samedi, juin 13, 2026
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Coopération : de nouveaux émissaires de la Grande Bretagne au Cameroun

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Ils ont été annoncés par Christian Dennys McClure, haut-commissaire de la grande-Bretagne au Cameroun, reçu le 30 septembre dernier par le ministre en charge de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey.


La Grande-Bretagne tient à densifier son partenariat économique avec le Cameroun. C’est le message que sont venus transmettre deux nouveaux émissaires du pays au ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey. Le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, son Excellence Dr Christian Dennys McClure a été reçu en audience le 30 septembre dernier à Yaoundé. Il était alors question pour les deux personnalités de revisiter la coopération entre les deux pays. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour: le volet politique, commercial, environnemental. « Nous avons eu une bonne discussion aujourd’hui sur quelques sujets d’intérêts communs. Notamment le développement durable, le commerce. C’est une bonne opportunité pour une discussion sur les nominations de nouveaux responsables du Royaume-Uni au Cameroun », confie son Excellence Dr Christian Dennys McClure. Sur le plan purement diplomatique, de nouveaux dirigeants anglais sont annoncés au Cameroun et sur le continent. Il s’agit-la de Jeffrey Donaldson, le nouvel envoyé commercial de la Grande-Bretagne au Cameroun, qui a déjà marqué son intérêt à visiter le Cameroun et se donne pour objectif dans sa feuille de route une amélioration des relations commerciales entre les deux pays. Il est suivi dans cet élan par le nouveau ministre pour l’Afrique Vicky Ford, qui a également exprimé beaucoup d’intérêt à venir au Cameroun et ses plans dans les domaines du commerce et le bienêtre de la jeune fille camerounaise et la femme. Sur le plan commercial, le Cameroun et la Grande-Bretagne sont liés par les accords de partenariats économiques (APE), depuis la sortie de ce pays de l’Union européenne. Pour le Haut-commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, « les APE sont mis en place et nous avons hâte de voir l’implémentation de cet accord », lance-t-il. L’accord paraphé le 9 mars 2021 à Londres permet aux deux pays de poursuivre sereinement leurs échanges commerciaux. D’une part, il permet au Cameroun de continuer de bénéficier d’un accès préférentiel sans droit de douane et sans contingentement pour la totalité de ses produits sur le marché britannique, et d’autre part sur le plan diplomatique, de sauvegarder les liens historiques qui existent entre le Cameroun et la Grande Bretagne.

Le Royaume-Uni est le onzième marché d’exportation du Cameroun et le 18 fournisseur du pays. Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et le Cameroun s’élevaient en 2019, à plus de 145,1 milliards de francs CFA. Les principaux produits d’exportation du Cameroun vers le Royaume-Uni cette année étaient constitués de bananes (27 millions de livres sterling, soit 12% des exportations totales de la banane camerounaise), du bois et les produits du bois (25 millions de Livres sterling, soit 16,1% des exportations), ou du pétrole brut (62,1% des exportations totales sur la période de 2013- 2017). A l’inverse, les Britanniques ont vendu pour 51 millions de Livres sterling de marchandises au Cameroun en 2019 (diverses machines et appareils mécaniques ou électriques, des boissons, des hydrocarbures, des véhicules et des produits pharmaceutiques etc.).

Yaoundé : le directeur de l’Hôpital Central sur le gril

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Dans une plainte déposée auprès du procureur de la République, la famille de la présumée victime accuse l’Hôpital Central de Yaoundé d’avoir mutilé le corps du jeune Hilaire Ayissi Mengue.


L a dépouille du jeune Hilaire Ayissi Mengue séjournera encore à la morgue de l’Hôpital Central de Yaoundé, jusqu’à ce que le procureur de la République autorise son retrait. Il a été scellé par la justice après des accusations de mutilation d’organes formulées par sa famille contre l’Hôpital Central de Yaoundé.

