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Affaire viol et grossesse de Jato Sonita : La chanteuse de 16 ans dément toute implication de son manager

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Après trois ans de souffrance, Jato Sonita, la jeune étoile montante de la scène musicale camerounaise, brise enfin le silence. Derrière son sourire lumineux se cache une histoire sombre qui menace d’écorcher son image et celle de son manager. Les rumeurs, aussi tranchantes qu’un poignard, l’accusent d’avoir été abusée par celui qui a guidé ses premiers pas dans la musique. Mais la vérité éclate enfin, et Sonita choisit ce 28 août pour la révéler au grand jour.

La jeune chanteuse camerounaise et leader du groupe Forest Children Band (Bande des enfants de la forêt) lève les zones d’ombre : « Je suis ici pour aborder quelque chose qui est très offensant pour moi et ma famille, pour ma carrière et plus particulièrement pour mon manager. Il y a eu des rumeurs selon lesquelles j’étais enceinte et mon manager en était responsable. Je ne nie pas le fait que j’étais enceinte. Je nie le fait que mon manager soit responsable », a déclaré Jota Sonita, d’entrée de jeu.

Devant sa maman, Jato Sonita confirme qu’elle a donné naissance à un fils après un viol mené par des hommes armés en 2021, alors qu’elle se baignait dans un cours d’eau à Bambili, une localité située dans le département du Mezam, région du Nord-Ouest. Elle dément ainsi toute implication de son manager comme le révèle certaines informations. Une histoire que ne valide pas les détracteurs d’Emmanuel Bayong. L’un d’entre eux pense que seul un test d’ADN ou un rapport de police sur le moment où l’incident a eu lieu pourrait disculper totalement le manager.

Jato Sonita, 16 ans est une jeune chanteuse qui s’est révélée au public grâce à sa voix suave, ses magnifiques reprises des chansons et ses vêtements faits à base de feuilles de bananier. Maman depuis l’âge de 13 ans, la petite Jato espère compter sur le soutien indéfectible de ses fans pour poursuivre ses études et sa carrière.  Jato Sonita ou la Fille de la Forêt, a décidé de mettre à profit son talent/voix dans la musique pour transmettre des informations utiles pour éduquer et guérir le monde. Depuis la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest elle a interprété des chansons informatives comme « Elimba Dikalo », « Cousin Militaire » qui s’adresse à la presse et aux militaires.

Par ailleurs, elle milite pour la protection de la nature et lutte contre le changement climatique. Elle a dirigé son « Forest Children Band » dans une grande campagne de nettoyage (plastiques et saletés) et de plantation d’arbres autour de leur réservoir d’eau communautaire où près de 1 500 bouteilles en plastique ont été ramassées et plusieurs arbres écologiques et fruitiers ont été plantés. Sa campagne de nettoyage et de plantation d’arbres a eu un impact direct sur plus de 250 000 personnes qui boivent l’eau propre du bassin versant.

Réactions

Jato Sonita, chanteuse et leader du groupe Forest Children Band

« J’ai été emmenée dans la brousse, où j’ai été… »

En 2021, mes camarades de classe et moi sommes allés nager dans un ruisseau voisin. Je suis une ancienne élève du CCAST Bambili. Sachant très bien que ma mère était au courant de la crise en cours (crise anglophone, Ndlr), elle m’a interdit d’aller au ruisseau. Nous nagions et tout à coup, nous avons vu des hommes armés habillés de manière décontractée. Ils sont venus au ruisseau et nous ont dit de quitter. Qu’ils voulaient nager. Quand ils nous ont vu partir, ils sont venus et ont commencé à nous harceler.

J’ai été emmenée dans la brousse, où j’ai été violée. Par peur, je n’ai rien dit à ma mère mais je l’ai dit à ma sœur aînée que j’ai supplié de ne pas dire à ma mère parce que je savais ce qu’elle me ferait. Ma mère est très stricte. Quelques mois plus tard, j’ai commencé à ressentir des changements. Ma couleur de peau a changé et je suis devenue grosse. Je n’ai pas compris car j’ai commencé à avoir mes règles vers 13 ans.

Après 5 mois, j’ai commencé à ressentir des changements extrêmes. Ma mère me posait des questions. Mon manager pensait que j’avais changé mon huile…conduite à l’hôpital on a découvert que j’étais enceinte. Elle était très déçue. J’ai vu ma mère pleurer, en colère, voulant me tuer. Elle m’a demandé pourquoi je lui fais honte. C’est ainsi que je lui ai raconté l’histoire. Ma mère a décidé de cacher la nouvelle à mon manager.

Un après-midi, mon manager m’a appelé pour me dire que nous avions un entraînement en ville. Il était avec sa femme. Il a dit que nous devions aller quelque part ce soir-là. J’ai dit « d’accord papa ». Il m’a emmené à l’hôpital et a découvert que j’étais enceinte…Mon manager m’a demandé « Jato, tu veux me tuer » et j’ai dit « non, papa »… ça faisait déjà 7 mois. J’ai accouché à Limbé. Ma mère a décidé de prendre l’enfant et de le donner à sa propre famille.

