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Élection à la Fécafoot : Réconciliation et rupture en chœur

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Les alliés de 2018 sont désormais ennémis intimes

La Commission électorale de Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a enregistré huit candidats à la candidature à la présidence de l’instance. Outre Séidou Mbombo Njoya et Samuel Eto’o Fils, qui occupent le débat depuis plusieurs mois, deux Lions indomptables de la cuvée 1990, Jules Denis Onana et Emmanuel Maboang Kessack, un ancien candidat déchu de 2018 (Manuel Boyomo), et trois bleus de la course, que sont Jean Crépin Nyamsi et deux anciens dirigeants de clubs : Justin Tagouh et Zacharie Wandja qui ont officié respectivement à la tête de Bamboutos FC le club de Mbouda et de la Panthère sportive du Ndé.

Les deux derniers ont en commun de n’avoir ni obtenu de parrainage des délégués à l’Assemblée générale, ni d’avoir produit la déclaration d’intégrité. De même que rien ne filtre de leurs projets pour le football camerounais. Si Tagouh n’a jamais laissé entrevoir une ambition pour la Fécafoot dont il a souvent tancé le management de certains anciens dirigeants, Zacharie Wandja a déjà lorgné le siège du président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) en 2016, avant de renoncer. En revanche, Manuel Boyomo, intermédiaire de football et le Dr Jean Crépin Soter Nyamsi, diplômé en communication de l’université de Lyon II en France, se posent en candidats de la rupture. Le premier s’annonce depuis 2018 comme celui qui devrait « rompre avec la crise perpétuelle » qui secoue la Fécafoot. Autant pour le second qui allie les deux grandes promesses de la propagande électorale actuelle : « Mon rêve le plus important pour le moment c’est la réconciliation. Ma candidature est une candidature de rupture. C’est une candidature qui est venue pour apporter la paix au sein de la Fécafoot, parce que ça fait des années, nous partons de comité de normalisation en comité de normalisation», a-t-il déclaré à la presse. Celui que d’aucuns perçoivent comme un aventurier, se voit même déjà à Tsinga : « Le 11 décembre, après ma victoire, je tendrai la main au président Séidou Mbombo Njoya, au président Samuel Eto’o », jure-t-il.

Jules Denis Onana pour départager Séidou et Eto’o ( ?)

Il faudra déjà que l’homme ait pu convaincre les délégués qui rechignent même à lui accorder simplement leurs parrainages. Lui aussi n’a reçu aucun parrainage (il en faut au moins dix) sur les 76 délégués, pour valider la candidature. Du coup, le spécialiste de la communication risquera d’assister en spectateur au départ de la course le 11 décembre prochain. Emmanuel Maboang Kessack n’y a pas échappé. Pélé qui a annoncé 7 des 15 parrainages qu’il aurait obtenus, a été contrarié par la Commission électorale qui lui en attribue deux. En tout cas, « je vais les légaliser pour revenir demain matin (vendredi, Ndlr) car je n’ai pas eu le temps de le faire », indiquait le héros d’Italie 1990. Le code électoral laisse la porte entrouverte pour les retardataires. L’article 12, al.3 dudit texte prévoit que « …les candidats disposent d’un délai de trois (3) jours après dépôt du dossier pour compléter celui-ci ou remplacer une ou des pièces non conformes ». Ils avaient jusqu’au 21 novembre pour le faire. La commission électorale que préside Gilbert Schlick, publie la liste définitive des concurrents ce 24 novembre.

