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Détournement de deniers publics : déjà 9,5 milliards de FCFA recouvrés par l’Etat en 2024 à travers la procédure de restitution du corps du délit

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Le 1er décembre 2024, le Premier ministre Joseph Dion Ngute s’est présenté à l’Assemblée nationale pour dévoiler le programme économique, financier, social et culturel du Cameroun pour l’année 2025. Avant de détailler les orientations de cet ambitieux plan soutenu par un budget de 7317,7 milliards de FCFA, le chef du gouvernement a dressé un bilan des actions clés menées en 2024. Lors de cet exercice, il a particulièrement insisté sur la lutte contre le détournement de deniers publics.

LE TCS EN PREMIÈRE LIGNE

 A en croire ce dernier, le Tribunal criminel spécial, institution chargée des affaires de détournement de fonds publics, a permis de renflouer le trésor public à hauteur de 9,5 milliards de FCFA en 2024. Cette performance s’inscrit dans le cadre de la procédure de restitution du corps du délit, instituée par la loi n°2012/011 du 16 juillet 2012. Le montant récupéré dépasse largement celui de 2023, où seulement 1,4 milliard de FCFA avait été reversé, selon les chiffres du rapport 2023 de la Commission nationale anticorruption (Conac), publiée en septembre dernier.

DES RECOUVREMENTS EN BAISSE POUR LA SRC

Parallèlement, la Société de recouvrement des créances (SRC) a contribué à hauteur de 3,4 milliards de FCFA au renflouement des finances publiques, bien que ce chiffre soit en recul par rapport aux 7,018 milliards de FCFA collectés en 2023. Les créances concernées englobent des condamnations pécuniaires au profit de l’État pour diverses infractions. Néanmoins le rapport de la Conac 2023 précise que certaines affaires emblématiques demeurent problématiques.

 À titre d’exemple, sur une créance globale de 39,5 milliards de FCFA issue de décisions de justice prononcées entre 2013 et 2016, seule une fraction de 7,018 milliards de FCFA a été recouvrée. L’affaire opposant l’État du Cameroun à la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) illustre cette difficulté. En effet, sur une créance de 26,4 milliards de FCFA décidée en 2016, à peine 714,8 millions de FCFA ont été récupérés en près de dix ans.

Toutefois, malgré ces difficultés, Dieudonné Massi Gams, le président de la Conac s’est réjoui des actions menées par les deux institutions susmentionnées, nourrissant même le rêve de voir leurs actions s’intensifier. «L’un des constats majeurs qui se dégage du Rapport sur l’État de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2023 est indéniablement la montée en puissance des institutions impliquées dans le recouvrement des avoirs issus de la corruption. Il s’agit particulièrement du Tribunal criminel Spécial et de la Société de recouvrement des créances. Il reste à souhaiter que cet élan se densifie au cours des années à venir et que les fonds ainsi collectés soient gérés à bon escient. En effet, s’il est juste de punir les auteurs d’actes de corruption et de détournement de deniers publics, il est encore mieux de restituer au peuple camerounais les fonds dont il a été spoliés, au préjudice de son développement », a déclaré Dieudonné Massi Gams, en septembre dernier.

Développement Urbain : Les maires appelés à accélérer la mise en œuvre des projets Pdvir  

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L’objectif est clair : mobiliser tous les acteurs pour achever, dans les délais impartis, les travaux en cours et assurer l’atteinte des résultats escomptés. Célestine Ketcha Courtes, ministre, a rappelé l’importance du Copil, instance clé dans la mise en œuvre du Pdvir. « Ce projet constitue une grande opportunité pour les populations bénéficiaires », a-t-elle déclaré, tout en soulignant les retards accumulés. Cette prorogation exceptionnelle de la clôture du projet, initialement fixée au 31 mars 2024, dit-elle : « reflète les efforts du gouvernement camerounais pour surmonter les contraintes persistantes ».

