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Un Cameroun sans fumée : Les réalisations de la Suède offrent un modèle de réussite

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(Dr Akinwande Puddicombe) – Le 13 novembre 2024, la Suède a franchi une étape historique en devenant officiellement « sans tabac », avec seulement 4,5 % de ses adultes nés en Suède qui fument. Ce résultat est arrivé avec 16 ans d’avance sur l’objectif de l’Union européenne et contraste fortement avec le taux de tabagisme moyen en Europe de 24 %. Pour le Cameroun, les leçons du succès de la Suède ouvrent clairement la voie vers une société plus saine et sans fumée.

Au cœur du triomphe de la Suède se trouve son approche avant-gardiste et axée sur la réduction des méfaits en matière de lutte antitabac. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la prohibition, la Suède a adopté des alternatives à la nicotine plus sûres telles que le snus, les sachets de nicotine orale et les produits de vapotage. Ces alternatives ont été rendues légalement accessibles, abordables et largement disponibles.

Le Dr Anders MILTON, ancien président de l’Association médicale suédoise, souligne l’importance de cette stratégie : « En donnant la priorité à la réduction des risques, la Suède a offert aux fumeurs des alternatives viables qui réduisaient considérablement leurs risques pour la santé. Cette approche pragmatique a apporté des bénéfices extraordinaires en matière de santé publique ».Les principales politiques soutenant le modèle suédois de réduction des risques comprenaient : Campagnes d’éducation du public : les initiatives de sensibilisation ont permis aux gens de faire des choix plus sains. Taxes d’accise proportionnelles : les produits sans fumée étaient taxés à des taux inférieurs à ceux des cigarettes, ce qui les rendait plus abordables pour les consommateurs.

Soutien juridique pour des produits plus sûrs : la Suède a veillé à ce que des options de nicotine plus sûres soient légalement disponibles dans les magasins et en ligne.L’impact a été profond. La Suède a désormais le taux de maladies liées au tabac le plus bas de l’UE et une incidence de cancers liés au tabac 41 % inférieure à celle des autres pays européens.

Au Cameroun, le taux de tabagisme reste élevé, ce qui pose d’importants défis en matière de santé publique et d’économie. Les maladies liées au tabac non seulement mettent à rude épreuve le système de santé, mais privent également les familles de soutiens de famille et d’années de vie productives.

Pour inverser cette tendance, le Cameroun peut adopter l’approche suédoise de réduction des risques. En promouvant des produits à base de nicotine plus sûrs tels que les sachets de nicotine et les cigarettes électroniques, le pays peut offrir aux fumeurs des alternatives moins nocives. Un système de taxation proportionnelle, similaire à celui de la Suède, garantirait que ces produits soient abordables, encourageant ainsi les fumeurs à changer de tabac.

De plus, des campagnes ciblées d’éducation du public pourraient jouer un rôle essentiel dans l’évolution des perceptions sur le tabagisme et la réduction des méfaits et encourager un changement de culture. Au-delà de la santé, la poursuite d’un Cameroun sans fumée a également des implications économiques importantes. Les maladies liées au tabac coûtent actuellement beaucoup au pays en dépenses de santé et en perte de productivité. Réduire les taux de tabagisme allégerait ce fardeau, libérant ainsi des ressources pour d’autres priorités nationales urgentes.La réussite de la Suède est un signal d’alarme pour les nations du monde entier. Comme le dit succinctement Smoke Free Suède, un groupe de défense : « Le succès de la Suède est la preuve vivante que les produits alternatifs à la nicotine constituent une force puissante de changement positif lorsqu’ils sont soutenus par des politiques fondées sur des données probantes. »

Pour le Cameroun, le message est clair : la réduction des méfaits du tabac en tant que politique de santé publique fonctionne. En adoptant une approche progressiste et fondée sur la science en matière de lutte antitabac, le Cameroun peut réduire la prévalence du tabagisme, sauver des vies et bâtir une société plus saine.

