dimanche, juin 14, 2026
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Foncier : Le Guichet unique opérationnel

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Le guichet unique pour l’accomplissement des formalités de l’enregistrement et de la publicité foncière est ouvert depuis quelques jours à Yaoundé et douala.


Les usagers des villes de Yaoundé et Douala n’ont plus à se rendre à la Direction Générale des Impôts pour accomplir les formalités liées à l’enregistrement de leur propriété foncière. Le Guichet unique pour l’accomplissement des formalités de l’enregistrement et de la publicité foncière institué depuis 2018 est opérationnel depuis quelques jours au sein des conservations foncières de Yaoundé et de Douala. Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf) Henri Eyebe Ayissi a récemment signé un communiqué annonçant l’ouverture des deux conservatoires. « Ce Guichet vise la simplification des procédures et la réduction des coûts et délais des formalités de l’enregistrement fiscal et de publicité foncière en les rassemblant en un même lieu », indique le communiqué du ministre. Parmi les innovations et les bénéfices induits par ce nouveau dispositif, le Mindcaf cite, entre autres, « l’accomplissement des formalités d’enregistrement fiscal et foncier en même lieu et dans un délai de 72 heures pour chacun de ces deux volets ; la déclaration électronique et le paiement par virement ou par voie électronique des redevances domaniales, en même temps que les impôts d’enregistrement ; le dépôt des actes au guichet unique, accompagnés de l’attestation et du détail de virement pour limiter les transactions en numéraires et renforcer la sécurisation des deniers publics ; le relèvement substantiel de recettes domaniales, cadastrales et financières », détaille le ministre.

Cette réforme, souhaitée depuis des années par le patronat camerounais vise l’amélioration du climat des affaires au Cameroun à travers notamment la simplification des procédures et la réduction des coûts et délais de formalités de l’enregistrement fiscal et de publicité foncière en les rassemblant en un même lieu. Il s’agit en effet de la mise en œuvre d’une réforme contenu dans les résolutions du Cameroon business forum depuis 2018. Elle sera étendue progressivement étendue aux autres conservations foncières du pays.

 

Sociétés d’Etat : Débouté, Denis Atangana maintient la traque des dirigeants hors-la-loi

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Denis Atangana au sortir de l'audience au Conseil constitutionnel

« Irrecevable » ! Clément Atangana a remis le disque qui lui est resté collé à la peau depuis la dernière présidentielle au Cameroun. Et cette fois-ci, la victime est Denis Emilien Atangana. En sa qualité de président du Front des démocrates camerounais (Fdc), avait saisi le Conseil constitutionnel par une requête en vue de faire remplacer les 18 dirigeants principaux de sociétés d’Etat et leurs adjoints dont les mandats sont échus au regard de la loi de 2017. Le Conseil constitutionnel déclare « irrecevable » la requête pour défaut de qualité du demandeur. En effet, la Constitution accorde la prérogative au président de la République, au président de l’Assemblée nationale, au président du sénat, au tiers des députés ou des sénateurs, aux dirigeants des exécutifs régionaux, lorsque les intérêts des institutions sont menacés.

« Nous en prenons acte tout en regrettant que notre Conseil Constitutionnel n’ait pas saisi cette opportunité pour créer un historique précédent», réagit le leader du Fdc. Mais pas question d’abandonner un combat qui tient tant à l’ex leader estudiantin. « L’action engagée par notre parti politique devant le Conseil constitutionnel du Cameroun n’est que le commencement d’un feuilleton judiciaire. C’est aussi le début d’un long et grand plaidoyer pour une amélioration de la gestion et de la gouvernance des entreprises et des établissements publics au Cameroun», indique-t-il. «Nous allons continuer cette bataille et surtout ce Plaidoyer auprès de toutes les personnes physiques et morales de bonne volonté qui sont qualifiées légalement pour y apporter leurs voix mais aussi à celles qui sont habilitées ou capables de contribuer à des changements significatifs dans la gestion de la chose publique, et en particulier les établissements et entreprises de productions des biens et des services publics du Cameroun », annonce le conseiller municipal de la commune de Monatélé. Notamment les présidents de la République, du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Le conseil constitutionnel a débouté Denis Atangana

Recours au Tcs et au Tribunal administratif

Dans le même temps, l’homme compte saisir le Tribunal administratif et le Tribunal criminel spécial. Le premier « sur des questions très précises en rapport avec les manifestations et les conséquences du maintien en fonction des plus de 18 Directeurs généraux et Directeurs Généraux Adjoints des entreprises ou établissements publics, des PCA en complète violation de la Loi N°2017/011 du 12 Juillet 2017 et surtout du caractère manifestement illégal et frauduleux des actes qu’ils posent dans ces conditions » ; le second « pour détournement des deniers publics, faux et usage de faux, usurpation de titre, entre autres».

