Par décision COBAC D-2023/278, du 19 décembre 2023, le Port Autonome de Douala est classé parmi les entreprises de Grand Standing et d’importance nationale ou dont le poids dans l’économie est particulièrement élevé pour l’exercice 2024.
Cette décision a été prise lors de la session ordinaire de la Commission Bancaire tenue à Douala le 19 décembre 2023 sur proposition de l’Association Professionnelle des Établissements de Crédit( APEC).
Selon la COBAC : »Considérant que le Port Autonome de Douala (PAD) est une société anonyme au capital social de 30 576 millions de FCFA, détenu entièrement par l’Etat du Cameroun. Cette société assure près de 90% du trafic national. Au 31 décembre 2021, le PAD emploie 1346 personnes;
Que l’analyse financière de la société s’appuie sur les rapports des commissaires aux comptes au 31 décembre des exercices 2020, 2021 et 2022;
Qu’au 31 décembre 2022, le PAD enregistre un chiffre d’affaires, une valeur ajoutée et un résultat net positifs. Le fonds de roulement et la trésorerie nette demeurent également positifs et enregistrent une forte hausse:
Que tenant compte des performances réalisées par le PAD et de son importance dans l’économie du Cameroun, il convient d’inscrire cette société sur la liste des entreprises de grand standing et d’importance nationale ou dont le poids dans l’économic est particulièrement élevé, au titre de l’exercice 2024″
Cette autre consécration est le résultat des nouveaux paradigmes de gestion portuaire, implémentés depuis 2016 par la Direction Générale, avec le soutien du Conseil d’Administration et du Gouvernement de la République.
LE PORT AUTONOME DE DOUALA, ENTREPRISE DE GRAND STANDING ET D’IMPORTANCE NATIONALE
Bévues de Can : le Cameroun insulté par TV5 Monde
Dans la soirée du 23 janvier, alors que les équipes engagées dans les poules C et D, livraient chacune, leur dernière rencontre, comptant pour la qualification au second tour de la compétition, le Cameroun s’est vu vulgairement insulté par une chaîne de télévision généraliste francophone internationale. En effet, alors qu’elle diffusait sa séquence consacrée au débriefing des rencontres en cours, à la fin du journal télévisé, TV5 Monde a présenté le Cameroun sous la bannière de « L’Ambazonie », un groupe sécessionniste qui revendique les parties anglophones du Cameroun comme son territoire. Sur les tableaux illustratifs des analyses, le Cameroun est apparu avec le drapeau « Ambazonien ». Simple erreur de synthé ou alors tentative de déstabilisation, les avis s’affrontent. Après un vain espoir d’un éventuel « Mea Culpa » de la chaine française, l’Ambassade su Cameroun en France, a saisi le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française pour dénoncer cette « Grave méprise de TV5 monde.
« Le gouvernement Camerounais condamne et dénonce fermement cette grave méprise de TV5 Monde, fort regrettable et hautement préjudiciable pour l’image internationale du Cameroun et en appelle au respect de sa souveraineté et de ses armoiries. Ainsi dans le souci de la préservation des bonnes relations qui ont toujours unies la République française et le Cameroun, le gouvernement camerounais souhaiterait une correction immédiate de ce fâcheux manquement dans les mêmes formes qui l’ont accompagné et le retrait de cette partie du journal des sites de la chaine de télévision TV5 Monde et du cyberespace en général ». Peut-on lire dans la correspondance.
En réponse à cette mise en demeure, la chaîne de télévision généraliste française a reconnu son tord et a présenté ses plus plates excuses au Cameroun, accusant un manque de vigilance des équipes techniques. Cependant, TV5 n’a pas pris l’engagement d’un droit de réponse ou encore moins de retirer cette édition du journal du cyberespace.
Pour rappel, le Cameroun a obtenu son visa de qualification au bout d’un match plein de rebondissements. C’était contre les scorpions de la Gambie sur un score étriqué de 3 buts contre 2.