Un Cameroun sans fumée n’est pas seulement un rêve : c’est un objectif réalisable. La Suède a fourni une feuille de route éprouvée, démontrant que des politiques pragmatiques et une réduction des risques peuvent produire des résultats remarquables en matière de santé publique.

Le Cameroun a une opportunité unique de créer un avenir dans lequel le tabagisme ne constituera plus une crise de santé publique. Les outils pour y parvenir sont facilement disponibles, et le moment est venu de prendre des mesures décisives. Le Cameroun a la chance de devenir une lueur d’espoir pour l’Afrique, en donnant l’exemple et en ouvrant la voie vers un continent sans fumée.Basé sur le poids des preuves scientifiques et en supposant un abandon complet de la cigarette. Ces produits ne sont pas sans risque et créent une dépendance.

Dr Akinwande Puddicombe

Éducation: Un salon pour promouvoir les études en Allemagne et en Belgique

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image générée à l'aide de l'intelligence artificielle

L’accès à une éducation de qualité en Europe continue d’attirer un nombre croissant d’étudiants camerounais. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le Salon de la Mobilité Étudiante vers la Belgique et l’Allemagne (Smeba 2025), dont la première édition se tiendra le 4 février à l’hôtel Hilton de Yaoundé et le 7 février à l’hôtel Sawa de Douala. Destiné aux étudiants et professionnels souhaitant poursuivre leurs études en Belgique ou en Allemagne, cet événement d’envergure réunira des représentants d’universités et grandes écoles européennes pour informer, conseiller et accompagner les candidats dans leurs démarches académiques et administratives.

Un espace d’échange et d’accompagnement structuré

Au programme du Smeba 2025  il y aura des expositions, ainsi que des conférences-débats et rencontres avec des promoteurs d’universités belges et allemandes. Une vingtaine d’exposants, issus du milieu académique européen, seront présents pour édifier les participants sur les conditions d’admission, les cursus disponibles et les exigences des pays d’accueil.

Au-delà de l’information, les visiteurs bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour préparer leurs dossiers, en toute conformité avec les procédures officielles. L’objectif est non seulement de faciliter l’orientation des futurs étudiants, mais aussi de réguler la mobilité académique vers l’Europe en clarifiant les rôles des différents acteurs impliqués.

« En plus de fournir une information fiable et de qualité pour ceux qui envisagent de poursuivre leurs études en Allemagne ou en Belgique, le Smeba 2025 est aussi un espace de régulation de la mobilité étudiante vers l’Europe. Plusieurs acteurs clés du secteur y participeront. Ce sera également l’occasion de clarifier les rôles des différents opérateurs, afin que le public identifie les structures habilitées, comme la nôtre, à accompagner les étudiants dans leurs démarches administratives et au-delà pour intégrer le pays de leur souhait », souligne Al Nita Mouen, Directrice Générale de Studely, partenaire officiel du SMEBA 2025 et unique opérateur habilité au Cameroun à fournir des comptes bloqués pour les étudiants demandant des visas pour la Belgique et l’Allemagne.

Des destinations de plus en plus prisées

L’attrait des étudiants camerounais pour l’Allemagne et la Belgique ne cesse de croître. En 2022, ces deux pays figuraient parmi les trois destinations européennes les plus recherchées, avec 8 034 départs vers l’Allemagne et 3 377 vers la Belgique, selon des données officielles. Une tendance qui s’est poursuivie en 2023 et 2024, traduisant un engouement soutenu pour ces systèmes éducatifs réputés pour leur qualité et leur accessibilité.

Un événement soutenu par des acteurs clés

Le SMEBA 2025 est une initiative de Eventify Agency, organisée en partenariat avec les représentations diplomatiques belge et allemande et des institutions académiques européennes de premier plan. Avec le soutien de partenaires spécialisés, tels que Studely, le salon ambitionne d’encadrer la mobilité académique en offrant aux candidats une information fiable sur les parcours officiels menant à leur intégration dans leur pays d’accueil.

