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Banque. Bange Bank ouvre une nouvelle agence à Douala

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Cette deuxième représentation de  l’entreprise équato-guinéenne  dans la ville est située au quartier Bonamoussadi.

Après le quartier Akwa, centre des affaires de la capitale économique, Bange s’installe à Bonamoussadi.  Cette implantation dans le 5 eme arrondissement de la ville est très stratégique. Le quartier  concentre en effet une forte classe moyenne qui détient  un grand pouvoir d’achat. C’est aussi  une zone de privilège des investissements de la diaspora. C’est  d’ailleurs la raison de la présence dans cette zone de divers enseignes de grande distribution et bien d’autres banques locales.  Pas étonnant donc que la Bange Bank ait choisi ce quartier pour opérer son expansion dans la ville. Pour le Directeur Général de Bange Bank, Emilio Moyo Avoro,  Bonamoussadi est un « vivrier important d’opportunités  pour les banquiers que nous sommes à travers son ouverture sur les quartiers résidentiels et à forte densité et pour le trafic important qui est généré en termes de présence des entreprises, prestataires divers, et compte tenu du volume important de transactions financières.».

L’agence Bange de Bonamoussadi devient ainsi la sixième agence de ce groupe présent au Cameroun depuis fin 2021.  Le choix de Bonamoussadi s’inscrit dans son « déploiement de proximité », explique le responsable d’agence Brice Talla, lors de l’ouverture officielle le 23 février dernier Plus globalement, le groupe équato-guinéen a décidé de conquérir l’Afrique en commençant par les pays de sous-région. « L’expansion de la banque se situe dans la logique du financement de l’Afrique par l’Afrique. La maison mère depuis 18 ans de croissance a pensé qu’il était temps d’aller contribuer au développement de l’Afrique sous d’autres cieux et le premier choix a été porté sur le Cameroun. Par ce que les chiffres du rapport annuel du FMI 2021, le Cameroun a à lui seul 65% du PIB de la sous-région. Vous comprenez que le Cameroun est un vaste potentiel», ajoute Brice Talla.

Bange Bank Cameroun a l’ambition de  créer 10 agences dans le pays  en deux ans. Les six constituant son réseau actuel sont répartis entre Yaoundé (3),  Kribi et (1) et Douala (2).

Secteur de l’électricité : Le gouvernement présente les principaux axes du plan de redressement

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Ces bases sont articulées autour du changement du mix énergétique qui reposera sur la priorisation des projets hydroélectriques et le développement significatif de nouvelles centrales solaires.

L’auditorium des services du Premier ministre chef du gouvernement a abrité jeudi 23 février 2023, les travaux du conseil de cabinet auquel ont pris part, plusieurs membres du gouvernement.

A travers son exposé intitulé « les lignes directrices et les perspectives du Programme de redressement du secteur de l’électricité axés sur les résultats », Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee) a fait un récapitulatifs des projets réalisés à date et les principaux axes du plan de redressement du secteur de l’électricité au Cameroun.

Ces axes sont articulés autour du changement du mix énergétique qui reposera sur la priorisation des projets hydroélectriques et le développement significatif de nouvelles centrales solaires. Le gouvernement compte mettre en place un réseau de transport unique d’électricité à travers la mise en corrélation du Réseau interconnecté Sud (RIS) avec le Réseau interconnecté Nord (Nord), tout en renforçant la redondance dans le cadre du transport de l’électricité.

Selon le communiqué final de Séraphin Magloire Fouda, secrétaire général des services du Premier ministre à l’issue des travaux du 23 février 2023, le gouvernement ambitionne également d’améliorer l’équilibre financier du secteur en passant par des actions ciblées, permettant de générer de la trésorerie pour les acteurs de ce secteur.

« Il sera en outre question de réaliser des investissements urgents dans le segment de la distribution, d’intensifier les opérations de lutte contre la fraude et optimiser le processus d’accès à l’électricité en zones rurales, à travers la promotion d’une production décentralisée » indique le communiqué du SG de la Primature.