DES AVANCÉES, MAIS DES DÉFIS PERSISTANTS

Lors de cette session, plusieurs documents stratégiques ont été examinés et validés, notamment le Plan de Travail et Budget Annuel (Ptba) 2025, le rapport d’activités à la date du 31 octobre 2024 et les rapports d’audit comptable et financier de l’exercice 2023. Ces validations sont déterminantes pour assurer la bonne gestion et la transparence du projet. Depuis son lancement, le Pdvir a réalisé des avancées significatives. « À ce jour, nous avons élaboré 4 plans de secteurs sur 5 attendus, construit ou réhabilité 32,331 km de voiries sur une cible de 41,162 km, installé 3,520 km de drains primaires sur une cible de 7,3 km, construit 62,45 km de drains secondaires sur une cible de 58,975 km et réalisé 64,04 km de chemins piétons sur une cible de 95,24 km », a énuméré Célestine Ketcha Courtes. Parmi les 32,331 km de voiries construites ou réhabilitées sur un objectif de 41,162 km, on compte 2,2 km à Batouri, 7 km à Ngaoundéré, 15 km à Yaoundé et 11 km à Douala.

Cependant, des défis persistent, notamment dans les travaux de voirie et la construction de drains structurants à Douala. Ces retards nécessitent une action concertée entre les différents acteurs, en particulier les maires et les chefs d’unités locales. À l’issue des échanges, il a été recommandé aux maires d’accélérer la libération des emprises et de finaliser les indemnisations des personnes affectées avant février 2025. La cellule de Coordination du PDVIR est invitée à renforcer le suivi rapproché des travaux restants, notamment à Douala et Yaoundé, et à déployer des stratégies pour garantir l’achèvement des chantiers prioritaires dans les délais impartis. La ministre a également rappelé les recommandations émises lors de la précédente session, en déplorant leur mise en œuvre inégale. « C’est une responsabilité collective », a-t-elle souligné, en appelant à une collaboration renforcée pour conclure les projets prioritaires. L’amélioration des infrastructures urbaines, comme les chemins piétons et les équipements de proximité, reste au cœur des préoccupations.

UNE FEUILLE DE ROUTE POUR L’ACCÉLÉRATION

Au-delà des constats, cette session se veut proactive. Le coordonnateur du Pdvir a été invité à préciser les échéances pour les chantiers encore en cours. Parallèlement, les maires ont reçu des instructions fermes : identifier les obstacles spécifiques freinant les travaux et proposer des solutions concrètes pour les lever. La ministre a également rappelé les recommandations émises lors de la précédente session, en déplorant leur mise en œuvre inégale. « C’est une responsabilité collective », a-t-elle souligné, en appelant à une collaboration renforcée pour conclure les projets prioritaires. L’amélioration des infrastructures urbaines, comme les chemins piétons et les équipements de proximité, reste au cœur des préoccupations.

Le Pdvir, qui vise à transformer durablement le visage des villes camerounaises, est un levier essentiel pour le développement inclusif. Cette septième session du Copil est donc cruciale pour traduire les ambitions en actions concrètes. La mobilisation de tous, selon la ministre, est la clé pour garantir que ce projet atteigne pleinement ses objectifs, offrant ainsi un cadre de vie amélioré à des milliers de Camerounais. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes, avec l’espoir que le Pdvir tienne ses promesses avant l’échéance de juin 2025.

En marge de la session, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la gouvernance et le suivi des projets pour maximiser leur impact. « Cette session du Copil marque un tournant stratégique, où chaque acteur doit jouer pleinement son rôle pour garantir la finalisation des activités dans les délais impartis », a-t-elle déclaré. Avec l’adoption attendue des documents stratégiques, cette septième session du Copil pose les bases pour une année 2025 décisive. Les efforts conjugués des partenaires et des communautés promettent de transformer les villes camerounaises en véritables modèles d’inclusion et de résilience, offrant un cadre de vie amélioré à leurs habitants et renforçant le développement durable à l’échelle nationale.

Recettes douanières : La Douane échoue à collecter 803,8 milliards à fin septembre 2024

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À fin septembre, les services douaniers ont collecté 726,8 milliards de Fcfa, selon une déclaration du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Ce chiffre, en retrait de 10 milliards de Fcfa par rapport à la même période l’an dernier, traduit un écart de 74 milliards de Fcfa par rapport à l’objectif de 803,8 milliards de FCFA que s’est fixé l’administration douanière à la période sous-revue. Ce déficit s’inscrit dans une tendance amorcée dès le premier trimestre 2024, où seulement 215 milliards avaient été mobilisés sur une prévision de 250 milliards, soit un manque de 35 milliards.

