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Vers une régulation des cryptomonnaies au Cameroun

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La ministre des Postes et Télécommunications a organisé un forum inédit sur « les enjeux, les opportunités et les risques de la cryptomonnaie » le 15 novembre 2021 à Yaoundé, en présence d’experts en technologies.

« Ayant désormais le vent en poupe et devenant un vecteur des échanges au sein des masses populaires, la cryptomonnaie nécessite incontestablement d’être appréhendée », a indiqué la ministre des Postes et des Télécommunications (MINPOSTEL). C’était en ouverture de l’atelier qu’elle a présidé ce 15 novembre 2021, sur « les enjeux, les opportunités et les risques de la cryptomonnaie ». C’est au regard de ce fait et sous un contexte où les scandales autour de la crypto monnaie au Cameroun défraient la chronique que ce sont réunis hier sous la présidence de Minette Libom Li Likeng, la ministre des postes et des télécommunications et divers experts et personnalités en vue d’établir « un papier blanc sur la régulation et la réglementation des cryptomonnaies et cryptoactifs au Cameroun ».

Pistes de régulation

Il a notamment été question d’examiner les mécanismes de régulation des cryptomonnaies et la prise en main du secteur par les pouvoirs publics. Mais aussi de présenter la nécessité de la mise en place d’une co-régulation à l’heure d’une convergence de la société tout entière ; dresser une cartographie complète des acteurs des crypto-monnaies sur le continent africain et ceux présents sur le territoire camerounais tout en relevant l’indice de consommation des services relatifs à ces crypto-organismes. Les travaux se sont articulés autour de quatre (04) panels thématiques, avec des présentations des Administrations compétentes et experts, suivies des échanges intenses et riches. Notamment sur : « les défis et aspects sécuritaires de la crypto monnaie » ; « Cryptomonnaie : expériences et leçons d’ailleurs » ; « Quelle régulation pour la cryptomonnaie » ; et « Les mécanismes mis en place par l’Union Internationale des Télécommunications pour accompagner les Etats dans le développement de la blockchain en général et de la cryptomonnaie en particulier ». Au terme des échanges, quatre principales recommandations ont été formulées : faire des efforts pour que le crédit numérique soit de plus en plus utilisé ; assurer la qualité de service qui doit être irréprochable ; veiller à la certification des plateformes numériques qui doivent répondre à un minimum de standard ; définir les politiques et stratégies idoines qui doivent encadrer l’interopérabilité et informer le public. L’atelier a donc servi à « tracer des pistes de régulation permettant au gouvernement, d’assurer un encadrement idoine pour cette activité, et en même temps, de protéger les citoyens camerounais contre certains désagréments qu’ils subissent dans ce domaine », dixit Minette Libom Li Likeng.

Entrepreneuriat jeune. Appel au financement de 100 projets dans 14 filières

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Les candidatures sont attendues jusqu’au 22 novembre pour un montant de 50 millions de francs CFA par projet porté par les jeunes de la diaspora.

Le gouvernement a lancé un appel à contributions dans le cadre de l’initiative « Diaspora and local Youth-Joint venture » (Dialy). L’appel est destiné au financement des projets  portés par de jeunes promoteurs  à hauteur de 50 millions de francs par projet. Les 100 projets recherchés se situent dans la première phase de ce programme gouvernemental lancé en octobre 2021 par le ministre de la Jeunesse sous le haut parrainage du chef de l’Etat. Lesdits projets doivent être des projets de création d’entreprises par des jeunes entrepreneurs camerounais dans 14 filières. Entre autres, la filière avicole de production, économie circulaire, entretien automobile, industrie du meuble,  énergies renouvelables, économie numérique ainsi que les BTP et les filières agricoles. Le financement de cette première phase sera prélevé des fonds du Plan Triennal Spécial Jeunes.

