mercredi, juin 3, 2026
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Samuel Eto’o-Ernest Obama : la rupture ?

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Dans une note de service signée ce 18 octobre 2024, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) nomme Ernest Obama chargé de mission à la Ligue régionale de football de l’Extrême-Nord. Samuel Eto’o aligne ainsi un 3ème poste à son défenseur en moins de trois ans à la tête de la Fécafoot. Au même moment, le journaliste de profession, annonce sur les réseaux sociaux son retour à ses anciennes amours. Celui qui, après sa déchéance au groupe L’anecdote, avait lancé Bnews, indique justement retourner dans cette chaine qui a plombé pendant longtemps, après avoir été lancée en grandes pompes.

A bien y voir clair, c’est une rupture annoncée entre les deux amis d’hier. Déjà, le poste auquel Ernest Obama est affecté n’existe pas, et « Ernest n’ira pas dans l’Extrême-Nord pour un tel poste. Il vaut mieux que ça…», parie Jean Bruno Tagne, journaliste et écrivain, qui a flirté avec les deux hommes par le passé, avant d’en prendre une distance, tambours battants. Et de fait, le « poulain » de Samuel Eto’o est un homme qui aime la scène et le pouvoir. Difficile qu’il accepte de quitter Yaoundé où il a des biens et intérêts professionnels pour s’installer dans une région aussi éloignée et où il devrait tout apprendre et recommencer une nouvelle vie, sans visibilité sur son avenir professionnel.

« Le temps est le véritable tribunal de l’histoire»

Journaliste passionné de football, Ernest Obama a su bâtir une relation avec l’ancien capitaine des Lions indomptables à qui il a dédié un championnat de vacance, à Esse son village, près de Yaoundé. Les passages du quintuple ballon d’or africain dans cette localité enclavée de la région du Centre ont été des moments de gloire pour le journaliste. Et lorsque Samuel Eto’o se lance dans l’aventure de la Fécafoot, Ernest Obama est un allié de poids qui clame que « celui qui est contre Samuel Eto’o est contre Dieu». Se brouillant d’ailleurs avec nombre de ses relations et personnalités du monde du sport et de la presse de sport, en défendant la cause de celui qui voulait « redonner au football camerounais sa grandeur ».

Une fois élu, le nouveau président de la Fécafoot le nomme responsable de la communication, porte-parole du président de la Fécafoot. Après quelques brouilles avec divers cadres dont il se séparera, Samuel Eto’o remaniera son staff et fera de son soutien chargé de mission auprès du président de la Fécafoot. Aujourd’hui, Samuel Eto’o balance son élément à Maroua, comme chargé de mission à la ligue régionale de football de l’Extrême-Nord. Le concerné annonce son retour à la télévision.

Ça sent l’odeur d’une rupture pour celui qui n’avait déjà pas été de la délégation qui a accompagné les Lions indomptables à la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN). Au moment où le bateau Fécafoot est en eaux troubles. Alors que les relations entre la Fécafoot et le ministère des Sports et de l’Education physique, ne sont pas toujours revenues à la normale, la Fédération qui a déjà perdu la main sur l’équipe nationale fanion, peine à relancer la nouvelle saison. Depuis un an, l’Assemblée générale de la fédération ne s’est pas tenue depuis un an, et l’instance fonctionne « sans budget », et la saison passée n’est pas encore validée, les clubs professionnels réclament le reliquat de la subvention de cette saison passée.

La suite se fera certainement sans Ernest Obama. La très probable séparation se fera-t-elle avec fracas comme avec ses devanciers sur le terrain de la déchéance ? L’homme qui annonce le retour de Bnews sur le bouquet Canal+, a réitéré sur ses plateformes numériques, sa signature fétiche : « le temps est le véritable tribunal de l’histoire». Seul le temps révèlera les dessous de cette rupture presque consommée.