UNE BAISSE D’ACTIVITÉ ET DES CRÉANCES IMPAYÉES EN CAUSE

Lors de la présentation du Programme économique pour l’exercice 2025 à l’Assemblée nationale le 1er décembre dernier, le Premier ministre a attribué ces résultats décevants à plusieurs facteurs, notamment un ralentissement des activités économiques internes et des difficultés persistantes à recouvrer les créances des marketeurs pétroliers.

Ce problème n’est pas nouveau. En mai 2024, la Douane avait déjà pointé du doigt les arriérés de la Société nationale de raffinage (Sonara) et des marketeurs pétroliers, tout en évoquant des obstacles structurels tels que la fraude, la contrebande, et les crises économique et sécuritaire. Ces contraintes, cumulées, fragilisent les efforts de mobilisation et compromettent les ambitions budgétaires du pays, d’après un haut cadre de l’administration douanière.

UN DÉFI COLOSSAL POUR LE DERNIER TRIMESTRE

 Avec seulement trois mois restants en 2024, la Direction générale des Douanes (DGD) devra mobiliser près de 364 milliards de Fcfa supplémentaires pour atteindre l’objectif annuel. Parallèlement, les recettes fiscales non pétrolières affichent également un déficit préoccupant : sur des projections de 2 904,1 milliards de Fcfa, seuls 2 078,4 milliards ont été mobilisés à fin septembre, laissant un écart de 825,7 milliards de Fcfa.

Ces contre-performances contribuent à creuser davantage le déficit budgétaire, initialement prévu à 137,9 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectificative. Retour sur les performances de 2023 Cette situation tranche avec les résultats enregistrés en 2023, où les recettes douanières avaient dépassé les attentes malgré une révision à la baisse des objectifs en cours d’année. Sur une prévision initiale de 1 004,7 milliards, ajustée à 973,7 milliards, le Cameroun avait réussi à collecter 1 022,6 milliards de Fcfa, soit un excédent de 48,3 milliards

Dette salariale: L’Etat indique avoir soldé 82,3% de la dette due aux enseignants

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vue partielle des services du ministère des Finances

En l’espace de deux ans, l’État camerounais a déboursé 164,67 milliards de FCFA en faveur des enseignants du primaire et du secondaire. Une somme importante, mais qui laisse encore un reliquat de 35,33 milliards de FCFA à régler pour solder définitivement une dette globale estimée à 200 milliards de FCFA. C’est lors de son allocution du dimanche 1er décembre 2024 à Yaoundé, devant les députés, que le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a révélé ces chiffres.

C’était dans le cadre de la présentation du programme économique, financier, social et culturel pour l’exercice 2025. «Quant à la gestion budgétaire de l’Etat, elle s’est, entre autres, traduite par la réalisation des principales actions ci-après : l’apurement à date de 164 milliards 67 millions de FCFA, sur les 200 milliards de FCFA, de dettes dues aux enseignants du secondaire et du primaire», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement reste engagé à régler les montants restants.

 UNE DETTE EN VOIE DE LIQUIDATION TOTALE

Le règlement des 35,33 milliards de FCFA encore dus devrait s’effectuer d’ici fin 2025, selon les projections du gouvernement. Joseph Dion Ngute l’a confirmé devant l’Assemblée nationale, insistant sur la volonté de l’État de s’acquitter de ses engagements «vis-à-vis de certaines catégories professionnelles, dont les enseignants». Cette annonce prolonge toutefois l’échéance initiale donnée par le ministre des Finances en août 2024, qui prévoyait un apurement complet pour fin 2024.

Louis Paul Motaze avait, dans un communiqué, détaillé les modalités de règlement de la dette flottante, indiquant que «la dette académique, la dette locative, la dette sociale et les indemnisations seront prises en charge par le budget de l’État au cours de l’année 2024 ». Quant à la dette salariale, son apurement complet «devait s’étaler sur deux ans à compter de 2024, à l’exception de celle des enseignants, initialement prévue pour être soldée avant fin 2024», a-t-il ajouté.

Cependant, une note d’apurement ayant circulé sur les réseaux sociaux en août 2023 laissait entendre que le gouvernement pourrait aller jusqu’en septembre 2025 pour régler intégralement les dettes envers les enseignants. Ce projet concernait plus de 84 000 enseignants qui réclament des arriérés de paiements, de rappels d’avancements d’échelon ou de grade, certains remontant à 1980.

