mercredi, juin 3, 2026
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Douala-Bafoussam: des travaux d’entretien en cours

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L’entreprise mobilisée se déploie actuellement sur la section Douala-Pont du Nkam, avec la zone de Kekem parmi les priorités. Mais l’exécution reste tributaire de la saison des pluies.

 La Nationale  n°5 reliant Douala-Bafoussam, l’un des axes les plus dégradés du réseau routier national, subit actuellement des travaux d’entretien.  Ces travaux ont démarré en octobre dernier et restent perturbés par la saison des pluies. Le ministère des Travaux Publics, indique qu’à date, l’entreprise en charge d’assurer cet entretien se situe sur la section Douala-Pont du Nkam. « La priorité des équipes sur le terrain concerne le déploiement sur la section Pont du Nkam Bandjoun où le traitement de la zone critique de Kekem est prévu », précise une communication dudit ministère. Dans le détail, les travaux consistent  à boucher les nids de poule avec de la pouzzolane au niveau des différentes zones à risque de rupture le long de cet axe.  Une démarche qui permet ainsi de maintenir la circulation. Des travaux de traitement de la chaussée sont aussi exécutés sur la section côté Littoral en même temps qu’on effectue la préfabrication des dallettes et la réalisation des fossés bétonnés et caniveaux.

 C’est depuis le mois d’octobre que des travaux sont effectués sur cet axe qui relie la région du littoral à l’ouest du pays.  A Souza, entre Kapa et Bomono,  on a assisté au  traitement de la chaussée, sur les zones les plus dégradées et au recyclage de la couche de roulement existante. Fin octobre, c’était la réfection de la couche de base au point kilométrique 5+700 à Bomono ainsi qu’au point kilométrique 2+400 à Bekoko. Un dalot a été réalisé au point kilométrique 58+380 au carrefour Djoumgouo.

 Le ministère des Travaux publics annonce qu’il est question d’effectuer une réfection de la chaussée, notamment  à Kekem  où la situation est critique. Seulement, la saison des pluies n’est pas favorable. D’où l’opération actuelle de bouchage de nids de poule pour faciliter la circulation, en attendant la fin des pluies pour une mobilisation conséquente.

 La reconstruction de l’axe Douala-Bafoussam long de 217,8 km nécessite 179,469 milliards de F CFA. Le projet a  récemment été soumis à la  Banque islamique de développement. Ce dossier sera abordé lors de son Conseil d’Administration  prévu pour le premier trimestre de 2025.

BVMAC : le chiffre d’affaires en hausse de 52,1% en 2023

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Cette augmentation est principalement tirée par les commissions générées par l’introduction en bourse des actions mais aussi des obligations telles que celles de l’Etat du Gabon et du Cameroun respectivement de 71 et 70 millions de FCFA.

Au 31 décembre 2023, les comptes de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) affichent un Chiffre d’Affaires de 868, 6 millions de FCFA. Il s’agit ainsi d’une augmentation de 297 641 086 comparé à 2022  où  on avait enregistré 571 034 997 de FCFA. Soit  une hausse de 52,1%  en glissement annuel.

 Pour la BVMAC, cette progression a été motivée par les commissions générées par l’introduction en bourse des actions de la SCG-Ré  d’une valeur de 4 millions  de FCFA ainsi que l’admission à la cote de quatre titres de créance, notamment les obligations de plusieurs Etats de la Cemac et de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).  Il s’agit par ordre d’importance, de l’État du Gabon (71,2 millions FCFA), l’État du Cameroun (70 millions FCFA), de la BDEAC (44 millions FCFA), l’État et du Tchad (40 millions FCFA). Il faut aussi compter les redevances de siège ainsi que les commissions de capitalisation sur les compartiments « Actions » et « Obligations ».

 Il faut dire que globalement, la BVMAC a connu un dynamisme sur ses différents compartiments au cours de l’année 2023. Le compartiment des obligations a notamment enregistré un nombre record de lignes obligataires cotées avec 7 nouvelles lignes qui ont été comptabilisées  en 2023 contre 2 lignes en 2022. Pour le PCA de la BVMAC,  c’est le résultat de plusieurs réformes engagées. « L’optimisation des délais de traitement des demandes d’admission à la cote des instruments financiers émis par appel public à l’épargne a permis d’accueillir cinq (05) nouvelles valeurs sur ses deux Compartiments dont une introduction en Bourse sur le Compartiment Actions (SCG Ré) et quatre nouvelles admissions à la Cote de lignes obligataires de l’Etat du Gabon, de la BDEAC, de l’Etat du Tchad et de l’Etat du Cameroun », indique Henri Claude Oyima.