Cas Vincent Aboubakar : Samuel Eto’o et Rigobert Song avaient menti
« De ce que je sais, pour le moment il a commencé à trottiner. Mais je pense que c’est trop juste. Il ne faut pas que nous rêvions trop. Je pense pas que Aboubakar va être prêt pour jouer demain ». Rigobert Song Bahanag l’a déclaré en conférence de presse d’avant-match lundi dernier, veille du match Gambie-Cameroun. Même si le manager sélectionneur des Lions indomptables n’a pas donné des gages fondés sur le dossier médical du joueur, il a tout de même essayé d’assouvir les demandes d’informations de l’opinion relayées par la presse présente à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’ivoire 2023. La veille du 2ème match des Lions indomptables le 19 janvier dernier déjà, Rigobert Song laissait planer l’espoir de voir le capitaine des Lions indomptables jouer très bientôt. « Il y a eu plus de peur que de mal. Déjà le fait qu’il soit revenu plus tôt, c’est bien pour nous. Maintenant, tout dépendra de l’évolution de la blessure qu’il a eue. Et ça peut être possible qu’il apparaisse avant que la compétition ne finisse», tentait-il de rassurer l’opinion nationale le 19 janvier dernier. Au sujet de Vincent Aboubakar cloitré à l’infirmerie depuis l’arrivée de la sélection nationale du Cameroun à Yamoussoukro pour le tournoi.
Acculé par la presse sur le sujet, le manager sélectionneur a cru avoir rassuré. Le besoin a été assouvi. Sauf que Vincent Aboubakar n’a pas joué. L’homme n’a même pas figuré sur la feuille de match. Rigobert Song homme n’avait pas trouvé les mots justes pour endormir un peuple assoiffé de victoire dans cette compétition et qui, face à l’échec du premier match, consécutive à une série presque stérile à laquelle le Cameroun est engagé depuis l’arrivée du nouveau staff en février 2022, ne croyait plus qu’en celui qui avait remonté avec maestria les trois buts d’écart face au Burkina Faso au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé en février 2022. Le match comptait pour la 3ème place de la dernière CAN. Finalement le Cameroun l’avait emporté aux tirs aux buts. Dans l’inconscient, le manager sélectionneur avait indiqué que « ça peut être possible qu’il apparaisse avant que la compétition ne finisse». Un alignement de mots qui ne renvoient qu’à une hypothèse, à une éventualité, à une « possibilité» d’un retour, mieux une « apparition» du joueur « avant que la compétition ne finisse». A la suite du médecin de la sélection nationale qui lui-même avait écrit que « ce dispositif augure d’un retour très prochain dans le groupe». Une hypothèse au moment même où l’homme laissait croire aux Camerounais que le retour de son capitaine sur le terrain était pour bientôt.
C’est donc ce héros qu’il semble manquer aux Lions indomptables pour trouver le chemin des filets adverses depuis deux matchs. L’attaquant du Besiktas d’Instanbul a été annoncé blessé au cours des entraînement de la sélection nationale le 12 janvier dernier. Trois jours avant le premier match du Cameroun. L’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) réalisée le lendemain avait conclu à un « un décollement musculo-aponévrotique classé grade 1», selon le Dr Fotso Patrick, médecin de la sélection nationale du Cameroun. Lequel soulignait que « Cette lésion sans gravité n’induit pas une indisponibilité qui soit de nature à entraver la participation du joueur à la compétition».