Avec une affluence attendue de 2 000 visiteurs, cette première édition s’annonce comme une étape clé pour de nombreux étudiants camerounais en quête d’un avenir académique en Europe.

Après Guinness Cameroun, le français Castel met la main sur Guinness Ghana

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Castel, acteur majeur du secteur brassicole sur le continent, vient d’élargir son empreinte en mettant la main sur 80,4 % des parts de Guinness Ghana Breweries Plc, jusqu’ici détenues par le britannique Diageo. Avec cette opération, officialisée le 28 janvier 2025, le groupe français renforce son partenariat avec Diageo, déjà actif sur onze autres marchés africains.

Si cette cession modifie l’actionnariat de Guinness Ghana, elle ne remet pas en question la gestion et l’avenir de la marque emblématique. Diageo conservera en effet la propriété intellectuelle de Guinness et des autres boissons qu’il produit sous cette bannière (Malta, Orijin, Smirnoff Ice, Alvaro, etc.). Un nouvel accord de licence et de redevances a été conclu, permettant à Castel d’assurer la production locale tout en maintenant une cohérence stratégique sous la supervision de Diageo.

Cette transaction d’un montant de 50,9 milliards de FCFA, s’inscrit dans une dynamique plus large du groupe britannique, qui cherche à alléger ses opérations et à privilégier un modèle plus flexible. « Ce choix nous permet d’adopter la meilleure structure en fonction des conditions locales et d’optimiser notre rentabilité, tout en restant aux commandes du marketing et du positionnement de Guinness », a expliqué Dayalan Nayager, président et directeur commercial de Diageo Africa.

Castel, un acteur ambitieux sur le continent

L’acquisition de Guinness Ghana par Castel ne doit rien au hasard. Le groupe français, déjà solidement implanté en Afrique de l’Ouest et du Centre, voit en cette transaction une nouvelle étape de son expansion. Avec désormais une présence dans 22 pays africains, il s’impose plus que jamais comme un géant du secteur. « Cette opération reflète notre dynamisme et notre confiance dans le potentiel du marché africain », souligne Grégory Clerc, Directeur Général de Castel. « Nous avons toujours eu l’audace d’explorer de nouveaux horizons, et cette acquisition vient renforcer notre ambition de croissance. »

Guinness Ghana reste cotée à la Bourse ghanéenne, et la finalisation de l’accord dépend encore de l’approbation des autorités réglementaires, attendue au cours de l’année 2025.

Un précédent camerounais qui inspire

Ce n’est pas la première fois que Castel et Diageo concluent un tel accord en Afrique. En juillet 2022, le groupe français avait déjà acquis Guinness Cameroun SA. Depuis, sa filiale locale, la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC), a investi plus de 45 milliards de FCFA pour moderniser l’outil de production et harmoniser les systèmes informatiques entre Guinness et SABC.

Cemac: Le Cameroun retourne sur le marché des capitaux pour lever 380 milliards de FCFA

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Le président Paul Biya a signé, le 28 janvier 2025, un décret autorisant le ministre des Finances, avec faculté de délégation, à procéder à des émissions de titres publics pour un montant maximal de 380 milliards de FCFA. Cette opération, inscrite dans la Loi de Finances de l’exercice 2025, vise à financer des projets de développement. Toutefois, la mobilisation de ces ressources intervient dans un environnement où les conditions de marché deviennent de plus en plus contraignantes, rendant le recours à l’endettement plus complexe qu’auparavant.

Un marché sous pression

Depuis plusieurs années, le Cameroun s’appuie fortement sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) pour financer une partie de ses besoins budgétaires. Il est l’un des émetteurs les plus actifs de cette place financière créée en 2011. Cependant, la conjoncture actuelle ne joue pas en faveur du Trésor camerounais.