Les autres produits facturés au 31 décembre 2023 se chiffrent à 242, 1 millions de FCFA.  Compte tenu de ces chiffres, la BVMAC dit présenter des perspectives favorables à court et moyen terme. L’exécution du Business Plan 2022-2026 est en bonne voie avec la mobilisation en 2023 des actionnaires et la Communauté de la CEMAC qui a abouti au renforcement des fonds propres.  « Le Règlement Général révisé, qui a été soumis à l’approbation de la  COSUMAF à l’issue de la session du Conseil d’Administration du 28 mars 2024, comporte plusieurs dispositions, novatrices qui augurent de bonnes perspectives d’approfondissement des différents compartiments de la Cote », se félicite la BVMAC.

La bourse compte cependant sur  l’introduction des entreprises publiques des Etats membres pour renforcer ses performances. Une liste de 15 sociétés  susceptibles d’intégrer le compartiment Actions avait été élaborée par les Etats eux même pour dynamiser la place boursière sous régionale.

Boissons : le combat perdu de Mbarga Atangana

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« Le ministre du Commerce tient à rappeler (…) que la bière et les boissons hygiéniques figurent bel et bien sur la liste des produits soumis à la procédure d’homologation préalable des prix par son administration…» Luc Magloire Mbarga Atangana l’a réitéré dans un communiqué de presse rendu public ce 4 novembre 2024. Indiquant que lorsque les circonstances l’exigent, ces prix « peuvent éventuellement…faire l’objet de négociations par le mécanisme des prix concertés ». Condamnant ainsi « une augmentation illégale du prix de la bière et des boissons hygiéniques» par les exploitants des débits de boisson.

C’est que le prix de la bière a augmenté depuis ce 1er novembre 2024, de l’ordre de 50F par bouteille. Du coup, le prix de la bouteille de bière de 65cl est passé à 700F. Les consommateurs l’ont constaté sans préavis. « Les dépôts nous ont informés qu’ils ont tenu une réunion avec les entreprises brassicoles au terme de laquelle le prix de transport a été relevé», explique un tenancier d’un débit de boisson du quartier Mvog-Ada à Yaoundé. En réalité, « le prix de la bière n’a pas changé ; cette hausse tarifaire a pour origine le relèvement à hauteur de 600 Fcfa du coût de transport du casier à partir de l’usine ; soit 50Fcfa par bouteille contenue dans un casier », précise un autre.

La note de Guinness Cameroun

En réalité, les prix de vente en détail avaient déjà été révisés à la hausse depuis plusieurs mois. D’autant plus que dans la plupart des débits de boisson, le prix d’une bière de 65cl varie entre 650F et 1000F, selon le standing du lieu. Mais très peu respectaient encore le prix homologué de 650F : « ça dépend d prix d’achat, et même de certains aléas. Mes livreurs n’ont pas changé de prix, et me vendent le casier à 7200F. Etant à l’intérieur du quartier, je revends à 650F la bouteille, déjà parce que les clients sont disposés à payer ce prix. Pour gagner 600F par casier. Mais mes collègues qui sont installés en bordure de la route vendent à partir de 700F la bouteille», explique Emmanuel, gérant d’un bistrot en plein cœur du quartier Ebanda à Yaoundé. L’homme est d’ailleurs un des rares à céder aux « caprices » des clients : « je vendais à 650F et je ne m’en sortais pas. Je suis passé à 700F, les clients ont boudé pendant un temps, puis sont revenus car un peu partout dans le quartier, c’est le même prix», affirme un autre, dans le même quartier.

Le communiqué du Mincommerce

Aujourd’hui, les données sont en train de changer. Et les acteurs de la chaîne n’ont pas visiblement associé l’administration publique à leurs négociations. « La récente initiative des exploitants des débits de boisson, qui s’est traduite par l’augmentation unilatérale du prix de la bière et des boissons hygiéniques… est nulle et de nul effet », écrit le Mincommerce. L’on annonce des agents de contrôle des prix du Mincommerce sur le terrain pour traquer les commerçants véreux. A priori, c’est une partie perdue, d’autant plus que les prix ont dépassé le prix homologué depuis bien longtemps.