Selon les chiffres publiés par le Minee, la mise en œuvre du programme de redressement du secteur de l’électricité coutera environ 187 milliards FCFA et un accompagnement de la Banque mondiale est escompté pour son exécution effective. Grâce à sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND 30), le gouvernement du Cameroun ambitionne à fait passer l’offre de sa production d’électricité de 800 Mégawatts en 2010 à 1 640 Mégawatts en 2023 et environ 5 000 Mégawatts en 2030.

Le taux d’accès des ménages à électrifier devrait quant à lui passer de 72% en 2023 à 100% au terme. Le gouvernement explique que cette avancée est le résultat de l’exécution des projets tels que : les barrages de Lom Pangar ; Memve’ele et Mekin, ainsi que le Programme thermique d’urgence et la construction des centrales thermiques solaires.

Dans la même veine, le communiqué  de Séraphin Magloire Fouda précise que le transport de l’électricité a également connu sa mue dans les dix régions du pays, tout comme l’électrification rurale a permis d’étendre les réseaux de distribution. Environ 2 000 localités ont été électrifiées dans ce registre sur la période allant de 2010 à 2020.

Forum : Les investisseurs de la diaspora se réunissent à Yaoundé

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Selon l’Agence française de développement (AFD), ils sont près de 100 000 Camerounais ou Français d’origine camerounaise à envoyer de l’argent à leurs proches restés au pays.

Soutenir la création d’entreprises viables qui participent à la croissance du Cameroun, en lien avec la Stratégie nationale de développement du pays à l’horizon 2030 (SND 30). C’est l’objectif de la première édition du Forum International des Investissement de la Diaspora au Cameroun (FIIDIC), qui sera organisé du 25 au 29 avril 2023, par Club Dias’invest 237. Une plateforme de rencontre des forces vives Camerounaises de la Diaspora et d’investisseurs en faveur du rayonnement économique du Cameroun.

A travers cette plate-forme, les différentes parties prenantes (investisseurs, porteurs de projets, entrepreneurs, institutions, organismes nationaux et internationaux) vont échanger sur la contribution de la diaspora au développement productif du pays, en lien avec la stratégie nationale de développement du Cameroun à l’horizon 2030. En France, ils sont près de 100 000 Camerounais ou Français d’origine camerounaise à envoyer de l’argent à leurs proches restés au pays.

Selon l’Agence française de développement, les envois d’argent des diasporas bénéficient en particulier à des couches pauvres de la société qui voient leur niveau de vie augmenter grâce à ces ressources. De ce fait, même en situation de crise économique et financière des pays de résidence, les flux d’argent des diasporas tendent à rester stables et à être moins liés à la conjoncture que les investissements directs étrangers.

Selon les chiffres de WorldRemit, leader mondial en matière de transfert d’argent sur les plateformes numériques les envois d’argent des Camerounais de la diaspora vers le Cameroun ont augmenté de près de 150 milliards FCFA en 2017 à près de 173 milliards FCFA en 2018.

Les organisations de la diaspora camerounaise, bien que généralement petites, sont très actives et réalisent des projets dans toute une série de secteurs, notamment la santé, l’éducation, le transfert de compétences et de technologies, et les affaires et l’entreprise.

Construction des infrastructures : Les récriminations de Moussa Faki Mahamat aux dirigeants africains

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Selon le président de la Commission de l’U africaine, l’une des fragilités majeures de l’Afrique se manifeste dans les champs politique et sécuritaire, les deux s’influençant mutuellement.

 « N’ayons pas peur de le dire, nous mettons beaucoup d’enthousiasme dans l’élaboration de grands projets pour l’Afrique, dans la prise de certaines décisions, mais, malheureusement beaucoup moins de soins à leur réalisation simplement par défaut de volonté politique agissante. Cette rupture entre paroles et actes est le principal facteur de désaffection des populations vis à vis de l’organisation continentale ».