MTN Cameroun : 41,6% de femmes  dans le top management

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Au mois d’Août 2024, MTN Cameroun totalise 526 employés, dont 180 femmes. La filiale locale  s’illustre ainsi par un fort engagement en faveur de l’égalité des chances, tel que véhiculé par la politique genre du groupe. En réalité, la représentativité des femmes au sein de cette entreprise est visible dans l’ensemble des 19 pays où elle est présente.

 Sur plus de 17 500 employés issus de plus de 70 nationalités, le Groupe MTN, affiche un taux de féminisation de 40% de ses effectifs. 34% occupent des postes de management et 36%  sont présentes au sein de son conseil d’administration.  Au sein de  la filiale Cameroun, les femmes sont représentées à hauteur de 41,6% au sein du comité exécutif tandis que 16% de la gente féminine occupent les postes techniques.

 Ces données viennent d’être publiées par le groupe  MTN   dans le cadre de son  premier People Report du GroupeS MTN, réalisé à l’occasion de son 30e anniversaire.  Ce rapport met en exergue la gestion du capital humain au sein du groupe. Le géant des télécoms semble avoir mis les employés au centre de sa stratégie de développement à travers l’Afrique. « MTN a été construit par des milliers de personnes passionnées et talentueuses qui ont parcouru ce voyage avec nous. Nous sommes ce que nous sommes grâce à nos MTNeers dévoués et inspirés… À travers ce rapport, nous espérons partager avec vous l’essence de nos collaborateurs, de notre culture et de notre organisation », déclare  le Chef du département des ressources humaines du groupe, Paul Norman.

Le rapport se penche aussi sur l’engagement de MTN Cameroon en faveur d’un environnement de travail positif et inclusif. Plus de 90% des employés de cette filiale témoignent positivement sur le bien-être dans leur lieu de service. Bien plus, apprend-on, MTN Cameroon a lancé en 2023, l’initiative « Shaping Your Future » permettant à ses employés de prendre en charge leur parcours professionnel et de favoriser l’apprentissage continu.

 Le président du groupe MTN dit devoir le succès de l’entreprise à son capital humain.  « Chez MTN, nous sommes inspirés par la vision de fournir des solutions numériques pour le progrès de l’Afrique. Nous ne pouvons pas réaliser cette vision sans les personnes remarquables au sein de notre famille Y’ello. Au cours des 30 dernières années, nos collaborateurs ont construit des réseaux et des services de télécommunications de classe mondiale, favorisant l’inclusion numérique et financière de millions de personnes. Nos collaborateurs, nos « Doers », animés par un esprit positif, ont été au centre de notre croissance et de notre progrès », a indiqué Raph Mupita.

Fiscalité : les opérateurs économiques proposent des réformes pour 2025

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Les opérateurs économiques de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) du Cameroun souhaitent le changement dans la loi de finances 2025. Ils l’ont fait savoir au Directeur Général des Impôts lors d’une concertation au siège de  la  Ccima le 27 août dernier à Douala. Divers sujets relatifs à l’imposition ont été abordés lors de cette rencontre avec une liberté de ton.

 « Nous avons travaillé sur la consécration du système de validation des avaries. Aujourd’hui, nous avons constaté que la commercialisation et de l’industrie que la procédure de validation des avaries devient de plus en plus complexe. Nous avons pensé qu’il faut qu’on la simplifie. Nous avons également pensé à donner beaucoup plus de pouvoirs aux inspecteurs vérificateurs qui viennent sur le terrain procéder à la validation. Car ce qui est fait actuellement ouvre des brèches à la corruption », explique Albert Motsou, fiscaliste.

Des questions telles que les télé déclarations, les taxes communales  ou encore l’impôt sur le revenu ont été évoquées. Les acteurs du secteur privé ont surtout étayé à cette occasion leurs difficultés avec les différents régimes fiscaux.  « Nous avons également abordé la déductibilité des charges. L’administration a consacré la limite en espèces à 100 000 FCFA. C’est un véritable problème pour les PME. Nous avons pensé que ce taux peut être relevé à 500 000 francs. Il y a entre autres la consécration des régimes d’imposition. Aujourd’hui beaucoup d’entreprises ne travaillent plus de manière efficiente avec les contribuables assujettis aux régimes simplifiés par ce que leur acompte affacturé sera à hauteur de 5%. Nous avons estimé que l’administration peut relever cette question en fixant le régime d’imposition à travers le chiffres d’affaires prévisionnel », précise Albert Motsou.