Performance: Le chiffre d’affaires de la SIC fléchit à 3,2 milliards de FCFA en 2023

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La Société Immobilière du Cameroun (SIC) a récemment tenu son assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Mme Célestine Ketcha Courtès, Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain et Présidente du Conseil d’Administration. Ce rendez-vous annuel a permis de présenter les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2023. La SIC a annoncé un chiffre d’affaires de 3,24 milliards de FCFA pour 2023, en légère baisse par rapport aux 3,36 milliards de FCFA enregistrés l’année précédente.

Cette baisse s’inscrit dans une tendance continue, puisque ce chiffre d’affaires était de 4 milliards de FCFA en 2021 et de 4,4 milliards de FCFA en 2020. Malgré cette contraction, la société a réussi à dégager un bénéfice net de 213,9 millions de FCFA. En comparaison, Les bénéfices ont également chuté de 5,76 %, passant de 226 millions de FCFA en 2022 à 213 millions de FCFA en 2023.

DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS

 Les dirigeants de la SIC attribuent ces résultats à une gestion rigoureuse des ressources et à une meilleure rationalisation des coûts. En effet, la société a enregistré une trésorerie nette de 13,5 milliards de FCFA. Cette trésorerie confortable est un atout essentiel pour assurer la pérennité de ses activités et le financement de ses projets futurs. En plus des résultats financiers, l’assemblée générale a mis en lumière certaines observations critiques formulées par le commissaire aux comptes, notamment en ce qui concerne l’enregistrement de terrains d’une valeur de 32,45 milliards de FCFA dans le bilan de la SIC.

Sur ce montant, 22,16 milliards de FCFA appartiennent à l’État et 10,8 milliards de FCFA concernent des terrains pour lesquels la SIC ne dispose pas de documents justificatifs. Face à cette situation, les actionnaires ont demandé une cartographie précise de ces actifs ainsi que l’accélération des procédures d’obtention des titres fonciers correspondants.

 AFFECTATION DES BÉNÉFICES : PRIORITÉ AUX DIVIDENDES

Après avoir examiné les propositions du Conseil d’Administration, l’assemblée générale a décidé de l’affectation des résultats. 90 % du bénéfice net, soit 192,5 millions de FCFA, seront versés sous forme de dividendes aux actionnaires, tandis que les 10 % restants, représentant 21,3 millions de FCFA, seront alloués à la réserve légale. Cette décision témoigne de l’engagement de la SIC à récompenser ses actionnaires tout en renforçant ses fonds propres.

De plus, les actionnaires ont approuvé le versement en dividendes des 90 % des reports à nouveau des cinq dernières années, une mesure qui permettra aux actionnaires privés de bénéficier des performances passées de l’entreprise.

UN PLAN D’ACTION POUR 2025 ET DE NOUVELLES RÉSOLUTIONS

Outre l’analyse des états financiers, l’assemblée générale a adopté plusieurs résolutions pour garantir un développement durable de l’entreprise. Une attention particulière a été accordée à la mise en œuvre d’un Plan SIC 2025 dédié à la production effective de logements. Ce plan prévoit l’utilisation de 18,94 milliards de FCFA, dont 20,7 milliards de FCFA provenant du recouvrement partiel de créances de l’État sur la SIC.

Cette initiative vise à répondre à la demande croissante en logements au Cameroun tout en assurant une gestion efficace des créances. Dans une démarche de transparence, l’assemblée générale a également prescrit un audit des résolutions et recommandations antérieures, afin de s’assurer de leur bonne exécution depuis 2019. La SIC entend ainsi renforcer sa gouvernance et garantir un suivi rigoureux des décisions prises au cours des sessions passées

Loyers administratifs: Plus de 2 000 faux locataires identifiés

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image générée avec l'aide de l'intelligence artificielle

Sous l’impulsion du ministère des Finances, une mission d’audit lancée en 2020 a mis en lumière des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des baux administratifs. Ces investigations ont révélé un réseau d’irrégularités coûteuses, notamment des loyers versés pour des bâtiments en ruine, des immeubles inexistants, et même des cas où des individus, sans lien avec l’administration, occupent des logements financés par les deniers publics. Cette initiative, conduite en collaboration avec les ministères de la Défense, des Domaines, et la Société Immobilière du Cameroun (SIC), a permis à l’État d’identifier plus de 2 000 faux locataires et d’enregistrer une économie annuelle de près de 4 milliards de francs CFA.