En mars 2019, le Pr Viviane Ondoua Biwolé, avait été limogée de son poste de directeur général adjoint de l’Institut supérieur de management public (Ismp). Paul Biya anticipait ainsi sur celle qui avait à l’occasion du 6 mars, écrit dans son blog un texte devenu viral, dans lequel la spécialiste du management disait « qu’il n’est pas exclu qu’une femme succède à Paul Biya». Ondoua Biwolé qui lui avait auparavant annoncé qu’elle quitterait ses fonctions en juin de la même année, en convoquant la réglementation en vigueur, notamment la loi du 12 juillet 2017 qui fixe à 3 ans renouvelables deux fois le séjour des directeurs généraux des établissements publics et leurs adjoints. D’autres rares cas avaient également procédé par la même prudence, parfois pour requérir la conduite à tenir. Aucune suite n’a jamais eu lieu. Peut-être parce qu’entre temps, et malgré les dénonciations et critiques, le Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) avait accordé une rallonge spéciale et à durée indéterminée à ces derniers. En instruisant la justice de fermer les yeux sur les actes que poseront ces derniers dans ce statut extraordinaire. Au moment où certains dirigeants avaient maille à partir avec les responsables financiers de leurs structures, pointilleux sur l’orthodoxie de la gestion financière.

Nécrologie : Le journaliste-animateur Amobe n’est plus

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amode_mevegue, de son vivant

Alain Mevegue est mort. Le journaliste-animateur de RFI, TV5, France 24 a été fauché ce jour par une courte maladie. Les premières sources évoquent le covid-19. D’autres se contentent d’une « courte maladie ». Toujours est-il que la triste réalité est immuable. Le journaliste camerounais plus connu sous le nom d’Amobe, a cassé son micro en cette mi-journée du 8 septembre 2021. La nouvelle est tombée comme un couperet. D’abord annoncée sur son mur facebook, que beaucoup ont refusé d’admettre ; avant que des sources à RFI ne la confirment.

Cette nouvelle survient alors que l’animateur radio et télé a récemment inhumé sa mère au pays ; et avait à peine regagné la France. Mais depuis, ses émissions étaient présentées par d’autres collègues. Le principal présentateur Plein sud sur Rfi et « A l’affiche » sur France 24 ne reviendra plus jamais à l’antenne. Parti trop tôt, à 53 ans.

L’une des dernières sorties publiques d’Amobe. Ici, lors du Nsilawou, un rite traditionnel, lors des obsèques de sa mère

Après des débuts à la CRTV, la radio publique nationale camerounaise, Alain Amobe Mevegue ira vendre son talent en France, pour le compte de CFI, et plus tard TV5, RFI et FRance 24. Resté attaché à l’Afrique et surtout à sa patrie, le patron de la chaîne Ubiznews, ‘homme qui a gardé son passeport camerounais, se fera rebaptiser Amobe, pour davantage se faire identifier par cette africanité qu’il a toujours su porter en terre occidentale.

Vente en ligne : les bonnes affaires

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Des jeunes commerçants ont établi sur les réseaux sociaux, de véritables boutiques virtuelles et réalisent des résultats prometteurs.