Au terme des échanges, la chambre de commerce a remis au Directeur Général des Impôts, une liste de  propositions pour l’élaboration del’avant-projet de loi de finances 2025.  Il s’agit d’un recueil d’idées suggérées par l’ensemble des  membres de la chambre qui avaient jusqu’au 26 août 2024, pour faire parvenir à la Ccima leurs difficultés et propositions dans un draft. Aucun détail n’a été donné sur le contenu de ce document.  « La chambre est installée dans les 10 régions du pays et nous avons pu consulter les PME et les grandes entreprises pour pouvoir donner une idée de ce que les grandes entreprises ressentent. Aujourd’hui, nous sommes heureux de voir qu’il y a un climat très serein entre la DGI et les entreprises. Nous avons réuni un document de 18 propositions qui proposent d’abord des solutions. Et quand on transmet un document au chef on ne le soumet pas au public. On laisse le soin au chef de l’exploiter. Il doit pouvoir le transmettre au ministre des finances qui doit le transmettre à l’assemblée nationale », explique le président de la Chambre de Commerce, Christophe Eken.

Réactions

 Roger Athanase MEYONG ABATH, Directeur Général des Impôts

 «  Nous allons chercher des impôts supplémentaires vers de faux informels »

« Le ministre des finances a instruit la direction des impôts de ne pas toujours aller vers les mêmes. Notre satisfaction c’est que la chambre travaille avec l’ensemble des contribuables dans les 10 régions. Nous  allons construire une convention avec la chambre dans le sens d’élargir l’assiette pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui paient les impôts. La pression fiscale actuellement est de 13%. Ce qui signifie que nous avons encore un gap à rattraper. On va aller chercher ces impôts supplémentaires vers de nouveaux informels. Je ne parle pas du camerounais qui utilise le pousse au marché central. Je parle du faux informel. C’est à dire  ceux qui échappe totalement à l’impôt ou alors qui font des investissements qui sont conséquents. Il faudrait qu’il y ait plus de civisme fiscal. »

Alice MAGUEDJIO, pdte du syndicat des commerçants détaillants du Wouri 

« La réforme fiscale doit se soucier du petit commerçant »

« A chaque fois que j’en ai l’occasion, je milite pour ma chapelle.  C’est à dire pour les petits commerçants. Et c’est pourquoi j’ai demandé au directeur général des impôts à l’heure où nous sommes en train de faire des réformes fiscales, si on ne peut pas avoir un impôt synthétique. De telle sorte que même quand un contribuable a payé, qu’il ait la paix. Par ce que on nous dit qu’il y a l’impôt libératoire mais rien ne nous libère. Quand on a paie, on a toujours ces gens sous le dos. Surtout avec la décentralisation, la collectivité ne nous lâchera pas. Les impôts ne nous lâcheront pas. Et ça devient redondant et double emploi. Et le plus choquant est qu’on nous prélève à longueur de journée mais on n’a pas le retour d’ascenseur. Ces taxes que nous payons à longueur de journée doivent être investies là où elles ont été prélevées. Donc qu’ils soient regardant sur les taxes d’hygiène, de salubrité, les droits de place etc. »

Le gouvernement et l’Inbar s’unissent pour valoriser le potentiel du bambou et du rotin

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Ce partenariat stratégique, scellé par les signatures du ministre Achille Bassilekin III et René Kaam du directeur du bureau Afrique centrale de l’Inbar, vise à promouvoir et à développer les industries du bambou et du rotin au profit des communautés locales et de l’environnement. Le mémorandum fixe les bases d’une collaboration, axée sur plusieurs domaines clés : la promotion et la valorisation du bambou et du rotin, le développement de clusters spécialisés, la digitalisation de l’artisanat, et le renforcement des capacités techniques des artisans.

 Le Minpmeesa s’est engagé à fournir un espace au sein des villages artisanaux pour undefineddes ateliers de bambou et rotin, tout en facilitant l’installation et la maintenance des équipements fournis par l’Inbar. De son côté, l’Inbar assurera l’acquisition et l’installation de matériel de pointe, tout en soutenant la formation des artisans et l’organisation d’événements promotionnels. La cérémonie qui s’est déroulée dans le cadre pittoresque du Village Artisanal Spécial de Mbalmayo (Vasm), en présence de personnalités de premier plan, notamment Pierre Hele, ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), a été marquée par la remise symbolique de matériel de transformation du bambou et du rotin aux artisans du site hôte de l’évènement.

Ces équipements, comprenant 15 mouleuses d’angle ; 15 chigoles perceuses à percussion ; 15 chalumeaux de gaz à levier et 5 bouteilles à gaz qui sont destinés à renforcer les capacités de production des artisans locaux, leur permettant ainsi de répondre aux normes internationales. En marge de cet événement, une journée spéciale de promotion des objets en bambou a été organisée, offrant au grand public un aperçu des nombreuses possibilités offertes par cette filière. À cette occasion, le Minpmeesa a appelé les artisans à tirer pleinement parti des équipements mis à leur disposition et à profiter des opportunités offertes par ce partenariat stratégique.

Selon le ministère des Forêts et de la Faune, le marché mondial du bambou et du rotin est estimé à 11000 milliards de FCFA. René Kaam, en sa qualité de directeur Afrique centrale de l’Inbar, a souligné l’importance de ce partenariat pour le Cameroun, un pays qui occupe une place de choix dans la valorisation du bambou et du rotin en Afrique. Il a rappelé que l’organisation intergouvernementale fondée en 1997, œuvre pour l’amélioration du bien-être des producteurs et utilisateurs de bambou et de rotin, tout en préservant les ressources naturelles.