Les faits remontent au 10 septembre 2021, date à laquelle Hilaire Ayissi Mengue serait arrivé à l’Hôpital Central de Yaoundé, après avoir été poignardé dans le dos lors d’une bagarre. Selon les membres de la famille, le patient est arrivé aux environs de 13h. Faute de moyens, il n’a été pris en charge qu’à partir de 19 h. Après quelques examens, le médecin a selon le frère de la victime, déclaré qu’aucun organe vital n’avait été touché et qu’il fallait seulement recoudre la plaie. « Reparti à la maison après des soins, le patient a commencé à se plaindre des douleurs au niveau de l’abdomen. Le médecin a de nouveau prescrit une radio et une échographie. Les résultats de ces deux examens ont finalement amené le médecin à envisager une intervention chirurgicale. Son opération se déroule avec succès », écrit son père dans la plainte déposée la semaine dernière auprès du procureur de la République. Curieusement, quelques jours avant le malade est de nouveau admis au bloc opératoire sans véritable raison laisse entendre son père. Il ressort du bloc opératoire avec « des bandages partout même au niveau des cuisses », explique un membre de la famille. Quelques jours après, le malade décède. Son corps est admis à la morgue de l’Hôpital central de Yaoundé et une requête pour connaître les causes du décès est déposée par la famille auprès du directeur de l’Hôpital Central de Yaoundé, lit-on sur la plainte. Cette requête est restée sans réponses. Le 24 septembre, jour de la levée de corps du défunt, la famille constate que le corps a été habillé la veille affirme son père sur sa plainte. La famille décide, malgré l’opposition des morguiers de contrôler le corps avant de le mettre dans le cercueil. Surprise ! « De nombreuses mutilations sont découvertes sur mon fils », laisse entendre son père, d’un air abattu. La famille fait venir un huissier qui fait le constat sur place. Alerté, le commissariat central numéro I et le procureur de la République font le constat à leur tour. Le corps a été scellé et mis à la morgue. Une enquête judiciaire a été ouverte.

DEFENSE

Dans une déclaration rendue publique en fin de semaine dernière, Pierre Joseph Fouda directeur de l’Hôpital Central de Yaoundé dénonce une mauvaise campagne orchestrée par les proches de la victime. Il explique que : « ce patient est arrivé le 10 septembre après avoir été poignardé. Il est revenu le 14 septembre dans avec une infection abdominale, il a été opéré parce qu’il avait une plaie du colon. La première opération s’est bien déroulée. On a mis le gros intestin à la peau parce qu’on ne peut pas faire des sutures dans un milieu infecté le temps pour que le malade récupère. Deux jours après cette intervention, on s’est rendu compte que les tissus au niveau de la peau se sont infectés. Le malade est rentré au bloc opératoire pour enlever ces tissus infectés. Le malade est décédé parce que c’était une infection généralisée », explique le directeur de l’hôpital central, qui a invité la famille à commettre un médecin légiste pour procéder à l’autopsie. Après cette défense qui visiblement ne satisfait pas l’opinion, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda a annoncé l’ouverture d’une enquête médicale pour établir les responsabilités dans cette affaire. Il a par la suite condamné les agressions exercées le 24 septembre sur le personnel médical. Le ministre de la Santé publique s’est ensuite rendu auprès de la famille de la victime pour lui apporter du réconfort. La famille qui est décidée de connaître la vérité dans cette affaire continue de se demander pourquoi un patient qui a été opéré sur le dos se retrouve avec des bandages partout, avec une ouverture sur la côte, au niveau du bas du ventre et à l’intérieur de la cuisse ?

Marché : les raisons de la hausse des prix

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A l’occasion d’une rencontre avec le ministre du Commerce le 1er octobre dernier à Douala, les industriels ont présenté les causes de la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation et ont appelé le gouvernement au secours.