Plus qu’une tendance, la vente en ligne est presque devenue un métier pour de nombreux jeunes qui éprouvent des difficultés à trouver un emploi. Une option facile, vu que l’affaire ne nécessite pas véritablement des moyens financiers comme pour un projet ordinaire, qui pour démarrer va exiger un capital. Pour le commerce électronique, le smartphone et une connexion internet suffisent. Ces jeunes vendent en réalité des produits, articles qu’ils n’ont généralement jamais vus. Il s’agit là d’une technique commerciale dénommée «drop shipping». On la définit comme un système de vente qui fait intervenir le revendeur, le fournisseur et le client. Ce dernier passe la commande sur le site du revendeur, celui-ci à son tour transmet la commande au fournisseur ou au grossiste afin qu’il assure la livraison. Avec ce modèle, le revendeur, contrairement aux commerçants n’a pas à gérer de stock. En réalité, il n’a pas de marchandises mais sert plutôt d’intermédiaire entre le client et le grossiste et les bénéfices sont là. « Quand je post les images dans le groupe de vente, je me rassure qu’en mettant les prix, j’aurai au moins 1000 francs par article. Il y a des articles qui peuvent me rapporter au-delà de 2000 francs. Et ça dépend aussi du type de clients. Parce qu’il y a des cadres qui n’ont pas toujours le temps pour aller au marché, par conséquent, quand le prix est raisonnable ils paient sans discuter et on va les livrer » , nous fait savoir Anne Cécile, une revendeuse.

Au marché central de Douala, l’un des plus grands espaces commerciaux de la sous région, un autre marché s’est créé autour de la vente en ligne. De nombreuses boutiques considérées comme des grossistes sont quasiment devenues spécialisées dans cette activité, en créant non seulement des sortes de boutiques en ligne via les réseaux sociaux, mais aussi en développant des supports de communication. Des catalogues et enseignes commerciales personnalisées en l’occurrence avec autour des revendeurs qui assurent la distribution de leurs produits via le web. Des métiers sont aussi nés de cette formule, notamment celui de facilitateur ou démarcheur. Samuel, la vingtaine en a fait désormais son gagne pain. « Mon job, c’est d’orienter les gens qui viennent au marché. Il y en a qui viennent avec les images des vêtements qu’ils ont vus sur internet et moi, en regardant l’image je peux vous dire dans quelles boutiques trouver puisque chaque boutique a ses insignes sur son catalogue. Maintenant, pour vous y conduire, vous me payez et pareil pour les revendeurs qui 88 % des personnes interrogées avaient acheté des articles par le biais de Whatsapp, tandis que 68% veulent qu’on les mette en contact avec les grossistes. Je peux prendre 1000 à 5000Fcfa pour vous orienter et au cas où je ne vous convaincs pas, je négocie directement mon pourcentage avec le boutiquier sur le nombre d’articles que vous achetez chez lui», explique-t-il.

Près de 90 % des transactions via WhatsApp

Whatsapp est la plateforme la plus utilisée pour les transactions de commerce électronique au Cameroun d’après GSMA, l’organisme qui regroupe les opérateurs de télécommunications dans le monde. Une enquête qu’il vient de mener sur le commerce électronique dans la CEEAC révèle que «avaient acheté par le biais de facebook ». Mais d’après ce rapport, ce moyen connaît des limites. Notamment le fait que les plateformes whatsapp conçues ne prennent pas en compte les transactions de bout en bout. Il faut en réalité un moyen supplémentaire pour la logistique, la livraison ou les paiements.

Par Tatiana Meliedje

Vers une redéfinition des métiers de la fonction publique

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Un répertoire des métiers, emplois et compétences permettant de doter les administrations publiques des personnels dont le profil est adapté aux besoins des services vient d’être validé à douala pour 10 administrations pilotes.


Un constat a été dégagé à l’observance du fonctionnement des administrations publiques camerounaises. Certaines d’entre elles, font face à une inadéquation entre leurs missions et les compétences de certains personnels qui leur sont attribués. De même, l’information utile sur les métiers ou compétences requis pour le fonctionnement des divers ministères n’est pas toujours disponible. Du coup, sans référentiel sur les profils techniques appropriés, certains postes de travail sont occupés par des personnes n’étant pas qualifiés pour lesdits postes. Ces insuffisances, d’après le Secrétaire général du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme Administrative (Minfopra), « limitent considérablement la capacité de l’administration à capter les investissements étrangers, gérer efficacement les projets ou programmes publics et à assurer une bonne prestation de services publics dans un contexte de recherche de la performance. ». Selon Anatole Maïda, cette situation affecte négativement les finances publiques de l’Etat d’où la décision de doter les administrations publiques d’outils efficaces de gestion des ressources humaines. On compte parmi ces outils qui sont en train d’être mis en œuvre, le répertoire des métiers, emplois et compétences. Ce document qui répartit les emplois par familles professionnelles est utile aux ministères à la fois pour les recrutements que la gestion des ressources humaines. Il est aussi adressé aux institutions de formation qui peuvent adapter leurs enseignements et cursus aux besoins réels de la fonction publique. Ledit document a été validé le 02 septembre dernier à Douala. Il est pour l’instant destiné à 10 administrations choisies comme pilotes. Le ministère de l’Administration Territoriale ; du Commerce ; de la Communication ; de la Décentralisation et du Développement Local ; de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Le ministère des Forêts et de la Faune est également concerné, au même titre que celui de l’Habitat et du Développement Urbain ; des Marchés Publics et Travaux Publics. Tout comme celui en charge des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l‘Artisanat.