Jules Denis Onana, le 3ème homme

Premier à annoncer son intention de briguer la « magistrature suprême » du football camerounais, Jules Denis Onana se montre très discret et loin des batailles rangées. L’ancien Lion indomptable n’a pas le soutien officiel du Collectif des anciens Lions indomptables (Calif) qui dès le départ a pris de la distance avec son président. Le quart-finaliste du Mondial 90 semble avoir privilégié la politique du porte-à-porte pour rallier à sa cause les électeurs. Lui qui est le seul, exceptés Samuel Eto’o et Séidou Mbombo Njoya, à avoir obtenu jusqu’ici tous les parrainages nécessaires. «Je me suis dit, ‘’allons tenter une expérience pour montrer qu’il y a d’autres façons de penser’’ », oriente-t-il « sa » rupture. Sans se montrer aventureux, mais en apprenant qui a réussi. « En 2018 il fallait que j’apprenne. Je suis revenu en 2015, en 2016 j’apprenais encore, en 2018 il y avait notre grand frère Joe (Joseph Antoine Bell, Ndlr) que j’ai soutenu parce que c’est un homme brillant. Nous avons pénétré cette structure, nous avons découvert ce qui pour moi gênait, et avec ce que nous avons appris ailleurs, nous avons fait une synthèse, j’ai approché plusieurs personnes qui ont accompagné ce projet » qu’il voit comme étant « sans égal». Même s’il attend encore l’adoubement du Calif, l’ex défenseur des Lions indomptables a déjà convaincu plus d’uns, dont Victor Ndip Akem qui l’a accompagné déposer son dossier.

La FIFA dans le jeu

C’est peut-être la 3ème voix qui, à défaut de départager les deux poids lourds qui sont divisés sur leur alliance de 2018, pourrait être l’option salvatrice pour le retour de la paix dans la famille du football camerounais. C’est que Samuel Eto’o et Séidou Mbombo Njoya chantent également la chanson de la réconciliation, mais en même temps, fourbissent leurs armes pour en découdre chacun avec l’autre. La FIFA s’y est invitée, pour essayer une paix par la reconduction de celui qu’elle a maintenue en poste malgré l’annulation de son élection en janvier dernier. Proposant au faiseur de rois d’hier de devenir le premier vice-président de son filleul. Niet : « quand on échoue, on ne demande pas au professeur de tricher sur les notes. Il est important que quand on échoue, on redouble, ça veut dire qu’on n’a pas été bon. Donc, il n’y a pas de débat,…», a trahi son challenger. Invitant le gouvernement à jouer sa partition pour un scrutin équitable. A défaut, l’ancien capitaine des Lions indomptables menaces de faire déloger Séidou Mbombo Njoya par la force de la rue.

L’Agence Universitaire de l’Innovation veut doter chaque maternité d’une couveuse made in Cameroon

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Au Cameroun, la mortalité néonatale atteint 28 décès pour 1000 naissances. Pour faire face à cette vague meurtrière,l’Agence Universitaire de l’Innovation a lancé mercredi dernier,  une opération de collecte de fonds et de dons baptisée « chaque souffle compte ». Objectifs : « résoudre le grave problème de mortalité infantile. Et au-delà, faire confiance à la technologie camerounaise. Une option qui permet de comprendre que le Cameroun peut résoudre ses problèmes en faisant confiance à ses ingénieurs », a expliqué Serge Armel Ndjidou, le directeur général, de l’Agence Universitaire de l’Innovation et initiateur de la soirée caritative.

Optimisme partagée par le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie, venu lancer la campagne caritative et  qui a exprimé l’intérêt du gouvernement pour cette initiative, au vu de la place que le Cameroun accorde à l’innovation et à la recherche. « Nous sommes en train d’accompagner nos compatriotes qui ont eu cette idée de mettre en place une couveuse made in Cameroon », s’est réjoui le ministre de la Santé publique.

La campagne lancée le mercredi 17 aout se déroulera jusqu’au 8 mars, date de célébration de la journée internationale de la femme.  Au cours de cette campagne, « l’Agence Universitaire de l’Innovation entend relancer, les privés, les partenaires, les entreprises, les associations, pour leur dire le train est lancé, prenons ce train, pour que nous projetions le Cameroun comme une nation de technologie, parce que cette couveuse, est attendue partout en Afrique », a commenté Serge Armel Ndjidou, le directeur général, de l’Agence Universitaire de l’Innovation.