Le programme « Diaspora and local Youth-Joint venture » a été créé en vue d’encourager les jeunes de la diaspora à investir au Cameroun.  Cette initiative « va pouvoir mettre en contact ceux de la diaspora qui sont allés à la recherche de la connaissance et qui doivent rentrer construire leur pays, de venir le faire avec la jeunesse locale, qui elle maîtrise l’environnement socioéconomique qui fait souvent obstacle à celle de la diaspora. La deuxième innovation c’est qu’il ne s’agit plus seulement de faire appel à la diaspora. Mais cet appel se fait dans des secteurs précis de la stratégie national de développement (SND 30) qui devraient contribuer à l’émergence du Cameroun » avait indiqué le ministre de la Jeunesse Mounouna Foutsou lors du lancement de cette initiative.

Les potentiels candidats ont jusqu’au 22 novembre 2021 pour soumissionner leurs projets  sur la plateforme www.dialyj.cm y dédiée.  Les informations complémentaires sur le programme sont disponibles dans les services du ministère de la Jeunesse ou en  consultant le site web de ce département ministériel. Ils peuvent également se rendre sur le site du Programme d’aide au retour à l’insertion des jeunes de la diaspora www.parijedi.org.

Zones économiquement sinistrées. Le groupe de travail entre en scène

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Il sera chargé de l’opérationnalisation du plan stratégique de mise en œuvre des zones économiques au Cameroun selon un arrêté publié par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire.

Les choses se précisent quant au statut de zones économiquement sinistrées conférées en 2019 à certaines régions du pays par le premier ministre. Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT), vient de publier un arrêté instituant un Groupe de travail interministériel chargé de proposer des orientations d’aménagement et de développement des zones économiques. Cet arrêté porte sur leur création,  leur organisation et leur fonctionnement. Ledit groupe sera placé sous l’autorité du MINEPAT. Il a pour mission d’accompagner le processus de maturation des éléments du plan stratégique d’implémentation des premières zones économiques au Cameroun.

Sa tâche consistera notamment à identifier des actions et incitations favorisant l’attractivité des zones économiques, coordonner et suivre la réalisation des infrastructures de desserte des zones économiques.  Il est également question d’élaborer et de suivre la mise en œuvre des mesures d’accompagnement socio-économiques des territoires impactés par le développement des zones économiques.Il devra également préparer les études d’impact socio-économiques et environnementales de la mise en œuvre des potentielles zones économiques sur la croissance. De même, produire les éléments de maturité du dossier de création des potentielles zones économiques et veiller à la cohérence des potentielles zones économiques sur les filières prioritaires de la SND30 et les schémas nationaux et régionaux d’aménagement.

 L’arrêté précise également que ce groupe de travail doit élaborer un plan de financement soutenable pour une phase pilote prenant en compte, le recours au partenariat public privé et aux investissements nationaux pour le financement des infrastructures d’approche desdites zones.  Il devra, au même titre, finaliser les textes d’application de la loi régissant les zones économiques et réaliser toute autre mission à lui confiée par le gouvernement et se rattachant directement ou indirectement à ses missions.

Made in Cameroon. Le plaidoyer du Gicam

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Baisse de la taxation, sécurisation des investissements, fermeture des frontières, le patronat demande une véritable politique de promotion de l’entrepreneuriat local.

Des acteurs du made in Cameroon ne cessent d’éclore. Chaque jour, des jeunes animés par la fibre entrepreneuriale innovent et proposent des produits qui se revendiquent d’origine camerounaise. Ils deviennent de plus en plus nombreux. Mais, selon le Groupement Interpatronal du Cameroun (GICAM), ces jeunes manquent d’accompagnement.  A la faveur  de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui a vu la visite du ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat à Douala, le président du Gicam lui a exposé les difficultés des entrepreneurs camerounais et des mesures qu’il faut urgemment engager par le gouvernement pour éviter que ces floraisons d’entreprises ne s’éteignent.