Les prix augmentent de jour en jour dans les marchés. Les ménagères n’en peuvent plus. Divers produits comme le riz, l’huile de palme ou le poisson connaissent une hausse d’au moins 100 francs. Pourquoi cette augmentation soudaine et progressive ? La pandémie de covid 19 est pointée du doigt. Précisément, les difficultés liées à l’importation, le coût du fret et la hausse des prix des matières premières. D’après les chiffres communiqués par le groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam), le coût des matières premières connaît une hausse de 30 à 200% entre août 2020 et août 2021 tandis que les coûts du fret maritime affichent une hausse de plus de 400% en un an. A titre d’illustration, la livraison des conteneurs de 20 pieds connaît une hausse de + 243 % et +320 % pour les 40 pieds. Les liaisons Europe-Afrique connaissent, eux, un taux d’accroissement de 250 % et les liaisons Asie- Afrique, une hausse de 400 %.

S’agissant des matières premières, l’on observe une croissance des prix, divers secteurs confondus. Côté brassicole par exemple, le malt affiche une augmentation de 20 %, le sucre, 25 %, le maïs 40 %, les emballages 15 % ; les étiquettes ; 30%. Dans le secteur des oléagineux, le prix d’une tonne d’huile de palme en dollars, connait une augmentation de + 65, 5 % entre juillet 2020 et juillet 2021. L’huile de palme brute locale affiche un taux moyen d’accroissement de 10%, le brut importé, 21% tandis que pour la production du sucre, l’engrais enregistre un taux moyen de 30%. Cette situation, causée entre autres par les restrictions sanitaires en occident et la réduction des exportations par certains pays producteurs, a des incidences sur les industries locales. Les entreprises enregistrent un renchérissement quasi général des coûts de production. Notamment de 20 à 30% pour le secteur des huiles raffinées, même indice pour le secteur de la minoterie et des pâtes alimentaires et autour de 42% pour les matériaux de construction.

Les attentes du secteur privé

Face à cette situation, les opérateurs économiques décrivent deux scénarios possibles. Soit, répercuter totalement la hausse de ces coûts sur les prix de vente. Soit le partage des charges entre l’Etat, les entreprises et les consommateurs. La première option d’après le président du Gicam est « clairement inenvisageable aussi bien pour les entreprises que pour l’Etat ». C’est donc dans l’optique de la deuxième option qui semble meilleure que le patronat a invité à Douala le ministre du Commerce le 1er octobre dernier. A cette occasion, les chefs d’entreprises ont suggéré comme possibles solutions d’obtenir des subventions de l’Etat, l’allègement ou la suspension de l’acompte sur certains secteurs, la suspension des taxes parafiscales, le maintien des mesures exceptionnelles prises en 2020 en soutien aux entreprises face à la pandémie entre autres. Le ministre a pour sa part pris l’engagement de transmettre les doléances à qui de droit. Luc Magloire Mbarga Atangana a cependant indiqué que « les causes sont globales mais les solutions varient en fonction des secteurs d’activités. Il faut qu’on définisse l’accompagnement de l’Etat filière par filière » a-t-il déclaré.

Banque : près de 3 milliards d’amendes pour des banques camerounaises

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Le régulateur sous régional reproche à ces établissements financiers de ne pas respecter la réglementation de change.


La Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac) vient d’infliger des sanctions à 14 banques sur les 15 en activités au Cameroun. Seule la Standard Chartered Bank est épargnée par cette opération dont les amendes cumulées portent sur un montant de 2,8 milliards de francs CFA pour violation de la réglementation des changes en 2020.

Dans le détail, la Bicec écope d’une amende de 240 millions de francs; UBA Cameroon récolte 82,4 millions, la Banque camerounaise des PME, 7,4 millions tandis que UBC doit verser 3,8 millions de francs. Citibank, est aussi contraint de payer 2,6 millions, Commercial Bank, 38,9 millions de FCFA, Société Générale, 18,5 millions de francs et NFC Bank 1,5 million de francs. Cette dernière s’en tire plutôt mieux cette année. Car, en 2019, elle avait été frappée d’une amende de 1,2 milliards de FCFA pour non rétrocession des devises.