Les taux d’intérêt sur le marché des titres publics de la Beac connaissent une tendance haussière depuis 2022. Cette évolution complique les levées de fonds, car elle accentue la concurrence entre les États de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée équatoriale, Tchad et Centrafrique). Certains pays, en quête de liquidités, offrent des rendements plus attractifs, atteignant parfois 7 %, contre environ 4 % pour les émissions à court terme du Cameroun. Cette disparité incite les investisseurs à privilégier les titres mieux rémunérés, au détriment de ceux du Trésor camerounais. 

« Nous essayons de faire comprendre aux banques, c’est-à-dire les SVT (spécialistes en valeurs du trésor), que l’essentiel n’est pas d’aller chercher des taux d’intérêt de 7% dans les autres pays. Il faut regarder aussi le risque. Nos titres de court terme sont autour de 4%. Mais, il y a des pays dans la Cemac qui offrent jusqu’à 7%. (…) Le même phénomène est observé sur les titres de longs termes, sur lesquels il y a des décotes énormes. C’est-à-dire qu’on affiche un taux de 7%, mais derrière il y a des décotes très élevées. Ce qui vient dénaturer la transparence et même tout le système », indiquait le directeur général du Trésor du ministère des Finances, Sylvester Moh, au cours d’une rencontre à Douala en février 2023

Des tensions sur le refinancement de la dette

Le contexte devient d’autant plus préoccupant que les remboursements des précédentes émissions pèsent sur la stratégie d’endettement du pays. Selon les prévisions budgétaires, le Cameroun devra lever un total de 1 130 milliards FCFA en 2025 sur le marché régional, dont 750 milliards FCFA sous forme de bons du Trésor assimilables (BTA) – des instruments de court terme – et 380 milliards FCFA à travers des obligations du Trésor assimilables (OTA), qui couvrent des maturités plus longues.

Cependant, la capacité du marché à absorber ces volumes d’émission reste incertaine. Lors des récentes opérations, plusieurs États de la Cemac ont rencontré des difficultés pour atteindre leurs objectifs de financement. En 2024, le Gabon et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac) ont dû prolonger la période de souscription de leurs emprunts obligataires pour attirer suffisamment d’investisseurs. De son côté, le Cameroun a renoncé à son emprunt obligataire de 200 milliards FCFA prévu cette même année, faute de conditions favorables.

L’impact des restrictions bancaires

En parallèle, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a introduit de nouvelles règles visant à limiter l’exposition des banques au risque souverain. Désormais, les prêts et investissements bancaires en titres publics de certains États sont pondérés jusqu’à 100 %, augmentant ainsi le coût du refinancement pour les établissements financiers. Cette mesure, qui vise à préserver la stabilité du système bancaire, complique davantage l’accès des États aux ressources du marché régional.

Selon les données officielles, l’exposition des banques au risque souverain dans la Cemac est passée de 10 % en 2015 à 31 % en 2023, ce qui suscite des inquiétudes quant à la soutenabilité du modèle actuel de financement des États par le secteur bancaire. En conséquence, les établissements financiers, qui jouent un rôle central dans le marché des titres publics en tant que spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), adoptent une posture plus prudente.

Une offre concentrée sur les maturités courtes

Face à ces défis, la stratégie du Trésor camerounais pour 2025 repose sur une concentration des émissions sur des maturités courtes, jugées moins risquées par les investisseurs. Sur les 1 130 milliards FCFA à lever, 490 milliards seront mobilisés à travers des titres de 26 semaines, et 175 milliards via des instruments à 52 semaines. En revanche, les emprunts à long terme restent limités. Seulement 15 milliards FCFA sur des obligations de 10 ans et 40 milliards FCFA sur des titres de 7 ans.

« Cette prudence reflète la faible profondeur du marché financier régional, où les investisseurs privilégient les échéances courtes, plus liquides et moins exposées aux fluctuations économiques. Néanmoins, ce choix pose un défi de renouvellement fréquent des dettes à court terme, exposant le pays à des risques de refinancement en cas de durcissement des conditions de marché », souligne un expert.