Pour Celestin Tawamba  « si on n’associe pas à cela, une politique volontariste pour protéger ces entreprises, elles vont disparaitre. Elles ne peuvent pas résister face à l’ouverture des frontières à tout va. Elles ne peuvent pas exister face à la friperie et face à la concurrence de la Chine. La chine s’est développée avec la fermeture de ses frontières, le développement de ses économies. Nous devons faire des choix. On ne peut pas demander aux entreprises de créer, avec des coûts de facteurs aussi importants et en même temps penser qu’elles peuvent être compétitives ». Il demande la formulation d’une véritable politique de l’entrepreneuriat. « Cela suppose que des questions relatives à l’environnement des affaires soient abordées. Il s’agit de manière non exhaustive, de changer notre  paradigme fiscal en abandonnant cette logique de la fiscalité qui  cible le chiffre d’affaires au lieu de cibler les résultats. Nous avons aujourd’hui une fiscalité qui est prédatrice.  Elle taxe tout, elle ramasse tout sans savoir qu’est ce qu’on gagne. On ne peut pas avoir une activité dont la marge est de 2 ou 3%  et vous prenez 2,5% au minimum c’est inadmissible ».  Pour le Gicam,  le gouvernement a aussi intérêt à revoir  cette question de fiscalité. Sinon, beaucoup d’entreprises vont demeurer dans l’informel. Il a été également été adressé au ministre, le problème de sécurisation juridique des investissements, l’épineux problème d’accès au financement et la nécessité pour le gouvernement de favoriser le développement des infrastructures. Surtout dans les domaines de  l’énergie, télécoms qui  sont des freins pour les affaires.

Il faut dire qu’une convention a été signée en septembre dernier entre le ministère des PME  et le Gicam qui a en son sein un centre de développement des PME. Il est question à travers ce partenariat de promouvoir le développement et l’accompagnement des PME ainsi que la diffusion de la culture de l’entrepreneuriat.

Insécurité : Explosion dans un collège à Yaoundé

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La journée s’est terminée dans la frayeur au quartier Simbock, Yaoundé 6. Une forte explosion a retenti au Light world mission college, un établissement d’obédience anglo-saxonne sis au lieu-dit Eto-koss. Les premières informations parvenues à la presse font état de ce qu’il n’y a pas eu de pertes en vies humaines. En revanche, le bloc administratif et une partie du dortoir des filles ont été endommagés. L’incident est survenu pendant une pluie qui s’est abattue sur la ville en cette fin d’après-midi.

L’on ignore encore les causes de cette explosion. Une source ayant rencontré les autorités locales de sécurité indique qu’« il ne s’agirait pas d’une attaque terroriste », mais « d’un mauvais arrangement dans une affaire privée». Citant le propriétaire dudit établissement qui soupçonne son ancien partenaire dans le projet. Les deux parties se seraient séparées dans un désaccord.

CAN 2021 – Algérie : le Maroc accusé de déstabiliser Jamel Belmadi

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Les accusations ont été portées sur la voie publique par le Président de la République Algérienne. Pour Abdelmadjid Tebboune, le Maroc tenterait de saper le moral du sélectionneur des Fennecs, Jamel Belmadi.

Alors qu’ils tenteront de défendre leur titre lors de la CAN en janvier au Cameroun, les Fennecs d’Algérie et surtout leur sélectionneur, Djamel Belmadi seraient victimes d’un complot, à en croire le chef d’Etat algérien. Lors d’une rencontre avec les journalistes de son pays, Abdelmajid Tebboune a porté des accusations plus ou moins loufoques à l’encontre du Royaume Chérifien, soupçonné de vouloir « casser » la sélection algérienne, et son entraîneur.

«Des éléments de l’intérieur et des parties étrangères en provenance de cette direction (l’ouest, pour signifier le Maroc, ndlr) de saper le moral de Jamel Belmadi», a-t-il déclaré dans des propos relayés par Lagazettedufennec.com. «Ils ont mobilisé leur sites électroniques» contre l’entraineur de l’équipe de football de l’Algérie. Pour eux, l’essentiel est de créer, par tous les moyens, des problèmes à l’Algérie », a renchérit Abdelmadjid Tebboune

La Fédé algérienne silencieuse

« C’est une accusation fallacieuse qui sort tout droit de l’imagination d’individus manquant de créativité. Si elle prête à sourire, elle mérite surtout une analyse », lâche une source au Maroc. « Si le Maroc tentait des manœuvres contre l’équipe nationale d’Algérie comme le déclare le chef de l’état de l’Algérie, pourquoi la Fédération Algérienne de Football (FAF) n’a pas déclaré cela officiellement et notifié les instances du football continental et mondial que sont la FIFA et la CAF ? », s’interroge-t-elle.