Connectivité : Le coût élevé d’Internet essouffle les PME

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L’étude menée par le cabinet londonien Cable.co.uk sur le coût d’un gigaoctet (1 Go) de données mobiles dans 237 pays révèle qu’en 2023, le Cameroun se classe 36ᵉ en Afrique et 140ᵉ au niveau mondial. Le coût moyen y est de 1,63 dollar, soit un peu plus de 980 FCFA par gigaoctet. Ce rapport, qui compare jusqu’à 41 offres haut débit proposées par les différents opérateurs de chaque pays, en déduit que la facture au Cameroun reste quatre fois plus élevée par rapport à celle du Ghana, où le gigaoctet s’offre à 0,40 dollar, soit environ 241 FCFA le Go. Le classement 2023 de ce cabinet britannique indique en outre que les entreprises au Rwanda, un pays marqué par des années de génocide, paient 0,55 dollar par Go (331 FCFA) d’internet, soit trois fois moins qu’au Cameroun. Le coût est aussi plus bas au Maroc (0,63 dollar), en Éthiopie (0,68 dollar), au Nigeria (0,89 dollar) et en Côte d’Ivoire (1,18 dollar) par rapport au Cameroun.

 Ce constat, dressé par le dernier rapport sur le coût élevé de l’internet fixe haut débit en Afrique et particulièrement au Cameroun par le site britannique, est justifié par notamment le manque d’infrastructures de télécommunications. « Ces derniers temps, nous constatons une hausse des plaintes concernant la qualité des services. Les coupures fréquentes de réseau, la lenteur des connexions internet, les interruptions d’appels et la mauvaise qualité des communications vocales sont devenues récurrentes. Ces problèmes, comme les coupures inattendues, les temps de réponse trop longs ou encore la réduction de la bande passante, perturbent sérieusement le quotidien de nos concitoyens et freinent le développement de notre économie numérique », a déclaré Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, à l’issue d’une tournée d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations et engagements pris par les opérateurs en avril 2023 pour remédier à la dégradation des services et améliorer l’offre internet au Cameroun.

UN FREIN AU DÉVELOPPEMENT DES PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement affectées par ce problème. Avec des ressources souvent limitées, « elles doivent allouer une part importante de leur budget aux frais de connectivité élevés, ce qui réduit leur capacité à investir dans des domaines essentiels comme la recherche, le développement ou l’amélioration de leurs services », a confié une source travaillant au ministère des PME. A l’observation, les coûts élevés de l’internet freinent ainsi l’émergence d’un écosystème entrepreneurial dynamique. « La digitalisation est aujourd’hui un facteur incontournable de compétitivité des entreprises. Pour permettre à un plus grand nombre d’entreprises de s’arrimer à cette tendance, il est indispensable que l’accès à un réseau internet de qualité soit facilité », précise le rapport du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement, sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2023. Ce document rendu public le mois dernier soutient que les coûts de l’internet haut-débit plombent la compétitivité des entreprises au Cameroun.

UNE CAPACITÉ SOUS-EXPLOITÉE

Pourtant, le Cameroun a la capacité d’alléger le coût de connectivité aux entreprises ainsi qu’aux particuliers. Le pays est connecté aux quatre câbles sous-marins à fibre optique (SAT3, WACS, SAIL et NCSCS) qui sont sous-utilisés, constate la Société financière internationale (SFI). « Seulement environ 15 % de la capacité du câble SAT3 et 30 % de la capacité du câble WACS ont été utilisés depuis leur lancement, il y a 17 ans », rapporte la filiale de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé dans le rapport susmentionné. « Lors de notre récente visite de travail, il est apparu que les défis auxquels nous faisons face sont aussi dus à un manque d’investissement significatif de tous les autres opérateurs pour moderniser et renforcer le réseau de fibres optiques qu’ils utilisent », constate le Minpostel lors de sa tournée d’évaluation avec les opérateurs de téléphonie du 11 au 12 octobre dans les villes de Douala et Yaoundé. Le membre du gouvernement a instruit les opérateurs de véritablement investir dans l’amélioration des infrastructures. Si le gouvernement prône le développement des infrastructures de télécommunication en vue d’améliorer l’accès à des services de qualité à des prix abordables, la convocation de nouveaux opérateurs de téléphonie reste possible. « Pour ce qui est de la possibilité de faire entrer de nouveaux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun, cela est tout à fait envisageable. Grâce aux efforts du gouvernement, le marché camerounais est potentiellement attractif pour de nouveaux investisseurs », lance Minette Libom Li Likeng, alors qu’elle était l’invitée de l’émission dominicale du Poste national.

Alerte sanitaire: Le gouvernement retire du marché un lot de jambon contaminé

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Le 4 octobre dernier, Dr Taïga, le ministre camerounais de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales a diffusé une note d’information, avertissant ses services régionaux d’une alerte sanitaire européenne concernant un jambon contaminé. Il s’agit du «Jambon Serrano STG, minimum 10 mois d’affinage, six tranches de 100g», distribué par Sodicam et vendu dans les enseignes Casino, principalement en Afrique et au MoyenOrient.

