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Déchéance : Pourquoi Tonye N’Hanack est hors-jeu avant le jeu

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Dans une décision rendue publique au cours du journal parlé du 17h-18h du poste national de la Cameroon radio television (Crtv) du 22 novembre dernier, le Pr Narcisse Mouelle Kombi a nommé Michel Dissake au poste de Directeur du tournoi du Championnat d’Afrique des nations (Chan) et de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021. Mettant par le fait même fin aux fonctions de David Tonye N’Hanack qui occupait le même poste depuis quelques mois. Sa faute, « le non-respect de la charte éthique et déontologique édictée pour les membres des organes du Cocan 20-21 ». L’ancien secrétaire général du ministère de la jeunesse et des sports, est ainsi abattu en plein vol. Alors même que le patron du volet technique des deux compétitions de football d’envergure continentale que le Cameroun organise, est encore en route pour Yaoundé, revenant du Caire où se tenait une réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Réunion au cours de laquelle l’organisation des deux compétitions a été évoquée, avec notamment le retour de la CAN à janvier-février, comme jadis programmé avant l’ère Ahmad.

Et c’est justement ce qui se cacherait derrière le motif qui évince l’ancien patron technique du Comité d’organisation du Chan et de la CAN. Selon une source digne de foi, David Tonye N’Hanack a, dans une liberté de parole risquée, « annoncé le retour du Chan à janvier-février, alors qu’il s’agit de la CAN. Ce qui a semé le trouble dans les esprits ». On apprend que durant la nuit de jeudi à vendredi, les milieux du football camerounais ont été secoués par cette nouvelle qui contrariait le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et non moins président du Comité local d’organisation de ces compétitions. Narcisse Mouelle Kombi qui, lors de l’installation des derniers membres du Comité d’organisation il y a quelques semaines, annonçait en grande pompe la période de tenue du Chan, soit du 4 au 25 avril 2020. « Les recommandations sur la localisation des sites d’entraînement et d’hébergement des équipes pour le Chan Cameroun 2020 ont été approuvées » ; et « les dates de la phase finale du Chan Cameroun 2020 ont été approuvées (04 au 25 avril 2020) », a pourtant entériné le Comité exécutif de la CAF lors des travaux du Caire.

Climat délétère

Au Cocan 20-21, on considère qu’il s’agit de la goutte d’eau de trop. « A peine quelques semaines de collaboration, et le climat de travail était délétère», apprend-on. « M. N’Hanack se considérait comme le patron de tout le monde, et essayait d’imposer son rythme et sa vision à tout le monde», souffle-t-on.

Nommé le 17 juin 2019, ce pratiquant d’arts martiaux n’aura pas eu l’opportunité de faire mieux que recevoir une seule mission de la CAF. Avant d’être renvoyé à sa retraite de fonctionnaire. Agé de 62 ans, David Tonye N’Hanack est un professeur certifié d’éducation physique et sportive que les couloirs administratifs ont happé très tôt. Titulaire de deux doctorats en sciences du sport et en techniques des activités physiques et sportives à l’université de Beijing en Chine, l’homme servira au ministère en charge des sports quelques années, avant d’être appelé au secrétariat général de la présidence de la République. Au retour dans son département ministériel, le féru de judo et de nanbudo sera promu secrétaire général entre 2008 et 2010. Avant d’être rattrapé par la retraite qu’il interrompra entre 2013 et 2015 pour servir la Fédération internationale de football association (Fifa) comme membre du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le chemin était rouvert pour servir le sport. Mais l’homme à la forte personnalité n’ira pas au bout de ce nouveau devoir. La faute à une parole glissée.