Un autre de renchérir : « il faut se souvenir qu’il y’a quelques semaines, l’équipe d’Algérie de football s’est rendue au Maroc à Marrakech en septembre dernier pour affronter le Burkina Faso dans un match des éliminatoires pour les qualifications à la Coupe du Monde. Le match devait se jouer au Maroc en raison de la non-conformité du stade burkinabé aux normes de la Fédération internationale de football (FIFA) ».

Dans ce contexte, le président de la Fédération royale marocaine Fouzi Lekjaa avait déclaré que « Le peuple marocain, la Fédération marocaine, et l’ensemble des installations sportives marocaines sont à la disposition de l’entraîneur de la sélection algérienne Djamel Belmadi et ses joueurs ». « D’ailleurs, les déclarations des algériens lors de leur séjour au Maroc montrent qu’ils étaient très heureux de venir y disputer un match. Belmadi, le sélectionneur algérien, avait vanté la qualité de la pelouse sur laquelle sont équipe avait jouer, et ce alors qu’il critique régulièrement le terrain Mustapha Chaker (qui sert de stade pour les matchs de l’équipe nationale de l’Algérie à domicile) », apprend-on.

Electricité :l’Arsel sensibilise sur les services de comptage de l’électricité

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Les pertes techniques et non techniques du segment distribution – commercialisation de l’industrie électrique  au Cameroun se chiffraient, selon les chiffres officiels, à 32,03 % au cours de l’exercice 2019. Des pertes qui sont loin de clore le tableau des difficultés que connait le secteur de l’électricité au Cameroun. Car  au rang des difficultés, il faut ajouter l’insuffisance en compteurs et en équipements de comptage. Une insuffisance  qui selon les acteurs du secteur de l’électricité,  accentuent les difficultés de recouvrement des recettes pour la viabilité économique du secteur, et  engendre également des fraudes massives. C’est fort de ce tableau peu élogieux du secteur de l’électricité  et soucieuse de remédier à ces problèmes  que l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (Arsel) du Cameroun a sollicité en 2018 une assistance technique auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) en relation avec le programme « Fund for African Private Sector Assistance » (Fapa). La BAD a ainsi répondu favorablement à la requête,  en accordant  un soutien de 291 millions francs CFA à I’Arsel pour le financement du projet de filialisation des services de comptage de l’électricité au Cameroun.  Pour mieux informer ses partenaires du niveau de mise en œuvre de ce projet, l’Arsel a organisé jeudi dernier à l’Hôtel la Falaise de Yaoundé, un atelier de sensibilisation sur les résultats du « projet filialisation des services de comptage au Cameroun ». Selon Dibongue A Kouo consultant pour le cabinet qui a mené cette étude,  il était en effet question de voir s’il est possible d’ouvrir le secteur de la fourniture de l’électricité au secteur privé.  « Si on doit ouvrir le segment de la commercialisation et de la fourniture de l’électricité au secteur privé, il y a une contrainte fondamentale qui est celle de le stabilisation des couts de l’électricité. En dépit de tous les calculs que nous avons effectués, il fallait mettre en priorité cette contrainte », a expliquéDibongue A Kouo, consultant du projet. Cette étude a permis d’obtenir des résultats qui selon plusieurs experts pourront remédier aux problèmes que connait le secteur de l’électricité. « De tous les calculs que nous avons effectués, nous nous sommes rendus compte qu’il y a des possibilités d’ouvrir le secteur de l’électricité aux opérateurs privés. C’est-à-dire d’avoir des Camerounais qui investissent dans le secteur de l’électricité, qui créent des emplois, tout en maintenant le kilowatt à un prix abordable pour les populations…A la suite, il est donc question de voir avec l’Etat camerounais, comment mettre en œuvre, les deux volets, dont celui de l’ouverture du secteur la commercialisation et de la fourniture de l’électricité au privé et celui si possible de la fabrication sur place des compteurs, qui sont un élément fondamental de la facturation », a relevé Dibongue A Kouo. Qui ajoute qu’à  l’horizon 2035, il faudra environ 3500 compteurs».

