samedi, juin 13, 2026
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Télécentres communautaires : déjà plus de 26 milliards investis

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C’est le coût global d’investissement dans la mise en œuvre de ces infrastructures, suivant un modèle de gouvernance basé sur les Comités de gestion et les Cellules opérationnelles.

« Rendre accessibles de manière équitable à tous les citoyens dans leur localité, par le biais des Télécentres Communautaires Polyvalents (TCP), tous les services des secteurs public, privé et social, en assurer l’efficacité, la transparence et la fiabilité à des coûts abordables pour répondre aux besoins fondamentaux des populations rurales, afin de réduire la fracture numérique ». Telle est la nouvelle vision du ministère des Postes et Télécommunications dans le cadre de la dynamisation des TCP au Cameroun. Ce plan de relance était au cœur d’un atelier de trois jours organisé au Palais des Congrès de Yaoundé du 27 au 29 octobre dernier. Les travaux qui avaient pour objectif de partager et de documenter cette nouvelle vision, devant guider le développement des TCP au Cameroun, et de susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes a connu la présence des Administrations compétentes, les entreprises sous tutelle du ministère des Postes et Télécommunications, les responsables de régions, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) concernées, les organisations internationales, les Startups, les opérateurs du secteur et la société civile.

Le projet TCP a été initié en 2002, sous financement de l’initiative «  Pays pauvre très endetté  » (PPTE) soutenue par la France, après la mise en œuvre d’une phase pilote. Le projet avait pour vocation la réduction de la fracture numérique en dotant les zones rurales de ces infrastructures dont la fonction est d’offrir des services de télécommunications, d’informatique, d’audiovisuel et d’Internet, à partir d’un terminal ou de terminaux mis à la disposition d’une communauté, afin de lui permettre de communiquer à un prix abordable. Ceci grâce à l’accompagnement de certains partenaires notamment le programme d’appui au développement communal de la GIZ. A date, 231 TCP et Points d’Accès Numériques (PAN) ont été construits, équipés et mis en service dans l’ensemble des dix régions du pays. Coût global de l’investissement : 26,2 milliards de francs CFA.

Près de dix ans après leur mise en fonctionnement, de nombreux dysfonctionnements ont cependant été constatés dans la gestion et l’exploitation de ces infrastructures. Il s’agit entre autres de : l’insuffisance de la bande passante d’accès à l’Internet ; les délestages récurrents ; la non-adéquation des ressources humaines ; la maintenance approximative des équipements ; le non-respect des critères de sélection des sites d’implantation des TCP  ; le non privilège de l’accès des zones rurales aux TIC, via les réseaux de téléphonie mobile tel que préconisé par la stratégie du service universel ; les velléités de leadership entre autorités administrative, municipale et les élites…

C’est pourquoi, le gouvernement entend mettre le cap sur la dynamisation des TCP au Cameroun. Il s’agit pour ces infrastructures, de migrer vers de véritables guichets uniques de fourniture des services gouvernementaux, privés et sociaux, à destination des citoyens vivant dans les zones rurales. L’idée étant de développer une plate-forme qui permette aux organisations gouvernementales, privées et sociales d’intégrer leurs objectifs sociaux et commerciaux, dans l’intérêt des populations rurales des localités les plus reculées du pays, grâce à une combinaison de services informatiques et non informatiques.

La startup qui veut transformer les ordures ménagères

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Face aux nouveaux défis environnementaux et de salubrité, la jeune entreprise Clean Service Qualified s’engage en faveur de la transition écologique et énergétique.

A la question « Et vous, que faites-vous pour votre environnement ? », Jean Marie Bidoung répond : Clean Service Qualified. Depuis 2017, cette jeune entreprise s’est lancée dans l’assainissement, l’hygiène et la lutte contre l’insalubrité dans notre environnement. Au départ centrée sur de simples services, la startup rêve plus grand. Face aux nouveaux défis environnementaux et de salubrité, la jeune entreprise s’engage progressivement en faveur de la transition écologique et énergétique.