Ce produit est contaminé par la bactérie Listeria Monocytogenes, responsable de la listériose, une maladie potentiellement grave. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la listériose, bien que rare, peut s’avérer sévère, en particulier pour certains groupes à risque comme les femmes enceintes, les personnes âgées ou celles ayant un système immunitaire affaibli. La bactérie se transmet principalement par la consommation d’aliments contaminés, notamment des charcuteries, des produits laitiers non pasteurisés et des poissons fumés à froid.

La contamination a été signalée aux autorités européennes par la chaîne Casino elle-même, qui, après détection de la bactérie dans un de ses produits, a activé le système d’alerte rapide de l’Union européenne. Le lot incriminé, qui a également été exporté au Liban, à Madagascar et au Sénégal, représente un risque pour les consommateurs de ces pays. En réponse à cette situation, le ministre camerounais a ordonné le renforcement des contrôles vétérinaires sanitaires dans les points d’entrée et sur l’ensemble de la chaîne de distribution.

Les autorités locales devront intensifier les inspections dans les entrepôts, les centres de distribution et les points de vente de produits importés, afin de prévenir tout risque supplémentaire pour les consommateurs. La listériose est une maladie bactérienne qui se développe dans des aliments souvent consommés sans cuisson, ce qui rend la détection de la contamination plus complexe. Selon l’OMS, elle touche environ 0,1 à 10 cas par million d’habitants chaque année, mais les conséquences peuvent être sérieuses, voire fatales, pour les individus vulnérables.

 Les premiers symptômes incluent la fièvre, les douleurs musculaires, et parfois des troubles digestifs. En l’absence de traitement rapide, la bactérie peut entraîner des complications sévères comme des infections du cerveau. L’affaire souligne une fois de plus la nécessité de contrôles rigoureux sur les produits alimentaires importés

La Beac Nationale inonde les banques de pièces de monnaie

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La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a récemment adopté une série de mesures pour renforcer la disponibilité des pièces de 25, 50 et 100 francs CFA, dans le circuit économique camerounais. Dans une circulaire datée du 29 août 2024, le directeur national de la BEAC pour le Cameroun, Pierre-Emmanuel Nkoa Ayissi, a officiellement annoncé la mise en œuvre d’un mécanisme de dissémination des pièces de monnaie auprès du public. «Désormais, des quantités systématiques de pièces de 100, 50 et 25 francs CFA, toutes issues de la gamme 2006, seront systématiquement intégrées aux prélèvements effectués par les établissements financiers auprès des guichets de la BEAC», peut-on lire dans le document susmentionné.

Cette stratégie, qui concerne principalement les banques opérant sur le marché local, vise à garantir une meilleure distribution des pièces au sein du grand public à travers leurs canaux de distribution habituels. Afin d’assurer un suivi rigoureux de la distribution des pièces ainsi injectées, la BEAC demande aux banques d’envoyer, chaque mois, un rapport détaillé des opérations d’échange de billets contre des pièces de monnaie effectuées au profit de leur clientèle. Une mesure indispensable pour monitorer l’efficacité de cette nouvelle politique de distribution et ajuster si nécessaire les quantités mises à disposition.

CONTEXTE ET MOTIVATIONS DE L’INITIATIVE

Cette réorganisation logistique intervient alors que le problème de la pénurie de pièces de monnaie s’aggrave dans les économies de la zone Cemac. Selon la BEAC, ce manque de petites coupures empêche de nombreuses transactions dans les secteurs à forte densité d’échanges, comme le commerce de détail, les transports urbains ou encore les petites entreprises. En réponse, l’institution a récemment entrepris une injection massive de pièces sur le marché, à hauteur de 150 millions d’unités de la gamme 2006, comme le précisait une directive signée par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC, en août 2024.

L’objectif de cette initiative est double : d’une part, fluidifier les transactions quotidiennes qui dépendent des petites coupures, et d’autre part, renforcer la confiance du public dans le système monétaire en assurant la disponibilité continue de la monnaie divisionnaire. Selon les données de la BEAC, l’économie camerounaise, tout comme celles des autres pays membres de la Cemac, reste largement tributaire des pièces de monnaie pour les petites transactions, ce qui justifie cette stratégie d’injection proactive.