Et pourtant le capitaine des troupes n’a pas jusqu’ici joué et continue d’assister en spectateur aux rencontres du Cameroun. Samuel Eto’o et Rigobert Song ont donc trompé le peuple camerounais sur le cas de celui qui s’avère être l’homme de confiance du peuple. Un médecin qui avait requis l’anonymat, avait déjà assuré que « le mal tel qu’il est présenté, ne peut pas guérir en moins de trois semaines». Jurant sur son expertise que « Vincent Aboubakar ne peut pas jouer les matchs de poule». Ce critique aura eu raison. Même si l’attaque camerounaise a finalement pu trouver le chemin des filets adverses, il reste que la Fédération camerounaise de football et le staff technique des Lions indomptables ont privé le Cameroun d’une chance pour le Cameroun d’avoir en son sein un autre élément capable de suppléer Vincent Aboubakar.
Restructuration: Mutation en holding et reprise de la dette pour sauver Camtel
Les résultats financiers de la Cameroon Telecommunications (Camtel) en 2022 sont globalement positifs. Le chiffre d’affaires de Camtel a progressé de 17,7% en glissement annuel. Le résultat net réalisé par l’opérateur public de téléphonie est également en hausse. Ce dernier a connu une augmentation de 26,4%, passant de 7,2 milliards en 2021, à 9,2 milliards en 2022.Toutefois, malgré ce bilan positif, la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR) la classe dans la liste des entreprises qui représentent un risque pour le budget de l’Etat. Bien qu’elle peut sembler paradoxale au regard du bilan financier évoqué supra, l’analyse de la CTR est sous-tendue par plusieurs facteurs. Cet organisme spécialisé du ministère des Finances évoque notamment le fait qu’à fin 2022, Camtel comptait 3 996 employés dont 170 collaborateurs directs pour le Directeur Général. Une organisation «obèse et budgétivore», qui a contraint l’entreprise à orienter plus de 33% de sa valeur ajoutée vers les charges du personnel qui ont culminé à 34,7 milliards FCFA en 2022. Camtel est également une entreprise fortement endettée (+8,56% en 2022), avec une dette évaluée à 648 milliards hors provision au 31 décembre 2022.
Solutions
Ces difficultés ne sont pas insurmontables si les organes de gestion consentent à implémenter rigoureusement quelques pistes de solution formulées par le comité interministériel de la mission de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic. Cette dernière recommande au président de la République la mise sur pied d’un plan de restructuration subdivisé en 4 points. D’abord, la création de trois (03) filiales (Fixe, Mobile et Transport) chapeautées par une Société mère. «Au terme de la période réglementaire, la société-mère pourrait procéder à l’ouverture du capital social du Mobile et celui du Fixe aux investisseurs institutionnels nationaux à l’instar de la CDEC, de la SNI, de la CNPS, de la CSPH etc.» suggère la Ctr. Cette solution n’est pas inédite. L’on se rappelle qu’en 2007, l’Etat du Cameroun a engagé le cabinet français Kpgm, pour réaliser des études et procéder à des simulations de fonctionnement pour une nouvelle entreprise baptisée Sitelcam (Société d’infrastructures de de transmission des télécommunications du Cameroun), qui devait remplacer Camtel. Fidèle au cahier de charges qui lui avait été servi, le consultant français a suggéré entre autres recommandations, le schéma d’une entreprise d’infrastructures d’un côté, et de l’autre, une entreprise chargée de la gestion du segment téléphone et internet.
En 2008, le président de la République a fait signer les textes organiques de cette nouvelle société par le ministère des Postes et des télécommunications. L’actionnariat qui s’est alors dessiné, laissait penser à un partenariat public-privé. La structure du capital de Sitelcam proposé par Kpgm faisait de l’Etat, l’actionnaire majoritaire avec 35 à 40% des parts. Dans cette structuration, Mtn et Orange rejoignaient également l’actionnariat avec une participation au capital de l’ordre de 30%. 20% pour un partenaire stratégique et 10 à 15% pour les investisseurs institutionnels (Sni en chef de file). Les études réalisées à l’époque témoignaient également de la rentabilité de cette nouvelle entreprise. «Sur les trois premières après le démarrage de Sitelcam, un bénéfice de 33 milliards de FCFA et une offre en capacité deux fois supérieure à la demande. L’investissement cumulé sur la période de référence est de 127 milliards de FCFA au bout de 5 ans. Ce qui équivaut à l’échéance de retour sur investissement observés dans le secteur. Les emplois directs créés au bout de la première sont estimés à 131, pour une masse salariale de plus de 9 milliards et à 20 000 emplois directs», a détaillé le journal Repères dans un article paru en 2009. Malheureusement, ce projet prometteur n’a jamais vu le jour pour des raisons qui demeurent mystérieuses.
