvre du Plan de Reconstruction et de Développement de ces régions.

Je tiens une fois de plus à saluer la bravoure de nos forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour assurer la protection des personnes et des biens, en particulier dans les zones en proie au terrorisme.

Je remercie également nos partenaires pour leurs appuis multiformes et, tout particulièrement, les Etats-Unis d’Amérique, pour leurs actions décisives visant à traduire devant la justice ceux qui, depuis l’étranger, contribuent au financement des activités terroristes au Cameroun. J’invite les autres pays amis à leur emboîter le pas, en vue de l’accélération de la reprise des activités de développement dans ces régions.

Au plan politique, le processus de décentralisation avance de manière méthodique. Les transferts de compétences de l’Etat vers les Collectivités Territoriales Décentralisées se font progressivement, en prenant soin de ne pas fragiliser les équilibres structurels qui constituent l’ossature du pacte social de notre Nation.

Pour ma part, je reste persuadé que les Régions, les Communautés Urbaines et les Communes, peuvent et doivent apporter une contribution déterminante à la relance de notre économie, à la résolution de l’épineux problème du chômage des jeunes et à la vitalisation de la démocratie locale.

Les élections sénatoriales qui se tiendront en 2023 seront l’occasion de consolider l’option de décentralisation que nous avons prise, en renouvelant la Chambre Haute de notre Parlement, qui représente les Collectivités Territoriales Décentralisées.

Camerounaises, Camerounais,  

Mes chers compatriotes,

Avant de conclure, je voudrais appeler votre attention sur deux fléaux qui prennent une certaine ampleur dans notre société. Il s’agit de la corruption et de l’incivisme.

L’an dernier, dans des circonstances similaires, je vous avais fait part de mon souci de renforcer la gouvernance dans la gestion des affaires publiques et de maîtriser les dépenses de l’Etat. Je peux vous assurer que ce souci demeure constant et intangible. Aussi, je tiens une fois encore à rappeler que tous ceux qui s’enrichissent illicitement, en spoliant l’Etat, à quelque niveau que ce soit, vont rendre des comptes.

J’exhorte tous les Camerounais, quel que soit leur rang social, à s’engager résolument dans ce combat que je mène depuis des années. Chacun, à son niveau, doit faire montre de probité et veiller à la préservation de l’intérêt commun.

C’est en agissant ensemble, de manière déterminée et résolue, que nous parviendrons à triompher de la corruption qui existe encore dans notre société.

Comme moi, vous avez certainement observé, dans nos villes et campagnes, la montée préoccupante de l’incivisme, de la violence, du non-respect des normes sociales élémentaires ou de l’ordre établi. Dans un Etat de droit, de tels comportements ne peuvent être tolérés. Ceux qui trouvent un malin plaisir à perturber l’ordre social, qu’ils soient jeunes ou adultes, devront rendre compte de leurs actes devant les tribunaux compétents.

J’en appelle donc à la responsabilité de tous, en particulier les parents et les éducateurs, pour redonner toute leur place aux valeurs morales de base et au respect de l’ordre public.

Je voudrais une fois encore interpeller ceux qui font un usage criminel et pernicieux des réseaux sociaux. Par leurs agissements, ils plongent plusieurs familles dans la détresse et ruinent parfois des destins, en procédant notamment à la désinformation, à la diffamation ou à la propagation des discours haineux. De toute évidence, ils mettent en péril la cohésion sociale.

Camerounaises, Camerounais

Mes chers compatriotes,

Vous l’avez bien compris. C’est en observant une discipline personnelle dans notre agir au quotidien, que nous parviendrons à bâtir ce Cameroun moderne auquel nous aspirons tous.

Un Cameroun prospère et uni dans sa diversité. Un Cameroun où chaque acteur trouve sa place. Je voudrais à cet égard apprécier le rôle déterminant que joue le secteur privé dans la mise en œuvre de notre politique de développement.

En ce qui me concerne, je continuerai à faire tout ce qui est possible pour assurer le progrès de notre pays. Je sais pouvoir compter sur la contribution de chacune et de chacun de vous pour y parvenir.

Bonne et heureuse année 2023 à toutes et à tous.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

source: Crtv

Région du Nord :4 500 kg de chanvre indien saisis à Garoua

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La police de la cité capitale du Nord, avec la collaboration de la population a pu démanteler un réseau de trafic de stupéfiants.

Il s’agit de 20 sacs saisis le 22 novembre dernier, 137 saisis dans la nuit du 21 au 22 décembre dernier. Selon le commissariat principal de la ville, ces stupéfiants «  ont été interceptés sur renseignement par la police dans l’arrondissement de Garoua 1er ».

