dimanche, juin 7, 2026
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Affaire Danpullo MTN : la Beac interpelle le Minfi

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La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) saisit le ministre des Finances au sujet d’un « supposé » vice de forme relatif aux décisions de justice à l’encontre des banques implantées au Cameroun. « J’ai l’honneur, écrit Abbas Mahamat Tolli, de vous saisir au sujet des développements dans une affaire contentieuse opposant principalement Bestinver Company South Africa Limited et trois autres à MTN Cameroon Ltd, MTN Mobile Money et Chococam ».
Selon le gouverneur de la Beac qui révèle avoir été, à son tour interpellé par la présidente de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun(Apeccam), Gwendoline Abunaw, sept établissements de crédit implantés au Cameroun à savoir Afriland First Bank, UBC, SCB, CITIBank, UBA, Standard Chartered Bank et Ecobank, ont reçu des ordonnances judiciaires comminatoires, assorties d’astreintes journalières, très élevées.
Lesdites ordonnances contraignent ces structures financières à transférer au greffe du tribunal de grande instance de Bonanjo, désigné séquestre, des fonds cantonnés dans le cadre de procédures de saisies conservatoires pendantes. En outre, la correspondance de la président de l’Apeccam précise que les importantes sommes cantonnées au titre desdites saisies conservatoires sont des fonds inscrits sur le compte « mobile money pool account » appartenant aux clients mobile money.
Aux termes de l’article 52 du règlement 04/18/Cemac/Umac/Cobac du 21 décembre 2018 relatif aux services de paiement dans la Cemac, « … ils sont protégés contre tout recours d’autres créanciers de l’établissement de paiement, y compris en cas de procédure d’exécution ou de procédure collective d’apurement de passif ouverte contre l’établissement de paiement ».
Conformément aux règles communautaires, notamment le règlement évoqué supra ou nationales applicables, particulièrement celles régissant les dépôts et consignations au Cameroun ne sont pas respectées, indique le gouverneur de la Beac.
En effet, la loi 2008/003 du 14 avril 2008 régissant les dépôts et consignations dispose en ses articles 3,5 et 6 que les dépôts, consignations et séquestres judiciaires ne peuvent être ordonnés qu’au profit de la Caisse des dépôts et consignations qui jouit d’un monopole concernant lesdits dépôts, consignations et séquestres.
De telles décisions de justice ne reposant sur aucune base légale, précise le gouverneur de la Beac peuvent faire peser des risques graves sur le système bancaire et financier, au regard, précise-t-il, des enjeux financiers importants. Par conséquent, Abbas Mahamat Tolli charge le Minfi à saisir son homologue de la Justice afin de sensibiliser les siens (corps judiciaire) aux règles encadrant le système bancaire et financier.

Nécrologie : Après 65 ans jour pour jour, une veuve de Um Nyobè décède

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La veuve de Um Nyobe

Marie Um Nyobe née Ngo Ndjock Yebga n’est plus. La veuve de Ruben Um Nyobè est passée de vie à trépas ce 13 septembre 2023. L’annonce a été faite par la tendance de l’Union des populations du Cameroun (UPC) dirigée par Robert Bapooh Lipot. Dans un communiqué qui indique que la « camarade, combattante et héroïne de la lutte pour l’Indépendance et la Réunification du Cameroun », est décédée à l’hôpital de la Cnps à Yaoundé. Sans plus.

Ainsi, jour pour jour, 65 ans après la disparition tragique du père de l’indépendance du Cameroun, son épouse, celle qui l’accompagnait au « Maquis », l’a rejoint. « Cette date mémorable, le 13 septembre 1958, où à Libelingoï, elle a vu périr sous les balles des forces colonialistes françaises, le martyr Ruben Um Nyobe », souligne le communiqué. Mentionnant que ce même jour dans cette brousse de l’actuel département du Nyong-et-Kelle, celle qui accompagnait le Mpodol dans sa cachette, avait vu « sa propre mère Ngo Nkam Ruth » mourir dans les mêmes conditions atroces.