Situation financière
Sur le plan financier, la Ctr propose à l’Etat de reprendre une partie de la dette de Camtel notamment celle due à Eximbank-China d’un montant de FCFA 138,4 milliards FCFA. «Avec pour objectif d’orienter l’espace de trésorerie dégagé vers des investissements prioritaires dans les filiales ; la société-mère devant procéder, au terme de la restructuration, au remboursement à l’Etat du montant total de la dette ainsi reprise», peut-on lire dans le rapport de la Ctr sur la situation des entreprises publiques et parapubliques en 2022. La Ctr est convaincue que la dette de Camtel pourrait également être allégée si l’Etat entamait des négociations avec les banques commerciales dans l’optique de transformer les découverts bancaires de Camtel d’un montant global de 14,893 milliards FCFA, en crédit moyen ou long terme.
UPC : Bapooh Lipot tente de remobiliser les troupes
« Ensemble, Unissons nos forces pour la Reconstruction d’une UPC conquérante, dotée d’une puissance électorale évidente». Le cri de ralliement est lancé par Robert Bapooh Lipot, dans une « Lettre aux Upécistes» que le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale vient de rendre publique. Pour l’ancien député, « l’année 2024 qui commence est déterminante pour l’élaboration des stratégies majeures de repositionnement de l’Upc… » pour ces échéances que sont notamment les municipales, les législatives et la présidentielle, qui se tiendront toutes en 2025.
Des rendez-vous qui charrient beaucoup d’enjeu tant ça devrait être l’occasion de renouveler la classe politique nationale. Paul Biya, président de la République, devrait totaliser 92 ans, et même si les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) l’invitent à se représenter, celui qui, au regard des textes fondateurs du parti, demeure le « candidat naturel » du parti au pouvoir pour toute élection présidentielle, ne devrait plus concourir. Lui qui, amorti par le poids de l’âge, et usé par une magistrature suprême qu’il assure depuis 1982, assiste presqu’en spectateur aux luttes de positionnement au sein de son parti. Nul doute qu’un abandon de Paul Biya laisserait la place à un candidat un peu plus jeune, et certainement qui devrait se faire accompagner d’hommes et femmes moins avancés en âges. De toutes les façons, pour 2025, tous les partis politiques travailleront à se tailler une place sur le gâteau national. Entre anciens pensionnaires en poste et ceux déchus ou ayant perdu des positions, il y a de nouveaux candidats qui sont à l’affût.
Kodock, Njami Nwandi,…
L’UPC pour sa part, vit plus que jamais des déchirements en son sein et même dans la famille élargie de l’Upécisme. Ces dernières années, les pates du crabe se sont davantage multipliées. La coque s’est complètement vidée des institutions. Du fait de guerres de leadership, les listes UPC ont été disqualifiées aux législatives et municipales de 2020. Faute de conseillers municipaux, le Parti des crabes n’a pu être au sénat que grâce à la « magnanimité » du président de la république qui en a nommé un, dans le cadre des accords entre le Rdpc et l’Upc jadis dirigée par Augustin Frédéric Kodock et dont Bapooh Lipot assure la succession politique. « Nos consciences doivent nous interpeller. Allons-nous encore réitérer le cataclysme de 2020 et détruire les acquis actuels de notre Parti ? », demande Bapooh Lipot aux Upécistes.