C’est propos sont de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine (UA), prononcés lors des travaux de la 36ème session des travaux de cette institution, tenus à Addis-Abeba en Ethiopie le 18 février 2023. Selon le président de la Commission de l’UA, l’une des fragilités majeures de l’Afrique se manifeste dans les champs politique et sécuritaire, les deux s’influençant mutuellement.

Entre autres conséquences provoquées par cette situation, le responsable évoque les difficultés d’implémentation de la libre circulation de personnes et des biens ; le passeport africain, la création des institutions financières, le marché unique du transport aérien en Afrique, le lancement des grands chantiers d’infrastructures intégratrices.

Le responsable explique que les efforts de construction nationale des pays africains se heurtent ces derniers temps à la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement accentuant l’instabilité politique et la fragilisation des Etats. Celles-ci sont par ailleurs alimentées par d’autres foyers tels que l’extrémisme violent, le terrorisme, la conflictualité inhérente aux processus électoraux, les conflits intercommunautaires et les changements climatiques.

Moussa Faki Mahamat va plus loin en estimant que l’Afrique indépendante depuis une soixantaine d’années, n’est pas encore totalement en paix et qu’elle n’a pas encore réalisé, au-delà des formes, l’essentialisme de son unité, ni atteint le niveau de prospérité que son âge et ses ressources auraient dû lui assurer.

Résilience

Tout n’est pas que morose pour les pays de l’UA. Lors de son propos, le président de la Commission de l’UA a également évoqué les avancées, en mettant en exergue l’activation des mécanismes divers de résilience interne, de solidarité intra africaine, de mise en œuvre rapide des institutions financières africaines, le tout porté par une gouvernance vertueuse parait, sans démagogie, être ici la voie du salut. La souveraineté collective et la solidarité auxquelles nous aspirons sont à ce prix.

« Dans cette logique, nous enregistrons avec satisfaction les progrès sur la voie de l’admission de l’UA au G20. Notre espoir est que cette éventuelle accession puisse amplifier la voix africaine et permettre à notre organisation continentale d’apporter sa contribution propre aux solutions des problèmes du monde » s’est félicité le président de la Commission de l’UA.

8mars 2023. Le patronat met les femmes du made in Cameroon à l’honneur

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 Le Gicam organise du 04 au 08 mars  à son siège à Douala, une  exposition débats en vue de valoriser les entrepreneures des villes et des campagnes qui œuvrent pour la promotion des produits locaux.

Les femmes camerounaises qui contribuent à la valorisation des produits locaux seront au-devant de la scène dans quelques jours au Gicam. Le patronat a décidé cette année de les mettre en exergue à l’occasion de la 38ème édition de la journée Internationale des droits de la femme. La Commission Entreprenariat Féminin (C-EF) du Gicam organise en effet du 04 au 08 mars prochain « l’exposition des productrices du made in cameroon » sous le thème « S’unir pour agir ensemble ».

L’évènement est dédié à la  valorisation des femmes des villes et des campagnes qui contribuent au quotidien à la promotion du Made in Cameroon.  Il s’agira entre autres des femmes excellant dans les activités de transformation et de conservation des produits locaux. Des promotrices d’entreprises des secteurs de l’agroalimentaire, cosmétique etc. L’on annonce la participation d’une cinquantaine d’exposantes issues des dix régions du Cameroun qui proposent une diversité de produits.

En plus de la foire exposition, Il est également prévu un grand concours national visant à  distinguer « les championnes de l’économie ». Ce sera aussi  l’occasion de présenter comme les années antérieures, le plaidoyer du Gicam pour une meilleure  représentativité des femmes dans les entreprises au Cameroun et dans la vie publique.  