Au total, trois types d’infractions sont concernés par cette décision du régulateur. Des manquements constatés lors des contrôles sur place portent sur un montant d’1,4 milliards, la détention d’avoirs extérieurs injustifiés, 1,1 milliards, le défaut de reporting, 29,2 millions de francs, des investissements directs étrangers sans autorisation préalables, 206 millions et du remboursement d’emprunts non déclarés et sans autorisation préalables de la Beac et du ministère des finances 1,4 millions.

Le contrôle du respect de la nouvelle réglementation des changes en vigueur depuis 2019 s’opère grâce à la soumission des établissements de crédit à diverses obligations. D’après le règlement, ils doivent notamment communiquer périodiquement à la Beac, les relevés de leurs comptes de correspondants et positions de changes globales, les déclarations préalables pour toute transaction avec l’extérieur, ainsi que tout autre document utile permettant de vérifier les entrées et sorties de devises. Lorsque des infractions sont constatées, les institutions de contrôle à savoir la Beac, la Cobac et le ministère des Finances infligent des sanctions administratives, pécuniaires et non pécuniaires aux contrevenants. Des sanctions pécuniaires étant constituées des amendes dont les taux sont de 2%, 3%, 5%, 10%, 15%, 20% et 100% du montant de la transaction, selon la spécificité de chaque infraction. Pour non-rétrocession de devises, une amende de 5% du montant de devises non rétrocédées peut être appliquée au contrevenant. La Cobac est un organe de la Cemac qui détient, entre autres, un pouvoir de contrôle et de sanction.

Recherche de la paix: Dion Ngute en mendiant dans le Nord-ouest

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Dion-Ngute-Joseph-impertubable

Le premier ministre est à Bamenda ce jour. Joseph Dion Ngute va rencontrer les forces vives de la région du Nord-ouest pour discuter au sujet de l’enlisement de la crise qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Crise qui se mue progressivement en guerre. Avec desormais l’utilisation d’armes lourdes depuis quelques semaines. Une montée en puissance qui rend la tâche encore plus compliquée pour les forces de défense et de sécurité qui avaient déjà maille à partir avec les combattants séparatistes qui utilisaient généralement des armes rudimentaires.

Cela survient au moment où la crise boucle sa cinquième année, et exactement un an après la tenue du Grand dialogue national. Forum présidé du 29 septembre au 3 octobre 2020 par le Premier ministre au nom du président de la République. Plusieurs centaines de personnalités issues de diverses classes sociales et milieux sociaux ont répondu à l’appel de Paul Biya, pour travailler à trouver des solutions de sortie de crise. Avec parmi les résolutions, un statut spécial pour les deux régions en crise et qui ont la particularité d’être les seules régions à culture anglo-saxonne du pays. Dans le cadre d’une décentralisation  »accélérée » dans sa marche. Ainsi que la libération de plusieurs prisonniers politiques et de la crise anglophone. Mais visiblement les solutions proposées et les actes posés jusqu’ici par le président de la République n’ont pas (encore) suffi à calmer les extrémistes.

Dion Ngute se rend à Bamenda pour tenter une seconde chance de sauver’a voie pacifique, au moment où certaines voix appellent de plus en plus au durcissement de ton. Et le  »grand prêtre » du Grand dialogue national s’est rendu dans le Sud-Ouest la semaine dernière pour évaluer l’état des lieux de la mise en œuvre des résolutions de ce grand forum, pendant que le ministre de la Défense préparaient le terrain dans ‘a région voisine, à une option militaire plus poussée. De quoi susciter des inquiétudes dans certains milieux diplomatiques, religieux et de la société civile qui continuent de prôner le dialogue inclusif. Yaoundé a peut-être accordé une nouvelle fois une oreille attentive à ces appels. Les jours qui suivent permettront de mieux comprendre la nouvelle position du pouvoir de Yaoundé. Dans un contexte où un message présenté comme venant d’un groupe de militaires, donnait 45 jours au président Paul Biya de résoudre cette crise, faute de quoi ils la resoudraient à leur manière.