Trafic dans le grand Ouest

Pour interrompre le trafic de ces drogues qui avaient pour objectif de s’étendre sur le territoire, les autorités n’ont pas perdu le temps en détruisant les produits sous le regard des autorités. Et en présence du gouverneur du Nord, Jean Abate Edi’i.

Il faut tout de même mentionner que la légion de gendarmerie de l’Ouest, qui a saisi 25 sacs de chanvre indien à Bafoussam dans la nuit du 11-12 décembre 2022. 13 sacs étaient conditionnés et 12 sacs dissimulés dans des sacs de voyage. Le butin était dissimulé dans un bus de l’agence de voyage Premuim, en provenance de Koutaba pour Yaoundé en provenance du Nord-Ouest .

Numérique : le Cameroun prévoit une réduction de 30% du coût d’internet à l’horizon 2027

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Le 23 décembre 2022, une convention de prêt d’une valeur de 100 millions de dollars soit 61,730 milliards de FCFA a été signé entre le directeur sortant des opérations de la Banque mondiale au Cameroun,Abdoulaye Seck et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey. Ceci en vue de la mise en œuvre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc).

Il s’agit d’un accord de financement de près de 62 milliards de FCFA qui vise à faciliter l’accès à Internet. Le but est de rendre les coûts de connectivité moins chère. Pour les deux parties signataires, aujourd’hui il est plus qu’important de faire appel à Internet pour approfondir les recherches et développer au mieux le secteur de l’emploi et du développement durable. Une manière pour la Banque mondiale de soutenir la croissance économique du pays.

Patnuc

En fait, le Patnuc vise principalement à l’horizon 2027, à réduire de 30% du prix en détail de l’internet mobile au Cameroun, une couverture internet de 70% et un taux de pénétration internet de 25% dans les zones ciblées, mais non encore desservies. Ceci dans l’optique d’accroître l’inclusion numérique et l’utilisation des solutions agricoles numériques. « Le Patnuc devrait conduire à une meilleure couverture digitale et favoriser l’inclusion à travers l’extension de la connectivité des réseaux, la connexion des derniers kilomètres », indique le ministre Alamine Ousmane Mey.

Pour Abdoulaye Seck, «il s’agit entre autres, de l’instauration d’un programme de subventions électroniques au profit de 35 000 petits exploitants agricoles, la mise en œuvre d’une base de données qui va faciliter l’innovation et l’application des solutions digitales dans le développement rural notamment le secteur agropastoral. Par ailleurs, le Patnuc offrira aussi un programme de renforcement des capacités pour augmenter le taux d’alphabétisation numérique des fonctionnaires et utilisateurs finaux, en particulier les jeunes, les femmes et les personnes handicapées ».

Ressources minières : les recettes budgétaires du Cameroun chutent de plus de 11 milliards de FCFA en un an

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 Selon le rapport Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) 2020 de l’État du Cameroun, qui vient d’être publié, les revenus budgétaires provenant de l’exploitation des mines et carrières industrielles du gouvernement ont connu une chute drastique entre 2019 et 2020.

Entre 2019 et 2020, l’exploitation minière et des carrières industrielles sont passées de 12,2 milliards de FCFA à seulement 630 millions de FCFA, soit une baisse de 11,57 milliards de FCFA en valeur absolue et 94,8% en valeur relative. D’ou la contribution au budget de l’État de ce poste de recettes du secteur extractif passe automatiquement de 1,73% en 2019 à 0,12% en 2020.

En effet, le même rapport indique que, « en 2020, le secteur extractif a généré pour l’État des revenus budgétaires de 535,18 milliards de FCFA, contre 703,91 milliards de FCFA en 2019, soit une baisse de 23,97% qui s’explique principalement par la baisse en 2020 des transferts de la SNH (Société nationale des hydrocarbures)-Mandat au Trésor public. Ceux-ci ont atteint un montant de 321,37 milliards de FCFA en 2020, contre 471,53 milliards de FCFA en 2019, soit une baisse de 31,85%, en raison de l’impact de la pandémie liée au CovidD-19 sur les activités pétrolières et gazières ».

Le secteur minier au Cameroun

Le Cameroun a un fort potentiel géologique pour un certain nombre de minéraux ; bien géré, ce potentiel pourrait contribuer à la croissance économique du pays. Le Cameroun dispose notamment d’importants gisements de minerai de fer, de bauxite, de diamants, de calcaire, de rutile et de cobalt nickel. Toutefois, en dépit de l’existence de ces minerais, l’exploitation minière ne joue pas encore un rôle majeur dans le développement du Cameroun, et le secteur minier reste en marge de l’économie.