Volte-face : Le Mrc n’ira plus aux élections locales

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Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) n’ira plus aux élections législative et municipale du 9 février prochain. Ainsi en a décidé le parti. Le Pr Maurice Kamto, président national du parti arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, en a fait l’annonce ce matin à Yaoundé. Au cours d’une conférence de presse. Une décision qui surprend d’autant plus que le parti dont la participation à la dernière présidentielle continue de secouer la toile et l’espace public. Maurice Kamto ayant proclamé sa victoire dès le lendemain de l’élection. Au cours d’une sortie médiatique suivie de contestations publiques sous le concept de « marches blanches » qui l’enverra en prison pour huit mois. Bagne que l’homme partagera avec plusieurs centaines de ses militants et sympathisants et alliés. Avant d’être libérés début septembre dernier à l’improviste. Et depuis leur libération, l’espace politique a retrouvé l’agitation de la fin d’année 2018. Et l’annonce de la participation du Mrc aux prochaines élections locales était perçue par certains critiques comme un changement de cap, mieux, une faiblesse de la part du parti qui s’est mué en leader de l’opposition depuis la présidentielle du 7 octobre 2018.

Beaucoup reprochant au parti de s’engager dans un processus électoral dans les mêmes conditions que celles qu’il a dénoncées avant de s’engager à l’élection présidentielle, notamment avec le même Code électoral contesté par la plupart des partis de l’opposition, et les difficultés pour les opposants à constituer leurs dossiers, en raison de « manœuvres » des sous-préfets et des maires Rdpc (parti au pouvoir) qui parfois rechignent à signer les pièces requises aux opposants.

Mais surtout, certains voyaient d’un mauvais œil l’engagement du Mrc dans une élection sans garantie que la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest permettra aux concitoyens de ces deux régions de remplir leur devoir civique et politique. La crise n’ayant pas connu un réel début de résolution depuis la tenue du Grand dialogue national qui était l’occasion de trouver des solutions viables pour mettre un terme à cette guerre qui paralyse la vie dans les deux régions traditionnellement anglo-saxonnes. Du coup, les élections à venir risquent de sceller la sécession du pays, d’autant plus que cette guerre qui est l’un des motifs de contestations du Mrc et de ses alliés, qui dénoncent le peu d’engagement que Maurice Kamto et ses alliés et militants reprochent à Paul Biya dans la recherche de la paix. Entre temps, le Social democratic front (Sdf), qui en pâtit, puisque c’est son fiel qui est ainsi invivable, n’est pas sûr de prendre part aux élections. Si Awudu Mbaya est le seul candidat investi du parti de Ni John Fru à avoir officiellement jeté l’éponge, il reste que les autres élus réengagés par le chairman, en contrariant le National executive comittee (Nec) de son parti, ne devraient pas conquérir les suffrages des électeurs, dans un contexte de « guerre ». Celui qui a fait du retour de la paix en zone « anglophone » son combat principal politique, vient ainsi de créer une situation qui risquera d’avoir des conséquences au-delà de son parti. Lui qui a toujours promis à ses partisans de ne « jamais les trahir« , a certainement suivi les critiques.

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Affaire Amadou Vamoulke: le Procureur rejette la demande de mise en liberté provisoire