Selon le Minfopra, la production des répertoires des métiers s’étendra dans tous les départements ministériels en 2022.

Par Tatiana Meliedje

E-Bulletin : La traque des fonctionnaires véreux

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Le ministre des finances met en garde tous les agents de son administration qui se servent de la plateforme du bulletin de solde en ligne comme « des guichets de commerce ».


lerte rouge ! « Des personnes sans foi ni loi se servent de la plateforme du bulletin de solde en ligne (e-bulletin) pour commettre des actes de corruption et d’arnaque auprès des usagers. Dans la même optique, de plomber les réformes engagées pour faciliter le travail des usagers », a annoncé le ministre des Finances dans un communiqué diffusé sur les ondes du Poste National de la Crtv le 2 septembre dernier. Selon Louis Paul Motaze, il s’agit d’un vaste réseau d’individus malveillants parmi lesquels figurent de nombreux fonctionnaires de son administration. « Plusieurs administrateurs désignés pour assister les utilisateurs de cette plateforme s’en servent comme des guichets de commerce », regrette le ministre qui promet des représailles. « En invitant les uns et les autres à plus de vigilance, le ministre des Finances se réserve le droit d’appliquer les sanctions qui s’imposent à l’encontre des personnes qui se livrent à de telles pratiques, au mépris de la réglementation et des instructions subséquentes », dixit le communiqué rendu public la semaine dernière. Les actes posés par ces individus mal intentionnés sur la plateforme du bulletin de solde en ligne est en effet fortement préjudiciable pour l’image du ministère des Finances qui a conçu et réalisé cette solution digitale à l’effet de mettre les Camerounais à l’abri des déplacements et de toutes formes d’arnaque perpétrée par des intermédiaires véreux. « Déjà, l’entrée en vigueur du e-bulletin pour la dématérialisation du bulletin de solde a permis jusqu’ici de désengorger les directions des Ressources humaines de l’ensemble des structures publiques et parapubliques. Avec le e-bulletin, chaque agent public peut, partout où il se trouve, consulter et éditer son bulletin de solde via un smartphone, une tablette ou un ordinateur », confiait Louis Paul Motaze dans une interview accordée à Défis Actuels. Et de rappeler à cet effet que la consultation ou encore l’édition du bulletin de solde ou de l’attestation d’immatriculation en ligne à travers le site internet ebulletin.minfi.cm « reste et demeure gratuite ».

Rentrée académique 2021 : cap sur le numérique

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C’est sous le sceau du numérique que le ministère de l’enseignement supérieur entend placer la prochaine année académique 2021-2022 et les suivantes.


Le 1er septembre 2021 a eu lieu dans la ville de Sangmélima, chef-lieu du département du Dja et Lobo, la cérémonie de lancement de la phase test et de mise en exploitation du Centre de Développement du Numérique de l’Université Inter-Etats Congo-Cameroun (Uiecc).

Présidée par le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguele Nguele, qui représentait personnellement le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement, le professeur Jacques Fame Ndongo, cette cérémonie intervient après celle de la connexion de ce centre au réseau électrique le 12 août dernier, et surtout celle de la présentation des Centres du Développement Numérique Universitaire et du Centre National de Gestion du Réseau Interuniversitaire au Cameroun (RIC) le 30 août 2021.