UN COMBAT PORTÉ PAR LES SYNDICATS

La pression exercée par le mouvement «On a trop supporté» (OTS), créé en 2022, a joué un rôle décisif dans la prise en compte de cette dette par le gouvernement. Mobilisés autour de la revendication du paiement intégral de ces arriérés, les enseignants affiliés à ce mouvement évaluaient les sommes dues à plusieurs milliards de FCFA.

Leurs revendications s’inscrivaient dans un contexte plus large, où les arriérés englobaient également des rappels d’intégration, des avancements et d’autres actes de carrière. Depuis les manifestations massives de 2022, le gouvernement a entrepris un processus progressif d’apurement, témoignant de son engagement à répondre aux attentes de cette catégorie de fonctionnaires.

Assurance : le chiffre d’affaires en hausse de 6% en 2023

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Assurance Road Sign with dramatic clouds and sky.

 Le marché de l’assurance non vie  et l’assurance vie récoltent  272,5 milliards de FCFA, le premier étant tiré par Axa et le second par Allianz.

Selon des données publiées par l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (Asac), le chiffre d’affaires du marché des assurances (vie et non vie) au Cameroun a atteint 272,5 milliards de FCFA au 31 décembre 2023. Soit une augmentation de 16,2 milliards de FCFA comparé aux 256,34 milliards de FCFA enregistrés en 2022. Ce qui représente  en valeur relative, une progression de 6,32%.

Dans le détail, les performances sont tirées par la branche non vie qui constitue 67,42% du chiffre d’affaires global, contre 32,58% pour les assurances vie. La branche non vie connaît en effet une augmentation de 8,97% par rapport à 2022. Cette branche est composée de 17 compagnies d’assurances avec en tête AXA. La compagnie dirigée par Thierry Kepeden enregistre 23,1 milliards FCFA de chiffre d’affaires à fin 2023.  Soit 8% de part de marché.  Elle est suivie par l’assureur français SAAR Assurance avec 20,5% de parts de marché. Chanas arrive en troisième position  avec  20,09 milliards de FCFA. Puis Activa du camerounais Richard Lowe qui totalise 17,9 milliards. Le quinté est refermé par Sanlam qui enregistre 14,1 milliards de FCFA.

La branche vie connaît  cependant une faible évolution d’à peine 1,23% par rapport à l’exercice précédent.  Cette légère hausse est portée par les épargnes collectives, qui représentent  30,89%,  du chiffre d’affaires contre 9% pour l’épargne individuelle. Les assurances individuelles représentent 47% des parts, avec une évolution de 11% par rapport à 2022. Les acceptations vie sont également en nette régression. Les assurances de personnes (accidents corporels, maladie et vie) progressent de 5%, passant de 133,38 milliards en 2022 à 140,31 milliards de FCFA en 2023.  Sur ce segment, Allianz vie est en tête avec 22,7 milliards de FCFA de chiffre d’affaires. Soit 8,6% de parts de marché. Prudential Beneficial Life vient en deuxième position avec 22,5 milliards de FCFA. Il est suivi par Activa Vie qui  enregistre moins de 10 milliards de chiffre d’affaires.

Visite : Dion Ngute annoncé à Ngaoundéré

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Selon des sources concordantes, le Premier ministre se rendra à Ngaoundéré le 13 décembre prochain. Pour un séjour qui s’étend jusqu’au 15 décembre 2024. Joseph Dion Ngute va inaugurer le Centre hospitalier régional (CHR) de Ngaoundéré, dont les travaux de construction sont achevés depuis le mois de juin dernier. C’est un moment important pour la région qui accusait jusqu’à une époque récente un déficit en infrastructures hospitalières. Et le CHR est une solution majeure pour une bonne partie des problèmes d’offres de services dans la région, tant la plupart des services y sont prévus (hémodialyse, scanner, morgue,…) D’où l’importance qu’accordent les pouvoirs publics à l’inauguration de cet établissement hospitalier.

18 millions Fcfa collectés sur 100 millions

A cet effet, le gouverneur de la région, Kildadi Taguieke Boukar est au four et au moulin pour donner un cachet particulier à cet événement rare. Une réunion de crise a été convoquée le 29 novembre dernier. A l’occasion, Dion Ngute pourrait se pencher sur un certain nombre de problèmes auxquels est confrontée la région Château d’eau du Cameroun. Entre autres l’enclavement, l’épineuse question de la route Ngaoundéré-Garoua, le phénomène du « zoua zoua » (carburant frelaté), l’inflation galopante, l’insécurité rampante, avec le retour des enlèvements avec demande de rançon, la grande criminalité, les crimes rituels,… mais aussi, la question de la représentativité de l’Adamaoua dans les hautes sphères de l’Etat, que l’on rumine depuis des années, et surtout les fortes divisions entre les élites de la région, qui plombent le développement. Le passage du Premier ministre Chef du gouvernement est une occasion idoine pour la région de renouveler son plaidoyer pour une meilleure prise en compte dans la répartition des fruits de la croissance.