« Nous sommes en train de mettre sur pied une unité de transformation des déchets ménagers à l’échelle industrielle dans la périphérie de Mbalmayo, dans la région du Centre », révèle le promoteur de Clean Service Qualified. Et ce n’est pas sa seule ambition. « Nous avons également dit-il, l’intention de mettre sur pied une unité de fabrication de savon que nous allons appeler  « Nian Nian » qui signifie dans le jargon camerounais « neuf ou propre » ». Ce n’est pas tout.

« Nous sommes aussi en train d’étudier les possibilités de nous lancer dans le secteur de la production du gaz domestique parce que nous ambitionnons de nous déployer dans plusieurs secteurs », martèle le jeune entrepreneur, la trentaine sonnée.  Parti de rien, il aura fallu 5 longues années au révérend pasteur Jean Marie Bidoung pour convaincre les actionnaires de la pertinence de son projet. « Nous sommes partis d’un investissement d’un million de francs CFA la première année pour atteindre à ce jour, un capital d’investissement de 400 millions de francs CFA. Les banques nous font désormais confiance ». le promoteur de l’entreprise veut créer 10 000 emplois d’ici l’exercice 2022.

Mobile Money : la Beac plaide pour une taxation incitative

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La Banque centrale est absolument contre une taxation qui asphyxie les opérateurs.

« Comme dans beaucoup de pays africains, le Mobile Money fait l’objet d’une taxation spécifique au sein de certains pays de la Cemac ». Le constat a été fait par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) dans son récent rapport sur les services de paiement par monnaie électronique dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) en 2020. La Banque centrale en profite d’ailleurs pour mener un plaidoyer pour une taxation qui n’asphyxie pas l’activité du Mobile Money dans la sous-région (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

En effet, l’institution sous régionale écrit que dans son rôle de conseillère et d’accompagnatrice des Etats dans la digitalisation de leurs services de paiement, il est aussi de son devoir de sonner l’alerte sur « leurs initiatives d’imposition de taxe sur les transactions de monnaie électronique pouvant entraîner un ralentissement de la marche vers l’inclusion financière ». Et c’est ce qu’elle fait. « Il est important pour les Etats d’accompagner cette évolution pour sécuriser leurs propres recettes et à terme, bénéficier d’une économie plus formelle », indique la Beac. Mais encore ! « Il est important pour les Etats, les prestataires de paiement et la Beac d’avoir une approche économique globale, concertée, qui viserait à permettre notamment l’élargissement de l’assiette taxable, une évolution de la stratégie de taxation des Etats qui ne pénalise pas le développement de l’activité des paiements électroniques, mais au contraire d’accroître le niveau de l’inclusion financière, le niveau de l’acceptation commerçant (y compris informels) », poursuit l’institution.

Ce plaidoyer de la Banque centrale intervient dans un contexte où, au Cameroun par exemple, le coût des transactions par Mobile Money a connu plusieurs hausses ces cinq dernières années. Gratuites en 2012, les transactions financières par monnaie électronique sont devenues payantes au fil des années. Les frais de retrait pouvant s’élever à plus de 2 % du montant souhaité. Les opérateurs expliquent que ladite commission intègre, entre autres, des taxes. Or pour la Beac, si cette dynamique de taxation se poursuit, cela pourrait plomber l’activité et contribuer à freiner l’inclusion financière.

CEMAC : le Cameroun leader du Mobile Money en 2020

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Avec un total de 10 833 milliards échangés au 31 décembre de l’année dernière, le pays a réalisé plus de 73 % des transactions financières par monnaie électronique dans la zone.

Le Cameroun détient la palme en matière de transactions financières par monnaie électronique dans la zone Cemac. C’est ce qui ressort du rapport  de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) sur les services de paiement par monnaie électronique dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) en 2020. Ainsi donc, du nombre de comptes ouverts (30,1 millions en 2020 contre 24,7 millions en 2019) au nombre global de points de service (223 006 en 2020 contre 158 200 en fin 2019), le pays se hisse en haut du podium avec 19,5 millions de comptes, soit 64,8 %. Les transactions qui se chiffrent à 1102 contre 797 l’année précédente ont atteint les 14 822 milliards de francs CFA contre 11 335 milliards en 2019. Et une fois encore, le Cameroun est en tête avec 10 883 milliards de francs CFA échangés (73,13 %). Le pays partage le trio de tête avec le Gabon (16,69 %) et le Congo (9,25 %). En moyenne, près de 3 millions d’opérations ont été traitées quotidiennement au cours de la période sous revue avec une valeur journalière des transactions de 40,6 milliards de francs CFA.