Un test dès le début d’année

Les premiers signaux de 2025 confirment ces difficultés. Lors de la première semaine de janvier, quatre États, dont le Cameroun, ont tenté de lever 110 milliards FCFA sur le marché des titres publics de la BEAC. Seuls 32 milliards FCFA ont été obtenus, illustrant la contraction de la liquidité disponible et la prudence croissante des investisseurs.

Dans ce contexte, la réussite de la mobilisation des 380 milliards FCFA autorisés par le décret présidentiel dépendra de plusieurs facteurs : l’évolution des taux d’intérêt, la confiance des investisseurs et la flexibilité des régulations bancaires. Le Trésor camerounais devra faire preuve de rigueur et d’adaptabilité pour sécuriser les financements nécessaires au développement des projets inscrits dans la Loi de Finances 2025, tout en maîtrisant les coûts liés à l’endettement

Le Minfi récupère 14,5 milliards FCFA de salaire indûment perçus par des fonctionnaires fantômes

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Louis Paul Motaze Homme de année 2024 du Guardian Post Achievement Award

Le gouvernement camerounais, en collaboration avec des banques commerciales, a récupéré au moins 14,5 milliards de FCFA correspondant à des salaires versés indûment à des fonctionnaires absents ou fictifs. Cette information a été rendue publique mardi 28 janvier, à Yaoundé, par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors d’une rencontre avec le comité chargé de la récupération des soldes des comptes des agents fantômes. «Jai émis, en juin 2023, des avis à tiers détenteur collectif à l’adresse des établissements de crédit, en vue du reversement de cette somme au Trésor public. En marge de cette saisine et dans le but de garantir l’efficacité et l’effectivité des reversements attendus, j’ai également commis des équipes de mission chargées du suivi de recouvrement. Ces équipes placées sous ma supervision ont travaillé sur cette question avec la bienveillante collaboration des responsables bancaires. C’est donc à travers cette collaboration que rendu au 31 décembre 2024, la somme de 14,5 milliards de Faété recouvrée auprès des établissements de crédit et reversée au Trésor public», a révélé Louis Paul Motaze, le ministre des Finances en marge de la cérémonie.

Une opération lancée en 2018

 D’après le membre du gouvernement, cette initiative a été lancée en 2018. Le gouvernement avait alors demandé aux banques de fermer les comptes de plus de 310 000 travailleurs identifiés comme percevant des salaires sans être en poste. Initialement, l’objectif était de récupérer 15,5 milliards de FCFA, mais les efforts ont permis de récupérer 14,5 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94 %. Cette somme a été obtenue grâce au blocage de 3 360 comptes bancaires appartenant à des fonctionnaires absents ou fictifs.

En février 2019, le gouvernement avait également suspendu les salaires de 15 254 agents soupçonnés d’être des fonctionnaires fantômes. Parmi eux, 12 546 comptes ont été identifiés comme encore actifs. Toutefois, la porte reste ouverte pour d’éventuelles réclamations. « Le ministre des Finances se réserve le droit de répondre aux éventuels recours que pourraient introduire les mis en cause relativement aux sommes prélevées et reversées. A ce titre, puisque les reversements ont été effectués par lots, j’exhorte les établissements de crédits à établir des attestations de reversements individuels aux éventuels requérants, indiquant les montants prélevés et reversés, en vue du traitement de leurs requêtes éventuelles par mes services compétents »

 Des audits réguliers pour limiter les fraudes

Face à ces abus, le gouvernement a mis en place, depuis 2022, un système de contrôle physique régulier des fonctionnaires à travers une opération nommée « Campagne de Recensement Physique des Personnels de l’État » (COPPE). Cette mesure vise à réduire les dépenses inutiles liées aux agents inexistants. Les représentants des banques commerciales, impliqués dans cette opération, ont évoqué les défis rencontrés face à ces pratiques frauduleuses. Ils ont notamment dénoncé des fonctionnaires qui ouvrent des comptes, contractent des prêts, puis disparaissent pour ouvrir de nouveaux comptes dans d’autres banques.

