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Bâtiments de l’Etat : Louis Paul Motaze veut voir clair

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Le ministre des Finances lance dès ce 1er septembre 2021, le recensement et l’évaluation des immobilisations de l’Etat. L’opération qui débute dans le département du Mfoundi devrait s’étendre ensuite dans tout le pays.


Les populations qui résident dans le département du Mfoundi (région du Centre) vont vivre des journées inhabituelles dès le 1er septembre prochain. Des équipes conjointes du ministère des Finances (Minfi) et de celui des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf) vont sillonner les quartiers jusqu’au 30 septembre. Leur mission consiste au recensement et à l’évaluation des immobilisations (terrains et bâtiments) appartement à l’Etat. L’objectif de cette démarche est de présenter le patrimoine de l’Etat devant être intégré dans les comptes du Trésor, de manière à avoir une idée précise sur l’ensemble des actifs de l’Etat, a indiqué Louis Paul Motaze dans un communiqué de presse.

Cette opération de recensement et d’évaluation des immobilisations de l’Etat constitue donc un préalable à la mise en œuvre de la comptabilité patrimoniale qui se fera à partir du 1er janvier 2022, tel que prescrit par la loi du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques. Notamment l’alinéa 2 de son article 92 qui dispose en substance que sont rendues obligatoires à partir du 1er janvier 2022, les dispositions concernant la gestion des financements extérieurs, la budgétisation des emplois, la comptabilité d’analyse des coûts, la modulation et contrôle et la comptabilité patrimoniale.

Ainsi donc, l’idée qui sous-tend ce recensement est de savoir par exemple quels sont les bâtiments qui appartiennent à l’Etat et ceux qui sont loués par des particuliers, mais dont l’Etat est le propriétaire. Au cours de cette opération, il sera question de donner la localisation d’un bâtiment, indiquer l’administration qui l’occupe, le codifier, préciser sa superficie et le nombre d’étages ainsi que la valeur du bâtiment, etc. Cet exercice permettra donc de voir quels sont les revenus qui peuvent en découler ainsi que les charges qui y sont associées, apprend-on. « Ce travail avait déjà commencé avec les actifs financiers que sont les participations, les avals, les cautions et les garanties et a permis de savoir qu’à ce jour, l’Etat détient près de 1000 milliards de francs CFA de participation dans les entreprises publiques », informe Cameroon Tribune. L’opération de recensement et d’évaluation qui sera lancée par le ministre des Finances s’avère nécessaire, voire capitale pour l’Etat. En cas de besoin d’emprunter de l’argent auprès de ses partenaires par exemple, la présentation de son patrimoine peut suffire en termes de garanties. La campagne qui débute dans le département du Mfoundi devrait ensuite s’étendre à l’ensemble du pays.

La croissance passera de 1,3 % en 2021 à 2,7 % en 2022

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Les perspectives macroéconomiques de la sous-région restent cependant sujettes à des risques liés à la crise sanitaire, sécuritaire ainsi qu’au retard dans la mise en œuvre des réformes avec le FMI.


Les experts de la Communauté Economique et monétaire de l’Afrique Centrale ( Cemac) sont plutôt optimistes pour la santé économique de la sous-région. Ce, malgré, la pandémie du covid-19 qui a aggravé la contreperformance de la production pétrolière au Congo, Gabon et Tchad ainsi que les activités gazières au Cameroun et en Centrafrique. En plus des menaces sécuritaires dans le bassin du Congo, en RCA et dans certaines régions du Cameroun. Le rapport de la surveillance multilatérale et les perspectives pour 2020 et 2021, laissent voir une amélioration de la situation macro-économique dès la fin de cette année et en 2022.

S’agissant des finances publiques par exemple, le solde budgétaire global, base engagements, dons compris resterait déficitaire en 2021 et 2022 comme c’est le cas depuis 2012. Mais, son déficit repartirait légèrement à la hausse pour atteindre 2,1% du PIB en 2021 avant de revenir à 1,7% en 2022. « Cette légère remontée du déficit budgétaire global serait la résultante d’une hausse plus prononcée des dépenses budgétaires comparée avec les recettes totales. », indique le document qui fait la même simulation pour le solde budgétaire de référence. Il se détériorerait en 2021 avec un déficit à 3 ,3% du PIB mais se contracterait en 2022 pour revenir à 1,9% du PIB. Ceci, du fait d’ « une nette maitrise des dépenses publiques combinée avec la poursuite des efforts consentis dans la mobilisation des recettes hors pétrole ».