Selon le rapport de la Banque centrale sur les services de paiement par monnaie électronique, l’activité de mobile money, définie ici comme l’utilisation de la téléphonie mobile pour réaliser des transactions financières par monnaie électronique et porte-monnaie électronique est en plein essor en zone Cemac. Illustrations ? Les recharges de porte-monnaie électronique, entendues comme des dépôts en espèces de la clientèle dans les points de vente ont progressé de 19,5 % pour atteindre les 5 221 milliards de francs CFA en 2020 contre 4 369 milliards l’année d’avant. Pour ce qui est des paiements de biens et services par monnaie électronique, ils ont dépassé les 1 258 milliards de francs CFA pour 378 millions de paiements contre 700 milliards de francs CFA pour 266 millions de paiements un an plus tôt. Pour ce qui est des transactions internationales hors de la sous-région, seules les opérations entrantes ont été réalisées. En 2020 donc, 40 291 opérations de réception de fonds via le mobile money ont été enregistrées en zone Cemac pour une valeur de 4,2 milliards de F CFA. 

Les raisons de l’embellie

La Beac justifie cette performance par la multiplication des points d’acceptation (66 477 guichets de commerçants en 2020). « L’achat de crédits téléphoniques par Mobile Money est le premier service de paiement marchand offert par tous les opérateurs, y compris les banques n’ayant pas d’opérateur téléphonique comme partenaire technique. Avec 289 millions de transactions en 2020, ce service constitue la majorité des opérations de paiement », explique le rapport. La progression des indicateurs sur l’activité de monnaie électronique dans la Cemac en 2020 est également à mettre à l’actif de trois facteurs clés. Le premier, c’est la pandémie du coronavirus et les mesures de restrictions adoptées par les différents Etats qui ont contraints les usagers à recourir à des moyens de paiement digitaux qui ne nécessitent pas leur déplacement. Le deuxième facteur est lié au fait que, selon la Beac, plusieurs banques et opérateurs mobile ont rendu certaines transactions gratuites, comme les transferts d’argent, le paiement de factures d’eau, d’électricité et d’abonnement TV…

L’autre facteur, c’est le démarrage effectif de l’interopérabilité monétique intégrale, des cartes et du Mobile Money à travers le réseau Gimacpay du groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale (Gimac). En 2020, informe la Beac, le Gimac a traité 1,1 millions de transactions interbancaires de Mobile Money pour une valeur de plus de 21 milliards de F CFA sur un total de 1,1 milliard de transactions monétiques dans la Cemac.

La Beac regrette cependant un certain nombre de lenteurs, notamment la faiblesse d’équipements en terminaux de paiement électronique qui est un frein au développement de la dématérialisation des paiements, d’une large inclusion financière et à l’avènement d’une économie des paiements « Cash less » ; mais aussi le service de micro-crédits qui répond aux abonnés absents dans l’offre de service via le Mobile Money.

Crise anglophone : Cathy Meba et Shedill Nganje exigent l’extradition des financiers de la guerre

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La situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest préoccupe plusieurs élus.  Mercredi dernier, Cathy Meba et Shedill Nganje, respectivement conseillers régionaux de la région du Sud et du Sud-Ouest étaient face à la presse. Les deux élus ont dévoilé le contenu d’une requête qu’ils ont adressée à Antonio Guterres secrétaire général des Nations Unies.

Dans leur requête, les deux élus demandent clairement au patron de l’ONU de reconnaitre les « combattants séparatistes comme des terroristes », en plus, ils plaident que le numéro I de l’ONU fasse  pression sur les pays occidentaux qui hébergent les donneurs d’ordres, de les traduire en justice ou alors de les extrader vers leur pays d’origine,  conformément aux lois des nations Unies en matière de terrorisme.

