Made in Cameroon. Le plaidoyer du Gicam

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Baisse de la taxation, sécurisation des investissements, fermeture des frontières, le patronat demande une véritable politique de promotion de l’entrepreneuriat local.

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Des acteurs du made in Cameroon ne cessent d’éclore. Chaque jour, des jeunes animés par la fibre entrepreneuriale innovent et proposent des produits qui se revendiquent d’origine camerounaise. Ils deviennent de plus en plus nombreux. Mais, selon le Groupement Interpatronal du Cameroun (GICAM), ces jeunes manquent d’accompagnement.  A la faveur  de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui a vu la visite du ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat à Douala, le président du Gicam lui a exposé les difficultés des entrepreneurs camerounais et des mesures qu’il faut urgemment engager par le gouvernement pour éviter que ces floraisons d’entreprises ne s’éteignent.

Pour Celestin Tawamba  « si on n’associe pas à cela, une politique volontariste pour protéger ces entreprises, elles vont disparaitre. Elles ne peuvent pas résister face à l’ouverture des frontières à tout va. Elles ne peuvent pas exister face à la friperie et face à la concurrence de la Chine. La chine s’est développée avec la fermeture de ses frontières, le développement de ses économies. Nous devons faire des choix. On ne peut pas demander aux entreprises de créer, avec des coûts de facteurs aussi importants et en même temps penser qu’elles peuvent être compétitives ». Il demande la formulation d’une véritable politique de l’entrepreneuriat. « Cela suppose que des questions relatives à l’environnement des affaires soient abordées. Il s’agit de manière non exhaustive, de changer notre  paradigme fiscal en abandonnant cette logique de la fiscalité qui  cible le chiffre d’affaires au lieu de cibler les résultats. Nous avons aujourd’hui une fiscalité qui est prédatrice.  Elle taxe tout, elle ramasse tout sans savoir qu’est ce qu’on gagne. On ne peut pas avoir une activité dont la marge est de 2 ou 3%  et vous prenez 2,5% au minimum c’est inadmissible ».  Pour le Gicam,  le gouvernement a aussi intérêt à revoir  cette question de fiscalité. Sinon, beaucoup d’entreprises vont demeurer dans l’informel. Il a été également été adressé au ministre, le problème de sécurisation juridique des investissements, l’épineux problème d’accès au financement et la nécessité pour le gouvernement de favoriser le développement des infrastructures. Surtout dans les domaines de  l’énergie, télécoms qui  sont des freins pour les affaires.

Il faut dire qu’une convention a été signée en septembre dernier entre le ministère des PME  et le Gicam qui a en son sein un centre de développement des PME. Il est question à travers ce partenariat de promouvoir le développement et l’accompagnement des PME ainsi que la diffusion de la culture de l’entrepreneuriat.

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