 DES CIRCUITS PARALLÈLES ET DES EXPORTATIONS ILLÉGALES

 Cependant, cette rareté des pièces de monnaie ne s’explique pas uniquement par des facteurs liés à la gestion interne du stock monétaire. Un des principaux obstacles à la bonne dissémination des pièces de monnaie en zone Cemac est lié à des réseaux d’exportation clandestins. En effet, plusieurs études de la BEAC montrent que des circuits informels, notamment dans les salles de jeux et les marchés parallèles, sont responsables d’une collecte massive des pièces de monnaie, en vue de leur exportation vers certains pays asiatiques.

Là-bas, le métal qui compose les pièces est utilisé dans la fabrication de bijoux, détournant ainsi ces pièces de leur usage monétaire initial. Face à cette menace, la BEAC a réagi en annonçant le lancement d’une nouvelle gamme de pièces de monnaie, dont la composition sera modifiée pour rendre leur métal moins attractif à d’autres fins que leur usage comme moyen de paiement. Ce projet de modernisation des pièces s’étalera sur les cinq prochaines années et représente un investissement conséquent, en raison de l’augmentation du prix des matières premières nécessaires à leur production.

DOUALA AU CŒUR DES OPÉRATIONS

Outre la directive nationale, la BEAC a également multiplié les initiatives au niveau local pour combattre la pénurie de pièces de monnaie. À Douala, par exemple, Armand Lengué Koum, le chef de l’agence locale de la BEAC, a récemment invité les grandes enseignes commerciales à échanger leurs billets contre des pièces de monnaie. Cette opération, qui a lieu chaque semaine les lundis, mardis et mercredis de 7 h à 10 h, cible en priorité les commerces de détail, les pharmacies, les supermarchés et les boulangeries, des secteurs où les petites coupures sont essentielles pour faciliter les échanges.

L’objectif de cette campagne est de pallier la pénurie, particulièrement aiguë dans la capitale économique du Cameroun, et de garantir une meilleure circulation de la monnaie divisionnaire dans les secteurs critiques. À terme, la BEAC espère que ces mesures permettront de réduire la dépendance des commerçants vis-à-vis des billets de banque, souvent inadaptés aux transactions de faible montant, et ainsi de

Management: A Tradex, l’ère Simon Paley s’achève sur fond de succès financiers et de polémiques

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La scène se joue dans les coulisses d’une entreprise devenue en 25 ans un acteur incontournable de la distribution des produits pétroliers au Cameroun. Le 10 octobre 2024, le Conseil d’administration de Tradex a pris une décision fracassante : Simon Paley, directeur général (DG) depuis 2019, a été remercié.

En lieu et place, Emmanuel Patrick Mvondo, jusqu’alors directeur général adjoint (DGA), a été désigné pour assurer l’intérim. A l’annonce de cette nouvelle nomination, un sentiment de perplexité a gagné l’esprit des observateurs. Car derrière l’éviction de Paley, salué pour avoir propulsé l’entreprise à des niveaux inédits de rentabilité, se cachent des raisons bien plus sombres.

DES RÉSULTATS SANS PRÉCÉDENT

La gestion de Simon Paley à la tête de Tradex est pourtant loin d’être catastrophique. Arrivé en 2019 après une carrière brillante au sein de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Paley a piloté l’entreprise à travers des vents souvent contraires, pour en tirer des résultats exceptionnels. Sous son leadership, le chiffre d’affaires de Tradex a progressé de 32 %, passant de 291 milliards de FCFA en 2019 à 387,3 milliards en 2023. Mais c’est surtout le résultat net de 14,7 milliards de FCFA, en hausse de 107 % sur cinq ans, qui a marqué les esprits, faisant de 2023 l’année la plus rentable de l’histoire de l’entreprise.

Ces résultats ont été obtenus grâce à des investissements ciblés, notamment 8 milliards de FCFA injectés entre 2019 et 2023 pour moderniser l’entreprise et optimiser ses performances. Pourtant, malgré cette croissance financière incontestable, les dés étaient apparemment déjà jetés pour Simon Paley. Derrière l’argument officiel d’une « perte de confiance », qui figure dans le communiqué annonçant son remplacement, se cachent en réalité deux affaires sensibles qui auraient éclaboussé sa gestion.

LE POIDS DU SCANDALE GLENCORE

Le premier dossier qui pèse dans la balance est lié au scandale international Glencore, qui a éclaboussé plusieurs hauts responsables du secteur pétrolier camerounais. Selon les informations disponibles, des cadres de la SNH et de la Société nationale de raffinage (Sonara) auraient reçu d’importants pots-de-vin de la part du trader anglo-suisse en échange de facilités commerciales.

