L’objectif est clair : mobiliser tous les acteurs pour achever, dans les délais impartis, les travaux en cours et assurer l’atteinte des résultats escomptés. Célestine Ketcha Courtes, ministre, a rappelé l’importance du Copil, instance clé dans la mise en œuvre du Pdvir. « Ce projet constitue une grande opportunité pour les populations bénéficiaires », a-t-elle déclaré, tout en soulignant les retards accumulés. Cette prorogation exceptionnelle de la clôture du projet, initialement fixée au 31 mars 2024, dit-elle : « reflète les efforts du gouvernement camerounais pour surmonter les contraintes persistantes ».
DES AVANCÉES, MAIS DES DÉFIS PERSISTANTS
Lors de cette session, plusieurs documents stratégiques ont été examinés et validés, notamment le Plan de Travail et Budget Annuel (Ptba) 2025, le rapport d’activités à la date du 31 octobre 2024 et les rapports d’audit comptable et financier de l’exercice 2023. Ces validations sont déterminantes pour assurer la bonne gestion et la transparence du projet. Depuis son lancement, le Pdvir a réalisé des avancées significatives. « À ce jour, nous avons élaboré 4 plans de secteurs sur 5 attendus, construit ou réhabilité 32,331 km de voiries sur une cible de 41,162 km, installé 3,520 km de drains primaires sur une cible de 7,3 km, construit 62,45 km de drains secondaires sur une cible de 58,975 km et réalisé 64,04 km de chemins piétons sur une cible de 95,24 km », a énuméré Célestine Ketcha Courtes. Parmi les 32,331 km de voiries construites ou réhabilitées sur un objectif de 41,162 km, on compte 2,2 km à Batouri, 7 km à Ngaoundéré, 15 km à Yaoundé et 11 km à Douala.
Cependant, des défis persistent, notamment dans les travaux de voirie et la construction de drains structurants à Douala. Ces retards nécessitent une action concertée entre les différents acteurs, en particulier les maires et les chefs d’unités locales. À l’issue des échanges, il a été recommandé aux maires d’accélérer la libération des emprises et de finaliser les indemnisations des personnes affectées avant février 2025. La cellule de Coordination du PDVIR est invitée à renforcer le suivi rapproché des travaux restants, notamment à Douala et Yaoundé, et à déployer des stratégies pour garantir l’achèvement des chantiers prioritaires dans les délais impartis. La ministre a également rappelé les recommandations émises lors de la précédente session, en déplorant leur mise en œuvre inégale. « C’est une responsabilité collective », a-t-elle souligné, en appelant à une collaboration renforcée pour conclure les projets prioritaires. L’amélioration des infrastructures urbaines, comme les chemins piétons et les équipements de proximité, reste au cœur des préoccupations.
UNE FEUILLE DE ROUTE POUR L’ACCÉLÉRATION
Au-delà des constats, cette session se veut proactive. Le coordonnateur du Pdvir a été invité à préciser les échéances pour les chantiers encore en cours. Parallèlement, les maires ont reçu des instructions fermes : identifier les obstacles spécifiques freinant les travaux et proposer des solutions concrètes pour les lever. La ministre a également rappelé les recommandations émises lors de la précédente session, en déplorant leur mise en œuvre inégale. « C’est une responsabilité collective », a-t-elle souligné, en appelant à une collaboration renforcée pour conclure les projets prioritaires. L’amélioration des infrastructures urbaines, comme les chemins piétons et les équipements de proximité, reste au cœur des préoccupations.
Le Pdvir, qui vise à transformer durablement le visage des villes camerounaises, est un levier essentiel pour le développement inclusif. Cette septième session du Copil est donc cruciale pour traduire les ambitions en actions concrètes. La mobilisation de tous, selon la ministre, est la clé pour garantir que ce projet atteigne pleinement ses objectifs, offrant ainsi un cadre de vie amélioré à des milliers de Camerounais. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes, avec l’espoir que le Pdvir tienne ses promesses avant l’échéance de juin 2025.
En marge de la session, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la gouvernance et le suivi des projets pour maximiser leur impact. « Cette session du Copil marque un tournant stratégique, où chaque acteur doit jouer pleinement son rôle pour garantir la finalisation des activités dans les délais impartis », a-t-elle déclaré. Avec l’adoption attendue des documents stratégiques, cette septième session du Copil pose les bases pour une année 2025 décisive. Les efforts conjugués des partenaires et des communautés promettent de transformer les villes camerounaises en véritables modèles d’inclusion et de résilience, offrant un cadre de vie amélioré à leurs habitants et renforçant le développement durable à l’échelle nationale.