Au plan minier, un certain nombre de projets sont aujourd’hui à un stade avancé de travaux : le projet de fer de Mbalam opéré par CamIron, le projet de nickel-cobalt de Nkamoun près de Lomié, propriété de Geovic, le projet de bauxite de l’Adamaoua (à Minim-Martap et Ngaoundal) opéré par Cameroon Alumina) et le projet diamantifère de Mobilon près de la frontière avec la République Centrafricaine développée par Cameroon & Korean Mining).

Au plan purement géologique, la cartographie géologique et les connaissances globales du potentiel minier du pays restent très limitées et apparaissent aujourd’hui dépassées. Les données géophysiques et géochimiques restent insuffisantes pour de vastes régions ou doivent être réinterprétées au moyen de technologies et d’approches modernes lorsqu’elles sont disponibles. Les géologues révèlent qu’à la date d’aujourd’hui, plus de 50% du territoire reste inconnu.

Le Cameroun est actuellement à un tournant important en ce qui concerne le développement du secteur minier. Une bonne gestion des revenus des industries extractives représente un potentiel énorme pour lutter contre la pauvreté et contribuer au développement durable.

Bien que n’ayant pas précisé les causes de cette chute, la plupart des acteurs du secteur expliquent cela par la pandémie liée au Covid-19. Car cela a entraîné un important ralentissement des activités dans les entreprises de manière générale ( une baisse de près de 24% de la contribution du secteur pétro-gazier au budget de l’État, en glissement annuel). Ce qui a conduit à la baisse des revenus globaux du secteur.

Fecavolley : L’Assemblée générale à problèmes n’a pas eu lieu

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L‘Assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) prévue ce 27 décembre 2022 n’a pas eu lieu. Le Conseil d’administration a ténu une réunion nuitamment pour convenir du report des assises à une date ultérieure. Se ravisant de l’état des tensions entre factions en conflit, mais aussi, une source renseigne que le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) n’a pas donné son onction aux travaux de Mbalmayo. Le gouverneur du Centre ayant assujetti la signature de la déclaration de manifestation publique aux fédérations sportives civiles nationales, à l’approbation des démembrements du Minsep et pour le cas d’espèce, la crise avait été portée auprès de Narcisse Mouelle Kombi. Lequel n’y a pas encore officiellement réservé une suite, mais aurait accordé une attention particulière à cette saisine. Lui qui a de la peine à obtenir les justificatifs des fonds publics mis à la disposition de la Fecavolley pour les besoins des équipes nationales de la discipline.

Faute de pouvoir effectuer le passage en force qu’il a engagé, Julien Serge Abouem, le président sortant de la Fecavolley, s’est contenté d’offrir un  » repas familial » au Bois Sainte Anastasie à Yaoundé, réunissant des membres de la fédération et des journalistes. A l’occasion, le patron de la Fecavolley a justifié le faux rendez-vous de Mbalmayo par  » l’ambiance qui prévalait ». Pour l’homme,  » nous sommes en fin d’année; c’est des périodes de réjouissances. Pourtant, il se fait que des gens se sont organisés pour nous empêcher de travailler’‘.

Bras de fer

Cependant, le président sortant de la Fecavolley n’entend pas capituler devant l’adversité:  » Nous avons profité de ce repas familial pour écrire une correspondance à Monsieur le ministre des Sports et de l’éducation physique. Cette correspondance sera déposée aujourd’hui (mardi, Ndlr) pour lui donner la position de la Fédération Camerounaise de Volleyball sur les problèmes juridiques auxquels nous faisons face », a annoncé le président sortant.  » Ces problèmes juridiques concernent l’action de la tutelle, le droit applicable en matière de statuts et je voudrais redire haut et fort que la Fédération Camerounaise de Volleyball est gouvernée par ses statuts de novembre 2022 », a-t-il ténu à préciser. Convaincu que  » ce sont ces seuls statuts qui sont en vigueur par la Loi ».

En clair, même s’il concède de calmer le jeu, Abouem n’entend pas céder. Même s’il assure ne pas vouloir faire les bras de fer avec la tutelle, le successeur de Majorée Timba souligné que,  » il faudrait tout simplement que chacun joue son rôle  ». Face à la crise, le ministre de tutelle avait d’abord suspendu le processus électoral en novembre dernier, avant d’autoriser sa reprise le 17 décembre. Et deux jours après, l’exécutif sortant a convoqué l’AG du 27 décembre.