Cameroun-Namibie : l’Onies annonce le stade Roumde Adjia indisponible

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Dans une correspondance datée de ce 27 août 2024, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) informe l’Office national des infrastructures et équipements sportifs (Onies) que « …la CAF rappelle qu’en date du 25 août 2024, elle a approuvé la délocalisation de ladite rencontre initialement prévue au stade Japoma de Douala pour le stade Roumde Adjia de Garoua. Elle réitère la programmation dudit match au stade Roumde Adjia de Garoua ; aux mêmes date et heure marquant ainsi son désaccord à votre demande». Indiquant que le courrier de la Confédération africaine de football (CAF) est une réponse à la lettre de l’Onies servie la veille à la Fécafoot, dans laquelle l’instance gérant les infrastructures sportives publiques au Cameroun, annonçait l’indisponibilité du stade Roumde Adjia pour le match Cameroun-Namibie, suite à sa sollicitation par la Fécafoot.

En effet, après le clash du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) qui a vu le ministre Narcisse Mouelle Kombi et le colonel Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun, contrarier la Fécafoot au sujet du stade de Japoma que la Fécafoot avait retenu pour la tenue de cette rencontre, la Fécafoot avait annoncé avoir opté pour le stade Roumde Adjia de Garoua, en s’appuyant sur la CAF qui aurait effectué une inspection sur la nouvelle infrastructure choisie.

Liste des joueurs attendue

La Fécafoot enfonce peut-être une porte ouverte, tant l’Onies l’a déjà informé la veille que le stade de Roumde Adjia n’est pas disponible pour le match du 7 septembre prochain. « S’agissant du stade omnisports Roumde Adjia de Garoua évoqué au cours de cette réunion (celle du 21 août 2024, Ndlr), après évaluation préliminaire, nous ne disposons plus de temps suffisant pour mettre en œuvre notre protocole de préparation des rencontres internationales qui s’étale sur au moins un mois », justifie l’administrateur de l’Onies. Ajoutant que « ce protocole permet la revue de toutes les composantes de l’infrastructure, y compris la mise à niveau et/ou à jour de la pelouse, de tous les systèmes technologiques, de même que des dispositifs de sécurité appropriés pour qu’un tel établissement puisse accueillir plus de 22000 âmes ». Avant d’insister une dernière fois : « l’utilisation du stade Roumde Adjia n’est donc pas envisageable».

Le courrier de l’ONIES
Le courrier de l’ONIES

Ainsi, la guéguerre se poursuit alors que la date du mach approche. Les Lions indomptables affrontent les Brave warriors le 7 septembre prochain. Et pendant ce temps, la liste des joueurs convoqués par Marc Brys n’est pas toujours rendue publique. L’entraîneur sélectionneur l’a transmise à la Fécafoot depuis le 17 août dernier. Mais Thierry Ndoh le team press nommé par la Fécafoot, a assuré sur le plateau de MSI, une chaîne de télévision privée proche de Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, que les joueurs et leurs clubs ont déjà reçu les convocations. L’on apprend que Marc Brys et la Fécafoot ne se sont pas accordés sur certains noms que la fédération souhaiterait faire remplacer.

Route Mora-Dabanga-Kousseri : Nganou Djoumessi veut relancer les travaux

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Sur les antennes de la Cameroon radio television (Crtv), Emmanuel Nganou Djoumessi a annoncé le lancement le 23 août d’un appel d’offres pour la réhabilitation de quatre sections supplémentaires de la route Mora-Dabanga-Kousseri, représentant la troisième phase des travaux de cette route. Le premier lot concerne la section de la route Tchakamari-Waza sur un linéaire de 41 km. Le deuxième lot concerne la section Waza-Zigague (46,575km), le troisième, la section Zigague-Kabo 2 (53,425km) incluant le pont de Tildé et le quatrième, la section Tildé-Kousseri-Douanes (37km) et l’aménagement de la voie de contournement de Kousseri de 7,5km pour améliorer la fluidité du trafic dans cette ville.

Le délai d’exécution desdits travaux est de 30 mois pour les trois premiers lots et 32 mois pour le quatrième lot. Le dépôt des offres pour le bitumage de cette section interviendra le 30 septembre 2024. C’est un pas important dans la réalisation des travaux de cette route nationale numéro 1, qui piétinent depuis de longues années. Le chantier avait démarré avec une entreprise chinoise qui a abandonné le chantier en raison de l’enlèvement de ses employés par la secte Boko Haram. Le Génie militaire avait repris les travaux, avant de les abandonner aussi. Aujourd’hui, avec la reprise, l’espoir est relancé pour les populations riveraines.

Il convient de rappeler que la route Mora-Dabanga-Kousséri, longue de 205 km, est une voie de communication essentielle pour le Cameroun, reliant le pays à ses voisins que sont le Tchad et le Nigeria. Elle joue un rôle vital dans le commerce régional et la mobilité des personnes. Cependant, sa réhabilitation a été longtemps retardée en raison des attaques répétées de Boko Haram et des défis structurels rencontrés dans la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure au Cameroun. En février dernier, la première section de la route, allant de Mora (PK3) à Tchakamari (PK25), a été attribuée à l’entreprise tchadienne Sotcogog SA pour un coût de 14,6 milliards de Fcfa. Cette section, qui représente une longueur de 22 km, marque le début de la réhabilitation de cette artère cruciale pour la région.