Un cas extrême mentionne des individus ayant ouvert des comptes dans sept banques différentes pour obtenir des crédits qu’ils n’ont jamais remboursés. Le Ministre Motaze a invité les banques à créer des plateformes d’échange d’informations afin de mieux traquer ces clients malveillants. Il a également souligné l’embarras que le gouvernement ressent lorsque les banques réclament des remboursements sur des créances dues par des fonctionnaires fantômes. Cette initiative démontre la volonté des autorités camerounaises de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des finances publiques. Toutefois, elle met aussi en lumière la nécessité d’une collaboration accrue entre les institutions financières et l’État pour lutter contre les pratiques frauduleuses

Présidentielle 2025 : Dans les coulisses de l’appel des chefs traditionnels

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Au lendemain de l’appel des chefs traditionnels à une nouvelle candidature du président Paul Biya, des voix s’élèvent pour dénoncer « une forfaiture» à Yaoundé. « On ne nous a jamais consulté sur quoi que ce soit. Nous avons trouvé le document déjà prêt, et on nous a seulement présenté». La « trahison » est d’une source crédible au ministère de l’Administration territoriale (Minat). Renseignant que « tout a été confectionné au Minat la veille. Les chefs même n’y ont pas participé, sauf ceux qui sont personnels du Minat ou des proches du ministre. Ils ont tout préparé la veille, et le matin, lorsque les chefs sont arrivés, il ne leur restait plus qu’à les signer, et on ne leur demandait même pas leur avis ». Une autre source interne au Minat, un haut cadre, confirme que « la veille, et jusqu’à la nuit, le ministre était occupé à cela, avec certains de ses collaborateurs». A en croire ces sources, l’initiative de l’appel à candidature est donc de Paul Atanga Nji. Et même le bureau du Conseil des chefs traditionnels du Cameroun dont l’élection était à l’ordre du jour avec notamment le remplacement d’Alim Hayatou, son premier président décédé dans le contexte de la pandémie du covid-19 : « Un des chefs membre du bureau me dit qu’il n’y a eu aucune élection. On leur a seulement présenté le nouveau bureau, et ils ont applaudi », apprend-on d’une autre source au Minat.

Décaissements

Réunis le 27 janvier dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, des chefs traditionnels avaient appelé le président Paul Biya à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre prochain. Le lendemain, une vingtaine de chefs traditionnels du Grand-Nord auxquels se sont joints des imams, pour lancer un nouvel appel à l’endroit de Paul Biya, pour les mêmes fins. « Le Cameroun est un pays complexe qui a besoin d’un homme d’expérience, de sagesse, de patriotisme et clairvoyant qui sont des atouts et des qualités indéniables, irréfutables pour notre pays dans un monde de plus en plus incertain. En qualité d’auxiliaires de l’administration, les chefs traditionnels du Cameroun prennent un engagement républicain à suivre les pouvoirs publics et à suivre toutes les mesures qui seront mises en jeu pour le bon déroulement du scrutin présidentiel», s’étaient-ils justifiés par la voix du lamido de Guidiguis, vice-président du Conseil des chefs. Dénonçant à l’occasion les « propos diffamatoires envers le président de la République» ces derniers temps.

Déjà, les travaux étaient placés sous la présidence du Minat qui est resté en poste durant tous les travaux. Avec à ses côtés le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, lui aussi chef du village Nkolondom dans le Dja et Lobo, région du Sud. Les chefs traditionnels conviés aux travaux, ont été logés à l’hôtel Mont Fébé, aux frais de l’Etat, via le ministère le Minat, et transportés dans des véhicules affrétés par le Minat pour le lieu de l’événement. Et au lendemain des travaux, les participants étaient conviés au « décaissement » au Minat. On a ainsi retrouvé une foule de personnalités aux costumes traditionnels issus des quatre coins du Cameroun. Les parkings dudit ministère étouffé.