Centres de développement numérique universitaires

L’on se rappelle du lancement en fin 2017 et du déroulement durant toute l’année 2018 de la distribution de 500.000 ordinateurs, baptisés « Paul Biya Higher Education Vision » (PBhev), aux étudiants inscrits dans les Universités publiques et privées. Une initiative qui avait été plus ou moins sujette à controverse, d’aucuns jugeant le coût du projet très élevé. Or il ne s’agissait que de la première étape d’un vaste projet instruit par le président de la République, Paul Biya sous le nom : « E-national Higher education Network ».

Ayant globalement pour but d’accélérer la mutation numérique du système d’enseignement supérieur du Cameroun, la deuxième composante de ce projet qui s’inscrit dans le cadre du « Plan Spécial Emploi jeunes » consiste en la construction et l’équipement de neuf Centres ultramodernes de développement du numérique universitaire, dont un dans chaque Université d’Etat du Cameroun et un à l’Université inter-Etats Congo-Cameroun (Uiecc), d’une superficie comprise entre 400 et 1000 mètres carrés chacune. Ces centres seront complétés par un Centre National de Gestion du Réseau Interuniversitaire du Cameroun (RIC), qui est géré par le ministère de l’Enseignement Supérieur et logé à quelques encablures de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé.

Ces dix Data Centres universitaires, une fois effectivement fonctionnels, permettront ainsi un arrimage optimal des Universités camerounaises à l’espace cybernétique planétaire à travers la production et la dispensation des cours multimédia en ligne et hors ligne, ainsi que la visioconférence de très haute définition.

Ces Centres permettront aussi la gestion administrative et académique intégrée et harmonisée en réseau des universités, ainsi que le stockage, la sécurisation et l’analyse des données universitaires nationales.

Plus concrètement, chacun de ces Centres comprendra des salles de cours virtuelles, un système informatique de gestion de l’enseignement à distance, un studio de numérisation et de production des cours multimédia, une salle de visioconférence, des salles techniques, des bureaux administratifs, des équipements de télésurveillance et de monitoring des systèmes installés et un serveur d’accès à la bibliothèque numérique nationale. Tout ceci permettra de doter l’administration universitaire d’un système informatique de gestion universitaire harmonisée, un centre de stockage de données universitaire (University Data Centre), des équipements d’interconnexion sécurisés des universités. Il est aussi question d’assurer la réhabilitation des réseaux informatisés locaux et l’installation des réseaux hot spot wifi dans les principaux campus des universités bénéficiaires.

L’ Uiecc, un creuset de technologie La cérémonie de mise en exploitation du Centre de Développement du Numérique Universitaire de Sangmélima aura aussi donné l’occasion à l’Ecole Supérieure Internationale de Génie Numérique de l’Université inter-Etats Cameroun-Congo de Sangmélima de présenter un florilège de réalisations et de projets professionnels des étudiants. Illustrant ainsi l’ambition de cette institution universitaire sous régionale de transformer cette petite localité du Sud Cameroun en une véritable cité majeure de l’innovation et des services numérique en Afrique Centrale.

En effet, l’Université inter-Etats CongoCameroun offre des formations essentiellement en génie numérique dans trois filières, à savoir : création et design numérique, ingénierie numérique et sociotechnique, et ingénierie des systèmes numériques.

Dans le domaine de la création et design numérique cette université propose quatre formations majeures dans les domaines de : la production audiovisuelle et numérique ; infographie, graphismes et multimédia ; animation, réalisation 3D et effets visuels ; et ergonomie, design d’interaction et webdesign.

En filière ingénierie numérique et sociotechnique l’on a également quatre types de formations ouvertes, notamment : management de l’information ; ingénierie des médias ; management de la connaissance ; et expertise juridique et économique du numérique. En ingénierie des systèmes numériques, l’on a cinq offres de formation en : ingénierie mathématique et informatique ; ingénierie des logiciels et des systèmes d’information ; systèmes numériques mobiles et embarqués ; sécurité et sûreté des systèmes numériques ; et en réseaux et systèmes numériques communicants. S’agissant du déroulement de la formation, celle-ci se fait en deux phases. Une première de quatre semaines de tronc commun, et une autre de 6 semestres, constituant le parcours de spécialisation.

Ces différentes formations débouchent sur plusieurs métiers innovants et très porteurs à l’instar de celui d’architecte des systèmes numériques, administrateur des ressources numériques, expert-cogniticien, chef de projet de création numérique ou encore manager de l’information et de la connaissance. Le cout de la formation dans cette institution placée sous la coordination du Pr Marcel Fouda Ndjodo, Inspecteur Général des Affaires Académiques au ministère de l’Enseignement Supérieur, est de 185.500 francs CFA. Ce qui représente 7 % du cout annuel de formation évalué à 2.600.000 francs CFA.