 Les détails de l’enquête sont accablants. Dans le cadre d’un entretien accordé à Défis actuels Magazine dans son édition en kiosque, le ministre des Finances, Louis Paul Motze révèle que des millions de FCFA ont été dépensés chaque année pour des immeubles délabrés, parfois même désertés, ou encore pour des bâtiments dont aucun contrat de bail ne peut être retrouvé. Plus surprenant encore, la mission interministérielle a recensé 2 141 individus logés aux frais de l’État sans appartenance à la fonction publique, parmi lesquels des retraités.

 Au-delà des faux locataires, les contrôles ont également mis en évidence 170 contrats de bail fictifs, certains en vigueur depuis des années. Ces contrats, dont la régularité est plus que douteuse, ont déjà coûté près de 206 milliards de francs CFA à l’État. De nombreux immeubles concernés ne sont pas occupés par des agents publics, voire n’existent tout simplement pas. À cela s’ajoutent 774 cas de contrats irréguliers, où l’occupation n’est pas effective ou bien où les bâtiments loués sont dans un état de délabrement avancé, rendant leur utilisation impossible. Ces contrats contribuent à un manque à gagner annuel de 2,411 milliards de francs CFA.

Cameroun : Il y a 42 ans, Ahmadou Ahidjo démissionnait

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«Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes,

J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de la République du Cameroun. Cette décision prendra effet le samedi 6 novembre à 10 h. En cette circonstance capitale, je voudrais du fond du cœur remercier toutes celles et tous ceux qui, depuis bientôt 25 ans, m’ont accordé leur confiance et apporté leur aide dans l’accomplissement de mes lourdes tâches à la tête de l’Etat.

Je voudrais tout particulièrement remercier les militantes et les militants de notre grand Parti national, l’U.N.C. de leur soutien total, constant et inébranlable.

S’il reste beaucoup à faire dans la grande et longue œuvre de construction de notre cher et beau pays, nous avons ensemble accompli après l’indépendance, la Réunification et l’Unification, des progrès considérables dans tous les domaines.

Notre pays dispose d’atouts importants. L’unité nationale consolidée, des ressources nombreuses, variées et complémentaires, une économie en expansion continue, des finances saines, une justice sociale en amélioration, une population laborieuse et une jeunesse dynamique, de solides et fructueuses relations d’amitié et de coopération en Afrique et dans le monde.

J’invite toutes les Camerounaises et tous les Camerounais à accorder, sans réserve, leur confiance et à apporter leur concours à mon successeur constitutionnel M. Paul Biya. Il mérite la confiance de tous, à l’intérieur et à l’extérieur. Je vous exhorte à demeurer un peuple uni, patriote, travailleur, digne et respecté. Je prie Dieu Tout-puissant afin qu’il continue à assurer au peuple camerounais la protection et l’aide nécessaires à son développement dans la paix, l’unité et la Justice. Vive le Cameroun».

Sunu, NSIA et Access Bank intéressés par le capital de commercial bank

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Ils se sont prononcés comme potentiels repreneurs des 51% des parts de l’État camerounais en vente dans le cadre de la finalisation de la restructuration de la banque.

 Les offres  pour l’opération de cession partielle des 98% de parts détenues par l’Etat du Cameroun  dans le capital de la Commercial Bank-Cameroun sont connues. Parmi les candidats,  le groupe bancaire  nigérian Access Bank,  le Groupe panafricain de  banque-assurances Sunu et  NSIA, compagnie ivoirienne d’assurance.

Leurs offres  sont en ce moment en train d’être évaluées par Rothschild & Co,  holding financière franco-britannique désignée par le gouvernement pour  conduire cette opération de  rachat.

Les trois groupes ne sont pas les seuls qui se proposent pour reprendre les parts de l’Etat du Cameroun. D’après certaines sources, le cabinet Rothschild & Co,  a reçu début octobre, une  candidature  de dernière minute. Rothschild, apprend-on, voulait d’ailleurs se limiter aux offres de Sunu, Acces Bank et NSIA avant d’être prié par le gouvernement de prendre en compte cette dernière offre dont les mandataires sont tenus secrets.  Mais il s’agirait en effet d’un consortium d’acteurs privés camerounais. Quid des locaux ou des acteurs étrangers deviendront actionnaires majoritaires de la CBC ?