Pour comprendre le sujet

Yaounde: des chefs traditionnels lancent un appel en direction de Paul Biya

ROSINENGA : « Croissance », un voyage musical à la Case des Arts de Yaoundé

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L’attente touche à sa fin ! L’artiste ROSINENGA, étoile montante de la scène musicale, donne rendez-vous à son public pour un événement exceptionnel. « Croissance » : son concert live tant attendu le 30 janvier à Yaoundé. Plus qu’un simple spectacle, cette soirée promet d’être une véritable ascension artistique, un voyage envoûtant à travers des sonorités métissées et des rythmes en fusion. Ce concert s’inscrit dans la dynamique de la sortie officielle de son tout premier single, Mading, un hommage bouleversant à l’amour maternel, porté par une intensité émotionnelle rare.

« Mading » : Une ode à l’amour maternel

Plus qu’une simple chanson, « Mading » est une véritable déclaration d’amour aux mères du monde entier. À travers des paroles sincères et une mélodie envoûtante, ROSINENGA partage une émotion brute, un cri du cœur exprimant la force et le dévouement maternels. Inspirée par sa propre histoire et celle de nombreuses femmes, l’artiste livre une œuvre qui touche en plein cœur.

Pour donner vie à ce chef-d’œuvre musical, ROSINENGA s’est entourée de musiciens de renom. L’arrangement a été confié à Francis Mbe, tandis que les guitares sublimes de Guillaume Ondoua et Michel Mbarga apportent une touche vibrante au morceau. Petit Jean Abanda assure la batterie avec maestria, accompagné par Fabris Bonté aux percussions. Le saxophone envoûtant d’Arsène Lognyo, les accords profonds du pianiste Hervé Kuipo et les chœurs harmonieux d’Henri Okala et Rosinenga viennent magnifier cette production exceptionnelle.

Un concert à ne pas manquer

Le 30 janvier à Yaoundé, ROSINENGA promet un show inoubliable où la magie de « Mading » prendra vie sur scène. Entre émotions fortes et prestations envoûtantes, le public pourra découvrir toute l’étendue de son talent. Un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de musique et de belles émotions. Ne manquez pas cette soirée mémorable ! Venez vibrer au rythme de la « Croissance » et célébrer la puissance de l’amour maternel.

Les assureurs misent sur les tontines pour élargir leur clientèle

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Les tontines, ces regroupements d’épargne communautaire, représentent 12,5% du PIB camerounais, tandis que l’assurance vie peine à franchir la barre symbolique de 0,5%. Ce constat, évoqué en décembre 2022 par le Directeur général de Sanlam Assurance lors du Forum de la microfinance à Douala, illustre une réalité qui tend à perdurer. Avec un taux de pénétration de l’assurance plafonnant à 0,97% en 2022, selon l’Association des sociétés d’assurance du Cameroun (Asac), les assureurs sont à la recherche de solutions innovantes pour élargir leur base clientèle. Et les tontines, bien que majoritairement informelles, apparaissent comme un terreau fertile à explorer.

A LA CONQUÊTE

Les tontines camerounaises ne sont pas de simples cercles d’épargne. Ce sont des structures hybrides mêlant entraide, mutualisation des risques et financement collectif. Selon l’Asac, «elles fonctionnent comme des microbanques et micro-assurances, mais sans régulation stricte. En plus de leur rôle d’épargne solidaire, elles offrent des prêts et placent des fonds pour générer des revenus. Un modèle qui, s’il reste ancré dans l’informel, génère des flux financiers considérables ».