Pour justifier leur requête, Cathy Meba et Shedill Nganje mettent en avant leur statut d’élus locaux et expliquent « qu’une telle crise soutenue par certains partenaires du Cameroun ne peut prospérer sous le silence complice des Nations-unis ». Ils ont d’ailleurs adressé une copie de la lettre à l’Union Européenne, l’Union Africaine,  le conseil de sécurité,  l’Assemblée Générale des Nations Unies, Human Right watch-HRW,  Amnesty international.

Les deux élus locaux emboitent ainsi le pas au Chef de l’Etat Paul Biya qui n’a eu de cesse d’exhorter les pays frères du Cameroun qui continuent d’héberger les donneurs d’ordre et les financiers des combattants séparatistes de les extrader ou de les arrêter.  Cette requête fait aussi suite à celle des  61 parlementaires camerounais qui ont saisi en mai dernier,  le congrès américain pour dénoncer le soutien de certains pays d’Europe et d’Amérique aux combattants séparatistes.

Alphonse Ayissi Abena, « Le gouvernement doit rappeler à l’ordre les cimenteries et aciéries »

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Le président exécutif de  la Fondation Camerounaise des Consommateurs parle de la conjoncture actuelle marquée par l’augmentation selon lui « illégale » des prix des matériaux de construction et de la manifestation que comptait organiser le FOCACO.

Votre association avait prévu une manifestation pour protester contre la hausse des prix de certains matériaux de construction. Quelle est la fourchette de cette augmentation sur les différents produits ?

Le fer à béton de 6 qui se vendait  à 1600 francs est  aujourd’hui vendu dans toutes les quincailleries dans la ville de Douala  à 1800F, 1850F et 2000 francs par endroit. Nous disons non à cette augmentation qui crée des préjudices énormes  aux ménages, aux consommateurs parce que beaucoup de chantiers sont en arrêt. Il y a des entrepreneurs  qui  jonglent avec les quantités. Là où il va falloir poser le fer de 8, c’est plutôt le fer de 6 qu’on mettra et bienvenu aux catastrophes, effondrements d’immeubles. Nous disons au gouvernement de  rappeler à l’ordre  ces cimenteries, ces aciéries et ces vendeurs  de tôle car ces augmentations sont illégales. Je rappelle que le ciment et le fer à béton  sont des produits dont les tarifs sont soumis à l’homologation préalable. Donc ces tarifs ne peuvent être modifiés qu’avec le visa du ministère du Commerce qui est en charge de la surveillance du marché. Aujourd’hui  les multinationales sont passées outre cet arrêté  rendant obligatoire l’homologation de certains tarifs dont on pratiquait la hausse  sans avoir l’aval du ministère du Commerce.

Le ministre du Commerce après avoir constaté la flambée des prix, a reçu quelques industriels à Yaoundé. Au terme de cette réunion, il était question de suspendre la hausse en attendant l’aboutissement des négociations. Avez-vous observé une seconde hausse après cette réunion ?

La réunion avec le ministre du commerce a accouché d’une souris puisque les cimenteries, aciéries avaient déjà  pratiqué des hausses des prix. L’année dernière déjà le sac de ciment  52.5 coûtait moins de 4500 francs.  Aujourd’hui c’est à 4900 francs dans les centres  urbains, et plus vous vous éloignez des villes, la tarification augmente atteignant 6000 franc dans certaines zones.  Je ne parle pas du nord où ces prix atteignent 7000 francs voire 9000 FCFA. C’est insoutenable et  incompréhensible que le ministre du commerce laisse les industriels dicter la loi aux consommateurs que nous sommes. Ils ont mis le ministre devant les faits, en évoquant le prétexte fallacieux du coronavirus. Dans les années 80 ou 90 il y avait une seule cimenterie au Cameroun et le sac de 50 KG de ciment coûtait moins de 3500 francs CFA. Aujourd’hui avec plus de 8 cimenteries et une capacité de  6 millions de tonnes par an, on ne comprend pas que les prix flambent. Ça  devait être le contraire puisque l’offre actuelle est  supérieure à la demande.

Les industriels justifient cette hausse par les prix des matières premières qui eux aussi connaissent une augmentation, en plus des difficultés liées à l’importation. Cette explication ne vous semble t -elle pas cohérente ?