Si Simon Paley, en tant qu’ancien directeur commercial de la SNH, n’a pas été directement incriminé dans l’affaire, son nom a circulé, notamment en raison de son rôle stratégique dans les négociations des contrats de vente de brut. Mais en l’absence de preuves formelles et de décision judiciaire, ce motif reste, aux yeux de ses partisans, une justification insuffisante pour justifier son départ.

LA ZONE D’OMBRE DE LA TRAD’CARD

 L’autre affaire ayant pesé sur la destinée de Paley est celle de la Trad’Card, un service de paiement électronique mis en place dans les stations Tradex. En 2022, un scandale éclate : la fraude autour de cette carte aurait fait perdre à l’entreprise près de 2 milliards de FCFA. Bien que Paley n’ait pas été personnellement impliqué, Investir au Cameroun révèle qu’un de ses proches collaborateurs, recruté avant son arrivée à Tradex, est soupçonné d’être au cœur de l’escroquerie. Actuellement en fuite, cet employé aurait agi de manière indépendante, selon les défenseurs de Paley, qui jugent cette affaire comme un prétexte opportun pour écarter l’ancien DG, précisent nos confrères.

ERREURS STRATÉGIQUES ?

Au-delà des affaires judiciaires, la gestion interne de Simon Paley a également contribué à son éviction, indique le médai susmentionné. Son style de management, jugé rigide, aurait provoqué un climat social tendu au sein de l’entreprise. La suppression de certains avantages, tels que le « Car plan », un dispositif de dotation de véhicules à prix préférentiel pour les cadres, a suscité la grogne, précise Investir au Cameroun, qui affirment avoir obtenu ces informations de sources au sein de l’entreprise.

En outre, des pratiques, comme l’imposition de documents pour autoriser des pauses, ont également détérioré les relations avec le personnel, entraînant plusieurs départs notables, «dont celui de Jessica Dina, directrice des affaires générales, en 2023», révèle le même journal, qui précise par ailleurs que sur le plan stratégique, l’abandon du projet de rachat des stations-service de Total-Energies en Centrafrique et au Tchad, pourtant validé par le Conseil d’administration, a également été mal perçu. Ce revirement a creusé le fossé entre Paley et certains administrateurs, alimentant les rumeurs de son départ imminent.

UN DÉPART AUX MULTIPLES LECTURES

Dans les couloirs de l’entreprise, des sources contactées par  Investir semblent convaincues que le limogeage de Simon Paley semble revêtir  des enjeux plus profonds. A en croire ces dernières, des tensions existeraient au sein de l’entreprise, notamment autour de la succession à la tête de la SNH, où le nom de Paley avait été évoqué pour remplacer l’indétrônable administrateur directeur général, Adolphe Moudiki, en poste depuis des décennies. Pour ses soutiens, cet enjeu politique et de pouvoir aurait précipité son départ, bien plus que les affaires mentionnées.

EMMANUEL PATRICK MVONDO, UNE NOMINATION STRATÉGIQUE

À la place de Paley, c’est Emmanuel Patrick Mvondo qui a été choisi pour diriger l’entreprise dans cette phase de transition. Âgé d’une quarantaine d’années, cet ingénieur pétrolier de formation cumule plus de 15 ans d’expérience au sein de Tradex, où il a gravi les échelons un à un. Considéré comme un fin connaisseur du secteur, Mvondo est réputé pour sa rigueur et sa capacité à fédérer. Avant d’être nommé directeur général adjoint, il a notamment dirigé la filiale gabonaise de Tradex, où il a mené à bien plusieurs projets stratégiques d’expansion.

Sa nomination intervient dans un contexte marqué par une volonté de l’entreprise d’aborder «une ère de conquêtes nouvelles », comme l’a souligné le communiqué officiel annonçant son arrivée. Pour Mvondo, le défi est de taille : redonner de la sérénité à une entreprise secouée par des scandales tout en capitalisant sur les performances obtenues sous l’ère Paley.