L’année dernière, les données publiées au terme d’une enquête au sein de 203 entreprises, révélaient la présence de moins de 15%  des femmes à des postes de responsabilité. Bien plus, que  les grandes entreprises emploient moins de femmes à des niveaux élevés d’encadrement. Et le chiffre décroît au fur et à mesure qu’on monte en catégorie dans une entreprise.  Le poids des femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises était seulement de 9%.

 Digitalisation: le Guichet unique vise 1000 milliards de recettes en 2023

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 La  structure va s’appuyer sur un ensemble de transformations qu’elle vient d’opérer sur sa plateforme avec la contribution d’Afriland et BGFI pour de nouveaux canaux de paiement qui intègrent désormais les masters card, visas et wallet.

Une autre avancée est faite au Guichet Unique des Opérations de Commerce Extérieur (GUCE).   Cette entreprise, dont le but est la facilitation des procédures du commerce extérieur afin de  réduire les coûts et les délais de passage des marchandises aux frontières du Cameroun, vient d’instituer de nouveaux moyens de paiement.  Désormais, pour les opérations sur la plateforme e-Guce, les opérateurs économiques pourront effectuer leurs paiements  de diverses manières grâce à des partenariats noués avec d’autres institutions.  L’usager a le choix de payer  ses droits et taxes, soit par virement bancaire (Afriland First Bank), soit par cartes bancaires (Visa, master card etc) via BGFI, soit par Wallet à travers le réseau Gimac (Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale).

La présentation de ces canaux  de paiement a eu lieu il y a quelques jours à Douala. D’après les concernés, d’autres banques pourront se joindre à l’initiative qui en est à la phase pilote. Ces innovations viennent optimiser les moyens de paiement sur la plateforme du guichet unique mais aussi la dématérialisation des procédures. Ces nouveautés s’ajoutent en réalité à divers canaux  mis sur pied sur la plateforme du guichet unique. Il s’agit notamment du paiement via les services des opérateurs de téléphonie mobile, de transfert d’argent et de messagerie (Campost, EU money). Ces différents canaux ont déjà permis au GUCE de collecter  6500 milliards de FCFA en 10 ans.  Les chiffres sont allés croissant d’années en années, passant de 123 milliards de FCFA en 2012 à 880 milliards en 2021. Ce qui fait une contribution de 53% à la croissance des recettes douanières générées grâce à la digitalisation des opérations et des paiements.  Avec ses nouveaux partenaires dont le GIMAC, Afriland et BGFI, le guichet unique entend accroitre les facilités de paiement et atteindre une mobilisation des recettes de 1000 milliards en 2023.

C’est depuis deux décennies que le Guichet Unique des Opérations du Commerce Extérieur œuvre pour la simplification des procédures en vue de la réduction des coûts et des délais de passage des marchandises.  Ses performances enregistrées jusqu’ici ont été notamment portées par la mise en exploitation du formulaire unique des opérations du commerce extérieur (e-FORCE) en 2016.  Ce formulaire a permis des échanges de données de plus de 80 procédures et services dématérialisés, se situant dans la dynamique de cette entreprise qui a opté pour la digitalisation.

Course de l’Espoir 2023 : les terroristes se taillent une victoire aux côtés d’Adamou Issa Buba et Tata Carine

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Les vainqueurs posent avec les autorités

Adamou Issa Buba a remporté la 50ème édition de la Course de l’Espoir chez les seniors messieurs. L’athlète du Nord-ouest a été secondé par Amadou Abdou. Elvis Nsabinla le vainqueur de la précédente édition, s’est battu pour occuper le troisième rang. Chez les dames, Tata Carine a été la plus rapide. La vainqueur 2022 a gardé le trophée cette année, totalisant ainsi quatre titres sur cette course qui en était ainsi à sa 50ème édition. Pour cette édition spéciale, le Comité d’organisation a offert une prime de dix millions à chacun des deux vainqueurs de la course senior.