Nous rejetons ces alibis qui sont fallacieux car ces aciéries et cimenteries ont des marges  bénéficiaires qui tournent autour de 40 et 50%. Donc il ne devrait pas y avoir d’augmentation au Cameroun et  surtout que le clinker qui est la matière première  du sac du ciment n’a pas connu une hausse assez vertigineuse pour qu’on vienne impacter cette hausse sur  le prix mis à la disposition du consommateur final. Pour en avoir la preuve,  il faut exiger aux cimenteries  et aux aciéries, de mettre à  disposition leurs structures de prix, leurs coûts  de production.  La tonne de clinker  avec un fret maritime qui a été surévalué arrive  au Cameroun à 60 dollars. Donc si vous divisez 60 dollars par 20  ça vous donne le prix que représente le clinker dans un sac de 50 kg. Donc  on est  à moins de 1500 francs le prix de revient pour un  sac .   Nous disons que ces cimenteries sont en train de se moquer des camerounais. On nous avait vendu la concurrence, la floraison  de cimenteries en disant que ça aura un impact sur la baisse du prix du sac de ciment mais aujourd’hui, il est compréhensible.  Il y a des importateurs qui sont prêts à faire venir du ciment au Cameroun et vendre le sac à 3500 francs dans toutes les dix régions du pays. Même chose pour le fer donc nous ne pouvons pas avoir limité le ciment importé  et de fer à béton et que ces industries se retournent contre nous. Nous disons notre mécontentement. Les pouvoirs publics ont interdit notre manifestation alors que nous voulions simplement présenter la réalité.

Crypto actifs . Les précautions à prendre

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Avec la forte pénétration des produits financiers digitaux au Cameroun et dans la sous région, les experts et officiels donnent des conseils pour ne pas perdre son épargne dans la recherche des hauts rendements.

Ils sont des millions de camerounais qui ont déposé leurs avoirs sur les plateformes de placements de crypto actifs proposés par des sociétés de trading de la place. La plus populaire, Global Investment trading avec son produit liyeplimal. Il propose des rendements allant au-delà de 200%.  De quoi faire courir les investisseurs et susciter des réflexions.  De l’avis des experts et autorités de la sous région, il est important pour chaque investisseur de prendre des précautions pour ne pas se faire arnaquer dans ce nouveau mode de financement.

Il est recommandé de demander au préalable, toutes les informations sur le placement. Il ne s’agit pas seulement des conditions et des gains mais, de savoir toutes les données sur comment sont générés ces rendements, par quels mécanismes ainsi que tous les risques, et possibilités de pertes car il en existe toujours selon les experts.  « Il est important que l’investisseur ait l’information la plus complète possible, sur les produits, les gains attendus et sur les risques. La digitalisation s’est faite à outrance et amène un ensemble de produits qui sont nouveaux au point où on ne maîtrise toujours pas les contours. C’est nouveau et tout beau  mais ça peut aussi devenir tout noir très rapidement. Faites attention, prenez le maximum d’informations possibles sur  quoi vous voulez investir et n’allez pas juste parce qu’on vous promet des rendements élevés mirobolants. Rien n’interdit à un camerounais,  à un gabonais ou à un tchadien d’investir dans la crypto monnaie. Seulement il faut connaitre les dangers potentiels. », a déclaré  Dieudonné Evou Mekou, vice gouverneur de la Beac.

Pour le DG de la CNPS, Noel Olivier Mekulu Mvondo, la meilleure protection de l’investisseur repose sur « la bonne information et à temps sur les placements ». Une autre précaution  majeure porte sur la durée des gains proposés. «En bourse,  pour une  action de Safacam on vous parle de 4%,  et dans d’autres investissements, on vous  parle de 30%. C’est énorme. Il faut se demander si c’est réel et  si c’est durable surtout. Ça peut se situer à 30% aujourd’hui et  à moins  de 30% en quelques jours.», explique Dieudonné Evou Mekou.