Le projet de filialisation des services de comptage au Cameroun a pour but de combler le déficit de comptage dans l’industrie électrique camerounaise au moyen d’une assistance technique. Laquelle a favorisé l’élaboration des règlements et directives susceptibles de créer et agréer de nouvelles entités-fournisseurs de dispositifs de comptage en vue de la sanctuarisation des services de comptage de l’électricité et du déploiement de compteurs dans le pays par les parties prenantes compétentes.

Comment le pouvoir finance des médias aux ordres

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Au sein des milieux médiatiques, l’information a fait l’effet d’un coup de tonnerre : dans les périodes précédant l’élection présidentielle de 2018, la chaîne de télévision Vision 4 a reçu du gouvernement, selon des documents qui ont fuite sur les réseaux sociaux, des financements de près de deux milliards de francs CFA. Une subvention gouvernementale destinée à la mise à jour de la régie centrale de Yaoundé, et à l’amélioration du système d’information ; à l’arrimage sur le satellite ARAB SAT, ainsi qu’à l’acquisition du matériel roulant et de transmission ; à la certification du système de management, à l’extension du studio central de Yaoundé, et au renforcement des capacités de personnel.

Dans un contexte où le secteur médiatique est en crise économique grave avec une aide publique chétive accordée à la presse privée, cette information a de quoi choquer, mais elle est loin de surprendre. Car c’est de tradition que le gouvernement verse des sommes astronomiques à des groupes de presse qui lui sont favorables, principalement à la veille d’échéances politiques importantes. Dans un environnement audiovisuel libéralisé, l’enjeu pour le pouvoir est de s’assurer que les entités médiatiques qui lui sont favorables ont la capacité technique et en ressources humaines nécessaire pour influencer l’opinion nationale et internationale.

40 MILLIONS D’EUROS

Dans une enquête publiée en mai 2021, le magazine économique français Capital révèle par exemple les dessous du financement de la chaine Africa 24 de notre compatriote Constant Nemale par le gouvernement Camerounais : « La chaîne d’information africaine qui réalise le plus d’audience, Africa 24 a reçu plus de 40 millions d’euros (soit 26,2 milliards de Francs CFA, NDLR) de Yaoundé », écrit Capital. Selon cette publication très cotée au sein des milieux économiques et financiers français, officiellement, la chaîne est éditée par une société française, A Media France SAS, détenue et dirigée par Mylène Innocent, directrice déléguée de la chaîne. C’est cette société française qui a notamment signé la convention de la chaîne avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). « En réalité, la chaîne est financée par le Cameroun », écrit la publication.

Dans les détails, le magazine français qui tire ses information d’un jugement du tribunal de commerce de Nanterre révèle qu’ « en pratique, Yaoundé a versé plus de 40 millions d’euros à la chaîne depuis 2010, indique un jugement du tribunal de commerce de Nanterre. Cela a principalement pris la forme d’espaces publicitaires. Yaoundé en a acheté pour 21 millions d’euros entre 2010 et 2017, puis s’est engagé en 2019 à en acheter pour 3,2 millions d’euros par an, même si en pratique la somme a été un peu inférieure (2,8 millions d’euros prévus pour 2021).