En attendant la réponse de ses camarades, le leader invite ses interlocuteurs à « un sursaut d’orgueil…pour être en harmonie avec l’esprit des Pères fondateurs de l’UPC ». Alors « j’invite tous les militants et sympathisants de l’UPC à sortir des prismes actuels de l’extrémisme pour s’ouvrir aux vertus du Dialogue et de la Réconciliation», lance-t-il. Sous le thème «Pour le triomphe des idéaux des Pères fondateurs de l’UPC et le grand retour de l’UPC dans la scène politique camerounaise en 2025 : Réconcilions-nous ». Convaincus qu’il est, que « 2025 c’est aujourd’hui. C’est Maintenant qu’il faut mettre nos divergences entre parenthèses et lancer une mobilisation de nos militants et sympathisants sur le terrain, au lieu de rester dans les débats évanescents dans les médias et les plateaux de télévision».
Bapooh Lipot sera-t-il entendu ? Ce n’est pas la première fois que des appels au dialogue et à la réconciliation sont lancés. La dernière fois, c’est l’ancien député Njami Nwandi qui en était l’initiateur. Mais le patriarche n’avait pas été écouté.
Gambie-Cameroun : La 56ème minute de tous les espoirs…
La partie a repris sur le même tempo, après une première mi-temps qui s’est soldée par un nul vierge entre les Lions indomptables et les Djurtus. Juqu’à la 56ème minute. Réception de Nkoudou. L’attaquant de couloir pose le cuir, lève la tête et administre un centre dans la surface de réparation gambienne. Les deux défenseurs centraux ont laissé Karl Toko Ekambi libre dans l’axe de leur défense. Le numéro 12 du Cameroun se lève et dévie le ballon qui file dans les buts gardés par Gaye. Alors que les gradins roulent largement pour la Gambie, les fans de l’équipe nationale du Cameroun domptent la cuvette de Bouake. Le cri du Lion retentit dans ce stade de la Paix où sont rivés tous les regards camerounais.
…Chassé-croisé
Le Cameroun vient ainsi d’ouvrir le score. A cet instant, le Cameroun est certain de jouer le second tour. C’était sans compter avec la détermination de la Gambie d’être l’auteur d’un retour précoce du Cameroun à la maison, comme l’a promis Tom Sainfiet son entraîneur. Et les Scorpions rétabliront l’équilibre à la 85ème grâce à Colley. Toko Ekambi pour être à nouveau le bourreau de la Gambie comme ce fut le cas en quarts de finale de la dernière CAN, à Japoma (2-0). Mais le tir échouera sur la transversale. Le Cameroun tentera de reprendre le contrôle de la partie comme sur les vingt-cinq premières minutes de jeu.
Finalement, Jallow qui donne l’avantage à la Gambie. La Gambie est désormais qualifiée. Le Cameroun refuse de tomber. Et Christopher Wooh transformera un coup franc de Nkoudou, pour relancer la partie à égalité de buts (2-2). Finalement, c’est Enzo Tchato qui effectuera le centre que Gomez dévie dans les buts de son pays. Le Cameroun reprend l’avantage. Jusqu’au coup de sifflet final. A quatre points, le Cameroun jouera certainement le second tour parce qu’ayant terminé deuxième du groupe C. Le Sénégal ayant battu la Guinée (2-0).
Lions indomptables : André Onana ne jouera pas contre la Gambie
André Onana ne jouera pas le dernier match de poule du Cameroun à la CAN 2023. Ainsi Rigobert Song Bahanag, le manager sélectionneur des Lions indomptables a opté pour Fabrice Ondoa, en lieu et place de son numéro un. Un changement de dernière minute. Ainsi, le sociétaire de Nîmes jouera son second match du tournoi, après avoir gardé les buts camerounais lors de la première sortie du Cameroun, contre la Guinée. Le titulaire avait obtenu une permission pour rester en club jouer un match crucial de la Premier league contre Tottenham.