Kribi: Manifestations anti-Mba Mba chez le préfet

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Pancartes en main, vêtus de tenues et aborant des tenues et effigies du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), ainsi que des portraits de personnes blessées, ils sont sortis par centaines ce matin dans les rues de Kribi. Direction l’esplanade de la Préfecture de l’Océan à Kribi. Ce sont des militants du parti au pouvoir solidaires des victimes du sénateur Grégoire Mba MBA lors des opérations de vote dans l’Océan. On sait que le sulfureux sénateur, patron  »inconteste » du RDPC dans ce département de l’extrême sud du Cameroun, s’est illustré par des actes de violence sur diverses personnes qui essayaient de ramer à contre-courant de ses choix et décisions. Une situation que le parti semble avoir négligé. Pour un recidiviste réputé violent. Désormais les militants désabusés ont décidé de se plaindre auprès du représentant du président de la République dans le département. La police a érigé des cordons de sécurité pour endiguer l’avancée de la foule qui n’a pas l’intention de libérer les lieux sans avoir eu des assurances qu’elles seront désormais protégées contre celui qui a distribué des coups de tête ces dernières semaines lors des opérations de renouvellement des organes de base de leur parti.

Afriland First Bank. De faux agents arnaquent les usagers

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Ils tentent de soutirer les données personnelles des internautes en les invitant à se prêter à un jeu qui serait lancé à l’occasion d’une prétendue célébration du quarantenaire de la banque.

Des individus usurpent l’identité d’Afriland First Bank sur les réseaux sociaux. Ces individus dans leur mode opératoire, procèdent via un lien pour une plateforme web. A travers ce lien, ils invitent les internautes à participer à un jeu en ligne lancé à l’occasion de la célébration des 40 ans  d’existence de la banque. Ceci en leur promettant des gains. Sauf que, la banque  dans un communiqué rendu public fin septembre dernier, indique que ce jeu n’émane pas d’elle. Bien plus, qu’il n’ y a aucune célébration en cours de son quarantenaire, puisque sa  première agence a été ouverte en 1987 et aura donc 40 ans d’âge jusqu’en 2027.

 Afriland First Bank dit voir derrière cette démarche, une manœuvre de ces escrocs pour  soutirer les données personnelles des internautes. Mais, elle rassure ses clients quant à la protection optimale de leurs informations bancaires à travers « des solutions de haute technologie et des mécanismes internes d’exécution sécurisée des transactions ». L’établissement de crédit dénonce cette pratique frauduleuse et appelle le public à faire preuve de plus de vigilance face aux réseaux d’arnaque qui envahissent l’espace digital. Il rassure enfin que toute information officielle d’Afriland First Bank est systématiquement publiée sur le site web de la banque et sur ses plateformes digitales officielles.

Consommation. Les raisons de la hausse des prix

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Les industriels expliquent l’origine de l’augmentation généralisée des prix de divers produits sur le marché, tout en appelant le gouvernement au secours.

Les prix augmentent de jour en jour dans les marchés. Les ménagères n’en peuvent plus. Plusieurs produits connaissent une hausse d’au moins 100 francs.  Pourquoi cette augmentation soudaine et progressive ? La pandémie de covid 19 est pointée du doigt. Précisément, les difficultés liées à l’importation, le coût du fret et la hausse des prix des matières premières. D’après les chiffres communiqués par le groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam),  le coût des matières premières  connaît une hausse de 30 à 200% entre août 2020 et août 2021 tandis que les coûts du fret maritime ont dépassé 400% en un an. Une augmentation historique, car jamais connue depuis près de vingt ans. A titre d’illustration, la livraison des conteneurs de 20 pieds connaît une hausse de + 243% et +320% pour les 40 pieds. Les liaisons Europe Afrique affichent, eux, un taux d’accroissement de 250% et les liaisons Asie Afrique, de 400%.