En attendant la reprise du chantier, le Mintp a interdit la circulation sur cette route aux poids véhicules « hors gabarit et/ou en dépassement du poids total autorisé ». Précisant qu’il s’agit des véhicules dont la charge totale dépasse 3,5 tonnes ou est inférieure ou égale à 50 tonnes. De même que les véhicules dont les dimensions excèdent 18m de longueur, 2,5m de largeur, et 4m de hauteur.

Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration pour la connectivité, la résilience et l’inclusion (Pacri) est soutenu financièrement par la Banque mondiale, à hauteur de 197 milliards de Fcfa. « Nous avons entrepris de bitumer cette route. La section restante est celle de Tchakamaré jusqu’à Kousséri, avec le pont sur le Tildé. Cette section est en cours de préparation pour être bitumée, avec le concours de la Banque mondiale. Les travaux sont déjà structurés et au moment où nous parlons, les soumissionnaires potentiels sont en visite préalable de dépôts des offres », fait savoir Emmanuel Nganou Djoumessi.

Ngokse Nougang Brice Dary, ingénieur et expert en digital finance and banking «Un environnement attractif, est un atout pour une banque désireuse de se démarquer»

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Vous qui êtes également un ingénieur en génie civil ayant officié pour plusieurs banques qui vous ont confié des projets d’extension de leurs agences, les banques ont-elles vraiment besoin de construire des locaux à la dernière mode pour attirer les clients?

La construction de locaux flambant neufs et ultramodernes n’est pas le seul moteur d’attraction des clients pour une banque. Bien que l’apparence physique joue un rôle dans la perception de la modernité et de la solidité de l’institution, les clients recherchent avant tout la sécurité de leurs fonds, la fiabilité des services, la rapidité de traitement des opérations et l’efficacité de la relation client. Une banque peut très bien séduire la clientèle en investissant dans une transformation digitale poussée, en proposant des solutions innovantes et pratiques via ses plateformes digitales, en déployant une stratégie marketing efficace et en axant ses efforts sur la qualité du service client. L’attractivité d’une banque réside dans la combinaison d’une image de marque solide, d’une offre de services attractive et d’une expérience client irréprochable.

Dans la hiérarchie des astuces marketing, quel rang occupent les infrastructures abritant les services bancaires ?

Les infrastructures abritant les services bancaires occupent une place importante dans la stratégie marketing d’une banque. Elles contribuent à la perception de la marque, à la première impression que le client a de la banque et à l’expérience client. Cependant, elles ne sont pas le seul élément déterminant. La combinaison de différents facteurs, comme la communication, la publicité, les offres et les services, est nécessaire pour bâtir une stratégie marketing efficace. Les infrastructures contribuent à l’attractivité et au positionnement de la banque sur le marché, mais elles ne peuvent à elles seules garantir le succès.

Selon votre avis d’expert, quelles sont les caractéristiques qui doivent prévaloir dans le cadre de la construction des locaux d’une banque qui souhaite faciliter le parcours de ses clients ?

Une banque désireuse de faciliter le parcours client doit privilégier la construction de locaux qui se démarquent par : L’accessibilité: Une banque accessible à tous, quelle que soit la mobilité du client (personnes à mobilité réduite, personnes âgées), doit être un objectif primordial. Cela implique des accès adaptés, des rampes d’accès, des ascenseurs, des portes larges et des espaces aménagés. L’ergonomie: Les locaux doivent être conçus de manière à maximiser la fluidité des déplacements et faciliter les interactions entre les clients et les employés. Les files d’attente doivent être optimisées, les guichets ou les espaces d’accueil doivent être ergonomiques et la signalétique doit être claire et intuitive.

La sécurité: Un environnement sécurisé est primordial pour rassurer les clients. Cela implique des systèmes de surveillance performants, un système de gestion des risques efficace, des espaces de dépôt sécurisés et une présence visible de personnel de sécurité. La convivialité: L’ambiance générale doit être accueillante et rassurante. Des espaces d’attente confortables, des couleurs apaisantes, un éclairage adéquat et une décoration soignée contribuent à une expérience positive. La digitalisation: L’intégration de solutions digitales est indispensable pour un parcours client fluide et efficient. Des bornes interactives, des guichets automatiques, des espaces de travail numériques et des applications mobiles facilitent les opérations et permettent aux clients de gérer leurs comptes et leurs opérations à distance. La durabilité: Une banque responsable intègre des concepts de construction durable : économie d’énergie, utilisation de matériaux écologiques, réduction de l’empreinte carbone, recyclage et gestion des déchets.

 Peuvent-elles contribuer à booster les performances des banques? Si oui, comment?