Mais le choix de Fabrice Ondoa pour garder les buts des Lions indomptables n’est pas une option libre de Rigobert Song Bahanag. Selon des sources présentes à Bouaké, ville qui accueille le match du Cameroun contre la Gambie, le sociétaire de Manchester united paie le prix d’une altercation avec Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). On apprend ainsi que les multiples intrusions du patron de la fédération dans la tanière, marquées par des reproches parfois irrévérencieux à l’endroit des joueurs n’a pas plu au joueur qui a fini par craquer, et a réagi en remontant les bretelles à celui qui est présenté comme son père professionnel. Samuel Eto’o étant le patron de la Fundespor qui a formé entre autres Fabrice Ondoa, André Onana, Jean Marie Dongou, Christian Bassogog,…
Ce n’est pas la première fois qu’André Onana subit ce genre de situation. L’homme avait déjà été chassé de la tanière lors de la dernière Coupe du monde jouée au Qatar en novembre 2022. Après seulement un match joué, le gardien avait été viré, et le staff avait parlé d’un problème de discipline qui n’a jamais été élucidé à ce jour.
Cameroun-Gambie, le match du sursaut pour les Lions indomptables
C’est jour de vérité pour les Lions indomptables. Dos au mur, les Lions indomptables sont condamnés à gagner la partie contre les Scorpions de la Gambie. Un math a priori à la portée du Cameroun qui avait déjà battu la Gambie lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 à la maison il y a deux ans, mais qui n’est pas forcément l’adversaire le plus facile à dompter. Les Djurtus n’ont plus rien à perdre dans ce tournoi car leurs chances de qualification tendent résolument vers le nul; même si les Gambiens croient au « miracle », en comptant sur les autres poules pour sauver la face. En attendant, pour l’heure, il ne leur teste plus qu’un sursaut d’orgueil pour sortir du tournoi ayant sauvé leur honneur. Au contraire du Cameroun qui n’a pas encore tout perdu. Après un nul et une défaite, les Lions indomptables qui affichent un goal average déficitaire (-2), ont une chance de terminer meilleurs troisième sur les six. Avec la défaite de la Côte d’ivoire (0-3) contre la Guinée équatoriale, et le nul du Ghana qui l’élimine de fait de la course, le Cameroun se relance dans la course. A condition d’une victoire, avant d’engager des calculs. Car avec quatre points, le Cameroun sera tout de même mieux côté que la Côte d’ivoire et le Ghana déjà, et donc logiquement déjà dans le lot des quatre pouvant se qualifier pour le second tour.
Une 2ème place possible
Mais le Cameroun ne se bat pas que pour une place de meilleur 3ème, plus facile à gagner. En cas de défaite de la Guinée face au Sénégal, une victoire du Cameroun avec au moins un écart de trois buts, et en même temps une large défaite de la Guinée. Ce qui le propulserait à la 2ème place du groupe C, synonyme d’une qualification directe, sans calculs. Et à cet effet, la Gambie est très mal-en-point. Les poulains de Tom Sainfiet n’ont pas encore enregistré le moindre point dans ce tournoi. En deux sorties, la Gambie a enregistré deux défaites. Une performance en deçà des attentes d’une sélection qui, pour sa première participation (CAN 2021), avait ainsi terminé en quart de finale, éliminée par les Lions indomptables au stade de Japoma (2-0). Un doublé de Karl Toko Ekambi. Et en éliminatoires de cette CAN 2017, le Cameroun avait dominé la Gambie en aller à Banjul, (0-1) et retour (2-0 à Yaoundé). Le Cameroun, vieux routier de la CAN, est donc un poids lourd qui certes dispose d’un moteur affaibli, mais qui affronte un poids plume.