Cacao-culture : le Cameroun et l’Union européenne veulent produire un cacao durable et rentable

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La production du cacao profite très peu aux agriculteurs. Le constat a été fait le 18 novembre dernier par le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana. Se référant aux données de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), Luc Magloire Mbarga Atangana a dressé un tableau sombre de la situation des producteurs africains. Selon lui, sur un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de dollars américains dans le secteur, seulement 2 milliards de dollars, soit 2%, reviennent aux producteurs. Les chocolatiers se taillent la part du lion avec 35% du chiffre d’affaires ; le reste revient aux industries du broyage et aux transporteurs.

Pour changer la donne, le Cameroun a engagé, le 18 novembre à Yaoundé, avec l’Union européenne (UE) le «Cocoa Talks » (dialogue sur la production du cacao durable). Ce dernier a pour objectif, de contribuer à la lutte pour l’élimination du travail des enfants et la traite des enfants dans la chaîne de valeur du cacao, à renforcer la protection et la restauration des forêts dans les régions cacaoyères et assurer un revenu minimum vital aux cultivateurs de cacao, a expliqué le chef de la délégation de l’UE au Cameroun, Philippe Van Damme. Si l’UE met plus d’accent sur durabilité, le ministre du commerce lui est à mi-chemin de la durabilité et de la rentabilité. «La durabilité implique la protection de l’environnement. Mais la durabilité implique aussi la survie des producteurs. Cela nous amène à la question fondamentale de la rémunération des producteurs. La durabilité rime forcément avec la survie des producteurs. La durabilité rime avec la protection de l’environnement, l’interdiction du travail des enfants, mais au final, la prospérité des producteurs. C’est ce triptyque là que nous voulons voir prendre en compte dans les discussions», a déclaré le membre du gouvernement.

Au cours de la même cérémonie, des nouveaux règlements européens en débat au parlement européen ont été présentés. S’ils sont adoptés et votés en l’état, ils feront partie de la règlementation à laquelle seront soumis les importateurs européens de cacao afin d’être considérés comme «entreprises durables». Selon Philippe Van Damme « Ces initiatives législatives en cours vont permettre de minimiser la contribution de l’Union européenne dans la déforestation mondiale, et promouvoir la consommation de produits issus de chaînes d’approvisionnement exempt de déforestation ». Le Cameroun intègre à l’initiative « Cocoa talks » ou appui à la filière transformation et production durable du cacao, après la Cote d’Ivoire et le Ghana.

Secteur extractif : plus de 908 milliards de FCFA générés en 2019

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Le Cameroun est désormais sur de bons rails en matière de transparence dans la gestion des ressources provenant des industries extractives. Vendredi dernier, le gouvernement à travers le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique a publié les résultats du Rapport 2019 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). De la présentation des résultats de ces travaux, faite par Karim Lourimi, administrateur indépendant du cabinet BDO-Tunisie qui a participé à la réalisation dudit rapport, il ressort que « le secteur extractif a généré plus de 908 milliards francs CFA de revenus, en 2019 ». L’on note ensuite que « les revenus captés au niveau du budget de l’Etat au titre de cette même année ont atteint un montant de 703,91 milliards francs CFA, contre 568,32 milliards en 2018 ». DEs ChIffrEs En hAussE La progression des recettes budgétaires, lit-on dans le rapport, « provient principalement de l’évolution de la part de l’Etat de pétrole commercialisé qui a atteint 17 millions de baril (contre 13,4 millions de baril en 2018) ayant donné lieu à un accroissement des transferts de la SNH au budget de l’Etat qui ont atteint un montant de 471,93 milliards de francs CFA (contre 413,32 milliards francs CFA) ». Selon le rapport ITIE 2019, une telle réalité s’explique dans le secteur pétrolier par les réformes mises en place par les pouvoirs publics à travers : le Code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques, le Code pétrolier, les engagements pris par le pays en matière de limitation des interventions directes de la SNH ainsi que le prix du pétrole sur les marchés mondiaux. En général, le pétrole brut représente l’essentiel de la production et de l’exportation du secteur extractif au Cameroun, suivi du gaz et l’or.

Pour ce qui est du gaz, le rapport indique une hausse de la production qui s’est établie à 73,96 milliards de pieds cube de gaz et 24 489 tonnes métriques pour le GPL. Il s’agit d’une augmentation de la production par rapport aux chiffres de l’année 2018, due à la mise en production de deux puits sur le champ Sanaga Sud, qui approvisionnent l’usine flottante Hilli Episeyo (FLNG).