Avant toute chose, le potentiel investisseur doit s’assurer que la société de placement à laquelle il est intéressé dispose d’un agrément de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf). Ses dirigeants ont annoncé au cours de la semaine de l’investisseur organisée par cette institution à Douala, que les textes pour encadrer l’activité sont en préparation. C’est la première fois que le gendarme du marché financier exprime une position favorable à l’ouverture  des activités liées à la crypto monnaie dans la sous région.  Jusqu’ici, il n’a fait que menacer à maintes reprises les acteurs de ce secteur pour défaut d’agrément.

Douala. Le commerce du poisson menacé par la pollution du fleuve Wouri

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 A cause des déchets déversés dans le fleuve par les industriels, pêcheurs et revendeurs de poisson ne parviennent plus à mener sereinement leurs activités.

Les pêcheurs et revendeurs de poisson frais du lieu-dit Bonassama  appellent le gouvernement à l’aide.  Pancartes à la main, ils lancent un cri d’alerte face à une situation de paralysie qu’ils vivent depuis quelques années dans cette zone de l’arrondissement de Douala 4eme.  Bonassama, par Bonabéri, est traversée par le fleuve Wouri et  abrite une bonne partie des entreprises industrielles de la ville. Cette présence industrielle a une incidence sur l’environnement notamment sur les eaux du fleuve Wouri. Alice Penda Songa, revendeuse de poisson  depuis plus de vingt ans dit n’avoir jamais vécu pareille situation. « Nous avons beaucoup de difficultés en ce moment parce que  quand les pêcheurs partent à l’eau  ils n’arrivent pas à pêcher et dès qu’ils apportent  un peu de poisson  ça  coûte cher. On n’arrive pas à acheter et ça nous met mal à l’aise. Nous n’avons presque pas  d‘activités actuellement parce que l’eau est gâtée. D’autres ramènent des poissons pourris. », explique t- elle.

Le poisson ici  n’est pas vendu en kilogramme. Les prix ne sont pas fixes et varient en fonction de la grosseur. Mais d’après les revendeurs, une hausse de près de 50% est observée.  Pour les pêcheurs du lieu, c’est depuis environ cinq ans que cette dégradation de la faune aquatique est manifeste et la pollution n’est pas seulement industrielle. « Tous les drains de la ville de Douala ne se déversent dans le wouri. Il y a un excès de plastique qui fait en sorte que la ligne ne dort pas en paix. Du coup, lorsque nous mettons l’appât sur l’hameçon, on réalise que le plastique a couvert cela et le poisson ne peut pas voir l’appât », nous confie Oscar Dibongo.

 Pour tenter de sauver l’environnement ainsi que leurs activités, ils ont mis sur pied un  Groupement d’Initiative Commune. Dénommé, Quai de Bonassama, ce GIC regroupe les pêcheurs  et bayam sallam. « Nous avons créé notre Gic pour lutter contre la pollution du fleuve Wouri par les déchets toxiques et lutter contre la destruction de la mangrove. Nous essayons de faire comprendre aux gens que c’est là où les poissons se reproduisent donc que si la mangrove est détruite, il n’y aura plus  de poissons et ça fera en sorte qu’il y aura pénurie. Le poisson est même déjà rare  par ce que toutes les sociétés déversent leurs déchets dans l’eau en plus des déchets plastiques.», nous dit Bruno Ekepa Solle, président du Gic.

Matériaux de construction. Des consommateurs vont saisir le parlement pour dénoncer la hausse des prix

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La Fondation Camerounaise des Consommateurs a pris cette décision après une manifestation  interdite par  le sous préfet de Douala 1er.

Les députés et sénateurs seront soumis à une pétition lors de la session de novembre prochain. Elle sera initiée par la Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO), qui avait annoncé une manifestation « pacifique » le 21 octobre dernier sur l’esplanade de la délégation régionale du Commerce pour le Littoral. Ce Sit –in avait pour objectif  de protester contre une hausse « exponentielle » des matériaux de construction, précisément le ciment,  les tôles et  le fer à béton. La manifestation n’a pas lieu. Car, interdite  par le sous préfet de Douala 1er pour trouble à l’ordre public.