Des locaux bien conçus peuvent effectivement contribuer à booster les performances d’une banque en : Améliorant l’image de marque: Des locaux modernes et accueillants contribuent à la projection d’une image de marque positive, solide et dynamique. Optimaliser le fonctionnement: Des locaux ergonomiques et fonctionnels optimisent les flux de travail, facilitent la circulation des clients et des employés et permettent d’améliorer l’efficacité des processus. Favorisant la satisfaction client: Un environnement agréable et confortable contribue à la satisfaction du client, renforçant ainsi la perception positive de l’institution et la fidélisation de la clientèle. Renforçant la sécurité: Des locaux dotés de systèmes de sécurité performants garantissent la sécurité des clients, des employés et des fonds. Encouragent l’innovation: Des locaux intégrant des solutions digitales et des technologies innovantes permettent d’offrir des services plus agiles, plus pratiques et plus attractifs pour les clients.

Selon vous les banques camerounaises se soucient-elles de bâtir des locaux qui pourraient leur garantir les avantages que vous avez mentionnés?

 Le niveau d’investissement dans les infrastructures bancaires au Cameroun varie d’une banque à l’autre. Il est difficile de généraliser. Certaines banques ont compris l’importance de l’expérience client et investissent dans des locaux modernes, ergonomiques et sécurisés. D’autres mettent davantage l’accent sur la digitalisation et l’expansion de leurs réseaux d’agences. Il est important d’encourager les banques camerounaises à investir dans des locaux qui répondent aux besoins des clients et garantissent une expérience positive, tout en s’adaptant aux exigences du marché et aux tendances technologiques. Ce type de projets nécessite très souvent des moyens financiers conséquents.

C’est peut-être cela qui retarde parfois la construction de locaux aux normes que vous préconisez?

Le coût des projets de construction bancaire est effectivement un facteur important à prendre en compte. L’investissement dans des locaux répondant aux normes de qualité et d’attractivité représente un coût non négligeable. La difficulté est de trouver le juste équilibre entre l’investissement nécessaire à la construction de locaux modernes et performants et la rentabilité de l’investissement. Il est crucial de réaliser des études de faisabilités approfondies et de s’assurer que l’investissement dans des locaux ne compromet pas la rentabilité globale de l’institution et la compétitivité de l’offre de services. L’innovation et la recherche d’alternatives économiques peuvent être des solutions pour répondre à cette équation : Recyclage et réaménagement: Il est possible de réaménager des locaux existants en les modernisant et en les adaptant aux besoins des clients, ce qui représente un coût moindre que la construction de nouveaux locaux.

Financement et partenariats: Les banques peuvent également s’engager dans des partenariats avec des entreprises spécialisées dans la construction durable, rechercher des financements avantageux auprès des institutions financières et explorer les possibilités de financement participatif. L’investissement dans les infrastructures bancaires est un choix stratégique qui doit être réfléchi, planifié et exécuté avec soin. Un environnement bancaire attractif, moderne et sécurisé est un atout majeur pour une banque désireuse de se démarquer, de conquérir de nouveaux clients et de fidéliser sa clientèle. L’important est de trouver le juste équilibre entre l’investissement dans les infrastructures physiques et l’investissement dans la digitalisation, la qualité du service client et l’innovation.

Port Autonome De Douala : l’internalisation du dragage, une stratégie de souveraineté

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Le dragage est une activité vitale pour les ports d’estuaire, où l’accumulation constante de sédiments menace de réduire la profondeur des chenaux et, par conséquent, la navigabilité et l’accessibilité des infrastructures portuaires. Pour le Port de Douala-Bonabéri, l’une des principales plateformes de commerce extérieur du Cameroun, cette problématique est d’autant plus cruciale. Ce port est une artère vitale pour l’économie nationale, facilitant l’importation et l’exportation de biens essentiels, et servant de point d’entrée stratégique pour les échanges avec d’autres pays de la sous-région. Historiquement, les opérations de dragage du Port de Douala-Bonabéri ont été externalisées, confiées à des entreprises privées, principalement des multinationales étrangères. Cette stratégie, bien que pratique sur le court terme, a généré des coûts exorbitants pour le Port Autonome de Douala (PAD), rendant la situation financière de l’institution de plus en plus difficile.

En effet, entre 2005 et 2020, le PAD a dépensé plus de 156 milliards de FCFA en contrats de dragage, une charge financière considérable qui a pesé lourdement sur les comptes de l’autorité portuaire. Selon un haut responsable de l’entreprise, «L’externalisation de l’activité du dragage au Port de Douala-Bonabéri, qui auparavant était gérée en régie par l’ex-Office nationale des ports du Cameroun, a entraîné, depuis plus de deux décennies, une croissance exponentielle et excessives des coûts du dragage, dont le poids, au fil des années, est devenu intenable pour l’équilibre financier du Port Autonome de Douala. Au total, sur les quinze dernières années avant la création de la Régie déléguée du Dragage du Port Autonome de Douala (RDD), le 2 janvier 2020, entité mise sur pied pour s’occuper uniquement du dragage au Port de Douala-Bonabéri, le PAD a dépensé plus de 156 milliards de FCFA, soit une moyenne de 10,5 milliards par an».