Le Parti historique ne voudrait pas manquer de souligner cette coïncidence de date : « En toute évidence, ayant choisi de retrouver dans l’éternité Ruben Um Nyobe, l’homme à qui elle a donné tout son amour, un 13 septembre, la camarade veuve Um Nyobe née Ngo Ndjock Yebga Marie démontre une fois de plus qu’elle avait épousé non seulement l’homme, mais également son combat et sa cause», salue Robert Bapooh Lipot.

Coïncidence

Par la voix de Robert Bapooh Lipot, l’UPC « rend hommage à cette militante téméraire, qui a activement participé à la préservation de la mémoire de son Illustre époux Ruben Um Nyobe, père du nationalisme camerounais, qu’elle a décidé de rejoindre auprès de la félicité éternelle ce 13 septembre 2023 », peut-on y lire. Appelant à la mobilisation totale des militants et sympathisants de l’UPC « pour lui témoigner notre amour une fois que la date de ses obsèques sera fixée».

Marie Ngo Ndjock à la rencontre du président Paul Biya au palais présidentiel

Marie Ngo Ndjock Yebga vivait à Boumnyebel. Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun, celle-ci avait été aperçue parmi les invités de la présidence de la république à l’occasion de la réception nocturne. Robert Bapooh Lipot avait joué une partition pour ce rapprochement. Lui qui s’est aligné dans la posture collaboratrice d’Augustin Frédéric Kodock, à l’égard des institutions de la République, et notamment le régime de Yaoundé.

Coups d’Etats : Le Printemps Équatorial

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En Afrique, la démocratie est à peser, déguisée, confisquée ; tout change et tout évolue, seuls les camerounais ne changent pas et croient dur comme fer que les choses qui arrivent aux autres ne peuvent nous arriver. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. Pourtant, le Gabon nous parle, Un proverbe Bambara nous enseigne que « le couteau qui égorge le poulet, peut aussi égorger le porc ».

Le dernier coup d’Etat en date, celui du Gabon, en Afrique centrale, dévoile le caractère migratoire contagieux et transmissible de ce fléau. Un coup d’Etat n’est rien qu’un coup dur causé par ceux qui renversent les régimes et ceux qui se font renverser.
En regardant l’euphorie des gabonais après l’annonce d’un nouvel homme fort au palais de la Rénovation à Libreville, il fallait comprendre qu’ils accueillaient un messie, un libérateur qui mettait fin à une monarchie répugnante au fil des années, à une dynastie régnante depuis 57 ans, et qui s’apprêtait à faire main basse sur les institutions, à prolonger son bail pour les sept prochaines années.
L’’expérience montre pourtant que la désillusion et la déception arrivent toujours aux galops, après la liesse et l’alégresse de l’arrivée de l’accueil d’un « homme fort ». Les citoyens gabonais, qui vivent pour la première fois un coup d’Etat, sont pardonnables. Les citoyens des autres pays africains ayant vécu plusieurs, ou une fois seulement, un putsch, savent qu’un putschiste est héros éphémère. Généralement c’est un de leurs compatriote qui a participé activement à la violence qu’ils subissaient. C’est souvent un général ou un officier de leur armée nationale, supplétif du dictateur sortant, qui organisait les repressions sanglantes qui les tenaient dans la peur.

Gabon : « bon » ou « Mauvais » coup d’Etat ?

On ne saurait dire que le coup d’Etat au Gabon était une opération salvatrice pour ce pays. Certes, la fameuse communauté internationale fait preuve de complaisance et de bienveillance envers les militaires putschistes qui ont pris le pouvoir au Gabon. Bien plus elle omet de considérer que c’est une junte comme celles qui se sont introduite dans les palais en Afrique de l’Ouest au cours des derniers mois. Alors que c’est bien un coup d’Etat, dans l’essence même de l’opération, qui s’est bien produit au Gabon.
En revoyant les circonstances, des élections venaient de se produire. Le régime, se sentant en ballottage défavorable, a tenté de corrompre l’expression de la majorité des gabonais pour déclarer le candidat Ali Bongo Ondimba réélu C’est à ce moment qu’un général ayant été aux avant-postes du régime apparaît pour « délivrer » le peuple gabonais.