S’agissant des matières premières, l’on observe une croissance des prix, divers secteurs confondus. Côté brassicole par exemple, le malt affiche une augmentation de 20%, le sucre, 25%, le maïs 40%, les emballages 15% ; les étiquettes ; 30%. Dans le secteur des oléagineux, le prix d’une tonne d’huile de palme en dollars us, connait une augmentation de + 65, 5 % entre juillet 2020 et juillet 2021. L’huile de palme brute locale  affiche un taux moyen d’accroissement de 10%, le brut importé, 21% tandis que pour la production du sucre, l’engrais enregistre un taux moyen de 30%.  Cette situation, causée entre autres par les restrictions sanitaires en occident et la réduction des exportations par certains pays producteurs, a des incidences sur les industries locales. Les entreprises enregistrent un renchérissement quasi général des coûts de production. Notamment de 20 à 30% pour le secteur des huiles raffinées, même indice pour le secteur de la minoterie et des pâtes alimentaires et autour de 42% pour les matériaux de construction.

Les attentes du secteur privé

Face à cette situation, les opérateurs économiques décrivent deux scénarios possibles. Soit, répercuter totalement la hausse de ces coûts sur les prix de vente. Soit le partage des charges entre l’Etat, les entreprises et les consommateurs.  La première option d’après le président du Gicam est « clairement inenvisageable aussi bien pour les entreprises que pour l’Etat ». C’est donc dans l’optique de la deuxième option qui semble meilleure que le patronat a invité à Douala le ministre du Commerce le 1er octobre dernier. A cette occasion, les chefs d’entreprises ont suggéré comme  possibles solutions, des subventions de l’Etat, l’allègement ou la suspension de l’acompte sur certains secteurs,  la suspension des taxes parafiscales, le maintien des mesures exceptionnelles prises en 2020 en soutien aux entreprises face à la pandémie entre autres.

Le ministre a pour sa part pris l’engagement de transmettre les doléances à qui de droit.  Luc Magloire Mbarga Atangana a cependant indiqué que « les causes sont globales mais les solutions varient en fonction des secteurs d’activités. Il faut qu’on définisse l’accompagnement de l’Etat filière par filière » a-t-il déclaré.

Lions indomptables : Ntep forfait, Ganago revient

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Ntep de retour

Paul Georges Ntep ne sera pas du regroupement des Lions indomptables qui a commencé hier à Douala. L’attaquant de Boavista s’est blessé en club au point de quitter ses coéquipiers sur le terrain. Rien n’est encore clair sur la gravité du mal ou la durée de son traitement, mais il est clair que le joueur est indisponible pour ces jours-ci. Au moment même où le sélectionneur des Lions indomptables venait de rappeler le Franco-camerounais chez les quintuples champions d’Afrique. Dans le cadre de la double confrontation entre le Cameroun et le Mozambique des 8 et 11 novembre prochains. Matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football 2022. Après deux ans loin de la tanière.

Antonio Conceicao comptait beaucoup sur cet attaquant : « Il a de grandes qualités techniques, surtout une bonne pointe de vitesse sur le côté. Nous avions besoin de lui pour rendre plus dynamique notre attaque », regrette l’entraîneur principal des Lions indomptables. Lui dont l’attaque se montre essoufflée et en panne d’inspiration. Le technicien portugais pourra rappeler le joueur de Boavista lors des deux dernières journées de la campagne éliminatoire. En attendant, Toni Conceicao a rappelé Ignatus Ganago qu’il avait recalé dans la liste des 31 joueurs initialement convoqués. Un attaquant qui n’a forcément pas les mêmes forces mais est tout de même doué pour ses qualités techniques.

