Télécentres communautaires : déjà plus de 26 milliards investis

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C’est le coût global d’investissement dans la mise en œuvre de ces infrastructures, suivant un modèle de gouvernance basé sur les Comités de gestion et les Cellules opérationnelles.

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« Rendre accessibles de manière équitable à tous les citoyens dans leur localité, par le biais des Télécentres Communautaires Polyvalents (TCP), tous les services des secteurs public, privé et social, en assurer l’efficacité, la transparence et la fiabilité à des coûts abordables pour répondre aux besoins fondamentaux des populations rurales, afin de réduire la fracture numérique ». Telle est la nouvelle vision du ministère des Postes et Télécommunications dans le cadre de la dynamisation des TCP au Cameroun. Ce plan de relance était au cœur d’un atelier de trois jours organisé au Palais des Congrès de Yaoundé du 27 au 29 octobre dernier. Les travaux qui avaient pour objectif de partager et de documenter cette nouvelle vision, devant guider le développement des TCP au Cameroun, et de susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes a connu la présence des Administrations compétentes, les entreprises sous tutelle du ministère des Postes et Télécommunications, les responsables de régions, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) concernées, les organisations internationales, les Startups, les opérateurs du secteur et la société civile.

Le projet TCP a été initié en 2002, sous financement de l’initiative «  Pays pauvre très endetté  » (PPTE) soutenue par la France, après la mise en œuvre d’une phase pilote. Le projet avait pour vocation la réduction de la fracture numérique en dotant les zones rurales de ces infrastructures dont la fonction est d’offrir des services de télécommunications, d’informatique, d’audiovisuel et d’Internet, à partir d’un terminal ou de terminaux mis à la disposition d’une communauté, afin de lui permettre de communiquer à un prix abordable. Ceci grâce à l’accompagnement de certains partenaires notamment le programme d’appui au développement communal de la GIZ. A date, 231 TCP et Points d’Accès Numériques (PAN) ont été construits, équipés et mis en service dans l’ensemble des dix régions du pays. Coût global de l’investissement : 26,2 milliards de francs CFA.

Près de dix ans après leur mise en fonctionnement, de nombreux dysfonctionnements ont cependant été constatés dans la gestion et l’exploitation de ces infrastructures. Il s’agit entre autres de : l’insuffisance de la bande passante d’accès à l’Internet ; les délestages récurrents ; la non-adéquation des ressources humaines ; la maintenance approximative des équipements ; le non-respect des critères de sélection des sites d’implantation des TCP  ; le non privilège de l’accès des zones rurales aux TIC, via les réseaux de téléphonie mobile tel que préconisé par la stratégie du service universel ; les velléités de leadership entre autorités administrative, municipale et les élites…

C’est pourquoi, le gouvernement entend mettre le cap sur la dynamisation des TCP au Cameroun. Il s’agit pour ces infrastructures, de migrer vers de véritables guichets uniques de fourniture des services gouvernementaux, privés et sociaux, à destination des citoyens vivant dans les zones rurales. L’idée étant de développer une plate-forme qui permette aux organisations gouvernementales, privées et sociales d’intégrer leurs objectifs sociaux et commerciaux, dans l’intérêt des populations rurales des localités les plus reculées du pays, grâce à une combinaison de services informatiques et non informatiques.

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