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Amadou Vamoulke va encore attendre en prison jusqu’au 28 novembre prochain. C’est ce jour que le tribunal va se prononcer sur la demande de mise en liberté. Au cours d’un procès éclair qui s’est tenu dans la salle d’audience du TCS jeudi dernier, le procureur de cette juridiction a plaidé contre la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de l’ancien directeur général de la CRTV. Le procureur s’est, selon son plaidoyer, appuyé sur les dispositions du code de procédure pénal qui stipule que la demande de mise en liberté ne concerne pas les justiciables accusés de crime ou de détournement de plus de 500 mil franc CFA. Les avocats d’Amadou Vamoulke continuent de dénoncer un acharnement contre leur client. Selon l’un de ses avocats, « le plaidoyer du procureur n’a rien à voir avec la requête qui a été soumise au tribunal. Il s’agit d’un cas de santé humaine et non d’un problème de droit, comme tente de le faire croire le procureur. Le droit à la vie est supérieur à tous les droits. La demande de mise en liberté d’Amadou Vamoulke a été introduite sur la base des rapports médicaux des experts qui estiment qu’il doit être évacué parce que le plateau technique des hôpitaux du Cameroun ne permet pas qu’on suive son cas » a-t-il expliqué visiblement courroucé. Un argumentaire reprit par Arnaud Froger, directeur Afrique de Reporters Sans Frontières qui pense « l’accusation n’a pas pris en compte la gravité de la situation. Amadou Vamoulke souffre d’une pathologie sévère. Cela a été confirmé par l’expertise des médecins. A aucun moment le procureur n’a évoqué l’absence de soins à laquelle est soumise Amadou Vamoulke. » Pour le représentant Afrique de l’ONG de défense des droits des journalistes, Amadou Vamoulké « est privé de soins depuis plus de deux mois et ne suit aucun protocole médical adapté ». Arnaud Froger a en plus de cela, dénoncé une application des décisions à géométrie valable. « L’une des coaccusées de Amadou Vamoulke comparait libre, pourquoi ? Monsieur Amadou qui est en plus malade continue de croupir en prison pendant plus de 3 ans. Pourquoi l’empêcher de comparaitre libre, pourquoi l’empêcher de se soigner ? Il ‘y a là une forme d’acharnement très claire et il faut y mettre fin avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il conclut.
Il faut noter que c’est la 24e fois consécutive que l’affaire Amadou Vamoulke a été renvoyée. Le 12 novembre dernier, RSF a saisi en procédure d’urgence le rapporteur spécial des Nations-Unis sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le Groupe de travail sur les détentions arbitraires de l’Onu. Détenu depuis plus de 3 ans, Amadou Vamoulke est accusé d’avoir détourné près de 4 milliards de franc CFA, des accusations qui selon Reporters Sans Frontières, n’ont jamais été prouvées après plus de 3 ans d’instruction.
Joseph Essama

Chan 2020/Can 2021 : David N’Hanack Tonye abattu en plein vol

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La nouvelle est tombée comme un couperet. David Tonye N’hanack n’est plus le directeur du tournoi du Chan 2020 et de la Can 2021. L’ancien secrétaire général de ce département ministériel a été remplacé par Michel Dissake, inspecteur général au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep cours du journal parlé de 17-18h du post national de la Cameroon radio television (Crtv) de ce 22 novembre 2019, le Minsep, et non moins président du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des nations (Chan 2020) et de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021, a livré cette information. Sans détails sur ce qui a pu motivé cette décision, à peine un mois après avoir installé le comité d’organisation de ces deux compétitions qu’abrite le Cameroun.

David Tonye N’Hanack est limogé alors qu’il prenait part hier aux travaux de la Confédération africaine de football (Caf) au Caire. Travaux au cours desquels la question de l’organisation de ces deux compétitions par le Cameroun a été évoquée. Narcisse Mouelle Kombi n’a pas attendu le retour du patron technique de l’organisation du Chan 2020 et de la Can 2021, pour sévir. Les jours à venir devraient lever un pan de voile sur ce dossier.

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Cemac : Sommet extraordinaire des chefs d’Etats à Yaoundé

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Ce sera donc vendredi 22 novembre 2019. Par un communiqué de presse signé du directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, Paul Biya convoque ses pairs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour un sommet extraordinaire. Rien n’est clairement dit sur l’objet de cette rencontre. Mais il est constant qu’un sommet de chefs d’Etat était attendu depuis quelques mois. Et des sources proches de la Cemac tablaient sur ce mois de novembre. Paul Biya vient de mettre un terme aux supputations.

Cela arrive au moment où se tient la réunion du Conseil de ministres à Yaoundé. Les ministres en charges de l’économie, des finances et de l’intégration de la sous-région, tablent sur le projet de budget de la Communauté, ainsi que huit autres points dont l’intégration sous-régionale, les questions douanières et des questions d’organisation administrative.