 Face à cette situation, le gouvernement camerounais a décidé de prendre des mesures pour internaliser cette activité stratégique. C’est dans ce contexte qu’est née la Régie Déléguée du Dragage (RDD) en janvier 2020, une entité créée spécifiquement pour gérer les opérations de dragage du port. Cette décision marque un tournant stratégique pour le pays, car elle permet non seulement de réduire significativement les coûts associés au dragage, mais aussi de renforcer la souveraineté nationale sur une activité essentielle pour l’économie camerounaise.

AVANTAGES

L’internalisation du dragage offre plusieurs avantages clés. D’abord, elle permet au Cameroun de mieux contrôler et planifier les opérations de dragage, avec une flexibilité accrue pour répondre aux urgences. Le port est désormais en mesure de programmer ses opérations en fonction des besoins réels, plutôt que de dépendre des calendriers imposés par des prestataires externes. Cette réactivité est essentielle pour maintenir la compétitivité du port, notamment dans un contexte où des retards ou des inefficacités pourraient entraîner la perte de parts de marché au profit d’autres ports de la région, comme celui de Kribi. De plus, l’internalisation permet un investissement ciblé dans des équipements adaptés aux spécificités du Port de Douala-Bonabéri. L’exemple de la drague Chantal Biya est emblématique. Après sa réhabilitation, cet outil est devenu un atout stratégique pour la régie du dragage, capable de répondre aux besoins spécifiques du port avec efficacité.

 En s’équipant de machines modernes et en formant du personnel local, la RDD contribue également à l’essor des compétences locales, créant ainsi des emplois qualifiés et renforçant le tissu économique local. D’un point de vue économique, les avantages de l’internalisation sont multiples. En réduisant la dépendance vis-à-vis des entreprises étrangères, le Cameroun économise des sommes considérables, qui peuvent être réinvesties dans d’autres secteurs stratégiques de l’économie. En outre, la maîtrise des opérations de dragage permet une meilleure allocation des ressources, ce qui est crucial dans un environnement économique où la concurrence régionale s’intensifie. Par exemple, le port de Kribi, plus moderne, représente un concurrent direct pour Douala-Bonabéri.

L’internalisation du dragage, en optimisant les coûts et les opérations, contribue à maintenir la compétitivité du port de Douala-Bonabéri face à ces nouveaux défis. Sur le plan stratégique, l’internalisation du dragage s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique du Cameroun. En reprenant le contrôle direct de cette activité, le pays se dote des moyens nécessaires pour assurer la pérennité de ses infrastructures portuaires tout en limitant l’influence des intérêts étrangers. Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus global où le Cameroun cherche à réduire sa dépendance envers les entreprises étrangères dans des secteurs stratégiques, tout en développant ses propres capacités techniques et industrielles.

EXPORTATION DES SERVICES DE DRAGAGE

L’internalisation du dragage s’accompagne également d’opportunités de coopération régionale. Avec des capacités renforcées, le Cameroun pourrait potentiellement offrir ses services de dragage à d’autres pays voisins, générant ainsi des revenus supplémentaires. De plus, cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres ports de la région, qui pourraient être confrontés à des défis similaires en matière de gestion des sédiments. En somme, l’internalisation du dragage au Port de Douala-Bonabéri est un pas décisif vers l’autonomisation et la résilience de l’économie camerounaise. Elle permet non seulement de préserver les intérêts économiques nationaux, mais aussi de renforcer les compétences locales et d’assurer la durabilité des infrastructures portuaires. Cette initiative, tout en réduisant les coûts et en améliorant l’efficacité des opérations, contribue à sécuriser un levier stratégique majeur pour l’avenir économique du Cameroun. Le pays, en reprenant en main cette activité cruciale, s’affirme comme un acteur de plus en plus autonome et résilient sur la scène régionale et internationale.

Port Autonome de Douala : la drague Chantal Biya, le pilier de l’autonomie portuaire Camerounaise

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La drague Chantal Biya, baptisée du nom de la Première Dame du Cameroun, est l’un des joyaux de la flotte du Port Autonome de Douala (PAD). Construit en 1997 par le constructeur allemand Germersheimer Schiffswerf, ce navire est conçu pour répondre aux besoins spécifiques de dragage du port de Douala-Bonabéri, un des ports les plus importants d’Afrique centrale. Avec une longueur de 54 mètres et une largeur de 11,5 mètres, la Chantal Biya est équipée pour effectuer des travaux de dragage à une profondeur maximale de 12 mètres. Sa cale de 600 m³ lui permet de transporter de grandes quantités de sédiments, qu’elle peut extraire et déplacer efficacement. Sa puissance, assurée par deux moteurs principaux de 400 kW chacun, lui confère une vitesse minimale de 9 nœuds, lui permettant de naviguer rapidement entre les différents sites d’opération. Outre ses capacités de dragage, la Chantal Biya se distingue par sa polyvalence. Elle est équipée pour la manutention des bouées le long du chenal, une tâche généralement réservée aux baliseurs.