En ce qui concerne le transport d’hydrocarbures, celui-ci a rapporté 40,1 milliards de francs CFA au budget de l’Etat contre 33,38 milliards francs CFA en 2018. Une autre bonne performance donc. Et ce n’est pas tout. Côté mines et carrières, les chiffres sont également en hausse de plus de 10 milliards de francs CFA. « La politique de recherche de la valeur ajoutée de la Stratégie Nationale de Développement 20- 30, a amené les pouvoirs publics à créer la Société Nationale des Mines (Sonamines) à partir de 2020. Les opérations minières et de carrières ont généré pour leurs parts, des revenus budgétaires de l’ordre de 12,2 milliards de francs CFA en 2019 contre 1,24 milliards en 2018 », apprend-on. Si les exportations sont aussi en hausse, soit de 26,24 % en 2018 à 32,03 % en 2019, l’on note que dans l’ensemble, la part des activités extractives dans le PIB est partie de 3,74 % en 2018 à 3,75 % en 2019. Toutefois, malgré cette embellie, le Covid-19 a eu un impact significatif sur le secteur extractif. Le rapport ITIE 2019, indique que le Cameroun a réussi à maintenir en 2020, le même niveau de production que celui de 2019, malgré l’impact négatif de la crise sanitaire sur les prix de vente de pétrole (-35 %). Ce qui a fait dire à Gabriel Dodo Ndoke, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique que « le secteur extractif camerounais a fait preuve de résilience ».

Election à la Fécafoot : une dizaine de candidats

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La Commission électorale a veillée, pour les besoins de la cause

Gilbert Schlick et se hommes n’ont pas dormi. Après expiration du délai de dépôt des dossiers de candidature à minuit, la Commission électorale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a rendu publique aux environs de 3h la liste des dossiers reçus en vue de la dernière étape du processus électoral en cours à la fédération. En tout, huit dossiers reçus. Pas de surprise pour les grands noms déjà annoncés. Si rien ne filtre jusqu’ici sur la candidature de Séidou Mbombo Njoya, il reste certain que le président intérimaire de l’instance faîtière du football camerounais est en course pour diriger cette fois-ci un mandat reçu non plus de la Fédération internationale de football association (FIFA), mais des licenciés du football camerounais. En face de lui, Samuel Eto’o qui fait office de principal challenger du sortant. L’ancien capitaine des Lions indomptables a déposé son dossier mercredi. Arrivé à la tête d’une foule évaluée à près d’un millier de personnes scandant son nom étant celui qui redonnera à la Fécafoot une image positive aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Le duel entre les deux se dessinait déjà depuis l’enclenchement du processus électoral.

Pour le reste, ce sont des candidats de moindres calibres, mais des noms bien connus des milieux du football. On y retrouve les anciens Lions indomptables de la cuvée 1990, Jules Denis Onana et Emmanuel Maboang Kessack. Le second qui avait déjà tenté en 2018 avant d’échouer à l’étape finale. Deux autres qui s’étaient engagé en 2018, sans pouvoir traverser les mailles des filets de la commission électorale, ce sont Jean Crépin Nyamsi et Manuel Boyomo. D’anciens présidents de clubs sont également en course : Zacharie Wandja qui a dirigé la Panthère sportive du Ndé, et Justin Tagouh qui a fait de beaux jours avec Bamboutos Fc de Mbouda. L’ex président des Mangwa boys s’est fait représenter par son avocat pour le dépôt de son dossier de candidature.

Liste définitive le 24 novembre

La commission électorale parle de dossiers incomplets, sans les citer. Laissant le soin à chaque candidat de se dévoiler. Ainsi, seuls Samuel Eto’o et Jules Denis Onana se bombent le torse d’avoir des dossiers complets. Les autres avouent avoir déposé des dossiers incomplets. Pour la plupart, Manuel Boyomo et Maboang Kessack notamment, il y a des parrainages non légalisés. L’homme qui a réussi à hisser le club des Monts Mangwa à l’élite, en étant le plus populaire, a cependant peu de chance de traverser l’étape de candidat à la candidature. Son dossier étant incomplet. Lui qui, comme Maboang, Manuel Boyomo et Jean Crépin Nyamsi, ne sont pas délégués à l’Assemblée générale.