Législative 2019 : Awudu Mbaya non partant

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L’honorable Cyprian Awudu Mbaya ne sera pas en lice pour un 5ème mandat dans le Donga Mantung. Le député sortant du Social democratic front (Sdf) a fait une déclaration ce jour à Yaoundé, dans laquelle il en fait l’annonce. Sur la base d’un certain nombre de facteurs et considérations liés à la situation sociopolitique de la circonscription électorale qui l’a jusqu’ici élu depuis 23 ans : « Considérant la guerre civile en cours et qui a entrainé des tueries, des enlèvements contre rançon, et le taux élevé d’insécurité dans la région du Nord-ouest, couplés aux conditions inhumaines dans lesquelles des milliers de personnes ont été soumises, et qui a occasionné des déplacements de populations vers le Nigeria voisin et des réfugiés internes et les ; ayant conscience des risques que prendraient des personnes de ma circonscription lors de la campagne électorale en l’absence d’un cessez-le-feu qui serait le début de la fin de la guerre ; fier de mon record de longévité comme député du Donga-Mantung, avec le distingué statut de ‘’champion du développement du peuple Wimbum’’, en étroite ligne avec foi en l’idéal politique du Sdf t son slogan ‘’power to the people’’, ainsi que l’a toujours brandi le Sdf au début de chaque processus électoral par des élections primaires, ce qui n’est plus possible aujourd’hui ; étant donné que plusieurs dirigeants locaux du Sdf ont soit perdu leurs vies, soit été arrêtés, soit perdu des membres de leurs familles, perdu leurs propriétés ou même été déplacés pour des raisons de survie », a-t-il énuméré. Pour justifier son choix.

Non à John Fru Ndi

Quelques jours après la décision de Ni John Fru Ndi d’engager tous les députés et conseillers municipaux sortant pour les législatives et municipales du 9 février 2020. Ramant déjà à contre-courant du National executive comittee (Nec) qui avait deux jours auparavant annoncé que le parti ne prendra pas part au prochain double scrutin. Le questeur à l’Assemblée nationale refuse de se muer en rebelle, ni contre l’Etat qu’il a jusqu’ici servi comme député, ni contre l’autorité de son parti. « Je suis désolé de décevoir mon président national, Son Excellence Ni John Fru Ndi qui m’a encore renouvelé sa confiance en m’investissant comme candidat à la prochaine élection législative, mes camarades au niveau national et local, avec lesquels j’ai lutté pour un changement démocratique au Cameroun depuis 1990, mes collègues députés de toutes les chapelles politiques, collaborateurs administratifs et le staff de l’Assemblée nationale ; et les chers électeurs de ma circonscription, de toutes obédiences politiques, religieuses que j’ai servis avec diligence et impartialité les 23 dernières années», regrette-t-il. D’ailleurs, « j’aurais pu m’adresser à vous depuis la place des fête de Nkambe comme je l’ai toujours fait, malheureusement, la guerre civile actuelle dans la région ne me permet pas d’y être physiquement. C’est la raison pour laquelle je vous parle à travers les médias », s’excuse-t-il.

C’est une situation qui pourrait entraîner beaucoup d’autres car en dehors du Nord-ouest et du Sud-ouest, ses fiefs traditionnels, le Sdf n’a de députés que dans le Littoral. Une région raflée par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à la dernière élection présidentielle. Et à l’observation, la bataille du Littoral sera âpre lors du double scrutin du 9 février prochain, enttre le Rdpc, parti au pouvoir, le Sdf et le Mrc. Sans oublier le Parti pour la reconciliation nationale du Cameroun (Prnc) de Cabral Libii. Du coup, le Sdf est plus que jamais étouffé, son fief étant englué dans une guerre qui ne pourra pas faciliter les opérations électorales. Ses députés étant enjoints depuis longtemps par les sécessionnistes, de démissionner de l’Assemblée nationale. Après avoir ouvertement admis qu’il partageait le combat des « Ambazoniens », Joseph Wirba, député du Bui, avait subi des représailles, avant de fondre dans la nature depuis deux ans. Joseph Mbah Ndam a été séquestré à Batibo, son fief électoral, par des combattants qui ont obtenu sa « démission » de l’Assemblée contre sa liberté, avant de se rebiffer une fois de retour à Yaoundé. Dans ces conditions, le parti de Ni John Fru Ndi est entre le marteau et l’enclume.