Par ailleurs, le Cameroun s’était aussi engagé à subventionner les pertes de la chaîne, et a versé à ce titre 4,9 millions d’euros. En outre, il a apporté, en deux tranches, 10 millions d’euros en capitaux à Afrimedia International, une holding luxembourgeoise qui détenait la chaîne jusqu’en 2019, indiquent les documents déposés au greffe. Mais tout cet argent n’a pas suffi. Armenia SAS, la filiale française de la holding luxembourgeoise, a déposé le bilan en janvier 2018, puis a été liquidée en février 2019. Le Cameroun a alors versé encore un million d’euros supplémentaires pour reprendre les actifs, en demandant toutefois à ce que ces actifs soient apportés à une société française “de substitution”, à savoir A Media France SAS. De plus, Yaoundé a aussi promis de couvrir les éventuels déficits de trésorerie à hauteur d’un million d’euros ». On le voit, Yaoundé est prêt à payer le prix fort pour la survie de cette chaîne de télévision.

Lignes Budgétaires

Le pouvoir a donc coutume de financer des médias à coup de milliards pour s’assurer qu’ils donnent la réplique à la presse indépendante jugée très critique à l’égard des autorités. Pour cela, révèle un activiste, « l’État dispose de lignes budgétaires directement contrôlées par la présidence de la République et qui permettent de financer des « opérations secrètes » et même des missions officielles non budgétisées. C’est dans ce cadre que plusieurs acteurs de la scène publique peuvent bénéficier de subventions au gré et bon vouloir de la présidence de la République. S’agissant des médias. Le cas Amougou Belinga peut susciter beaucoup de débats principalement par l’attitude arrogante et grossière de l’individu et non par sa spécificité. (…) Tenez, Blaise Pascal TALLA par exemple a reçu plusieurs milliards de FCFA du gouvernement de la République avec accord de la présidence de la République. Constant Némale d’Arica 24 a reçu plusieurs milliards FCFA avec accord de la présidence de la République. Des journaux français bien connus reçoivent de l’argent de la présidence de la république. Y compris de grands journalistes français qui évitent de parler du Cameroun. C’est connu ».

Conclut le journaliste d’investigation qui ajoute que tout cet argent vient des lignes 94 et 65 des ministères des Finances et de l’Économie.

Minette Libom Li Likeng : «faire de la poste un acteur de l’inclusion financière»

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Présidant la cérémonie de rétrocession des nouveaux bureaux de poste et de présentation des équipements et matériels roulants acquis par le gouvernement pour le compte de la Campost, le ministre en charge des Télécoms est revenu sur la politique nationale en matière de transformation digitale.

« Hier, la transformation digitale permettait de prendre une longueur d’avance sur la concurrence. Aujourd’hui, elle est indispensable à la survie de toute entreprise.

En effet, la transformation digitale ou transformation numérique désigne le processus d’intégration des technologies digitales dans le fonctionnement d’une entreprise afin d’améliorer ses performances.

Cette mutation technologique qui est en train de transformer l’économie mondiale, et une bonne partie de l’économie nationale, devrait également transformer la Poste camerounaise.

Dans le rapport de l’Union Postale Universelle sur la Poste, intitulé «Économie numérique et activités postales numériques – Panorama mondial», devenu un outil indispensable pour les gouvernements et les décideurs politiques qui cherchent à appréhender la poste comme un vecteur de l’inclusion numérique, de la progression de la numérisation et de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, il est démontré comment les postes ont développé leur capacité numérique pour contribuer au développement de l’économie numérique.

Les postes en effet sont bien placées pour assurer les prestations de services administratifs, financiers et de vente en ligne aux populations qui en sont souvent exclues, notamment les femmes, les personnes pauvres ou moins instruites, ou encore celles qui évoluent au sein de l’économie informelle.

Les postes doivent poursuivre les avancées réalisées à ce jour, pour devenir des vecteurs du développement socioéconomique plus flexibles, plus réactifs et capables de mieux s’adapter. Elles doivent en particulier continuer d’étendre leur portée pour atteindre les populations les plus vulnérables. Enfin, elles doivent s’efforcer d’œuvrer à la réalisation des Objectifs de développement durable afin de mener à bien le Programme de développement durable à l’horizon 2030, dont la portée est universelle.