Pour les transactions avec l’extérieur, le déficit de la balance courante transferts publics inclus se stabilise à 4,8% du PIB en 2021 avant de progresser pour atteindre 5,0% du PIB en 2022. Le solde de la balance des paiements quant à lui resterait déficitaire en 2021 comme en 2020 avant de devenir excédentaire en 2022. Il serait financé par la variation des réserves officielles (y compris les premiers décaissements du FMI) ainsi que les allègements et annulations de la dette de 283,4 milliards de francs CFA espérés dans le cadre du traitement des dettes du Congo, du Tchad et du Cameroun. Pour ce qui est de la situation monétaire, les réserves extérieures en termes de couverture des importations et du service de la dette extérieure reviendraient à 3,7 mois à fin décembre 2022 après 3,1 mois à fin décembre 2021 d’après le document. Ces bonnes perspectives se fondent cependant sur deux hypothèses. Si la pandémie s’atténue avec des campagnes de vaccination et si l’on mobilise plus de financements extérieurs exceptionnels. Des risques majeurs subsistent donc. Le risque d’une nouvelle vague de contamination conduirait à la restauration des mesures de confinement et un nouvel affaiblissement des cours du pétrole brut. Un retard dans la mise en œuvre des programmes avec le FMI ralentirait aussi les efforts. De même, la persistance des tensions sécuritaires est redoutée. Car, elle impacterait la mobilisation des recettes fiscales et douanières et engendrerait une augmentation des dépenses de sécurité avec effet sur les dépenses publiques d’investissements.

Par Tatiana Meliedje

Election à la Fécafoot : le Nord-Ouest hors-jeu

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Le Comité-executif-FECAFOOT a vidé la LfPC de sa substance

Selon des sources à la Fédération camerounaise de football, les Ligues départementales du Nord-Ouest n’ont pas organisé de championnats. Et les clubs ne se sont pas enregistrés sur le portail FIFA-Connect. Conséquence, ils ne prendront pas part à la prochaine assemblée générale élective.

Irrecevable ! Les clubs de football des départements de la région du Nord-Ouest ne feront pas partie de l’assemblée générale qui va élire le prochain président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Ainsi en a décidé la Commission électorale de l’instance nationale du football, qui annonce un point de presse lundi prochain, pour s’expliquer sur la question. Mais déjà, selon des sources à la Fécafoot, la mise à l’écart des clubs amateurs de cette région réside dans le fait que les Ligues départementales n’ont pas pu organiser leurs championnats respectifs. Notamment en raison de la crise sociopolitique qui perdure dans la zone. Faux, rétorquent certains.

Soupçon de complot contre les clubs

« Le championnat s’est bel et bien disputé dans cette région du pays et surtout dans les départements de cette zone (…) Certains champions sont connus et accèderont en ligue régionale la saison prochaine », annonce sports-vibes.net. Le site internet laisse entendre que la mise à l’écart des clubs des Ligues départementales de la région du Nord-Ouest serait un stratagème savamment orchestré par le président sortant de la Fécafoot, pour s’assurer une victoire au soir de l’assemblée générale élective. « Alors que le processus électoral à la Fécafoot n’est même pas encore véritablement entamé, des voix s’élèvent déjà pour crier au scandale face aux pratiques du président par intérim Seidou Mbombo Njoya qui est accusé de torpiller ce processus », lâche le même site.

FIFA-Connect

Et pourtant, à la Fécafoot, les raisons évoquées pour expliquer l’absence des clubs des Ligues départementales de la région du Nord-Ouest sont ailleurs. L’on parle notamment du non-enregistrement des clubs dans le système FIFA-Connect tel que cela est recommandé. « Les 22 clubs de Ligues départementales répertoriés dans cette région ont adressé une demande de création de compte sur le FIFA-Connect. Parmi eux, 11 clubs ont été acceptés et seulement un seul a été capable d’enregistrer 32 licences, révèle une source contactée par les-footeux. Maintenant, à ceux qui disent qu’il y a eu championnat dans ces départements, la question qu’il faut leur poser est de savoir : est-ce qu’on organise un championnat avec un seul club ? ». Et de trancher : « au niveau départemental, aucun club de la région du Nord-Ouest ne prendra part à l’Assemblée générale ».

De leur côté, les présidents des clubs concernés contestent l’autorité de la Commission électorale qu’ils accusent de vouloir les dépouiller de leur droit de vote. Ces derniers auraient même déjà saisi un cabinet d’avocat pour attaquer cette décision de la Commission électorale de la Fécafoot. Affaire à suivre donc.