La quinzaine de personnes dont les dossiers sont incomplets se voient accorder un délai supplémentaire jusqu’au 21 novembre pour les compléter. Autant pour les membres du Comité exécutif qui se trouvent dans la même situation. La Commission électorale, elle, publiera le 24 novembre, la liste des candidats retenus pour l’assaut final.

Les membres du Comité exécutif
1- Eugène Ekeke
2- Philipe Tabopda
3- Pius Tabi Essa
4- Samuel Elongo
5- Abdoul Karimou, Abdou Razack Abdoulay
6- Charles Baninga
7- Hassana
8- Safia Kwémo
9- Timba Noé Ngaungue
10- Aimé Léon Zang
11- Ousmanou Hamadou
12- Roger Nyassa
13- Alexandre Gaspar Owona

Management du football : Abdouraman Hamadou engage la guerre contre Gianni Infantino

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Infantino, la nouvelle cible d'Abdouraman

Le président d’Etoile filante de Garoua a saisi les fédérations affiliées à la FIFA et le Conseil de l’instance, pour « dénoncer les agissements » du patron du football mondial.

Dans une correspondance signée du 16 novembre 2021 ayant pour objet «Dénonciation des agissements du président de la FIFA », et adressée aux fédérations affiliées à la Fédération internationale de football association (FIFA) et au Conseil de l’instance, Abdouraman Hamadou appelle les destinataires à « un encadrement des prérogatives et des activités du président de la FIFA qui, une fois élu, se comporte comme le propriétaire de la FIFA et utilise la FIFA pour assouvir ses ambitions politiques au détriment du développement des footballs africains et probablement d’autres footballs dans le monde. Il fait preuve de déloyauté envers les membres de la FIFA qui sont les vrais propriétaires de la FIFA, en usant de tous les moyens pour imposer et protéger à la tête des associations, des dirigeants notoirement corrompus dans l’unique but de s’assurer leur loyauté sans faille». Au sujet singulièrement de la crise qui secoue le football camerounais, et globalement, de l’intrusion du patron de l’exécutif du football mondial, dans les affaires internes des fédérations africaines.

De long en large, le président de l’Etoile filante de Garoua dénonce le maintien par la Fédération internationale de football association (FIFA) à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), de Séidou Mbombo Njoya dont l’élection a pourtant été annulée par une sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) le 15 janvier 2021. Dans un contexte où Gianni Infantino, le président de la FIFA, se trouvait en visite au Cameroun. C’est que, par voie de correspondance au secrétaire général de la Fécafoot au lendemain de cette décision, Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA, avait décidé du maintien du prince Bamoun à la tête de la Fécafoot. Profitant ainsi d’une issue créée par le TAS dans le point 235 de la sentence, l’administration de la FIFA avait confié la « transition » à l’exécutif élu en décembre 2018 et donc le mandat venait d’être annulé, après deux années de procédure. Et c’est là qu’Abdouraman accuse le TAS de rouler pour Infantino. « Curieusement, sans que la question ait été débattue dans la procédure, le TAS, dans ses motifs,…a suggéré à la FIFA de laisser l’exécutif annulé rester en poste pour organiser un nouveau processus électoral», souligne-t-il.