Complexe d’Olembe : les imperfections mises à nu

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Le pourtour encore boueux du Stade d'Olembe. Des images que-le-gouvernement-voulait cacher

Le match Cameroun-Malawi est passé, mais les vagues de l’ostracisme dont été victimes les journalistes lors de ce match ne se sont pas essoufflées. Toutes les parties prenantes se sont jetées à l’eau pour sauver chacune son honneur. Et c’est la Confédération africaine de football (CAF), que le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) avaient affichée comme la source des malheurs des journalistes privés, qui anime la « guerre ». Dans une correspondance adressée à la Fécafoot, l’instance faîtière du football africain dit que « l’autorisation de jouer le match en question au stade d’Olembe a été donnée sur la base d’informations tronquées, qui ne rendaient pas compte du fait que le stade en question est encore à ce point en chantier que l’accueil d’un match international comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, n’est en principe pas possible». Poursuivant que « les responsabilités seront évaluées et la CAF en tirera les conclusions utiles, mais dans l’immédiat et au vu de l’urgence, elle vous communiquera sa décision», signe Véron-Mosengo Omba, le secrétaire général.

Chantier à l’arrêt

La CAF y fait un état des lieux sommaire de l’ouvrage : « l’état du terrain de jeu du stade d’Olembe est conforme aux exigences de la FIFA et de la CAF», salue le patron de l’administration de la CAF ; mais « l’état d’avancement dudit stade ne permet pas encore d’assurer comme il se doit le bien-être et la sécurité des supporters en principe attendus pour un tel match», déplore-t-il. Alors « la Caf décide : plutôt qu’une mesure plus radicale, elle prononce le huis-clos pour le match Cameroun-Mali…qui ne pourra se jouer qu’en présence d’un minimum de 50 spectateurs à recevoir dans le carré VIP du stade». Exigent le « respect absolu de cette jauge».

De quoi conforter la presse (privée) qui est convaincue d’avoir été éloignée du stade pour mieux cacher l’état du stade annoncé depuis plus d’une semaine « prêt pour le match», alors que des travaux y sont encore en cours. La CAF évoque une question de sécurité, les autorités camerounaises avancent la thèse sanitaire. La Fécafoot et le Minsep avaient attribué à la CAF le motif de la pandémie du Covid-19 pour justifier le huis-clos. Le ministre l’appliquait aux « spectateurs, toutes catégories confondues», et la Fécafoot citait spécifiquement les médias ; alors que les journalistes attendaient les accréditations pour pouvoir couvrir le match.

Abel Mbengue contre Alex Siewe, Fécafoot contre Minsep

Avant Veron Mosengo, Alexandre Siewe, le chef du département communication de la CAF, avait déjà recadré les choses : « Le protocole Covid de la Caf est très clair en la matière. Après, c’est chaque Etat qui est responsable de sa règlementation sanitaire. Raison pour laquelle, d’un match à un autre, les schémas varient. Quand un pays veut autoriser la couverture médiatique, il peut s’appuyer sur les détails opérationnels du protocole clair de la CAF ». Citant en exemple le Maroc et l’Algérie. En réaction, Abel Mbengue, président de la commission Communication du Comité local d’organisation de la CAN 2021, essaie de défendre la cause de son pays, en égratignant la Fécafoot : « Il me semble opportun de relever à votre intention ainsi qu’à certains esprits mal intentionné que dans la tradition des Cocan ou LOC, l’harmonie a été partagée partout ailleurs, dans une conjugaison des intelligences». Des proches du ministère ont brandi une conférence de presse donnée à Yaoundé par Veron-Mosengo qui saluait l’avancée des travaux d’Olembe. Sans y trouver une déclaration annonçant la fin des travaux. Au sujet des accréditations, le vieux journaliste et chef du cabinet de l’ancien président de la CAF à Yaoundé, rappelle que « l’exclusion des médias n’a jamais été encouragée, même en temps de guerre». Cependant, « il appartenait à la Fécafoot, à l’instar de toutes ses autres consœurs demanderesses de solliciter auprès de la CAF [la présence des médias] qui participe à la promotion des événements sportifs». Et la Fécafoot de rebondir : «Le huis-clos a un sens ; et quand on dit huis-clos total, c’est encore plus strict », réagit Parfait Siki, le secrétaire général de la Fécafoot. « La lettre de la CAF exclut tout le monde. Les 50 personnes admises, c’est en dehors du producteur (TV) et des opérationnels que sont les deux équipes, les officies, les ramasseurs de balle », explique-t-il. Dans ce flou, le ministre a trouvé nuitamment quelques journalistes du secteur privé, parmi ceux qui l’ont souvent accompagné lors de ses visites, afin de tenter de réparer le tort.