Initialement, la visite de Joseph Dion Ngute était prévue pour le 26 juillet dernier pour le même objet officiel. Elle a été annulée sine die, trois jours avant. Dans un contexte d’impréparation. Non seulement les contributions pour l’organisation de cette visite n’avaient donné que 18 millions sur le budget de 100 millions de francs CFA arrêté par le gouverneur de l’Adamaoua, mais aussi, les travaux préparatoires avaient été bâclés. La route reliant l’aéroport de Ngaoundéré et le lieu des cérémonies, avait juste été rafistolé, avec une fine couche de bitume sur une partie de la route, sans matérialisation, ni électrification.

Confiance

Au moment où Joseph Dion Ngute annonce une nouvelle fois son arrivée dans la capitale régionale de l’Adamaoua, les lignes n’ont pas assez bougé. Les élites ont brillé par leur absence massive à la réunion préparatoire du 29 novembre dernier. « C’est vrai qu’il n’y a pas eu une forte mobilisation ici, mais nos élites du Comité central avaient déjà mobilisé 24 millions pour envoyer, mais lorsque cette visite a été annulée, cet argent n’est plus venu », essaie d’expliquer un cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, à Ngaoundéré, dans les colonnes du trihebdomadaire L’œil du Sahel ce 4 décembre 2024. Une autre source au sein du même parti, crève une partie de l’abcès : « Je pense qu’en matière d’argent, il faut avoir confiance en certaines personnes. Si cette confiance n’y est pas, on ne peut pas donner son argent à n’importe qui pour garder », lâche cette source. Il semble donc qu’il s’est posé un problème de confiance envers les personnes devant gérer les fonds collectés pour l’occasion.

En tout cas, Dion Ngute voudrait en finir avec ce dossier avant la fin de l’année en cours. En cas de nécessité, l’Etat pourrait puiser dans ses propres réserves pour mieux organiser son séjour. Déjà, l’on apprend qu’en juillet, la Ligne 94 du budget de l’Etat avait été sollicitée pour la réfection de la route. Sauf que, « seulement » 49 millions de francs y avaient été obtenus, pour bitumer 1,1km de route. Somme qui a été minimisé, au motif que pour oins que ce dossier, des sommes plus importantes ont souvent été tirées de cette ligne.

IRPP: Déjà près d’un million de déclarations enregistrées

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C’est à une course de vitesse que sont lancés les contribuables camerounais ces derniers jours, sur la plateforme de déclaration de l’Impôt sur le revenu des personnes physiques (Irpp). Alors que le dernier délai approchait (02 décembre 2024), les retardataires , visiblement plus nombreux se sont lancés dans une course contre la montre. L’on parle de plus de 20 000 déclarations par jour depuis la fin de semaine dernière. Soumettant les serveurs de la Direction générale des Impôts (DGI) à rude épreuve. Fort heureusement,  » ces serveurs de dernière génération peuvent absorber ce flux, et on compte déjà près d’un million de déclarations effectuées en ligne’‘, assure un responsable de la DGI. Ainsi,  »contrairement à la rumeur qui a circulé ces derniers jours, le système fonctionne bien, et est sécurisé », rassure-t-on.

Cependant, le rythme des sollicitations a donné des sueurs froides. Alors que la date butoir du 2 décembre approchait, près de 60 000 Camerounais qui tentaient chaque jour de se connecter au système entre vendredi et dimanche dernier, ont créé une saturation. Laissant redouter une panne du système. Finalement il n’en sera rien. La DGI fait état d’une moyenne de mille appels par jour enregistrés par le centre d’appels dédié à l’information des contribuables sur la question. Au-delà de la garantie que des solutions sont régulièrement fournies par le ministère des Finances (Minfi) aux contribuables en difficulté, il faut y voir la preuve de l’engouement des contribuables à exercer leur devoir fiscal.