Elections : les candidats du MRC doivent encore convaincre

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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) n’a pas encore dévoilé officiellement la liste de ses candidats aux prochaines élections municipales et législatives. Mais au sein de cette formation politique, l’on commence déjà à voir un peu plus clair sur les potentielles candidatures. Si on sait que Maurice Kamto ne sera pas candidats, parce qu’ayant été candidat à la présidentielle et continuant à revendiquer « sa victoire à cette élection », on sait davantage que tous les membres de son directoire seront candidats. Les uns pour les municipales, les autres pour les députations. La deuxième vice-présidente Tiriane Noah sera candidate pour le compte des législatives, mais celle qui a assuré l’intérim à la tête du MRC pendant que Maurice Kamto était en prison n’a pas encore décidé du lieu où elle va déposer sa candidature. Ses proches annoncent qu’elle pourra candidater dans le Mfoundi ou la Mefou et Akono. L’avocate Michelle Ndocki est partie pour être candidate aux élections législatives dans le Wouri. Alain Fogue, le secrétaire général et trésorier de cette formation politique est annoncé pour discuter l’un des 7 sièges que compte le Mfoundi à l’Assemblée Nationale. L’homme d’affaires Emmanuel Ateba a confirmé sa candidature à la mairie de Yaoundé 3e. Le juriste Désiré Noah annonce qu’il sera candidat pour les municipales à Bikok dans la Mefou et Akono. Le secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Roger Justin Noah va candidater pour le compte des municipales à Sa’a. Si les potentiels candidats rencontrés sont certains de leur candidature, Thierry Okala Ebode, le trésorier adjoint de cette formation politique, reste prudent. Il entend se porter candidat dans une des circonscriptions de Yaoundé, mais attend que sa candidature soit d’abord validée. « On ne peut pas encore dire qui est candidat, qui ne sera pas, tant que les candidatures n’ont pas encore été validée à l’interne par le parti et par Elecam », explique-t-il. Dans un communiqué signé le 25 octobre dernier, le MRC avait annoncé l’ouverture des listes au sein de son parti en vue des élections municipales et législatives. « Dans le cadre de la préparation des prochaines législatives et municipales, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) annonce aux camerounais que ses listes sont ouvertes dans toutes les circonscriptions et dans toutes les régions du pays à la société civile, à la diaspora, aux jeunes, aux femmes, aux personnes vivant avec un handicap, aux hommes et femmes d’affaires, de culture, enseignants, étudiants, taximen, benskineurs, agriculteurs, personnels de maison, bref aux Camerounaises et au Camerounais qui, sans être ses militants, partagent ses idéaux et sont convaincus qu’un autre Cameroun est possible », indiquait la sortie de Maurice Kamto. Tous les potentiels candidats ont jusqu’à dimanche prochain pour déposer leur candidature auprès des instances dirigeantes du MRC. Le parti de Maurice Kamto envisage de présenter les candidats dans toutes les élections et dans l’ensemble du territoire national, sauf dans les régions en crise. Mais le principal problème auquel seront confrontés les alliés de Maurice Kamto est celui de convaincre l’électorat au niveau local. Plusieurs d’entre eux n’ont pas encore participé à une élection et sont peu connus par les populations
Joseph Essama