Les populations sont descendues dans la rue avec allégresse sans savoir de quoi demain sera fait. Parce qu’il faut surtout apprécier le mode d’accession au pouvoir et non les circonstances dans lesquelles ils sont perpétués. De manière empirique, il n’y a pas de bons, il n’y a pas de mauvais coups d’Etat. Ce qui compte, ce sont les causes de ces opérations anti-démocratiques : la longévité au pouvoir dans plusieurs cas, l’alternance impossible aux sommets des Etats, la mauvaise gouvernance dans plusieurs cas ; l’abandon des populations dans la pauvreté, La confiscation de la démocratie…

Nous retenons que l’une et l’autre des étiquettes causent toujours des désagréments au peuple ; passé le temps de l’euphorie après la chute des dictatures, des fossoyeurs d’urnes et des autocraties.
Le cas des pays de l’Afrique de l’Ouest sous l’emprise de juntes est la preuve des dangers que charrient les coups d’Etat. Les économies sont victimes d’embargos et de sanctions ; les industries locales asphyxiées. Sans rappeler la brutalité avec laquelle le peuple subit les affres d’un pouvoir qu’il a supporté, acclamé, et installé en chantant l’heure de la délivrance à l’arrivée des putschistes.

Le danger des gardes présidentielles

Dans les exemples d’Afrique de l’Ouest le danger est régulièrement venu des gardes présidentielles avec à la tête des putschistes les commandants de ces gardes présidentielles. Ce sont des unités copieusement engraissées et choyées qui deviennent, par une mutation génétique, de gardes prétoriennes capables de perfidie et d’ingratitude envers ceux dont la protection en était la charge.
Au Gabon, le chef de la junte a été pendant longtemps aide camp du président déchu. Au moment du putsch, il était amant de la première dame, commandant de la garde républicaine, donc chargé de la protection du chef de l’Etat. Il y a eu « délivrance » du peuple gabonais mais aussi trahison de la part de Brice Oligui Nguema. Commandant de la garde républicaine à l’endroit de celui qui l’a fait roi et qu’il était sensé protéger.

Il n’y a plus aucun homme de confiance dans les gardes présidentielles en Afrique. Au vu de cette réalité, dans un autre pays d’Afrique centrale, un neveu commandant de la garde présidentielle, pourrait se lever et prendre le pouvoir de son oncle. Par ce que cet oncle est au pouvoir depuis plus de quarante ans, parce le pays croule sous la corruption et les détournements de fonds publics ; parce la majorité est pauvre ; parce que cet oncle est bientôt centenaire et serait même malade. Peut-être alors qu’il voudra protéger son oncle contre ces intrépides opposants et ces hypocrites courtisans qui peuvent s’entendre pour lui faire du mal. Ce serait quoi, un bon ou un mauvais coup d’Etat ?

La démocratie est à peser. Sera-t-elle lourde ou légère ? Surtout dans cet autre pays d’Afrique centrale ? Face à la souffrance criarde du peuple, face aux appels pressants du peuple pour sa libération, quand l’armée dite républicaine et patriote se mettra ou se rangera derrière le peuple, ce sera un bon ou un mauvais coup d’état ? Comment allons-nous les appeler ? « Putschistes » comme en 84 ou alors les « Patriotes » comme ailleurs ? That is the question. Et ça, ça va se savoir.
Par Saint Eloi Bidoung

Comptes nationaux : ces secteurs ayant porté la croissance économique au premier 2023

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Le premier trimestre de l’année 2023 est marqué par un rythme soutenu de l’activité économique, traduite -pour ce qui de cette activité-, par une croissance du Pib de 3,2% par rapport au même trimestre en 2022.

Selon les comptes nationaux trimestriels- 1er trimestre-, rendus publics par l’Institut national de la statistique, du côté de l’offre, cette évolution résulte de la bonne dynamique des secteurs secondaire et tertiaire qui marquent, chacun, un rythme de croissance soutenue au cours du trimestre.