L’Irpp qui concerne les particuliers qui possèdent des biens ou qui perçoivent des revenus non imposés à la base, à été réintroduit depuis cet exercice 2024, dans un contexte de dématérialisation et de digitalisation, et vise à instaurer plus d’équité et de justice fiscale pour que le poids de l’effort fiscal ne repose plus uniquement sur les entreprises. Après avoir arrêté le délai du 30 juin pour déclarer ses revenus pour l’année 2023, l’administration fiscale l’avait repoussé au 30 septembre, puis au 1er décembre 2024. Un dimanche et donc un jour non ouvrable. Le Minfi l’a décalé au 3 décembre, avant d’accorder une semaine supplémentaire aux retardataires. Ils en ont jusqu’au 9 décembre prochain, en bénéficiant d’une exonération des pénalités prévues en cas de retard.

1,3 milliard de FCFA injecté par le C2D pour la modernisation du Musée national

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En 2021, lors de l’évaluation de la restructuration artistique et culturelle, le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, déclarait : « Le gouvernement, en adoptant la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), a permis au sous-secteur arts et culture de migrer dans le secteur des industries et services. Les arts et la culture sont désormais considérés comme vecteurs de production de richesse, de croissance et d’emploi. » C’est dans cette optique que les institutions patrimoniales ont amorcé un changement de paradigme pour apporter leur contribution à la croissance économique. Parmi elles, le musée national. Quelle est « la contribution du C2D Projet d’Appui au Développement du Musée National (Padmun) » ? Cette interrogation était au cœur de la 13ème édition du petit du C2D organisé le 28 novembre dernier au sein de cette institution patrimoniale. Ce jeudi, le Pr Hugues Heumen Tchana, directeur du musée national a apporté des réponses à cette préoccupation. Lancée en juillet 2019, la première phase du Padmun symbolise l’engagement du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) en faveur du patrimoine culturel camerounais. Doté d’une subvention de plus de 655 millions de FCFA, le projet vise à moderniser le musée national tout en renforçant sa gouvernance et en valorisant ses collections.

CINQ ANS APRÈS, LES RÉSULTATS SONT ÉLOQUENTS

Cinq ans après son lancement, les résultats du Padmun sont éloquents avec 933 objets d’arts inventoriés, 46 mobiliers muséographiques milourds installés et 65 professionnels formés, dépassant largement les objectifs initiaux. « En termes de réalisation de la première phase de l’État, il y avait deux grandes propositions. La première proposition consistait en des travaux d’urgence. Ces travaux d’urgence comprenaient la réfection de la boiserie, l’éducation des réserves de l’État national et l’étanchéité. Ces trois projets ont été réalisés à 100 %. Ils nous ont permis d’assainir les réserves du musée grâce à l’achat de mobilier. Nous avons pu récupérer certains espaces qui étaient entièrement fermés et inutilisés. Dans la dernière composante, en quatre phases, le programme scientifique et culturel, le réaménagement des espaces, la provenance du musée et les formations de personnel ont permis à un grand nombre de personnes de se former dans les métiers de musées, aussi bien au Cameroun qu’à l’international. Les formations incluaient les métiers d’inventaire, le montage des expositions, la scénographie des expositions et, également, la réallocation budgétaire, ce qui a permis d’aller au-delà de l’assistance technique en équipant environ 56 mobiliers de réserve et en augmentant le nombre d’experts camerounais impliqués dans le projet. », a précisé Pr Hugues Heumen.

Ce travail de fond reflète une ambition claire : faire du Musée National un lieu de référence, à la fois gardien de l’histoire et acteur dynamique du rayonnement culturel camerounais. Le Padmun repose sur quatre axes principaux. D’abord, la modernisation de la gouvernance, indispensable pour adapter l’organisation interne du musée à ses nouvelles ambitions. Ensuite, la valorisation des collections, qui passe par une meilleure conservation et un inventaire précis des œuvres. À cela s’ajoutent le développement d’une politique scientifique et culturelle structurante, ainsi que l’aménagement des espaces muséographiques et architecturaux. Chacun de ces chantiers s’inscrit dans une vision d’ensemble qui dépasse les murs du musée : il s’agit de contribuer à la diversification de l’économie culturelle camerounaise. En s’appuyant sur le tourisme culturel et les industries créatives, le C2D entend renforcer l’impact de la culture sur le PIB national.