La dissonance entre les parties trahit le manque de confiance et le climat de suspicion qui règnent entre ces acteurs qui fonctionnent sur différentes longueurs d’ondes, pour un sujet commun : la CAN 2021 dont l’Accord-cadre n’est pas encore signé. A cinq mois de l’échéance. Le stade d’Olembe en constituant l’enjeu des batailles. Ici sont prévus les matchs d’ouverture et la finale du tournoi. Quant à la presse, elle est restée au créneau pour dénoncer une tentative de musellement et différentes associations de défense des intérêts des journalistes ont servi des lettres de condamnations aux différents acteurs de l’incident.

Cameroun-Malawi : Le jeu et les notes des joueurs

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Les Lions ont été pour la plupart au-dessus de la moyenne

Dévis Epassy (6,5/10) : le gardien camerounais a globalement été tranquille en première période. Il est néanmoins décisif en seconde période sur quelques situations chaudes.

Faï Collins (6/10) : souvent bousculé, il a su réagir pour se faire respecter. Il n’a cependant pas beaucoup aidé sur le plan offensif. Ses centres sont restés attendus.

Michaël Ngadeu (7/10) : actif comme à son habitude, il n’a laissé aucun espace aux attaquants adverses. Défensivement, il a rendu une bonne copie. Et s’est même illustré en buteur à la 23e minute.

Harold Moukoudi (6/10) : le défenseur de l’ASSE a tenu son rang en imposant un combat physique à tous ceux qui se sont frottés à lui. Tranchant dans les duels aériens, il a formé un mur infranchissable avec Ngadeu.

Olivier Mbaïzo (5/10) : il a commencé doucement, avec quelques passes approximatives, avant de se reprendre en main. Il a joué à son rythme sans réellement forcer. Même s’il aurait dû faire faire plus d’efforts au plan offensif.

Martin Hongla (5/10) : la recrue d’Hellas Verone n’a pas fait preuve d’une grande sérénité. Il offre une balle en or à un attaquant malawite à la 72e . Heureusement, Epassy fait la parade parfaite pour sauver ses buts.

Pierre Kunde (6/10) : Il a bien commencé avec des montées incisives malgré des choix peu fructueux avec le ballon. Il est ensuite rentré dans le rang, s’illustrant par une somptueuse passe à destination de Vincent Aboubakar pour l’ouverture du score (10e ). Il cède sa place à Zambo (83e, non noté).

Toko Ekambi (5/10) : il a réalisé de nombreuses différences grâce à sa pointe de vitesse et son envie de toujours jouer vers l’avant. Mais a manqué de justesse dans le dernier geste. Il est remplacé par Ignatius Ganago (63e ).

Moumi Ngamaleu (4,5/10) : en dehors de son centre pour le but du break (23e ), Moumi Ngamaleu a eu du mal à peser dans son couloir. L’attaquant de Young Boys a logiquement été un ton en dessous. Il est remplacé par Bassogog (74e, non noté).

Choupo Moting (5/10) : volontaire et précieux dans le pressing, il a causé quelques problèmes en début de match avec des percées tranchantes. Il a été dangereux dans la surface et a même été proche de marquer. Malheureusement, il a été peu visible en deuxième mi-temps. Il cède sa place à Yvan Neyou (64e ).

Vincent Aboubakar (7/10) : bien décidé à montrer qu’il méritait de porter le brassard, Aboubakar a été précieux dans ce match. Auteur d’un magnifique à la 10e, il a pesé sur la défense adverse. Et même quand son équipe menait 2-0, il n’a rien lâché. Il a été remplacé à la 74e par Stéphane Bahoken (non noté).