Afrobasket 2021 : Le covid inflige une défaite au Cameroun d’entrée

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Le Cameroun perd sans avoir joué

« En application du protocole FIBA Covid-19 pour les compétitions FIBA, En application de la décision du 26 mars 2021 du Bureau Central de la FIBA relative aux compétitions officielles FIBA pendant la période de Covid-19. Le Comité technique du FIBA AfroBasket, décide: Le match D2 entre le Cameroun et le Sud Soudan programmé le 25 août 2021 à 15 heures au Kigali Arena ne sera pas joué. Le Cameroun perd le match D2 par forfait. La rencontre D2 est gagnée par l’équipe du Sud Soudan sur le score de 20-0. L’équipe du Cameroun reçoit 0 point au classement ». Telle est la substance d’un communiqué de la FIBA Afrique rendu public hier.

Le Cameroun perd ainsi son premier match de l’Afrobasket 2021 sans avoir joué. La faute au covid-19 qui s’est emparé de la sélection nationale de basketball. Le premier test effectué a détecté deux cas de covid que les responsables de l’équipe du Cameroun ont contestés et exigé une contre-expertise. Laquelle a plutôt constaté trois autres cas dont un membre du staff. Du coup, le Cameroun se retrouvait avec quatre joueurs malades et mis aussitôt en quarantaine. Ne pouvant jouer la rencontre, les Lions indomptables ont perdu la partie par forfait. La suite du tournoi pourrait être fatale. En cas d’une seconde défaite, le Cameroun se trouverait éliminé d’office.

Au niveau de la fédération camerounais de basket, on se défend d’avoir effectué toutes les formalités sanitaires requises pour tout déplacement. Mais la réalité est toute autre. Lazare Adie Ngono et ses poulains sont contraints de se surpasser en seconde rencontre

Année académique 2021-2022 : Dion Ngute refuse de reporter la rentrée

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Dion-Ngute-Joseph-impertubable

Après deux jours de tergiversation, le Premier ministre a tranché. La rentrée scolaire 2021-2022 est le 6 septembre 2021. Confirmant celle qui était jusqu’ici connue de la communauté éducative depuis le départ en vacances. Et un communiqué conjoint des deux ministres en charge de l’éducation a sacrifié au devoir légal sur la question, comme il est de tradition.

Joseph Dion Ngute a dû jouer les arbitres entre le ministre de l’Education de base (Minedub) et la ministre des Enseignements secondaires (Minesec) qui ne s’accordaient plus sur la question. En effet, invités des journaux télévisés du soir du 24 août 20h mardi, Pauline Nalova Lyonga et Fabien Nkot (le secrétaire général du Minesec) se sont évertués à émettre des doutes sur la date de la rentrée académique à venir. Le second a indiqué que la date de l’événement est attendue des hautes autorités du Cameroun et que la date « connue » jusqu’alors n’est qu’indicative. Au moment où au Minesec, on avait procédé aux préparatifs de la rentrée n considérant la date du 6 septembre.

C’est une situation compliquée pour la Minesec qui n’a pas tourné définitivement la page de l’année dernière. Les résultats du GCE advanced level restent attendus, à deux semaines de la rentrée. Un peu comme l’année 2019-2020. En raison des perturbations dues au Covid et de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, les résultats des examens relevant du sous-système anglophone avaient été rendus publics à trois jours de la rentrée scolaire. Plongeant les parents dans le désarroi. Cette année, Joseph Dion Ngute a prescrit la publication des résultats « le plus tôt possible», selon la communication du Minedub, afin de rattraper le retard pris à relancer l’année 2020-2021, engagée en octobre. 

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La rentrée scolaire va-t-elle être reportée?

La Bvmac appelée à contribuer davantage

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Les chefs d’Etat ont récemment pris l’engagement d’inciter davantage d’entreprises à s’inscrire à la place boursière sous-régionale, présentée comme un levier indispensable au financement de l’économie locale.


La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) doit se relever du triple choc sécuritaire, pétrolier et sanitaire. Sa relance économique, d’après les assises qui ont eu lieu il y a quelques jours, pourrait aussi passer par la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC). Les chefs d’Etats de la zone ont félicité l’aboutissement satisfaisant de la première phase de la fusion des marchés financiers de la Cemac. Mais, ils ont également appelé les Etats à dynamiser davantage ce marché pour permettre d’une part « une large mobilisation de l’épargne communautaire » et d’autre part, « le financement des économies de la sous région ».