ADAPTATION ET RÉVISION DES PRIORITÉS

Au fil des années, le projet a dû s’adapter. Après les premières études menées par Expertise France et le Ministère français de la Culture en 2017 et 2018, une révision des priorités a été décidée en 2023. Lors du comité de pilotage du 19 avril, une nouvelle feuille de route a été adoptée. Deux avenants ont été signés pour réallouer les budgets et prolonger la durée du projet jusqu’en mars 2025. Ces ajustements reflètent une volonté commune : offrir au Musée National les moyens de ses ambitions. Parmi les travaux réalisés, on compte la réhabilitation de l’étanchéité de la toiture, la mise à niveau du système électrique et la réfection des boiseries. Le Musée National, en pleine modernisation, aspire à devenir un vecteur essentiel de rayonnement culturel, non seulement pour le Cameroun, mais aussi pour toute la région.

Les prochains mois seront cruciaux pour concrétiser cette vision et renforcer son rôle de gardien du patrimoine national. « Faisant suite à une sollicitation du Ministre des Arts et de la Culture, il a été consenti par le Comité d’orientation et de suivi du C2D d’allouer la somme de 655,9 millions de FCFA soit un million d’euros pour une seconde phase du projet de modernisation du Musée National. Cette deuxième phase permettra de capitaliser sur les diagnostics et recommandations faites par Expertise France lors de la 1ère phase et magnifier les réalisations de la Coopération Franco-camerounaise », a confié le directeur. Et de conclure : « C’est le cas par exemple de la boiserie qui doit être terminée, ou encore de la finalisation du mobilier des réserves. En termes de réalisation plus concrète, nous penserons à une salle pilote pour la restauration des biens culturels. Le Cameroun vient de lancer un vaste programme de reconstitution de sa mémoire collective à travers le rapatriement. Le Musée national devra être prêt à accueillir ces objets. Il faudra moderniser une salle pilote du Musée national et aménager le hall d’accueil pour davantage conforter les Camerounais dans leur identité culturelle »

Coopération: Le Cameroun et la Suisse évaluent un  programme économique commun de 3,4 milliards de FCFA

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Selon les données présentées lors de cette réunion, le programme affiche un taux de consommation financière de 91,9 %, tandis que les réalisations physiques atteignent 78,5 %. En outre, la session a permis de visionner trois reportages sur l’état d’avancement des projets phares du programme, suivis d’un exposé de l’Unité de Direction. Plusieurs recommandations ont été formulées pour maximiser l’impact des initiatives en cours et mieux orienter les fonds restants. «Nous sommes sur le point de clôturer un chapitre important de notre coopération et d’en ouvrir un nouveau, porteur de perspectives encore plus prometteuses», a déclaré Natalie Kohlie.

Un enthousiasme partagé par le ministre Alamine Ousmane Mey, qui a souligné que cette clôture «sera l’occasion de redéfinir les axes prioritaires d’une relation bilatérale déjà fructueuse dans des domaines comme l’agriculture, la transformation des produits locaux, ou encore la promotion des PME». Malgré les avancées, plusieurs défis ont été recensés au cours de la mise en œuvre. Parmi eux, une communication insuffisante entre les différents acteurs (maîtres d’ouvrage, consultants, partenaires suisses), des lenteurs administratives, des conflits intracommunautaires et des obstacles sécuritaires. Les aléas climatiques, l’inflation post-Covid-19, et une inadéquation entre les cycles de travail et la disponibilité des ressources ont également pesé sur l’exécution des projets.

 Ces obstacles ont conduit les participants à plaider pour une meilleure coordination et une gestion rigoureuse des reliquats budgétaires. «Tenir compte du contexte spécifique de chaque projet est essentiel pour garantir une utilisation optimale des ressources », a insisté le Minepat.

DES PROJETS POUR UN IMPACT DURABLE

Né d’un accord signé en 2017 entre le Cameroun et la Suisse, le Programme des Fonds de Contre-Valeurs résulte de la conversion d’un ancien prêt suisse de 8 millions de francs suisses, accordé dans le cadre de la réhabilitation du barrage de Song-loulou. Les deux parties ont choisi d’investir ces ressources, estimées à 3,4 milliards de francs CFA, dans des projets visant à réduire les disparités sociales et à promouvoir le développement économique.