Yaoundé : Au moins trois morts dans la chute d’un conteneur

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L'accident de Mimboman

La ville de Yaoundé s’est réveillée ce 17 octobre 2024 par un accident de la voie publique enregistrée au lieu-dit Mimboman Don Bosco. Un conteneur que transportait un gros porteur, s’est renversé sur deux véhicules sur cette colline, aux environs de 6h30. « Quand le camion montait, ses freins l’ont lâché, on a vu comment il rentrait ; il a basculait et le conteneur est tombé sur deux taxis. Nous avons pu sauver deux personnes», rapporte un témoin. « On montait comme ça, arrivé à Don Bosco, on a vu comment le camion qui était devant a commencé à reculer ; il a sort la main par la fenêtre pour alerter les autres véhicules et les gens qui sont autour, signalant se ne plus avancer, de reculer. Quand j’ai vu ça j’ai braqué, je suis monté sur le terre-plein, j’ai entendu les bruits et quand je me suis garée, j’ai vu qu’il avait déjà écrasé un taxi », ajoute une dame.

Les sources concordantes parlent de deux véhicules écrasés. Sur le carreau, trois morts, et dix blessés. Ces derniers ont été transportés au centre médical des Sapeurs-pompiers du quartier Mimboman. L’on signale des cas graves parmi. Sur le terrain, les forces de maintien de l’ordre se sont activées à rétablir la circulation sur cet axe très prisé du 4ème arrondissement de la ville de Yaoundé.

Cameroun: le taux d’accès à l’électricité atteint 71% à fin 2022

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Eneo dit avoir contribué à ce chiffre en hausse de 5 points par le renforcement de ses investissements dans le réseau de production et de distribution de l’énergie électrique sur l’ensemble du pays.

Selon les  données publiées par la Banque mondiale,  le taux d’accès à l’électricité au Cameroun a augmenté de 5 points entre 2021 et 2022. Il se situe exactement à 71% à fin 2022 contre 66% un an plus tôt. « Cette augmentation de 5 points par rapport à l’année précédente marque une avancée significative, alors que les évolutions annuelles antérieures se situaient généralement autour de 1,5 points au plus », commente Eneo, le distributeur de l’énergie électrique au Cameroun.

Pour cette entreprise, ce progrès  est le fruit des investissements « massifs » réalisés ces dernières années grâce à la mobilisation de 100 milliards de francs CFA  en 2020  auprès des banques locales. Ces ressources ont permis  à l’entreprise d’augmenter son enveloppe dédiée à l’investissement dont le montant ne dépassait pas 30 milliards de francs CFA par an.

 Ainsi, en 2021, ce sont 53 milliards de francs CFA qui ont été investis. Puis ,73 milliards de francs CFA en 2022.  Il a notamment été question de renforcer les infrastructures de production mais aussi des réseaux de distribution existants ainsi que l’extension des réseaux de distribution.  Dans le détail,  ce sont 540 km de nouvelles lignes construites en 2021, contre 150 km de moyenne annuelle auparavant. Ce qui a permis   d’avoir 221 000 nouveaux raccordements en 2021 et 195 000 en 2022. « une performance record », selon Eneo.

Divers programmes ont aussi contribué à faire grimper le taux d’accès à l’électricité au Cameroun.  Il s’agit par exemple  de la campagne « Une maison, un compteur » ou encore du projet d’Electrification Rurale  et d’Accès à l’électricité dans des Régions sous servies du Cameroun (PERACE).  Ce projet porté par le gouvernement et la banque mondiale   implémenté dans des  zones rurales du Cameroun a déjà permis de connecter 163 000 foyers au réseau électrique.

L’objectif du gouvernement en matière d’électricité est  d’atteindre  un  taux de 100% d’accès d’ici dix ans.

12, 8 milliards de FCFA pour soutenir le secteur privé

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Les fonds mobilisés par le gouvernement, la banque arabe et le PNUD sont destinés à financer  les TPE, PME et start-up par des lignes de crédit à des taux préférentiels et des appuis à leur compétitivité.

Un projet est en cours au Cameroun pour renforcer la résilience des entreprises face au choc lié à la Covid 19. Dans un contexte où peu d’entre elles parviennent à se relever, surtout avec la crise ukrainienne qui a aggravé la situation, le gouvernement et ses partenaires lancent l’Opération de Soutien au Secteur Privé Camerounais (OSSP-Cmr).