Les 500 athlètes engagés au départ des différentes courses, ont dû puiser dans leur mental pour terminer la partie. Les séparatistes qui sévissent dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest se sont invités à l’événement en faisant exploser trois bombes artisanales dont la première au moment où les athlètes montaient en montagne. Mais les forces de défense et de sécurité qui avaient quadrillé la ville de Buéa, se sont montrés plus fort et ont encadré la course jusqu’à sa fin. Et même malgré une seconde explosion aux environs du stade de Molyko, n’a pas dissuadé les organisateurs et les athlètes. Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines. En revanche, 18 personnes dont deux athlètes, sont blessées. Tous ces blessés sont pris en charge par l’hôpital régional de Buéa. Le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) Narcisse Mouelle Kombi leur a rendu visite et leur a transmis les encouragements du Chef de l’Etat.

Lancée en 1973, l’ascension du Mont Cameroun est devenue Course de l’Espoir en 1995. Cette année, la Course s’est déroulée comme c’est le cas depuis quelques années, dans un contexte sécuritaire instable du fait de la crise séparatiste animée par des sécessionnistes se revendiquant de l’Etat fantôme d’Ambazonie.

Tribunal militaire de Yaoundé : des journalistes molestés

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Guy Alain Souffo privé de son appareil photo et son téléphone

Arnaud Ndal et Guy Suffo ont passé un mauvais quart d’heure au Tribunal militaire de Yaoundé ce 24 février 2023 aux environs de 2h. Surpris en train de prendre des images de la sortie des suspects dans l’affaire de l’assassinat de Martinez Zogo. Le premier de l‘intérieur de la clôture de la bâtisse, et le second de l’extérieur. « Je me suis contenté de rester à l’extérieur pour capter les images d’ambiance, puisque je sais que pour filmer à l’intérieur, il faut demander l’autorisation ; mais un monsieur en civil m’a interpellé. J’ai entendu d’autres crier que ‘’il a filmé’’. Un des employés du groupe L’Anecdote a insisté qu’on me prenne car j’ai filmé », raconte Guy Alain Souffo, plus connu sous le pseudonyme de Flash. Les deux hommes subiront le courroux des gendarmes, avant que leurs appareils ne soient confisqués. Arnaud Ndal emmené dans un pick-up des pandores, Guy Suffo sera conduit au bureau du commissaire du gouvernement. Devant l’homme qui venait d’éplucher le rapport d’enquête préliminaire de l’affaire qui a conduit ici une vingtaine de personnes dont Jean Pierre Amougou Bélinga le patron du groupe L’Anecdote, les images de l’appareil du photographe habitué des arènes sportives mondiales, sont passées en revue. « Ils ont constaté qu’effectivement je n’ai filmé qu’à l’extérieur, mais ont quand même confisqué l’appareil et ma Carte nationale d’identité», regrette l’homme. Pendant ce temps, son téléphone est emporté par les gendarmes pour la Compagnie de gendarmerie du Lac.

Il faudra l’intervention nocturne des journalistes qui étaient présents sur les lieux. Les habits froissés, la mine grise, apeuré, Arnaud Ndala pu être libéré. Quant à Guy Suffo, il est convoqué ce jour, à la même heure au Tribunal militaire et à la Compagnie de gendarmerie du Lac, au siège de la Commission mixte chargée des enquêtes préliminaires sur la mort de Martinez Zogo. « C’est là qu’on va exploiter ton téléphone et on verra à quoi servent les photos que tu as faites », l’a informé un capitaine de gendarmerie, malgré les supplications des journalistes qui y ont campé une bonne partie de la nuit. L’homme confesse avoir reçu des coups de fil en lieu et place du propriétaire du téléphone.

C’est la deuxième fois en quelques mois que Flash subit les foudres des hommes armés. Le photographe qui revenait de la couverture du match Cameroun-Jamaïque peu avant la Coupe du monde Qatar 2022, l’homme avait déjà été arrêté abusivement. Au motif du « refus d’obtempérer » lors du passage du Délégué général à la sureté nationale, l’homme au volant de sa voiture, aligné derrière un taxi, n’avait pas a été interpellé. Malgré ses explications et supplications basées sur une incompréhension, les policiers assurant la fluidité du trafic avaient jeté l’homme en cellule pour plus de 24H.