Trois initiatives majeures ont été financées à hauteur d’un milliard de francs CFA chacune Il s’agit notamment du projet Eau pour tous au Sahel, porté par S2W, qui vise à fournir de l’eau potable grâce à l’énergie solaire dans quatre localités des régions de l’Extrême-Nord et du Nord. Fresh Irish Potatoes, conduit par la société IEC, développe la culture, la transformation et la commercialisation de la pomme de terre dans la région de Santa. L’électrification hybride solaire et hydro, mise en œuvre par Solarhydrowatt, soutient l’autonomie énergétique de la commune de Dschang via un système innovant.

Relance économique: Le Minepat et le PNUD décrochent 12,8 milliards de FCFA pour financer les PME

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signature de convention entre le PNUD, le Minepat et 5 établissements de crédits qui vont accorder des prêts aux PME à des taux préférentiels. 27-11-2024

Le 27 novembre 2024 à Yaoundé, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a signé des conventions avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et cinq institutions financières. Ces accords visent à renforcer l’accès des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) à des financements adaptés.

Les partenaires sélectionnés comprennent la National Financial Bank (NFC), La Régionale Bank, la Nouvelle Financière d’Afrique (Nofia), Savana Islamic Finance et le Fonds Camerounais d’Épargne pour le Progrès (Focep). Ces institutions auront pour mission de distribuer des crédits à des taux bonifiés, dans le cadre du projet baptisé « Opération de Soutien au Secteur Privé camerounais » (OSSP-CMR).

Lancé pour répondre aux conséquences économiques de la pandémie, ce projet bénéficie d’un financement global de 21 millions de dollars, soit 12,8 milliards de FCFA, mobilisé par le gouvernement et le Pnud auprès de la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).

DES LIGNES DE CRÉDIT POUR LA RÉSILIENCE

 Sur les 12,8 milliards FCFA mobilisés, 8 milliards FCFA sont affectés à l’octroi de prêts et subventions pour soutenir les entreprises. Ces crédits seront accordés à un taux annuel de 5%. Selon le MINEPAT, cette initiative cible des entreprises capables de créer des richesses et des emplois décents. Elle privilégie les start-up, les entreprises dirigées par des femmes et celles innovantes, pour lesquelles un appui supplémentaire est jugé crucial.

 BOOSTER L’ENTREPRENEURIAT

La mise en œuvre de ce partenariat repose sur un appel à manifestation d’intérêt qui a permis de sélectionner les cinq partenaires financiers. Le projet OSSP-CMR, prévu sur trois ans (2023-2025), s’articule autour de quatre axes stratégiques : cartographier les opportunités économiques, assurer la survie des PME, améliorer leur productivité et promouvoir leur compétitivité. Ces interventions visent également à optimiser le climat des affaires et à soutenir l’innovation.

UNE AMBITION PARTAGÉE POUR L’AVENIR

Lors de la cérémonie, Alamine Ousmane Mey a exhorté les partenaires à veiller au succès de cette opération, tout en appelant à une montée en puissance des ressources disponibles. «Cette collaboration est essentielle pour bâtir un tissu entrepreneurial robuste, capable de relever les défis économiques du Cameroun », a-t-il déclaré.

Depuis au moins 3 ans, les entreprises ayant subi de plein fouet les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 bénéficie d’une attention particulière de la part du gouvernement camerounais. En septembre dernier, dans le cadre de son plan de relance post ¬Covid¬19, ce sont 13 milliards de FCFA, mobilisés auprès de la Banque islamique de développement, qui ont été mis à la disparition des PME par le gouvernement, à travers un contrat d’agence signé avec Afriland First Bank.

Les grandes entreprises, notamment celles au fort potentiel, sont également au cœur de la politique gouvernementale de soutien au secteur privé. En effet, cette année lors d’un séminaire à Ebolowa dans la région du Sud, le ministère de l’Economie, via la direction de l’Economie, a renouvelé son soutien à cette catégorie d’entreprises en les rangeant dans la liste des entreprises «Championnes nationales». Pour une entreprise, accéder à la condition de «Champion national» ouvre la voie à une multitude d’avantages.

 Lors de l’atelier d’Ebolowa organisé au mois d’août, le Minepat s’est montré très peu disert sur ces derniers. Toutefois, selon des indiscrétions captées lors des travaux, il s’agit principalement d’appuis financiers, des exonérations fiscalo-douanières, de conseils pratiques, ainsi que des facilités pour accéder à la terre.

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