Du côté de la demande, la croissance du Pib au cours du premier trimestre est tirée par la demande intérieure.
S’agissant de l’offre, la dynamique de croissance dans le secteur secondaire est portée par la bonne tenue de l’activité dans toutes les branches, indique l’Ins. Les activités dans ce secteur sont dominées par les industries agroalimentaires et les bâtiments et travaux publics. Ces deux secteurs ont contribué respectivement de 0,3 point et de 0,4 point à la croissance du secteur.

Dans le secteur tertiaire, la branche ayant contribué à la bonne performance de la croissance est celle des services non marchands de l’administration publique, avec 0,4%. Les autres branches comme le commerce et la réparation (2, 6% après 4,1%) et les transports (2,5% après 8,4%) sont au ralenti.
Parlant de la demande, l’Ins précise que la croissance du Pib y est tirée par la demande intérieure. La consommation finale, boostée par sa composante privée (2,8%), malgré la baisse de sa composante publique (-6,1%), marque une croissance positive et contribue positivement de 1,3 point à la croissance du Pib au cours du trimestre. De même, portée par ses deux composantes, publique et privée, la demande en biens d’investissement évolue globalement de 3,5%, pour une contribution de 0,7 point à la croissance. Par ailleurs, la hausse plus importante du niveau global des importations en volume (13,8%) que celle des exportations en volume (8,2%) contribue à détériorer le solde de la balance commerciale, toujours déficitaire.
En revanche, l’Ins déplore la faible performance du secteur primaire, pour ce qui est de l’offre. Cela est conséquente à la chute de 6,2% de l’activité dans la branche de l’agriculture d’exportation et le ralentissement des activités dans la sylviculture (0,5% après 2,5%).

Impôt sur la pension retraite : syndicalistes et pensionnés en ordre de bataille

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Dans une correspondance datant du 11 septembre 2023, l’Union générale des travailleurs du Cameroun demande au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, de convoquer la Commission nationale consultative du travail. L’enjeu d’une telle rencontre, précise le communiqué de Isaac Bissala, président confédéral de l’Union générale des travailleurs du Cameroun, est d’éviter des manifestations à venir, consécutives à une imposition de la pension retraite.

En effet, l’administration fiscale a saisi la Cnps afin de lui demander d’imposer les pensions retraites. Chose que le Dg de la Cnps, révèle -t-il, a décliné, puis, a convié syndicalistes et pensionnés, dans le but de les informer de cette situation, le 8 septembre courant, après que le Minfi, dans une correspondance- signée le 6 septembre -, ayant fuité sur les réseaux sociaux, lui ait donné raison. « Le directeur général de la Cnps a convié ce jour les confédérations syndicales et associations des retraités aux fins de les informer sur les problématiques relatives à la fiscalité des pensions de retraite tel qu’exigée par la direction générale des impôts », indique le communiqué final à l’issue de cette concertation.

Suite à la séance d’information, les confédérations syndicales et associations des retraités ont tenu une séance de concertation en vue de se prononcer sur la question. Au cours de celle-ci, les pensionnés ont indiqué que : « l’impôt sur les pensions est inopportun, illégal et inhumain. Tout prélèvement opéré par la Dgi sur ce fait sera considéré non seulement comme une volonté injustifiable de s’attaquer au pouvoir d’achat déjà faible du troisième âge mais aussi comme une volonté délibérée de ternir la paix sociale si chère au président de la République ».

Pa ailleurs , les syndicalistes souhaitent, conséquemment, que tout projet portant sur la fiscalisation de la pension retraite soit au préalable soumis à la commission nationale consultative du travail. Enfin, les confédérations syndicales et associations des retraités préviennent les pouvoirs publics des conséquences graves qui pourraient résulter de persistance d’une telle initiative auprès des retraités.