Le projet est  implémenté  dans les régions du Littoral, du Centre, de l’Ouest et dans  les zones économiquement sinistrées (Nord-Ouest, Sud-Ouest, Extrême-Nord).  Il est question d’offrir des services financiers pour soutenir les TPE et PME.  Ceci à travers   d’une part, un mécanisme d’octroi des lignes de crédit à taux bonifié par les banques aux PME , et d’autre part, un mécanisme d’octroi des lignes de crédit à taux bonifié par les établissements de micro finance aux très petites entreprises (TPE).  Des subventions aux start ups et entreprises innovantes portées par les femmes et jeunes sont aussi prévues.

Concrètement, un montant de 12,9 milliards de FCFA  a été mobilisé auprès de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) avec le concours du gouvernement et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).   Grâce à  un dispositif de proximité dans les 6 régions de mise en œuvre,  les entreprises pourront bénéficier d’un dispositif d’appui à leur productivité à travers entre autres le coaching,   la formation, l’octroi des équipements et intrants,  l’appui à la normalisation et à la certification etc.

Il y a aussi des lignes de crédit et subventions avec un plafond de 50 millions pour les PME. Pour en bénéficier, le promoteur de la PME devra mobiliser une contribution de 15% et 85% par le projet.  Les lignes de crédit dans les micro finances pour les TPE sont plafonnées à 3 millions de FCFA. Pour les start-up et entreprises innovantes,  le plafond  est  fixé à 9 millions de FCFA. Les entreprises promues par les femmes et les jeunes auront 90%  de fonds  du  projet et 10% par les promoteurs.
Le projet est déjà opérationnel, apprend-on. Car,  la durée de mise en

Œuvre est de 03 ans.  En principe de 2023 à 2025.   Sur l’échéancier, le coordonnateur du projet explique. «  Le projet  est co-financé par le gouvernement camerounais, la Badea et le PNUD. Si les ressources ont été rendues disponibles à fin  2022 début 2023, c’est à raison  de la délocalisation du siège de la Badea de Khartoum vers le Caire en  Égypte.  C’est un projet de 3 ans qui est déjà expérimenté », déclare Isaac Tamba, coordonnateur du projet.

Les secteurs d’activité concernés sont l’agriculture, l’élevage ; la pêche ; l’agroalimentaire ; le bois et le numérique (TIC).

Réaction

Isaac TAMBA,  coordonnateur du projet

 « Nous  voulons  renforcer la résilience  des entreprises pour  créer davantage de richesses »

« Le problème qui a justifié l’opportunité de ce projet  c’est la crise sanitaire. On s’est rendu compte sur la base d’une enquête menée par le ministère de l’économie en 2020, que les entreprises notamment les PME ont été durement impactées par cette crise. Une des réponses a été d’apporter une solution. Le  projet OSSP Cmr est un projet de renforcement de la résilience des entreprises,  pour améliorer  leur compétitivité et booster leur productivité.  Dans le cadre de ce projet, notre attention est essentiellement portée  sur les très petites, les petites  entreprises,  les start up et les entreprises innovantes du domaine du numérique  par ce que premièrement, ce sont les entreprises qui sont les plus impactées. Deuxièmement, ce sont les entreprises qui sont plus agiles, plus flexibles qui contribuent plus que les grandes à générer des gains de productivité. Ce sont aussi les entreprises de cette taille qui sont plus audacieuses et plus réceptives au changement. Donc nous voulons  renforcer leur résilience améliorer leur productivité et leur compétitivité  afin qu’elles puissent contribuer davantage à la création de richesses au Cameroun »

Transport aérien: Air France veut desservir le Cameroun avec des Airbus ultra-modernes

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 Depuis au moins deux mois, Air France procède discrètement à la modernisation d’une partie de sa flotte. Des avions de la marque Airbus A330-200 qui font partie de la flotte de la compagnie aérienne française depuis au moins 10 ans sont progressivement mis à l’écart des opérations de vol. Ainsi, entre le 26 août et le 30 septembre 2024, quatre avions de la marque suscitée ont rejoint le domaine de 30 ha que possède Tarmac Aerosave (une entreprise spécialisée dans le stockage d’avions avec maintien en condition opérationnelle, la maintenance légère et lourde, le démantèlement et le recyclage d’avions de ligne arrivés à la fin de leur vie économique, à l’aéroport de Tarbes-lourdes, Hautes-Pyrénées). Ils seront remplacés par des Airbus A350-900 flambants neufs que Air France a commandés auprès de Airbus.