Matgenie : des bouées de sauvetage lancées

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Pour faire cesser le mouvement de grève au sein de l’entreprise publique des BtP, une batterie de mesures vient d’être prise, dont la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante et l’annonce de plusieurs audits.


L e conseil d’administration extraordinaire tenu le 27 septembre 2021 a désigné Gustave Ebongue, ingénieur principal du génie civil, comme nouveau directeur général du Parc National de Matériel de Génie Civil (Matgenie). Jusqu’ici directeur général adjoint, il remplace Désiré Abogo Ntang. Ancien haut cadre du ministère des Travaux publics, Gustave Ebongué prend les rênes d’une entreprise dans la tourmente depuis des années. Ce changement de management survient en pleine grève des employés du Matgenie, qui, depuis le 22 septembre dernier, réclament à nouveau 13 mois d’arriérés de salaires.

« Les défis qui nous interpellent sont connus et sont inscrits dans les missions régaliennes du Mategnie et concernent davantage la performance. Les facteurs qui permettent de réaliser cette performance sont l’outil de production, les ressources humaines et surtout les ressources financières », a indiqué le nouveau directeur général après sa nomination. Parlant justement de défis, le ministre des Travaux publics les a présentés au cours de la réunion qui a suivi la nomination du nouveau directeur général.

Le premier sera de remettre l’entreprise en service, après plusieurs jours d’interruption des activités et d’interdiction d’accès aux différents lieux de service. Il sera ensuite question pour le nouveau directeur général, de conquérir le marché des BTP, en proposant des engins et les compétences en matière de ressources humaines, dans le but de permettre à l’entreprise d’être à nouveau compétitive. Le ministre des Travaux Publics a pour cela mis l’accent sur la rationalisation de la gestion des équipements et une meilleure organisation des équipes. Il a notamment invité le nouveau responsable à la maîtrise et la gestion des ressources humaines, logistiques et matérielles, la valorisation des agences régionales, la prise en compte des recommandations des audits réalisés ou en cours et le dialogue social constructif. La réalisation d’audits externes a été recommandée, tant en ce qui concerne le parc d’engins, la qualité de la ressource humaine et les compétences techniques

Il sera question de penser une entreprise publique dynamique, forte de l’encadrement de la tutelle technique, de l’appui du ministère des Finances, du soutien et de l’accompagnement du ministère du Travail et de la Sécurité sociale en ce qui concerne l’efficacité du dialogue constructif entre les différentes parties et surtout, des opportunités du marché dans le secteur Bâtiments et Travaux publics. Il est annoncé dans les prochains jours un audit du Matgenie.

900 MILLIONS DE DETTE RECLAMEE

Le 7 septembre dernier, le Matgenie réclamait une dette 906,554 millions francs CFA, soit 700 millions de francs CFA au ministère des Travaux publics. Facture de prestation dont le paiement aurait permis à la direction générale de cette entreprise d’éviter la grève actuelle, en payant quelques mois d’arriérés de salaires à la veille de la rentrée scolaire. La convention relative à ce paiement a été transmise pour signature au ministère depuis juillet 2021, mais n’a finalement été signée que le 22 septembre, jour du début de la grève des employés de cette entreprise publique.

Par ailleurs, pour remettre l’entreprise à flot, le secrétaire général des services du Premier ministre rappelle au Mintp dans une correspondance datée du 8 septembre que le gouvernement a décidé de l’attribution de deux marchés d’un montant cumulé de 70 milliards FCFA au Matgenie. Il l’invite à s’investir dans « l’élaboration d’un projet de texte demandant aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’ouvrage délégués intervenant dans le domaine des bâtiments et travaux publics (BTP) de réserver une quote-part des marchés/contrats à cette entité publique ». De quoi soulager la crise actuelle au Matgenie.

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