35 Conseillers emploi d’Afrique renforcent leurs compétences à Yaoundé

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Organisée par l’Association africaine des services d’emploi (AASEP) du 11 au 21 septembre 2023 à Yaoundé, la 6ème session de formation des Conseillers emploi des services publics d’emploi membres de l’AASEP, vise à renforcer les compétences des conseillers emploi dans leur relation avec les entreprises afin de rendre l’intermédiation plus efficace. Pendant cette formation, les participants vont s’approprier des dispositifs complets de méthodes pédagogiques interactives basées sur des mises en situation réelle. Cette approche immersive permet aux conseillers emploi de développer une meilleure compréhension des attentes et des spécificités des entrepreneurs, tout en s’appuyant sur des normes internationales telles que celles définies par l’Organisation mondiale du travail. Le constat d’un déficit de compétences dans les domaines clés du métier de conseiller emploi est réel, et il est essentiel de s’adapter en permanence aux évolutions du marché du travail. Camille Moute à Bidias, Directeur général du Fonds national de l’emploi (FNE) et président d’honneur de l’ASEP, souligne que le marché du travail est dynamique et en constante mutation, tant au niveau des métiers que des acteurs qui le composent. Ainsi, les conseillers emploi doivent être constamment adaptés pour révéler les talents des demandeurs d’emploi et favoriser leur intégration sur le marché du travail.

L’intermédiation

L’intermédiation joue un rôle fondamental dans la régulation du marché du travail. Elle permet de comprendre les besoins du marché et de faciliter l’accès à l’emploi pour ceux qui seraient autrement exclus. Thierry Huort, représentant du Secrétaire général de l’Association mondiale des services publics d’emploi (AMSEP), souligne l’importance de cette formation pour maintenir les conseillers emploi en éveil et leur permettre d’être plus efficaces dans leur mission. La présence de participants venus de plusieurs pays témoigne de l’engagement des services publics d’emploi africains à soutenir l’économie et à répondre aux besoins de la jeunesse en matière d’emploi. Abdallah Chidi Djorkodei, Directeur général de la société publique d’emploi du Tchad (ONAPF), a souligné l’importance accordée à l’emploi par le président de la Transition au Tchad, qui a personnellement instruit sa participation à cette session de formation. Cette formation, qui se tient à Yaoundé jusqu’au 21 septembre, revêt une importance capitale pour la société. Les conseillers emploi jouent un rôle clé dans la dynamisation du marché du travail en favorisant la rencontre entre les besoins des entreprises et les compétences des demandeurs d’emploi. Leur formation continue et leur capacité à anticiper les besoins du marché sont essentielles pour soutenir le développement économique de la région. En renforçant leurs compétences, ces conseillers emploi d’Afrique sont prêts à relever les défis du marché du travail en constante évolution et à contribuer activement à l’épanouissement professionnel des individus et à la croissance économique de leurs pays respectifs.

Jean Luc Fassi

Henri Kouam: 《 le coup d’Etat au Gabon aura un impact économique sur la sous région》

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Introduction

Le coup d’État Gabonais suscite des cris de victoire contre une kleptocratie de la famille Bongo. La frustration suscitée par le manque d’informations sur la maladie d’Ali Bongo serait l’un des éléments déclencheurs de la tentative de coup d’État de janvier 2019. Cela suggère certainement que certains au Gabon – un pays où un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté – aimeraient voir un changement. Cette fois, le coup d’Etat a eu lieu et le changement se poursuit malgré des implications démocratiques et économiques palpables. Ali Bongo a servi dans le gouvernement de son père en tant que ministre de la Défense, poste qu’il a occupé pendant 10 ans. Avant cela, son premier mandat, en tant que ministre des Affaires étrangères du Gabon en 1989, avait pris fin après trois ans en raison d’un changement constitutionnel exigeant que les ministres soient âgés de plus de 35 ans. Il avait 32 ans à l’époque. Finalement, Ali Bongo a été élu Président avec 42% des voix. Mais tout au long de son mandat, la légitimité du président Bongo a été remise en cause par ses opposants. Les revendications ont refait surface en 2016, lorsque le principal opposant à l’élection présidentielle était Jean Ping, l’ancien président de l’Union africaine et père de deux des enfants de la sœur de M. Bongo.