L’homme qui est à la tête de la Fecavolley depuis 2013 tient à aller au bout de ses ambitions.  » Il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer à performer parce que c’est sur ce terrain qu’on nous attend. Il faut tourner le dos à la délation et travailler plus que jamais pour que nous continuions à faire du Volleyball cette discipline que nous aimons. Une discipline parmi les meilleures au Cameroun et pourquoi pas dans quelques années d’atteindre nos objectifs finaux  à savoir se hisser dans le top 10 mondial », a souligné l’homme qui veut se représenter.  » Nous ne souhaiterons même pas aller devant les juridictions. Mais, vous comprendrez que si cela est nécessaire, nous sommes une association et nous allons défendre les intérêts de notre association », prévient-il.

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Fédérations sportives : L’autorité étatique coince les fraudeurs

 Mayo-Darlé : la commune vient en aide au Centre Médical

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 L’équipe municipale de l’arrondissement du Mayo-Darlé (région de l’Adamaoua),accompagnée de DADDA Fadimatou Épouse Aliou, Maire de commune vient de réhabiliter entièrement le plateau technique du Centre Médical (CMA) de la localité.

 Des lits d’hospitalisation, une table d’opération, une table d’accouchement, une table d’examen gynécologique, des Dopplers foetal, des paravents avec quatre plis, des tensiomètres électronique, un microscope binoculaire optique, une lampe chauffante et un kit de réanimation pour nouveau né, une lampe scialytique, un chariot  brancard et des kits de petite chirurgie est les matériels médical flambant neuf qui viennent alléger les souffrances les personnes malades.

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Selon Madame le Maire DADDA Fadimatou, « prendre part au développement de sa localité et penser au bien-être de ces populations reste son principal objectif ». Pour le chef du Centre Médical, « désormais, les populations savent que cette femme de poigne est une femme de parole qui réalise toujours ce qu’elle promet. Elles peuvent donc compter sur elle pour un bilan positif sur le plan sanitaire à Mayo-Darlé ». Il précise par ailleurs que « dans les prochains jours, le CMA se fera construire un bloc maternité pour le bien-être de toutes les populations en général et des femmes enceintes en particulier ». Une bonne nouvelle pour les femmes qui depuis plusieurs années, sont souvent obligées de se rendre à Ngaoundéré pour être mieux prise en charge.

Fédérations sportives: le gouverneur du Centre coince les fraudeurs

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Dans un message porté adressé aux sous-préfets de la région du Centre, le gouverneur instruit de toujours solliciter  » avis formel et technique délégués régional et départementaux » avant d’autoriser toute assemblée générale des fédérations sportives civiles nationales. Ce  » afin d’éviter les troubles à l’ordre public », mais aussi  » des accusations de partie pris de l’Etat par l’un ou l’autre camp opposé », justifie Naseri Paul Béa.

La sortie du gouverneur du Centre

Cette sortie du patron de l’administration territoriale dans la région abritant la capitale, va à n’en point douter conforter le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) dont l’autorité est de plus en plus fragilisée par les fédérations sportives. En effet, beaucoup d’exécutifs sortants de fédérations ont outrepassé la circulaire ministérielle encadrant les processus électoraux dans les fédérations. Laquelle prescrit de surseoir aux suspensions, le temps des élections. A la Fédération camerounaise de rugby (Fecarugby) par exemple, une dizaine de cadres issus du Comité exécutif et du staff technique ont été suspendus avant l’élection. Plus grave, l’instruction ministérielle est de plus en plus galvaudée. Certaines assemblées générales ont été tenues dans l’irrespect de la loi de 90 portant Régime des manifestations publiques (changement de jour, de lieu,…) ou d’ordre du jour. On l’a vu à la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley).

Et au moment où l’on amorce la dernière ligne droite, la tension monte davantage. Certaines fédérations n’hésitent pas à se lancer dans un passage en force. On a vu la Fecavolley programmer son assemblée générale élective ce 27 décembre 2022 à Mbalmayo, avec comme délégués des personnes contestées par l’assemblée générale de 2013. Sur la base des statuts révisés en 2018 que conteste Archange Me Samba, candidat déclaré contre Julien Serge Abouem. Au cours d’un point de presse vendredi dernier à Yaoundé, l’avocat au Barreau du Cameroun a promis que  » tous les délégués de 2013 prendront part aux travaux » de Mbalmayo. Faisant peser une menace de troubles sur les travaux. D’autant plus qu’en face, l’exécutif sortant n’entend pas écouter les voix discordantes et tient à aller au bout de son action.

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