Tom Sainfiet est serein, respectueux de son adversaire, mais déterminé : « Nous sommes très contents de retrouver le Cameroun en phase finale. Nous sommes conscients que le Cameroun est une grande nation de football avec cinq étoiles ; nous avons beaucoup de respect pour le Cameroun ; mais nous n’allons pas accepter une nouvelle défaite face au Cameroun», a déclaré le technicien belge en conférence de presse d’avant-match. « Si le Cameroun doit sortir de cette CAN, c’est nous qui allons le faire», a promis l’homme qui a révolutionné le football gambien au sommet. Rigobert Song et ses hommes en sont avertis.
Yaoundé : émeutes au lycée bilingue d’Etoug-Ebe
Le lycée bilingue d’Etoug-Ebe vit une actualité sinistre ce matin du 22 janvier 2024. Des émeutes ont troublé la tranquillité de ce quartier populeux de Yaoundé. Sur les images vidéo et figés qui circulent sur les réseaux sociaux, on aperçoit des élèves caillassant le véhicule du proviseur. D’autres se livrant à une vendetta contre la police anti-émeute. Les cours sont à l’arrêt et des parents arrivent en catastrophe, certains récupérant leurs enfants. «La situation est tendue au lycée bilingue d’Etoug-Ebe. Le proviseur a instruit le portier de fermer désormais le portail à 7h30. Ce qui a été respecté ce matin. Sauf que plus de la moitié des élèves était en retard. Ils ont refusé de rentrer et ont décidé de forcer le portail», annonçait une source dès la survenue des faits. La nouvelle a priori fait état de plusieurs morts. Une vingtaine, vingt, près d’une vingtaine, tergiversent les sources.
Jean Marie Djikdent, le préfet du Mfoundi, arrivé sur le terrain, a aussitôt tenu une réunion de crise. Au sortir, le patron du département qui abrite le capitale du Cameroun, a une version toute contraire des faits. « Comme chaque lundi matin il y a exécution de l’hymne national, il était donc normal que pendant l’exécution de l’hymne national, le portail soit fermé. Après l’exécution de l’hymne national, beaucoup d’élèves voulaient entrer au même moment, et ont bousculé ceux qui étaient devant. D’où la panique », explique le préfet du Mfoundi. Réfutant l’information selon laquelle il y a eu des pertes en vies humaines : « il n’y a pas eu de morts au lycée d’Etoug-Ebe», déclare-t-il. « Il y a eu 21 blessés qui ont été évacués dans une formation sanitaire, et c’est vérifiable», poursuit-il. Assurant que « leurs jours, d’après les médecins, ne sont pas en danger». Plus tard, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda sur son compte tweeter, mentionnera 106 blessés. Toujours est-il qu’aucune autorité n’admet des morts.
Zéro mort
Mais le patron de l’administration territoriale dans le Mfoundi semble avoir davantage creusé les sources de cette situation. « Mais au-delà de cette explication, nous devons comprendre le pourquoi de cette nervosité soudaine », a-t-il poursuivi : « nous retenons déjà qu’il y a eu un conseil de discipline ici jeudi dernier ; est-ce qu’il y a certains élèves qui ne voulaient pas que les sanctions soient publiées ?», se demande le préfet.
Sans s’essayer à une réponse, l’homme assure que’« il faut aussi dire que tout ce vandalisme que nous avons constaté n’est pas seulement le fait des élèves». C’est que « beaucoup d’enfants, de jeunes n’ayant aucun lien avec cet établissement sont venus vandaliser», renseigne le patron de l’administration territoriale dans le département siège des institutions de la république. « Certes les élèves aveint leur part de responsabilité ; mais ces véhicules que vous voyez reversés, après exploitation des vidéos de surveillance sont [le fait de] ceux qui sont venus de l’extérieur avec deux roues, et nous allons les exploiter à fond », promet-il.