Yvan Neyou (4/10) : à l’image de ses performances en club depuis le début de la saison, le milieu de l’ASSE n’a été qu’une ombre durant les 25 minutes passées sur la pelouse. Plutôt volontaire sur les phases défensives, il n’a pas su trop quoi faire du ballon.

Ignatius Ganago (4/10) : même s’il a été intéressant sur ses projections vers l’avant, il s’en est mêlé les pinceaux plusieurs fois. Son manque d’adresse devant les défenseurs malawites lui coûte quelques points.

Par Arthur Wandji

Eliminatoires Mondial 2022 : Les Lions ont jonglé avec les Flames

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Antonio-Conceicao-et ses poulains se sont bien amusés

En foulant la pelouse du stade Houphouet-Boigny d’Abidjan ce 6 septembre 2021, les Lions indomptables auront le moral haut. Grâce à leur victoire (2-0) sur les Flames du Malawi, à l’occasion de la première journée dans le groupe D des éliminatoires du Mondial 2022. Et pour sa première, l’infrastructure de 60.000 places qui va abriter le match d’ouverture et la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 a offert une belle fête au maigre public qu’elle a accueilli. Comment ? Grâce à une victoire des Lions Indomptables sur les Flames (2-0). Les Camerounais se devaient de ne pas être ridicules. C’est mission accomplie.

Les Camerounais exerçaient d’entrée une énorme pression sur la défense adverse. Alignés dans un schémas très offensif avec quatre attaquants, les Lions Indomptables alertaient une première fois Ernest Kakhobwe. Mais le ballon piqué de Choupo-Moting est un cadeau pour le gardien malawite (3e). Déterminés à faire sauter le verrou adverse très vite, les champions d’Afrique 2017 gardaient le pied exclusivement dans le camp malawite. Sous pression, les visiteurs ont fini par craquer.

On joue la 10e minute lorsque Vincent Aboubakar ouvre le score, après avoir reçu une passe lumineuse de Pierre Kunde (1-0). Près de 13 minutes plus tard, Michaël Ngadeu enfonçait le couteau dans la plaie. D’un coup de tête puissant, le défenseur de La Gantoise perçait à son tour les filets pour le 2-0 (23e). Imbikani Mzava et ses coéquipiers tentent ensuite de riposter, mais toutes leurs tentatives sont vaines face au bloc défensif camerounais.

Baptême réussi

La seconde période était moins agréable que la première. Le jeu devenait plus serré au fil des minutes. Malgré le pressing des Camerounais, les Malawites ne paniquaient pas. Au contraire, les visiteurs tentaient de construire pour trouver des ouvertures. Mais c’était peine perdue. La paire Moukoudi – Ngadeu était infranchissable. Les Flames étaient obligés de procéder par des tirs à longue distance. Un peu comme un Christian Bassogog qui a multiplié les assauts dans le camp adverse, sans parvenir à trouver la faille. Heureusement pour l’attaquant de Shaghaï Shenhua, Aboubakar et Ngadeu avaient déjà fait le job en première mi-temps. Les Lions s’imposent et prennent donc la première place du groupe D devant la Côte d’Ivoire qu’ils affrontent à Abidjan ce lundi 6 septembre.

Fiche technique
Eliminatoires CM 2022 : 1ère journée (groupe D)
Cameroun – Malawi : 2-0 Buts :

Cameroun (Aboubakar, 10e – Ngadeu, 23e ) avertissements : Cameroun (Zambo, 87e ) – malawi (Mzava, 35e – Chester, 42e – Mhango, 78e ) Cameroun : Epassy – Faï Collins – Michaël Ngadeu – Moukouri – Mbaizo – Hongla – Pierre Kunde (Zambo, 83e )- Moumi Ngamaleu (Bassogog, 74e ) – Toko Ekambi (Ganago, 63e ) – Aboubakar (Bahoken, 74e ) – Choupo-Moting (Neyou, 64e ). entraîneur : Antonio Conceiçao
Malawi : Banda – Banda – Chembezi – Chester Y.Chimodzi – Kakhobwe E. – Mbulu (Muyaba, 76e ) – Mzava – Petro – Phiri – Sanudi. Entraîneur : Meke Mwase

Par Arthur Wandji

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