« Crime organisé »

Le président d’Etoile filante de Garoua rappelle qu’en le faisant, le président de la FIFA viole l’article 19 des Statuts de la FIFA, qui reconnaît deux modes de désignation des dirigeants en chef de ses fédérations membres, l’élection et la nomination. Selon le destinateur de la lettre du 16 novembre 2021, Infantino n’agit pas ainsi seulement au Cameroun, mais le fait dans plusieurs fédérations africaines, dont la Côte d’ivoire, la Guinée, le Tchad, Madagascar et le Kenya. La Confédération africaine de football (CAF) même n’y échappe pas. L’homme y avait placé Ahmad Ahmad pour évincer Issa Hayatou, juste pour un mandat, avant de positionner Patrice Motsepe. A chaque fois, Infantino a piloté personnellement la campagne électorale. Avant la chute d’Ahmad, le patron de la FIFA avait réussi à placer la CAF sous-tutelle de la FIFA, sous la coordination de Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA. Plus tard, Veron Mosengo, l’ex chef de la division Afrique des associations membres de la FIFA, deviendra le secrétaire général de la CAF. Et Abdouraman Hamadou de conclure à une « colonisation» de l’Afrique par le successeur de Sepp Blatter. Pour son seul intérêt.

Face à tous ces « agissements », l’auteur de la lettre (qui est ampliée au CIO et au CIAS), demande au Conseil de la FIFA et aux présidents des fédérations membres, une révision de l’article 8 des Statuts de l’instance. Afin de recadrer le président qui l’use pour « prendre le contrôle des fédérations et d’y installer par la suite des présidents dociles et malléables». Bref, il faut « sauver la FIFA », qu’il voit comme « une organisation dont le fonctionnement s’apparente à celui des milieux du crime organisé».

Littérature : la Cene littéraire fait un don de 300 livres à l’ACEL

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Le partenariat entre le Cercle des Amis des Ecrivains Noirs Engagés (CENE littéraire) et l’Atelier de Critique et d’Esthétique Littéraire(ACEL) de l’Université de Yaoundé I vient de franchir une nouvelle étape. L’association que dirige Flore Agnès Nda Zoa a matérialiser le partenariat qu’elle entretient avec l’Atelier de Critique et d’Esthétique Littéraire(ACEL), en offrant  un lot de 300 livres  »Reste avec moi » de l’écrivaine nigériane Ayòbámi Adébáyò, Prix les Afriques 2020. Ce don a été réceptionné par le professeur Désiré Atangana Kouna,  Secrétaire Exécutif de l’ACEL qui n’a pas manqué de saluer « un autre volet des activités de l’ACEL, marqué par le partenariat avec une maison d’Edition basé à Genève en Suisse, la maison d’Edition Nda Zoa, qui elle-même est en partenariat avec les Editions Gallimard… ». 

Commentant cet évènement,  le Dr Yvette Abouga, enseignante au département de Lettres de l’Université de Yaoundé I a expliqué que : « c’est un grand jour pour l’Université de Yaoundé I et précisément pour le laboratoire ACEL qui reçoit officiellement, après plusieurs mois d’échanges un don de 300 livres. C’est un grand moment pour notre laboratoire de recherche, c’est un grand moment pour le département de français, et c’est également un partenariat qui symbolise de très belles perspectives avec la CENE littéraire », a déclaré pleine d’émotions, Dr Yvette Abouga, membre du laboratoire de recherche  qui a également joué un rôle important pour la matérialisation de ce partenariat.

Des perspectives également évoquées par Lionel Wassoumi, responsable culturel de la CENE littéraire, qui a annoncé « d’autres actions avenir dans le cadre du partenariat entre la CENE littéraire et l’ACEL. »

« Stay with me »

Après la cérémonie protocolaire de présentation des livres qui a donné le ton de l’évènement de mardi dernier, une conférence littéraire a marqué la deuxième articulation du programme.  Riche en enseignement, cette conférence a été organisée  autour du livre  »Reste avec moi » de l’écrivaine nigériane Ayòbámi Adébáyò, Prix les Afriques 2020.

Les trois panelistes invités à animer ce café littéraire en ont fait une analyse critique de l’œuvre de la nigériane.

Dr Félicité Mwos A Yakan a orienté sa communication sur l’absence de dialogue entre Yejide et Akin les deux tourtereaux du roman. « Ils vivent une merveilleuse histoire d’amour, mais ne se parlent pas ». Elle s’est interrogé de savoir « comment la polyphonie fait de la fragmentation une esthétique romanesque dans  »Reste avec moi » de l’écrivaine nigériane Ayòbámi Adébáy ? ». Son avis est que : « en ayant recours à la qualité du roman polyphonique, la romancière inscrit son écriture dans la fragmentation pour traduire l’incommunicabilité qui existe entre les êtres. On peut s’aimer, on peut partager beaucoup de choses, sans toutefois communiquer », analyse-t-elle.