L’économie Gabonaise et la Sous-région CEMAC

Quatrième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, le secteur pétrolier du Gabon a représenté 80% des exportations, 45% du PIB et environ 60% des recettes fiscales. Les répercussions de l’invasion de l’Ukraine ont entravé la croissance économique du Gabon. Les ménages gabonais sont confrontés à la hausse des prix alimentaires depuis début 2022 alors que le taux d’inflation atteignait 4,3 % en dessous du seuil de la CEMAC qui est 3%.

Cependant, le pays a pris des mesures pour lutter contre la hausse du coût de la vie, notamment avec un plafonnement temporaire des prix pour 48 produits de consommation importés d’octobre 2022 à Mars 2023.  L’économie du Gabon se redresse progressivement, soutenue par la bonne performance des secteurs pétrolier, minier et du bois. Le PIB est estimé à 3,1 % en 2022, en progression par rapport au 1,5 % enregistré en 2021. En outre, le solde budgétaire est devenu excédentaire, à 3 % du PIB pour 2022, après un déficit de 1,9 % en 2021. Grâce à ce redressement progressif, la dette publique s’est réduite en 2022, représentant 52 % du PIB, par rapport aux 60,7 % enregistrés en 2021.

Selon l’Analyse de la viabilité de la dette publiée par le FMI en juillet 2022, la dette publique est estimée soutenable, et les risques se sont atténués. Si l’économie prospère, certains justifient le coup par un taux de chômage de jeunes élevé et la qualité de vie qui laisse à désirer pour un tiers de la population. Le Gabon ne collecte pas les données comme il devrait le faire alors, il est difficile de juger la pauvreté socio-économique. Mais le coup aurait des impacts sur les pays de la sous-région.

Impacts économiques du Coup  d’Etat

Les putschistes ont proclamé la fermeture des frontières du Gabon, mettant ainsi le pays en isolement “jusqu’à nouvel ordre”. Ceci va freiner les exportations en vers le Gabon et pourrait ralentir l’activité économique au Cameroun. Pour rappel, le Cameroun exporte du Chocolat, soupe et bouillon, pétrole raffiné  du savon et du lait pour une valeur estimée à $46.2 millions. Tandis que 85% des exportations Gabonais pour le Cameroun c’est l’huile de palme, estimée à une valeur de $9.14 million. La fermeture de frontières vas impacte des entreprise

Il est important de préciser que les entreprises tel que Sofavin ont déjà investi 12,5 milliards de francs CFA (environ 20 millions de dollars) dans le cadre de cet accord et $20 millions seront investis en 2023. Par contre, le Gabon reste un investisseur important pour le Cameroun. Lors de son emprunt obligataire, les investisseurs Gabonais était le deuxième souscripteur, représentant 22,2 milliards de FCFA de souscriptions, soit 12,6% du montant global. Alors, le coup d’état aurait un impact sur l’économie Gabonaise, camerounaise et aussi la sous-région.

Le FMI pourrait suspendre le décaissement des fonds

Le 27 juin 2022, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé les premier et deuxième examens de l’Arrangement élargi au titre du Mécanisme élargi de financement (FEP) pour le Gabon. L’achèvement des examens permet le décaissement de $155,29 millions, portant le total des décaissements à $263,63 millions. Le troisième examen du programme du Gabon est en attente en raison des arriérés de dette extérieure, les dérapages budgétaires et le ralentissement des réformes structurelles. Le coup pourrait compromettre ceci, et ralentir les réformes nécessaires pour le développement économique et financier.

Au niveau régional, des réformes suscitent le développement d’une plateforme informatique à la BEAC pour faciliter le déploiement des comptes uniques de trésorerie (TSA) par les pays membres est prête pour opérationnalisation dans les deux pays pilotes avancés (Cameroun et Gabon) d’ici fin 2023. Cela nécessite l’organisation en temps opportun de l’atelier d’apprentissage par les pairs envisagé impliquant toutes les parties prenantes (BEAC, trésors, entités publiques, banques) et signer une convention standard entre la BEAC et tous les Trésors. Le personnel a exhorté les autres pays membres à mener à bien les étapes en cours, en s’appuyant sur les enseignements tirés des pays pilotes. Une fois opérationnels, les comptes uniques de trésorerie (TSA devraient contribuer à une utilisation plus efficace des ressources publiques. Ceci ne serait pas une priorité pour les putschistes, alors les réformes vont freiner pendant la transition.