Legislatives et municipales: polémique autour de la participation du MRC

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Le MRC a gardé le suspense, quant à sa participation aux élections locales, pendant longtemps. Mais depuis quelques semaines Maurice Kamto a annoncé que son parti ira aux élections législatives et municipales. Le 30 octobre dernier, il a publiquement annoncé devant les femmes de son parti, que « le peuple a donné l’onction au MRC de participer aux élections », et les a exhortées à rafler la majorité des sièges à l’Assemblée Nationale et dans les communes. Maurice Kamto a expliqué que son parti va aux élections, pour « donner une chance de régler la crise anglophone ». Il a ensuite ajouté que « la politique de la chaise vide n’a jamais prospérer ». Après cette annonce plusieurs sympathisants du MRC n’ont pas manqué d’exprimer leur déception, traitant Maurice Kamto de « politicien incohérent, absurde, irresponsable et démagogue ». Les alliés du MRC qui s’opposent aux élections indiquent que le MRC ne doit pas participer aux élections du fait que « Maurice Kamto est le « président élu », et en tant que président élu, son parti ne doit pas participer à une élection organisée par celui qui a « volé le pouvoir ». Les détracteurs des municipales et des législatives reprochent aussi au MRC de vouloir participer à une élection organisée avec un Code électoral qui était à l’origine du conflit postélectoral lors de la dernière présidentielle. « Ce n’est pas à débattre, pas d’élections avec ce Code électoral », tranche un sympathisant du MRC. « A chaque fois qu’on participe aux mascarades électorales, on renforce la légitimité, et la longévité du pouvoir en place ». « Ça fait plus de 60 ans que nous nous battons contre le hold-up électoral dans ce pays, mais si ça vous amuse de continuer à le faire encore pendant les 60 prochaines années, allez-y aux élections, mais en acceptant aussi de continuer à vous faire écraser et dominer par la machine du Satrape », prévient Paul Sylvie Yonkeu, une partisane de MRC,
Joseph Essama

Législatives et municipales: les potentiels candidats se mobilisent

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Les sièges des partis politiques sont mouvementés depuis lundi dernier. Au quartier général du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais ce lundi 12 novembre, une affluence inhabituelle se fait ressentir dès le parking. Des véhicules entrent et sortent avec une célérité peu commune. Les militants qui arrivent nouvellement se dirigent, paperasse en main à l’intérieur de l’immeuble. « Nous sommes venus au siège du parti pour avoir des renseignements fiables », souffle un potentiel candidat à la mairie de Lobo dans la Lekie. Comme lui, un autre candidat qui n’a pas décliné son identité est venu prendre des renseignements et mettre ses cotisations à jour. Malheureusement ils ne peuvent pas avoir plus d’informations, car le secrétaire général du Rdpc n’a pas encore publié de circulaire pour donner la ligne directive du parti. Informés de cela, les deux potentiels candidats ne cachent pas leur mal-être. Le plus gros problème, disent-ils est de savoir si le Rdpc va procéder aux élections primaires. Mais aucun responsable du parti ne souhaite s’exprimer sur la question. « Nous attendons tous la circulaire du secrétaire général », lance un membre titulaire du Comité central. Néanmoins, une source introduite au Comité central indique que comme lors des législatives et municipales de 2013, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, va procéder aux investitures. La même source explique que le temps est imparti pour organiser les élections primaires au sein du parti. « L’article 164 du Code électoral dispose que les candidatures sont déposées 15 jours après la convocation du corps électoral, on ne voit donc pas par quel miracle le Rdpc va organiser les élections primaires », tranche-t-elle.
Au quartier Anguissa, à Yaoundé, le Parti Camerounais pour la Réconciliation nationale (Pcrn) de Cabral Libii est en ébullition depuis l’annonce des élections. Dans la grande salle de l’immeuble qui abrite les locaux de cette formation politique, quelques potentiels candidats, assis autour d’une table débattent sur la gratuité des actes judiciaires à fournir dans les dossiers de candidature. « Depuis dimanche les états-majors des différents comités d’arrondissement se sont mis en place, certains ont convoqué des réunions le même jour, à la suite de l’annonce du président national Cabral Libii qui a rappelé la nécessité de se constituer en équipe, afin de pouvoir finaliser la composition des dossiers de candidature que nos potentiels candidats préparent depuis l’appel à candidature lancé par le parti il y’a trois mois », informe Aristide Eko’o, le directeur du cabinet de Cabral Libii. Le Pcrn entend présenter 140 candidats pour les municipales et 85 candidats pour les législatives. Et pour concourir sous la bannière du Pcrn, « il faut être membre du parti, et remplir toutes les conditions juridiques ».
Du côté du siège du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à Odza, l’ambiance est un peu timide. A l’entrée de l’édifice, un gros camion de campagne barre l’entrée, il faut faufiler à ses alentours pour se rendre dans les locaux du parti. Dans les bureaux, le personnel administratif est présent. « Nos camarades, ainsi que les membres de la société civile et de la diaspora qui veulent être candidat sont sur le terrain entrain de confectionner les listes tant pour les municipales que pour les législatives », explique Roger Noah, secrétaire général adjoint du MRC. Le parti de Maurice Kamto assure qu’il va présenter ses candidats dans toutes les communes du pays, sauf dans les régions en crise. Tous les membres de son directoire seront candidats, excepté Maurice Kamto qui coordonne le processus de toutes les candidatures du parti. Néanmoins, se plaint-on au sein du parti, « les militants rencontrent des difficultés sur le terrain, notamment dans l’établissement des pièces à fournir dans le dossier de candidature. Selon l’article 295 du Code électoral, tous les actes judiciaires, sont en matière électorale, dispensés du timbre, et enregistrés gratis ». Le secrétaire général adjoint du MRC interpelle ainsi les autorités en charge des questions électorales, afin « de veiller à ce que les dispositions de la loi soient respectées ».
Joseph Essama