Dr Amandine Ombga Akoumou a quant à elle évoqué « une espèce de distanciation entre le lecteur que l’écrivaine établit au travers d’un style délicat, léger simple. Même les situations les plus délicates sont dépeintes sous ce style. Ce que Roland Barthes appelle le « degré zéro de l’Ecriture ». Selon elle, « Ayòbámi Adébáyò use ainsi de cette écriture transparente pour peindre un tableau quasi pudique des violences que vit le Nigeria des années 1960 aux années 2000 ».

Le dernier paneliste, le doctorant Eric Chemamo  est revenu à son tour sur « le récit d’un enfantement difficile qui montre que les mots maternité et paternité se rattachent à des questions existentielles encore plus profonde ».

 »Reste avec moi » de l’écrivaine nigériane Ayòbámi Adébáyò met en scène    Yejide et Akin qui vivent une merveilleuse histoire d’amour. De leur coup de foudre à l’université d’Ifé, jusqu’à leur mariage, tout s’est enchaîné. Pourtant, quatre ans plus tard, Yejide n’est toujours pas enceinte. Ils pourraient se contenter de leur amour si Akin, en tant que fils aîné, n’était tenu d’offrir un héritier à ses parents. Yejide consulte tous les spécialistes, médecins et sorciers, avale tous les médicaments et potions étranges…
Jusqu’au jour où une jeune femme apparaît sur le pas de sa porte. La seconde épouse d’Akin. Celle qui lui offrira l’enfant tant désiré. Bouleversée, folle de jalousie, Yejide sait que la seule façon de sauver son mariage est d’avoir un enfant. Commence alors une longue et douloureuse quête de maternité qui exigera d’elle des sacrifices inimaginables.

Joseph Essama

Election à la Fécafoot : Eto’o menace de déloger Séidou par la force

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Eto'o vient de déposer sa candidature et annonce qu'il y entrera coûte que coûte

« Je serai le prochain président de la fédération, malgré toutes les tricheries». Samuel Eto’o a affiché son assurance à être élu le 11 décembre prochain à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans une sortie face à la presse, après avoir déposé son dossier de candidature, l’ancien capitaine des Lions indomptables ne s’en est pas contenté. L’homme dont l’annonce de la candidature a suscité des tirs venant de la Fécafoot, répond désormais aux menaces par les menaces. « Maintenant, je prie le camp d’en face de faire attention parce que nous avons accepté beaucoup de choses, mais ce n’est pas parce que nous restons calmes que nous avons peur », a-t-il engagé. « Et le camp d’en face sait de quoi nous sommes capables. S’il faille venir rester ici, et les déloger, nous le ferons. Et ils savent qu’il suffit juste d’un mot d’ordre de Samuel pour que nous nous dirigions vers Tsinga. Maintenant, ils savent à quoi s’en tenir», a-t-il poursuivi.

Cela survient au moment où l’on parle de manœuvres visant à mener de représailles contre d’éventuels éléments se positionnant en faveur de l’ancien Lion indomptable. « Ils ont dit qu’ils allaient guillotiner tous ceux qui ont eu le courage de me donner leur parrainage […] Mais qu’ils sachent: si l’un de mes délégués, si l’un des Camerounais qui a bien voulu me donner son parrainage est éliminé, je viendrai ici avec toute cette foule qui me soutient, et même celle des autres régions pour les déloger », a-t-il promis. Lui qui est arrivé au siège de la Fécafoot à la tête d’une foule de supporters estimée à plusieurs centaines de personnes. Non sans prendre à témoin le gouvernement qui semble avoir pris faits et causes pour l’actuel locataire de la Tour de Tsinga. « A un moment donné, il faudrait que notre gouvernement prenne cette décision là, et s’il faille que j’emmène notre gouvernement à le faire, je le ferai parce que lorsqu’on échoue, on redouble la classe. Le candidat d’en face a échoué […] Il le savait, quand j’ai apporté mon soutien, j’avais dit: si tu n’appliques pas le projet commun que nous avons, je serai en face de toi. Alors, je suis en face de lui aujourd’hui parce qu’il a lamentablement échoué », a-t-il conclu.