Conclusion

Le FMI prévoit une croissance de 3%, et un taux d’inflation de 3.4%. Mais la croissance va chuter accentuée par l’inflation dans le quatrième semestre de 2023 et nous allons certainement voire une réduction des perspectives économique du Gabon. Le coup d’Etat prend de l’ampleur, mais pendant que certains perçoivent une triomphe pour la démocratie, la vie devient plus chère, et toutes les économies de la sous régions seront touchées en termes politiques mais aussi en termes d’implémentation des réformes. La transition devrait se poursuivre davantage pour réduire l’impact économique du Coup d’Etat.

Henri Kouam, fondateur Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Nord et Extrême-Nord : 13 magasins de stockage de riz à construire

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Au Cameroun, 11 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë

Ledit projet sera réalisé grâce au financement du Fonds international de développement agricole (Fida), pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au Cameroun, 11 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, soit environ 3 millions de personnes. Selon les résultats de l’analyse du Cadre Harmonisé de mars 2023, les régions de l’Extrême Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont les plus touchées.

1% de cette frange est en phase d’urgence c’est à dire 335 899 personnes contre 253 853 personnes en mars 2022, et 10% en phase de crise, soit 2 676 204 personnes particulièrement dans la région de l’Extrême-Nord, les inondations et les déplacements qui s’ensuivent, continuent d’avoir un impact sévère sur la sécurité alimentaire des populations. Les chiffres de 2023 ont connu une augmentation de 5% par rapport à 2022 ou le nombre de personnes en situation de crise alimentaire était de 2,865 millions.

C’est dans ce contexte que le gouvernement du Cameroun à travers son ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) va construire 13 magasins de stockage de riz dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. C’est dans le cadre du Projet de d’appui au développement des filières agricole (Padfa) dans sa phase 2. Ledit projet sera réalisé grâce au financement du Fonds international de développement agricole (Fida).

Le coordonnateur national du Padfa, Hélène Misse Marigoh vient de lancer un appel à candidature pour le recrutement et le financement des services d’un cabinet/bureau d’études chargé de la maîtrise d’œuvre des travaux à réaliser dans les départements du Mayo-Danay et Mayo-Kani (Extrême-Nord) et dans les départements de la Bénoué, du Mayo-Louti et du Faro (Nord).

A travers sa vision 2035, le gouvernement du Cameroun s’est engagé pour l’émergence et la prospérité du pays, en assurant à sa population une sécurité alimentaire optimale. Bien que le pays regorge d’énormes potentialités pour une disponibilité alimentaire suffisante, il fait face à diverses crises humanitaires, sécuritaires et désormais sanitaires qui viennent compromettre l’équilibre alimentaire et nutritionnel des populations.

Électricité . Hausse de la fraude sur les compteurs prépayés

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Selon Eneo,  62% des cas de fraudes détectés au cours du premier semestre à Douala et Yaoundé concernent les compteurs prépayés, contre 38% pour les compteurs classiques postpayés.

Présenté comme un moyen moderne de comptage de la consommation d’électricité, le compteur prépayé n’échappe malheureusement pas à la fraude. Cet outil opérationnel au Cameroun depuis 2019  fait de plus en plus  l’objet des divers trafics des usagers  et des agents Eneo indélicats. A Douala, une des principales villes qui enregistrent le plus grand nombre de branchements anarchiques, les nouveaux types de fraude recensés par Eneo concernent en grande partie les compteurs prépayés.

 L’entreprise renseigne que les constats de fraude sur ce type de compteurs connaissent une croissance exceptionnelle.  62% des cas de fraudes à Douala au cours du premier semestre 2023, ont été détectés sur les compteurs prépayés, contre 38% sur les compteurs classiques postpayés.