En ce qui concerne le Cameroun, la politique gouvernementale vise à faire à faire du réseau postal un acteur majeur de l’inclusion financière et numérique ».

Campost à la conquête du marché de l’impression des factures

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Le gouvernement à travers le ministère des Postes et Télécommunications a doté le postier public d’un lot d’équipements y relatifs vendredi 12 novembre 2021.

La révolution se poursuit à la  Cameroon Postal Services (Campost). Le postier camerounais va se lancer dans une nouvelle activité : l’impression et la distributions des factures aux clients de grandes entreprises. L’entreprise est parée pour la conquête de ce nouveau marché. Le gouvernement à travers le ministre des Postes et Télécommunications l’a en effet doté d’un lot d’équipements nécessaire pour se lancer le 12 novembre dernier. Notamment 58 machines à affranchir numériques. Celles-ci constituent le premier lot d’un programme d’acquisition d’une flotte de 330 machines à affranchir numériques, visant à permettre à la Campost de répondre aux demandes nouvelles du marché. « Il s’agira en particulier pour la Campost de capter les parts de marché notamment auprès des grands clients facturiers que sont les concessionnaires de l’Etat en matière d’électricité et d’eau, les opérateurs bancaires, de téléphonie mobile, assurances et les grands comptes (entreprises, messageries, administrations, etc.) », a expliqué le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel).

Selon Minette Libom Li Likeng, la Campost va proposer grâce à ces équipements, un service d’affranchissement spécifique aux gros clients ou facturiers à l’instar des entreprises comme Eneo, la Camerounaise des Eaux (CDE), Orange, Total, les banques… Ces entreprises, qui ont un gros portefeuille de clients, veulent généralement distribuer leur facture à travers la poste. De ce fait, elles sollicitent un appareillage qui permet que leurs factures soient affranchies. «  En matière juridique a expliqué Minette Libom Li Likeng, on dit que le cachet de la poste fait foi. Au lieu de venir vers la poste avec leurs factures, il y a un nouveau service qu’on appelle le courrier hybride qui vient sous forme de fichier numérique que Campost se charge d’imprimer et affranchir à travers ses machines. Ainsi, soit ces grosses entreprises confient la distribution de ces factures à la Campost, soit elles sous-traitent comme c’est le cas actuellement ». Mais, le projet sus évoqué concerne l’installation desdites machines dans les unités de ces grosses entreprises afin qu’elles gèrent automatiquement les fichiers des factures. Aussi, une autre hypothèse est que Campost puisse mettre à disposition des entreprises ciblées, des machines à affranchir sous forme de location, « car jusqu’ici les entreprises éditaient en leur sein leurs factures », apprend-on.

Dans le cadre de cette nouvelle activité, la Campost annonce la production d’empreintes sécurisées qui permettront de limiter les fraudes sur les affranchissements. « Ces fraudes constituent une vraie menace pour notre activité comme nous le constatons depuis un certain temps à l’occasion du lancement des différents concours administratifs, et qui ont fait l’objet de plusieurs plaintes », a déclaré le DG de l’entreprise Pierre Kaldadak.

Notons en guise de rappel que l’acquisition de ces machines numériques rentre dans le cadre du Contrat – Plan qui lie l’État du Cameroun à la Campost depuis 18 octobre 2018. Ce plan de restructuration qui s’étend sur une période de trois ans vise à terme à assurer les services postaux de base, soutenir la relance de la production basée sur l’innovation, afin de transformer les métiers traditionnels de la poste et s’arrimer aux nouvelles tendances du marché. Quatre guichets de financement ont été identifiés pour soutenir ce Plan, dont l’enveloppe s’élève à 22,8 milliards de FCFA. Pour sa part, le gouvernement s’est engagé, à travers le ministère des Finances et celui des Postes et Télécommunications, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement, à mettre à disposition une enveloppe globale de 18,3 milliards de F CFA. La différence, soit un peu plus de 4,4 milliards de FCFA, sera supportée par la Campost.

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