Les chefs d’Etats ont ainsi entériné les décisions prises plus tôt par le comité de pilotage du Pref-Cemac (programme des réformes financiers). Ce comité avait décidé, « premièrement, de poursuivre la campagne de sensibilisation auprès des entreprises publiques et privées afin de les encourager à se positionner sur le marché financier de la zone Cemac. Deuxièmement, de transmettre à la Beac la liste des entreprises publiques susceptibles d’êtres cotées en bourse ».

Sur ce sujet, le directeur général de la Bvmac annonce que deux Etats ont déjà pris l’engagement d’inscrire leurs entreprises en bourse. « Nous pouvons déjà faire savoir que deux des Etats membres à savoir la Guinée Equatoriale et la république du Congo ont annoncé l’introduction à la côte de la Bvmac de certaines entreprises de leurs portefeuilles respectifs. Nous attendons à présent que le déroulement de la phase d’admission puisse se faire. Deux Etats sur six, c’est une avancée. Nous attendons que les autres se manifestent. », a déclaré Claude Ngbwa à la télévision nationale. Il faut dire que la Bvmac se positionne comme une source de financement des économies de la Cemac. En juillet dernier, le Gabon et le Congo ont pu lever plus de 300 milliards de francs CFA. Soit près de 190 milliards pour l’Etat gabonais et plus de 113 milliards pour le Congo. De l’argent qui devrait les servir à financer divers projets.

Par Tatiana Meliedje

Rentrée scolaire 2021-2022 : La rentrée scolaire reportée ( ?)

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Le Pr Fabien Nkot, secrétaire général du Minesec a plutôt semé le trouble dans les esprits

« Il n’y a pas de polémique sur la date de la rentrée scolaire». Le Pr Fabien Nkot a cru devoir dissiper une polémique ; mais le secrétaire général du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) a semé le doute dans les esprits de l’opinion. D’autant plus que les élèves à leur départ en congé avaient été informés que la rentrée scolaire. Une date déjà rendue publique au courant de l’année par les deux ministres en charge de l’Education de base et des Enseignements secondaires qui procédaient au découpage de l’année scolaire à venir.

Ce que réfute aujourd’hui le secrétaire général du Minesec. « En général, ce qui se passe c’est que des propositions sont faites aux plus hautes autorités du pays », essaie-t-il d’expliquer. « Et je peux vous confirmer ce soir que les plus hautes autorités du pays se prononceront dans les prochains jours sur la date de la rentrée scolaire », promet-il. Sans être clair sur une date probable de reprise des cours.

A deux semaines de la date que le commun des Camerounais avait retenue. Et depuis ce lundi, les rédactions de certains organes de presse nationaux ont engagé le compte-à-rebours, avec en programmation. « A Cameroon tribune, on a lancé le compte-à-rebours ce jour, en programmant de le tenir sur deux semaines», renseigne une source à la Sopecam, entreprise éditrice du quotidien bilingue national. Pareil pour la Cameroon radio television (CRTV). Au Minesec, on est convaincu que ce sont les autres qui se trompent sur la date du 6 septembre. « Il y a une indication, mais je voudrais, vous me comprendrez, laisser aux plus hautes autorités de notre le soin de fixer pour l’ensemble des Camerounais la date la prochaine rentrée scolaire et ça se fera dans les prochains jours», insiste l’homme qui était l’invité du journal de 20h30 sur la télévision nationale.

Entre temps, le ministère de l’Education de base est muet. On sait déjà que le découpage de la prochaine année scolaire a été fait en deux étapes. Les deux ministres n’avaient pas au départ fait de communiqué conjoint comme cela se fait habituellement. Aussi, tous les résultats des examens de fin de l’année 2020-2021 n’ont pas encore été rendus publics.

Compteurs prépayés : comment ça marche

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De nombreux utilisateurs s’interrogent sur ce nouveau dispositif d’Eneo Cameroon, qui intervient dans le cadre d’un engagement pris dans l’avenant n°3 de son contrat de concession.