« Les clients indélicats ont multiplié des techniques pour éviter à ces compteurs l’enregistrement des consommations », regrette l’entreprise dont des cadres affirment que la tendance est la même à Yaoundé.

Conscient de l’implication de certains de ses agents dans  ces situations,  Eneo  Cameroon rassure que « tout soupçon d’indélicatesse de ses agents dans le cadre des contrôles des installations est traité avec le plus grand sérieux et les concernés châtiés quand les investigations confirment les allégations ». Eneo annonce avoir procédé avec ses partenaires au  licenciement de 15 de ses employés  et de 30 employés d’entreprises sous-traitantes.  L’entreprise poursuit aussi la chasse hors de ses murs. En 2022, 487 barons de la fraude  avaient également été arrêtés. Un baron de la fraude étant  considéré comme étant à la tête d’un réseau d’alimentation frauduleuse d’au moins 100 foyers.

A fin juin 2023,138 faux électriciens ont été appréhendés et l’entreprise ne compte pas lâcher  l’esprit de tolérance zéro. Car, le nombre de faux électriciens exerçant dans les quartiers est estimé à environ 1500.

 Selon Eneo la  fraude  fait perdre des ressources importantes au secteur. « C’est largement plus du budget d’investissement d’Eneo pour 2020 (45,7 milliards), couvrant les besoins dans la production, la distribution, le commercial, et autres. C’est aussi l’équivalent d’au moins deux centrales solaires de 25 mégawatts, ou du raccordement au réseau électrique de plusieurs centaines de localités, ou encore plus d’1.800 000 nouveaux compteurs prépayés », avait indiqué l entreprise l’année dernière au terme d’une opération coup de poing.

prix Pierre Castel 2023. Les lauréats reçoivent leurs distinctions ce jour

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 12  entrepreneurs  en provenance de six pays dont le Cameroun, seront auréolés  au cours  d’une cérémonie à Douala.

Après Kinshasa, en RDC en 2022, le Cameroun abrite  cette année la cérémonie panafricaine de remise des récompenses aux lauréats du Prix Pierre Castel. Ce 14 septembre,  les meilleurs entrepreneurs agricoles des pays africains où le groupe français Castel est présent, seront à Douala.  Ils recevront solennellement les distinctions  dans le cadre du prix  qui soutient chaque année depuis 2018,  des initiatives portées par de jeunes entrepreneurs dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.

Ils sont au total  12 lauréats  à raison de deux meilleurs par pays. L’Algérie,  le Cameroun,  le Burkina Faso,  la côte d’Ivoire, Madagascar,  et la République Démocratique du Congo. Le premier prix Cameroun revient à Adeline TSEMO Epse PELAGE,  avec son entreprise MADININA FOODS SARL. Cette dernière est  spécialisée dans la production et la commercialisation de Snacks  à base de farine de blé et de patate douce, 100% naturels, sans additifs ni colorant notamment.  Son produit sera aux côtés d’autres projets tout aussi innovants tels que celui de l’ivoirienne Christelle YOBOUÉ Aya avec son ananas pain de sucre communément appelé ‘’ananas sauvage’.

Les premiers lauréats  recevront une dotation financière de 15 000 €, soit environ 10 millions de FCFA.  Ceci, en plus d’un  parrainage, un coaching et une formation d’un an.  Les seconds ont quant à eux droit à  10 000€ (6,5 millions de FCFA) chacun. Ils bénéficieront aussi d’un coaching ainsi que d’une formation d’un an.

Le Fonds Pierre Castel a pour but de soutenir des actions en faveur d’initiatives agricoles et agroalimentaires en Afrique, et de soutenir l’entrepreneuriat porté par sa jeunesse. Les projets sont retenus pour leur résilience, leur capacité à préserver et valoriser les ressources, à favoriser l’autonomisation des jeunes et des femmes et à contribuer au développement des systèmes alimentaires, en améliorant les productions et pratiques agricoles.

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