Le dévoilement du nouvel actionnaire majoritaire de la Commercial Bank était initialement prévu pour la fin du premier semestre 2024.  « Les offres fermes des repreneurs potentiels sont attendues dans les prochaines semaines par le ministère des Finances… Ce processus de sélection d’un repreneur stratégique devrait aboutir à la signature d’un accord de rachat d’ici la fin du premier semestre 2024, suivie de l’introduction en bourse qui doit être conclue avant fin décembre 2024 », avait indiqué le ministre des Finances Louis Paul Motaze dans un communiqué publié en mars 2024. Ce calendrier n’est finalement pas respecté. Les résultats sont désormais attendus pour la fin de cette année.

Le retrait partiel de l’Etat du Cameroun  dans l’actionnariat de CBC intervient  dans le processus de finalisation de la restructuration de  cette banque. L’opération qui avait démarré en 2009 visait à relever cette institution financière de la faillite. L’Etat avait ainsi procédé à une recapitalisation de 12 milliards de FCFA en 2013 devenant l’actionnaire majoritaire de la banque. Il va cependant conserver 17% des parts et  céder 51%, annoncent plusieurs sources.

CAF awards 2024 : Baleba et Onana, seuls Camerounais en lice

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Dans les listes des footballeurs nommés pour les différentes catégories en course aux CAF awards 2024, seuls deux noms camerounais figurent. Et pas dans la catégorie la plus convoitée qui est celle du meilleur joueur de l’année. Il s’agit de Carlos Baleba et André Onana. Le premier est en course pour le meilleur jeune de l’année, et le second chez les gardiens de l’année. Carlos Baléba de Brighton devra se mesurer contre des concurrents comme Karim Konaté de la Côte d’ivoire (Salzburg), Lamine Camara du Sénégal (Monaco), le Marocain Bilal El Khannouss (Leicester), Le Ghanéen Abdul Aziz Issah (Dreams FC et Barcelone),… le virevoltant milieu de terrain des Lions indomptables a de réelles chances de dire son mot dans ce groupe de dix qui jeunes loups aux dents longues. Pour sa part, André Onana le portier principal de Manchester united, semble mieux placé pour être sacré meilleur gardien africain de l’année. Le gardien des buts de Manchester united a des concurrents un peu moins capés. On y retrouve entre autres concurrents Yahia Fonana de Côte d’ivoire (Angers), Oussama Benbot d’Algérie (USM d’Alger), Lionel Mpasi de RDC (Rodez FC), Ronwen Williams d’Afrique du Sud (Mamelodi Sundowns),… Seul le numéro 24 des Mancuniens évolue dans un club de renommée mondiale. Mais rien n’est gagné d’avance.

Pour les autres catégories, les Camerounais seront spectateurs à la course. Les clubs camerounais étant devenus de simples figurants en compétitions interclubs, aucun joueur ni club camerounais n’est présélectionné. Pareil pour les entraîneurs. Le pays de Roger Milla a utilisé deux sélectionneurs au courant de l’année, mais ce n’est que l’actuel qui parvient à donner un contenu remarquable au jeu. Du coup, la sélection nationale ne fait pas partie des dix en ourse. La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 qui s’est jouée en début d’année en Côte d’ivoire n’ayant pas été positivement mémorable pour les Lions indomptables éliminés au second tour, soit les 8ème de finale. Et naturellement, le titre le plus convoité, celui du meilleur joueur, ne concerne pas le Cameroun. Ce sera l’affaire des joueurs issus de sept nationalités : Algérie (Amine Gouiri), Maroc (Soufiane Rahimi et Achraf Hakimi), Burkina Faso (Edmond Tapsoba), Nigéria (Ademola Lookman et William Ekong), RDC (Chancel Mbemba), Ghana (Sehrou Guirassy) et Afrique du Sud (Ronwen William). Ce dernier est le seul qui va concourir dans deux catégories. Il est déjà aligné parmi les gardiens de buts.

Rendez-vous est donné en fin d’année pour les résultats.

Le chef de l’État revalorise les primes des chercheurs

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C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la recherche nationale avec ce décret qui valorise considérablement les chercheurs des instituts publics. Le texte établit un cadre précis pour les primes de recherche et de technicité, concrétisant les promesses faites par le décret du 8 août 2023 qui avait instauré un statut spécial pour les chercheurs. Cette décision, attendue depuis de nombreuses années, va permettre de fidéliser les talents et d’attirer de nouveaux chercheurs, renforçant ainsi le tissu scientifique du pays. Désormais, des primes de recherche mensuelles allant de 90 000 FCFA pour les attachés de recherche à 140 000 FCFA pour les directeurs de recherche seront allouées aux chercheurs.