Lions indomptables : Baptême du feu manqué de Toni Conceiçao

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Le successeur de Seedorf

Un nul vierge aura sanctionné le match Cameroun-Cap vert, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Cameroun 2021. Un résultat qui peut laisser des incertitudes sur la révolution que Toni Conceiçao tente d’impulser à sa manière dans la sélection nationale fanion de football du Cameroun. Lui qui a certes aligné d’entrée une équipe assez proche de celle qui a évolué ces derniers mois avec son prédécesseur, mais avec quelques retouches. Et Vincent Aboubakar qui a été laissé sur le banc de touche aura réussi à contrarier l’entraîneur lorsqu’il est entré en cours de jeu. Le numéro 10 du Cameroun a tenté de faire la différence au front de l’attaque, en soutien à Eric Maxim Choupo Moting, en vain.

Mais le technicien européen peut encore bénéficier de quelques états de grâce. Le match n’ayant pas vraiment un enjeu capital pour le Cameroun, déjà d’office qualifié en tant qu’organisateur du prochain tournoi final de la Can. Et donc la rencontre ne différait pas beaucoup de celle en amical qu’il a livrée dès son arrivée, avec une sélection signée de son adjoint François Omam Biyik. Du coup, le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé n’a pas fait son plein d’œuf. Et l’homme qui y jouait pour la première fois n’a pas subi une forte pression des spectateurs, parfois très exigeants à l’endroit des leurs.
Mais l’homme n’est qu’au début. L’organisation de la Can n’étant pas encore définitivement acquise, Toni Conceiçao devra davantage donner du sens à son jeu car en cas de glissement, le Cameroun devra chercher sa qualification sur le terrain.

Pour ce qui est du Cap vert, ce pays s’avère désormais être un obstacle difficile à franchir pour le Cameroun. Il avait déjà en partie empêché le Cameroun de se qualifier pour la Can 2013. Avec un match nul concédé à domicile. Et malgré sa victoire à Yaoundé, le Cameroun n’avait pas pu se qualifier.

Le 11 de départ: 

Onana-Ngadeu, Onguene, Fai, Oyongo-Kunde Malong, Zambo Anguissa, Choupo-Bassogog, Moumi, Toko Ekambi

 

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