Le compteur à prépaiement est une technologie moderne qui a pour but de faciliter la vie des utilisateurs et de transformer leur mode de consommation de l’électricité. La mise en œuvre de cette technologie par Eneo, s’explique par le fait qu’elle s’est engagée auprès de l’Etat du Cameroun, à moderniser le réseau de distribution et les systèmes de comptage dans son contrat de concession. Seulement, ce dispositif sensé améliorer la qualité de service et la relation avec sa clientèle, suscite diverses incompréhensions. L’une des questions importantes que se pose le consommateur, est quelle serait la différence entre ce nouveau mode et l’ancien. L’entreprise fait savoir que la différence fondamentale réside dans le mode paiement. « En post payé, le client consomme et reçoit une facture à la fin du mois et en prépayé, le client paie avant de consommer ». En gros, le prépayé fonctionne comme le crédit téléphonique. On recharge un volume d’électricité avant de le consommer. La recharge se fait dans une agence mais aussi par téléphone via Orange Money, MTN MoMo, YUP, Ecobank, AfrikPay. L’autre incompréhension réside sur les tarifs. L’entreprise indique que le montant minimum d’achat des kilowatts est de 1000 F CFA. Cependant, les prix dépendent de la nature du client, du type de branchement (monophasé ou triphasé, résidentiel ou business, et la puissance installée) et de la puissance souscrite. Le segment Family par exemple est à partir de 50 francs/kwh, Family plus à partir de 70 F/ kWh.

En guise de simulation, l’entreprise explique : « vous êtes un client Family parce que vous avez un compteur monophasé avec une puissance inférieure ou égale à 15A. Nous sommes en début de mois (votre compte client n’a aucune dette liée au post payé antérieur, vous n’avez pas encore acheté de kWh ce mois), vous faites une recharge de 5000 francs. Vous recevez 100kWh à raison de 50 francs l’unité car de 1 à 150kWh l’unité est à 50frcs, c’est le tarif 1. Dans ce cycle de tarification, il reste juste 50kWh que vous pourrez acheter dans ce tarif. Dès 151kWh, vous payerez l’unité au tarif 2 (151 à 220kWh) et dès 221 kWh, ce sera le tarif 3 jusqu’à la fin du cycle. Vous pourrez à nouveau acheter les 150 premiers kWh à 50frcs l’unité dès le 1er du mois suivant ». Il faut dire que le compteur à prépaiement a débuté en 2019 sous forme d’un pilote. L’opérateur recense à fin juillet 2021, plus de 150 000 compteurs installés.

Mobile money : MTN et Orange repartent à l’offensive

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Grâce à diverses stratégies, les deux opérateurs se discutent le marché avec chacun au moins 500 milliards de transactions par mois.


Il y a cinq ans, le nombre de personnes détenant un porte-monnaie électronique au Cameroun était évalué en termes de centaine de milliers. En 2021, on le situe autour des millions. Plus qu’un simple transfert de compte à compte, le service mobile money s’étend en réalité aujourd’hui à plusieurs activités. Entre autres, achats dans les espaces marchands, abonnement au satellite, paiement des frais de scolarité ou d’électricité. Les opérateurs ne cessent de déployer des stratégies pour étendre ce marché. Cette offensive plus prononcée chez MTN et Orange les met au coude à coude en termes de résultats. La marque jaune, MTN Cameroon revendique plus de 10 millions d’abonnés dans ce segment où il est opérationnel depuis plus de 11 ans, avec un total de plus de 185 000 points d’accès dans les 10 régions. Soit 60 000 points de rechargement et 125 000 marchands actifs acceptant le paiement via MTN MOMO. De son côté, Orange money qui a célébré ses 10 ans d’existence en juillet dernier, a révélé que son portefeuille est constitué de 07 millions de comptes de paiement mobile et plus de 60 000 partenaires marchands et de distribution. Le volume de transactions par mois en valeurs cumulées quant à lui est évalué à 800 milliards de FCFA. « Les valeurs cumulées de transactions, ce sont les dépôts et les retraits, les transferts d’argent, les paiements de factures, de salaires, et tout ce qui est paiement marchand, etc. Nous faisons environ trois millions de transactions par jour. » Expliquait Emmanuel Tassembedo, Directeur d’Orange Money Cameroun.

Chez MTN, l’on estime à plus de 600 milliards de F CFA de transactions par mois et l’opérateur entend faire passer à la hausse ce volume avec diverses stratégies en cours. Lors d’une rencontre avec la presse à Douala, les cadres de cette entreprise ont annoncé un partenariat avec des taxis de la ville de Douala et Yaoundé pour le paiement des frais de transport via mobile money. Mais déjà, une campagne est en cours visant à récompenser les clients qui effectueront des paiements via mobile money. Certainement, pour faire grimper de nouveau leurs chiffres. « Tous nos clients qui ont un compte MTN Momo auront la possibilité de faire un paiement et de voir tous leurs paiements remboursés à 100%. Toutes les 30 minutes, la première personne à effectuer un paiement, recevra cash dans son compte MTN Momo un montant allant jusqu’à 50 000. Toutes les autres personnes recevront du crédit de communication au prorata du montant qu’ils auront payé.» a déclaré Alain Claude Nono, general manager mobile money corporation. Cette campagne qui va du 10 août au 31 octobre 2021, concerne les paiements des frais de scolarité dans les établissements secondaires et universitaires, les frais d’électricité, impôts et taxes, Cnps, Canal+ et les assurances.