 Le président exécutif du FOCACO dit avoir pris acte de cette décision administrative. Mais pour lui, il n’est pas question de renoncer à faire entendre les mécontentements des consommateurs qui voient leur pouvoir d’achat baisser de jour en jour. Il annonce que le problème sera posé sur la table des élus. « Nous n’allons pas dormir sous nos lauriers.  Nous allons  continuer et la prochaine stratégie consiste à saisir les parlementaires par une pétition, en leur  demandant  d’exiger aux cimenteries  et aciéries, de mettre à leur  disposition leurs structures de prix, leurs coûts  de production parce que c’est de là qu’on  verra la supercherie. », nous dit  Alphonse Ayissi Abena.

Il faut dire que lors d’une concertation entre le Gicam et le ministre du Commerce au début du mois en cours, les industriels ont  sollicité une subvention du gouvernement pour maîtriser ces prix en hausse d’après eux du fait de la pandémie covid. Les tarifs du fret notamment connaissent une augmentation de plus de 400%. Les matières premières aussi.  Cimencam dans sa note de perspectives économiques liées au contexte covid publiée fin septembre dernier parle d’une hausse vertigineuse des coûts du clinker et autres matières premières qui entrent dans le processus de fabrication du ciment.  Ce qui d’après l’entreprise « représente près de 1.200 francs CFA de hausse du prix de revient du sac de ciment, avec  des pertes mensuelles estimées à un peu plus de 2 milliards de Francs CFA. ». Elle ajoute que  le prix recommandé de 4.900 francs CFA sera maintenu pour le Robust à Yaoundé, en attendant l’aboutissement des négociations entre le Gouvernement et la filière ciment. Mais les consommateurs estiment que la hausse des prix s’est opérée depuis l’année dernière sans l’avis du gouvernement et des autres parties prenantes, tandis que ces prix sont soumis à l’homologation préalable.

Syndustricam. Samuel Kondo Njanga sur les traces de papa

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Comme son défunt père richissime homme d’affaires décédé l’année dernière, Samuel Kondo Ngande a été porté au poste de  président d’un des plus  anciennes organisations syndicales du pays.

Samuel  Njanga Kondo Ngande, le nouveau président du Syndicat des  industriels du Cameroun (Syndustricam) est sur les traces de son père. En entreprise comme au plan syndical, il est le remplaçant de son défunt père Samuel Kondo mort en mars 2020.  L’homme était un  opérateur économique très influent. D’ailleurs, une statue  à son image est hissée depuis quelques années au lieu-dit feu rouge Bessengue à Douala sa ville natale.

Milliardaire, il est le fondateur de la Société Camerounaise de Cartonnages et de fourniture du matériel scolaire et de bureau SOCARTO. Le leader du papier Kraft (utilisé pour la fabrication des sacs, emballages, enveloppes etc) au Cameroun et dans la sous région.  Il a ainsi été  PCA dans plusieurs entreprises du pays et pendant des décennies président du Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam). Son fils Samuel  Njanga Kondo Ngande, est aujourd’hui assis sur le même fauteuil dans ce groupement créé en 1950 pour la défense des intérêts des industriels camerounais.

Âgé de 58 ans, Njanga Kondo Ngande contrôle aussi l’entreprise familiale dans laquelle il a pratiquement acquis toute son expérience professionnelle. Après sa  formation  en Suisse et en France, il a accédé au sein de Socarto  il y a plus de 30 ans. D’abord comme assistant, puis au fil du temps, directeur des opérations, directeur adjoint avant de devenir PDG en 2020 après le décès de son père. Au même moment, il est élu vice président de la section Industries de la Chambre de commerce, des Mines,  de l’Industrie et de l’Artisanat. Il a su marquer de son empreinte  la conduite des opérations de l’entreprise familiale. On lui reconnait notamment d’avoir restructuré la société il y a une dizaine d’années dans un contexte de concurrence face aux importations d’emballages.

Sa mission au sein du syndicat est «  de redynamiser le syndustricam,  faire de ce groupement une plateforme crédible, active et innovante ayant un réel impact sur la valorisation des industries camerounaises en droite  ligne du SND30. », indique l’organisation au terme de l’Assemblée Générale tenue il y a quelques  jours à Douala.

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