Factures d’électricité : l’Etat apure sa dette vis-à-vis d’Eneo
L ’Etat du Cameroun est à jour pour ce qui est du paiement de ses factures à Enéo. C’est du moins ce que révèle le procès verbal signé par l’Etat et les acteurs de l’opérateur concessionnaire de la production, la distribution et de la vente de l’énergie électrique au Cameroun. C’est le document qui a sanctionné les séances de pointage contradictoires de paiements, effectué par l’Etat en faveur d’Enéo. Ainsi, au titre des consommations publiques, compensations tarifaires, éclairage public, prorata TVA et travaux remboursables, représentant les différentes rubriques des dépenses facturées, sur la période de 1er janvier 2021 au 31 décembre 2023, il était requis a l’Etat le paiement d’un montant de 283,5 milliards de FCFA, correspondant à sa dette sur la période su-mentionnée. À cet effet, il a été arrêté un paiement de l’ordre de 299,8 milliards de FCFA en faveur d’Eneo par l’Etat, laissant apparaitre un solde de 16,3 milliards de FCFA, par rapport au montant requis. En marge de ce paiement, l’Etat s’est engagé à alléger la dette d’Enéo vis-à-vis Kpdc/Dpdc, d’environ 106 milliards de FCFA, mais surtout de reprendre celle de certaines entités publiques vis à vis d’Eneo. C’était à travers une opération de monétisation autorisée par le ministre de Finances, pour un montant de 30 milliards de FCFA. Au demeurant, au 31 décembre 2023, l’Etat du Cameroun s’est acquitté d’un montant global de 329,8, en faveur d’Eneo. Certains paiements ont été effectués par paiements directs trésor et d’autres directement par Ordre de virement irrévocable.
Fiche technique de paiements
Sur le synopsis présentant la situation des paiements à Eneo par l’Etat central, pour l’exercice 2021, le Cameroun a mobilisé la somme de 206,8 milliards de FCFA D’après le procès verbal, ce montant a été payé selon que, 143 milliards ont été dus par protocole d’accord, 38,9 milliards de FCFA par cession de créances et 25 milliards par paiements directs, par le Trésor public. Pour rappel, dans un contexte marqué par l’organisation de Coupe d’Afrique des nations et le déséquilibre financier qui a fragilisé le secteur de l’électricité, ce paiement a permis d’apporter de la trésorerie liquide aux différentes entités du secteur. Cette mobilisation financière a également permis à l’Etat de solder des conventions de dettes réciproques Etat/Eneo, des consommations de l’Etat central, des subventions tarifaires, la reprise des actifs de transport au profit de la Sonatrel, l’éclairage public et la reprise de la subrogation des dettes par certaines entreprises publiques. Pour l’exercice 2022, la dette globale de l’Etat du Cameroun s’élevait à 13 milliards de FCFA. Et c’est par paiements directs trésor, que celle-ci a été soldée. Pour 2023, l’Etat a mobilisé un total de 68 milliards de FCFA au profit d’Eneo, à l’effet de solder sa dette courante. Cela a permis de baisser la série de délestages, causé par le non paiement des consommations d’énergie par les acteurs. Ainsi, une partie des 68 milliards de FCFA a été versée à Eneo d’abord par paiements directs Trésor, sur la période du 1er janvier au 20 décembre 2023. À ce propos, la loi de finances 2023 avait prévu un engagement budgétaire de 12 milliards de FCFA, au profit d’Eneo, notamment pour régulariser la facture des consommations publiques de l’année. Par la suite, courant avril de la même année, pour permettre à Kpdc/Dpdc de remettre en marche les groupes en arrêt faute de paiement, un montant de 10 milliards avait été versé à Eneo. En plus, jusqu’au 20 décembre, 16 milliards de FCFA ont été mobilisés en faveur d’Eneo. La deuxième partie de paiement, est le fruit d’une opération de monétisation autorisée par le ministre de Finances pour un montant de 30 milliards, représentant une partie de la dette reprise de certaines entreprises publiques envers Eneo.