Le texte précise également que la prime de technicité oscillera entre 30 000 FCFA pour les attachés et 50 000 FCFA pour les directeurs. Ces montants visent à revaloriser le travail de ce corps de métier et remplacent les anciennes dispositions en vigueur depuis 1980. Ce décret marque une étape importante pour les chercheurs camerounais, qui, depuis plusieurs années, réclamaient une amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération. Il s’inscrit dans une dynamique de valorisation des professionnels de la recherche, dont le rôle est crucial pour le développement scientifique et technologique du pays. Le décret de 2023 avait posé les bases de cette reconnaissance en intégrant dans la rémunération des chercheurs un solde de base, une prime de recherche et une prime de technicité. Une disposition datant de 43 ans, le texte du 8 août 2023, qui organisait le corps des chercheurs, était devenu obsolète face aux nouveaux enjeux de développement. Cette mesure présidentielle intervient dans un contexte où le Cameroun occupe le leadership de la recherche scientifique en Afrique francophone.

Selon les données du centre de recherches SCIMAGO, le pays a produit 29 343 publications scientifiques entre 1996 et 2023. Le Cameroun se classe ainsi au premier rang des pays francophones d’Afrique pour la recherche scientifique, 12e parmi les 57 pays africains, et 91e sur 239 pays dans le monde. Ces statistiques, présentées par la Société camerounaise de physique (SCP) le 22 août 2024 aux journalistes scientifiques d’Afrique francophone (Rjsaf), visent à promouvoir la vulgarisation de la recherche scientifique.

Bien que les chercheurs camerounais montrent une forte initiative, 90% des activités de recherche n’ont pas d’objectifs clairement définis, révélant un manque criant de coordination et de stratégie. « 90% des activités de recherche n’ont aucun objectif fixé ni par le gouvernement ni par les entreprises privées nationales, contre 10% seulement dans les instituts sous tutelle du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi). La plupart des projets sont initiés individuellement par les chercheurs, sans réelle coordination ni valorisation des résultats », avait expliqué le Pr Paul Woafo, président sortant de la SCP.

Safacam : un bond de 1033% au premier semestre 2024

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Malgré un environnement économique mondial complexe, la Société Africaine Forestière et Agricole du Cameroun (Safacam) a réalisé un premier semestre de 2024 remarquable. Avec une croissance de son chiffre d’affaires de 15% et un bond spectaculaire de 1033% de son résultat des activités ordinaires, l’entreprise confirme son dynamisme et sa résilience. Cette performance exceptionnelle résulte d’une stratégie d’optimisation des opérations et d’une adaptation constante aux évolutions du marché. Au premier semestre 2024, l’entreprise Safacam se démarque par une croissance marquée de ses performances financières.

 En effet, le chiffre d’affaires a progressé de 15 % par rapport à la même période en 2023, tandis que le résultat des activités ordinaires affiche une augmentation spectaculaire de 1033 %, illustrant une optimisation accrue des opérations. Cette hausse substantielle est attribuée à deux facteurs principaux : une augmentation de 20 % de la production des vergers de palmiers, aussi bien industriels que villageois, et une hausse de 11 % des prix du caoutchouc sur le marché international. Ces éléments ont permis à Safacam de renforcer son positionnement sur des marchés compétitifs. Au-delà des performances financières, Safacam a poursuivi son programme d’investissement pour accroître sa capacité de production. L’entreprise a su maintenir le cap malgré une hausse généralisée des coûts à tous les niveaux. L’objectif reste de répondre à la demande croissante et de préparer les futures saisons avec une infrastructure plus robuste.

Toutefois, les prévisions pour la seconde moitié de l’année 2024 sont plus réservées. En fin d’année, la baisse saisonnière de la production d’huile de palme se fait généralement sentir, ce qui limite le niveau d’activité de Safacam. Quant au marché du caoutchouc, l’incertitude persiste en raison de la volatilité des prix internationaux, un facteur qui pourrait influencer les résultats financiers de l’entreprise. Le rapport semestriel a été minutieusement vérifié par les commissaires aux comptes, qui ont attesté de la sincérité et de la cohérence des informations fournies. Leur travail, réalisé selon les normes professionnelles camerounaises, a impliqué des analyses poussées et des entretiens avec les dirigeants de l’entreprise. Les commissaires aux comptes n’ont émis aucune réserve, confirmant ainsi la fiabilité des résultats publiés par Safacam.

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