Au passage, l’ex faiseur de roi trahit des manœuvres de la FIFA en vue d’avoir son aval pour maintenir en place le roi désormais honni par celui-là même qui l’y a placé. « Comme je l’ai dit à Kinshasa, quand on échoue, on ne demande pas au professeur de tricher sur les notes. Il est important que quand on échoue, on redouble, ça veut dire qu’on n’a pas été bon. Donc, il n’y a pas de débat, il n’y a pas de proposer de premier vice président », a-t-il soufflé. Confirmant la rencontre organisée dans la capitale congolaise le week-end dernier pour l’amener à rejoindre le camp Séidou Mbombo Njoya.

Qatar 2022: qualification laborieuse du Cameroun pour les barrages

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karl-toko-ekambi, le Lion tueur des Eléphants

Les Lions indomptables sont qualifiés pour les barrages des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Grâce à un but signé Karl Toko Ekambi qui a trouvé le chemin des filets ivoiriens à la 21eme minute sur une passe de Martin Hongla. Assurant l’essentiel nécessaire pour l’enjeu du match : l’unique place du groupe D pour ce dernier round de ces éliminatoires de Qatar 2022.

Des Ivoiriens inconsolables

Les Éléphants s’en mordront les doigts. Eux qui ont péché en se faisant avoir sur cette action fatale. Avant de subir le match, pour ne se réveiller que dans les vingt dernières minutes de jeu. Avec à la clé cette tête manquée de Nicolas Pepe sur le coin droit de la transversale d’André Onana. Lequel portier des Lions indomptables était sur la trajectoire, mais abattu. Pour le reste, les visiteurs vendangeront leurs actions d’éclats. En fait  »ça s’est joué sur le moral et la Côte d’Ivoire a fléchi », analyse Engelbert Mbarga, entraîneur de football, sur le plateau de la Crtv.

Les 10 qualifiés pour les barrages

C’est ainsi le leader du groupe D qui perd la course sur la ligne d’arrivée. Mais les Éléphants avaient déjà trébuché dans le nul contre le Mozambique. Ils n’auraient plus eu à faire une course de vitesse en dernière journée. Les dix pays africains qualifiés pour les barrages ont rendez-vous en mars pour la dernière bataille sur la route du Qatar. Il s’agit de: l’Algérie, la RDC, le Nigeria, l’Égypte, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, le Cameroun, le Mali et le Ghana.

Affaire Malika : Martin Camus Mimb libre

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Camus Mimb et Malika Bayemi le "jour fatal"

Martin Camus Mimb va enfin respirer l’air de la liberté. La Cour d’appel du Littoral a accordé ce 16 novembre 2021 une liberté provisoire au journaliste fondateur de Radio sport info (RSI). Ce que lui avait refusé en instance le Tribunal de Première instance de Douala-Bonanjo.

C’est une première « victoire » pour le célèbre chroniqueur sportif qui croupit derrière les barreaux en compagnie de son ami Wilfried Eteki depuis le 14 juillet 2021. Leurs avocats ont estimé que les faits reprochés à leurs clients ne sont pas aussi lourds qu’ils ne puissent pas comparaître libres. En revanche, Eteki, son co-accusé, reste derrière les barreaux pour la suite de la procédure.

Les deux individus qui sont poursuivis pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par voie électronique et publications obscènes et complicité, fausses nouvelles, proxénétisme, diffamation », ont d’office plaidé coupables de diffusion d’images privées de Malicka Bayémi sans son accord. Ce qui a porté atteinte à la vie privée de cette jeune dame avec qui ils auraient eu des relations intimes dans les locaux de l’entreprise du reporter vedette mi-juillet dernier. Scène qui se serait déroulée dans la stricte intimité des trois, mais des photos de leurs actes se sont retrouvées sur la place publique.

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