De plus, ses installations comprennent un ensemble complet d’équipements de sécurité et de communication, ainsi qu’une grue de sauvetage et des radeaux de sauvetage, garantissant la sécurité de son équipage. L’histoire de la Chantal Biya est étroitement liée à celle du Port de Douala-Bonabéri. Depuis son arrivée en 1997, elle a joué un rôle crucial dans le maintien de la navigabilité du port, en effectuant des dragages réguliers pour prévenir l’envasement du chenal. Elle a également été impliquée dans des projets d’envergure, comme la création et l’extension des espaces portuaires de Messapresse et Essengue, ainsi que les travaux de viabilisation de la péninsule de Bakassi en 2008. Cependant, après plusieurs années de service intensif, la Chantal Biya a été contrainte à l’inactivité en raison de la dégradation de ses équipements. Cette situation a conduit à une immobilisation de dix ans, durant laquelle le port de Douala-Bonabéri a dû se tourner vers des solutions de dragage externalisées, souvent coûteuses et moins efficaces.

La récente réhabilitation de la Chantal Biya, menée à bien par les ateliers de Shipside Drydock Limited au Nigeria, marque une nouvelle phase dans son histoire. Grâce à ces travaux, la drague a retrouvé toute sa capacité opérationnelle et est prête à reprendre son rôle central dans la maintenance du port. Son retour est également symbolique, réaffirmant l’engagement du Cameroun à conserver la maîtrise de ses infrastructures portuaires et à renforcer sa souveraineté maritime. En conclusion, la drague Chantal Biya n’est pas seulement un outil technique de dragage. Elle est le reflet de la volonté du Cameroun de contrôler ses voies navigables et d’assurer la pérennité de son principal port. Son histoire, marquée par des défis et des réussites, illustre parfaitement l’évolution de la gestion portuaire au Cameroun, de la dépendance à l’autonomie, et de la vulnérabilité à la résilience.

Modernisation : retour triomphal de la drague « Chantal Biya » au Port Autonome de Douala

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La drague multifonctionnelle « Chantal Biya » a fait son grand retour au Port Autonome de Douala le vendredi 16 août 2024, après une longue période de réfection de près de deux ans au chantier naval de Shipside Drydock, situé à Port Harcourt, au Nigeria. Cet événement majeur a été marqué par la présence du Directeur Général du Port Autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, qui a officiellement accueilli l’imposant navire. La « Chantal Biya », drague emblématique baptisée du nom de la Première Dame du Cameroun, avait été immobilisée pendant plus de quinze ans avant d’être envoyée en rénovation en décembre 2022. La remise en état de cette drague s’inscrit dans le cadre du processus d’autonomisation de l’activité de dragage au Port Autonome de Douala, une initiative stratégique visant à renforcer la souveraineté du Cameroun sur le chenal du Wouri. Les travaux de rénovation, qui ont duré près de vingt mois, ont consisté en une modernisation complète de la drague. Les neuf moteurs du navire ont été remis à neuf, les tôles de la coque ont été remplacées, et le navire a été doté d’un nouveau système de câblage électrique.

En outre, les équipements de navigation ont été modernisés pour répondre aux standards internationaux, et les équipements de dragage ont été remplacés pour garantir une efficacité maximale. Au-delà de sa fonction principale de dragage, la « Chantal Biya » est également capable de poser des balises, une compétence essentielle pour la sécurité et la gestion des voies navigables du Port de Douala-Bonabéri. Cette drague a déjà joué un rôle crucial dans l’histoire du Cameroun, notamment en effectuant les remblais pour la première base militaire du pays sur la presqu’île de Bakassi, un territoire dont la souveraineté a été disputée pendant de nombreuses années. L’acquisition et la réhabilitation de la « Chantal Biya » témoignent de la volonté du Port Autonome de Douala de se doter de moyens modernes pour gérer efficacement ses infrastructures maritimes.

Cet investissement s’inscrit dans une logique d’optimisation des ressources du port, alors que les autorités camerounaises ont décidé d’internaliser l’activité de dragage, autrefois confiée à des concessionnaires étrangers, pour réduire les coûts et renforcer l’indépendance opérationnelle du port. Avec cette réintégration, la « Chantal Biya » vient renforcer la flotte de la Régie Déléguée chargée du dragage au Port autonome de Douala. Le navire sera désormais utilisé pour des travaux divers, incluant l’entretien et l’approfondissement mécanique et hydraulique des plans d’eau, d’arses, pieds de quais, chenaux secondaires, et du chenal principal, ainsi que pour le remblayage hydraulique. Ce retour marque une étape importante pour le Port Autonome de Douala dans son ambition de modernisation et d’efficacité. En effet, les efforts déployés pour rénover et mettre à jour la drague « Chantal Biya » reflètent une stratégie claire visant à améliorer la compétitivité du port et à renforcer sa position en tant que hub maritime clé en Afrique centrale. Par Jean Luc Fassi Après près de deux ans de rénovation au Nigeria, la drague « Chantal Biya » a accosté au Port.

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