Selon nos confrères du Journal Aviation, Air France a déjà reçu 35 exemplaires sur les 41 qu’il a commandés. Actuellement, Air France compte encore 15 Airbus Airbus A330-200 dans sa flotte. Ils desservent des destinations telles que Abuja (Nigeria), Bangalore (Inde), Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée Equatoriale), N’Djamena (Tchad), Pointe-Noire (Congo), Saint-Martin et Yaoundé (Cameroun). A en croire nos confrères évoqués supra, «Tous seront ainsi progressivement remplacés par les nouveaux A350-900 livrés à Air France».

YAOUNDÉ UNE DESTINATION PRIORITAIRE

Le Cameroun semble une destination prioritaire pour Air France. En mai dernier, la compagnie française a annoncé l’arrivée d’un nouveau Boeing 787 dans sa flotte pour desservir Yaoundé, marquant ainsi un renforcement de sa présence sur le marché aérien camerounais. Cette décision, annoncée par Anne-Marie Couderc, Présidente du Conseil d’administration d’Air France-KLM, fait partie d’une stratégie ambitieuse pour développer les opérations de la compagnie dans la région. «Nous souhaitons véritablement mettre les bases d’une vraie collaboration pour les mois et années à venir, avec des ambitions fortes pour le secteur aérien», a déclaré Couderc lors d’une rencontre avec le ministre camerounais des Transports le 16 mai dernier à Yaoundé.

Ce nouveau Boeing 787-9, un modèle de dernière génération, offrira aux passagers un confort accru grâce à une cabine plus spacieuse et un système de divertissement modernisé. L’ajout de cet appareil portera à trois le nombre d’avions d’Air France dédiés aux liaisons entre la France et le Cameroun, un renfort significatif sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Cependant, la rencontre a également été l’occasion de souligner plusieurs défis auxquels fait face la compagnie, notamment les retards fréquents, le coût élevé des billets et la qualité de service. Consciente de ces critiques, Anne-Marie Couderc a promis des améliorations pour répondre aux attentes des passagers camerounais.

Camtel, MTN et Orange : 185 milliards FCFA investis pour moderniser les infrastructures, mais les abonnés attendent plus

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Les investissements dans le secteur des télécommunications au Cameroun continuent de croître de manière significative. Lors de la récente visite de travail du ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, effectuée du 10 au 11 octobre dernier à Douala et Yaoundé, les mesures nécessaires pour redynamiser le secteur des communications électroniques ont été discutées. Pendant cette visite, MTN, Orange et Camtel, les principaux opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun, ont fait le point sur leurs engagements financiers pour renforcer et moderniser leurs infrastructures. Les trois entreprises ont investi un total de 185 milliards de FCFA en 2023 pour améliorer la connectivité au Cameroun.

 Selon les données présentées par le ministère, Orange Cameroon a investi 38 milliards de FCFA en 2023 pour la modernisation de ses infrastructures, l’expansion de la couverture 4G dans les zones rurales et urbaines, et l’amélioration de l’expérience client, notamment en termes de connectivité Internet et de stabilité des appels. MTN Cameroon, de son côté, a alloué 30 milliards de FCFA à l’amélioration de son réseau. Ces investissements visaient principalement à augmenter la couverture réseau, à renforcer la qualité des services offerts, et à répondre aux exigences des abonnés, qui critiquent souvent les perturbations fréquentes du réseau et les pannes de grande envergure. Pour sa part, Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, a investi 117 milliards de FCFA en 2023. Ce montant, nettement supérieur à celui de ses concurrents, reflète les efforts de l’entreprise pour moderniser son réseau de fibre optique et faire face aux nombreux défis, notamment les dégradations causées par des actes de vandalisme et des travaux publics. Pour 2024, Camtel prévoit de poursuivre cette dynamique avec un investissement de 109,5 milliards de FCFA.

L’objectif principal de ces fonds est d’améliorer la qualité des services fournis et de renforcer les infrastructures nécessaires à la digitalisation du pays. Ces investissements massifs témoignent de la volonté des opérateurs télécoms d’améliorer les services de communication au Cameroun, en réponse aux nombreuses plaintes des usagers concernant les coupures de réseau et la dégradation de la qualité des services. Cependant, les défis restent nombreux, et les attentes des consommateurs, des entreprises et des institutions demeurent élevées, notamment après les pannes de grande envergure survenues ces dernières années. « Pour certains opérateurs, la réalisation des investissements ne correspond pas à la gravité des besoins sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’amélioration du réseau 2G (voix) et du dispositif de protection des consommateurs », a constaté Minette Libom Li Likeng.

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