Par Tatiana Meliedje

Crise : Maurice Kamto interdit aux obsèques de Penda Ekoka

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Kamto_ekoka ne rendra pas hommage à son ancien allié

Le nom Maurice Kamto ne figure pas dans le communiqué rendu public ce 23 août 2021 et signé du Pr Yap Boum II. Mais le vice-président du mouvement Act-Agir trouve des termes pour décrire le personnage que la famille biologique et le mouvement Agir dont Christian Penda-Ekoka (CPE) était le président, ne veulent pas voir aux obsèques du disparu. «Comme vous êtes nombreux à le savoir, les derniers moments de vie de notre président ont été marqués par une cabale extrêmement violente, malsaine et injuste orchestré par des membres et sympathisants de son allié politique », justifie l’auteur. « Cet épisode a profondément meurtri CPE qui s’est étonné du silence de cet allié», ajoute-t-il.

La cause est donc connue. La mort n’a pas tourné la page de la polémique née au sujet de la gestion de l’initiative Survie Cameroun Survival Cameroon (Scsi) lancée par le Pr Maurice Kamto dans le cadre de la riposte contre le Covid-19 et dont la gestion a été confiée à Christian Penda Ekoka avec qui le candidat arrivé officiellement deuxième à la dernière élection présidentielle, a cheminé durant cette épreuve. Si Penda Ekoka rejoint la coalition, il reste un acteur de la société civile et donc détaché des affaires internes au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. Lequel déclarait justement avoir voulu confier la gestion de l’opération Survie Cameroun à une personnalité neutre et dotée d’une rectitude morale avérée. Mais la gestion financière de l’opération qui a récolté un peu plus de trois milliards de francs CFA, est à l’origine de la crise entre les deux hommes. Le gestionnaire n’ayant pas dressé un bilan des mois après, l’ordonnateur s’est engagé dans un exercice difficile, tant il se trouve des failles dans les comptes. Kamto parle de problèmes techniques, Penda Ekoka dément. Sans accuser l’autre de détournements. Jusqu’à ce que la mort du principal gestionnaire survienne le 8 août dernier des suites de maladie au Canada. Sans que l’opinion n’ait eu droit à une confrontation des idées et arguments. Entre temps, les partisans de l’un et l’autre se sont livrés à des invectives sous fond de soupçons et d’accusations. Sous le regard passif de leurs leaders.

Du temps où tout allait encore bien entre les deux hommes

Alors, « prenant acte de cette situation, le mouvement Act-Agir, en parfaite solidarité avec la famille de notre regretté président, prie les auteurs et acteurs de cette cabale abjecte, au nom de la décence, de la dignité et surtout du respect de la mémoire de l’illustre disparu, de s’abstenir de toute participation aux différentes cérémonies organisées à l’occasion de cette grande perte», a décidé Yap Boum II. Pour le vice-président d’Act-Agir, « cela évitera tout dérapage et permettra de consacrer toute notre énergie à rendre un hommage à Christian Penda Ekoka dont la vie mérite d’être célébrée en toute sérénité».

Les chemins des deux hommes s’étaient croisés lors de la conquête du palais présidentiel en 2018. Penda Ekoka avait rejoint la coalition pro-Kamto pour vaincre Paul Biya à la tête du pays depuis le 6 novembre 1982 et dont le long séjour ne rime pas avec développement du pays. Le candidat qui avait ainsi rallié à sa cause un ancien conseiller économique de Paul Biya, était devenu le plus craint par le camp au pouvoir. Et dès le lendemain de l’élection, la coalition de l’opposition avait revendiqué la victoire. Une sortie qui a eu pour effet le passage par la case prison des principaux alliés et de centaines de leurs partisans à travers le territoire. Les leaders, eux, s’en sont sortis avec neuf mois de bagne. Occasion au terme de laquelle des fissures se sont montrées sur le voile unitaire de la coalition.

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