Assassinat de Martinez Zogo : les suspects encore ramenés à la gendarmerie

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La vingtaine de suspects dans l’affaire de l’assassinat de Martinez Zogo est retournée au Secrétariat d’État à la défense (SED) en charge de la gendarmerie. Au terme de l’exploitation du rapport de l’enquête préliminaire, le commissaire du gouvernement n’a ni inculpé les suspects, ni renvoyé le dossier pour complément d’enquêtes comme ce fut le cas le 14 février dernier. Sans explication. Mais une source proche du dossier parle d’un  »problème technique ». Une autre indique que,  » il n’y avait pas de juge à cette heure de la nuit pour donner une suite au travail du commissaire du gouvernement ».

A 2h10 ce 24 février, Jean Pierre Amougou Belinga et compagnie ont quitté le Tribunal militaire de Yaoundé pour les cellules du SED. S’il s’agit effectivement d’un problème de disponibilité d’un juge, la solution serait trouvée en journée. Le jour étant ouvrable. Jean Pierre Amougou Belinga, le lieutenant colonel Justin Danwé, le commissaire divisionnaire Maxime Eko Eko, Bruno Bidjang, et les autres, sont suspectés d’avoir participé de diverses manières à l’enlèvement de Martinez Zogo le 16 janvier dernier et à l’assassinat de Martinez Zogo dont le corps mutilé a été retrouvé le 22 janvier dans une banlieue de Yaoundé. Depuis trois semaines, des interpellations et audiences rythment le quotidien des Camerounais.

Conflits armés en Afrique : Le nombre de réfugiés augmente de 15% en un an

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Selon un rapport d’Oxfam international (un mouvement mondial de personnes qui luttent ensemble contre les inégalités et l’injustice de la pauvreté) les conflits armés coûtent environ 18 milliards de dollars (plus de 11 000 milliards FCFA) par an à l’Afrique.

Selon les estimations des Nations unies, les conflits armés et les changements climatiques sont à l’origine de 44 millions de déplacés en 2022, soit 15% de personnes en plus que l’année précédente. Antonio Guterres, Secrétaire générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) l’a fait savoir lors des travaux du 36ème sommet de l’Union africaine (UA), tenue à Addis-Abeba le 18 février dernier.

L’année 2021 a été tumultueuse en Afrique. Elle a été marquée par des coups d’Etat au Tchad, en Guinée, au Mali et au Soudan, une prise de pouvoir orchestrée en Tunisie, des combats prolongés en Ethiopie et une menace croissante du militantisme islamiste transnational. Le 24 janvier 2022, les militaires burkinabè ont renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, une décision que Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA a rapidement condamnée. Autant de difficultés qui mettent à mal le développement du continent.

Selon un rapport d’Oxfam international (un mouvement mondial de personnes qui luttent ensemble contre les inégalités et l’injustice de la pauvreté) les conflits armés coûtent environ 18 milliards de dollars (plus de 11 000 milliards FCFA) par an à l’Afrique. Selon l’étude publiée en 2007, les conflits armés réduisent en moyenne, l’économie de la nation africaine de 15%. Et ce chiffre est probablement sous-estimé. Les coûts réels de la violence armée pour les africains pourraient être bien plus élevés.

Néanmoins, il y a de quoi garder espoir. « Malgré le ralentissement occasionné par de multiples chocs, l’Afrique a fait preuve d’une résilience continue dans tous les pays, sauf un, et a maintenu un taux de croissance positif en 2022 avec des perspectives stables en 2023 et 2024. Les économies africaines sont effectivement résilientes », a déclaré le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina lors des travaux d’Addis-Abeba.

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