C’est dans ce contexte que les compagnies d’assurance cherchent à s’insérer. Une réflexion menée dans le magazine Assurances et Sécurité de l’Asac publié en décembre 2024, insiste sur la nécessité de repenser les offres pour séduire ces structures informelles. « Quels leviers et quels vecteurs devons-nous actionner pour capter les adhérents des tontines ? », s’interroge l’association.

 La réponse se trouve « dans une combinaison de mesures destinées à créer une symbiose entre l’assurance classique et les besoins spécifiques des tontines. L’objectif est de proposer des solutions adaptées, tout en surmontant les barrières socioculturelles et techniques qui freinent cette intégration », se convainc l’Asac. Pour persuader les tontines d’intégrer les services d’assurance, les acteurs du secteur envisagent une refonte de leur approche. L’un des premiers leviers identifiés par les assureurs pour s’intégrer au marché des tontines, est l’accompagnement des adhérents face aux risques inhérents.

En effet, «les tontines, bien qu’efficaces, présentent des failles, notamment en cas de décès d’un membre ayant bénéficié des fonds », croit savoir l’Asac. Pour y remédier, les assureurs proposent « des garanties décès adaptées, couvrant soit la mise individuelle de chaque adhérent, soit un plafond correspondant à l’épargne collective. Une telle couverture renforcerait la confiance des participants tout en réduisant l’impact des imprévus, une valeur ajoutée qui pourrait séduire les tontines ». L’innovation produit constitue un deuxième axe stratégique.

Contrairement aux produits classiques d’assurance-vie épargne, dont le cycle de vie est d’au moins deux ans, « les tontines fonctionnent sur des cycles annuels. Cette différence temporelle est cruciale pour des épargnants souvent pressés de disposer de leurs fonds », soulignent les assureurs. Pour s’aligner sur cet impératif de célérité « les compagnies d’assurance envisagent d’introduire des contrats plus courts, avec des intérêts réduits pour équilibrer la rentabilité. Une adaptation nécessaire pour se rapprocher des pratiques des tontines et répondre aux besoins immédiats des épargnants ».

 Pour finir, l’Asac rappelle que le succès des tontines repose sur leur ancrage culturel. Ces structures parlent de « caisse secours » pour désigner leurs dispositifs d’assurance, une expression empreinte d’espoir et de solidarité. À l’inverse, les assureurs utilisent des termes comme « assurance décès » ou « frais funéraires », des « vocables perçus comme anxiogènes », conclut l’association. Pour attirer les adhérents des tontines, «il devient impératif d’adapter le vocabulaire et les approches client. Les assureurs doivent non seulement simplifier leur communication, mais aussi s’aligner sur les pratiques locales, en intégrant des éléments de proximité et de confiance, valeurs clés des tontines », recommande l’Asac.

UN CADRE FISCAL POUR FORMALISER LES TONTINES

Outre les assureurs, l’État camerounais a également entrepris de formaliser les tontines. En 2022, la loi de finances a introduit un régime fiscal spécifique pour les entités à but non lucratif, incluant les tontines. Si elles échappent à des taxes comme l’impôt sur les sociétés ou la patente, les revenus générés par leurs placements deviennent imposables. Cependant, cette réforme a suscité des débats.

Les critiques pointent un risque de double imposition. Mais, comme le souligne le texte de loi, seule la plus-value générée par des activités lucratives est visée, à hauteur de 15% majorés de centimes communaux. « La structuration des tontines représente une réelle opportunité, tant pour les assureurs que pour l’État, dans notre quête commune de promotion de l’inclusion financière », affirme l’ASAC. Pour y parvenir, l’association insiste sur la nécessité de conjuguer pragmatisme et audace. « Il s’agit de développer des offres sur mesure et de tisser une relation de confiance avec ces structures solidaires. L’objectif ultime est clair : faire des tontines des alliées stratégiques dans la modernisation du paysage financier camerounais. »

Industrialisation: Quatre nouvelles cimenteries sont prévues en 2025

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Ces dernières années, six cimenteries sont été inaugurées au Cameroun. Cette année, quatre nouveaux projets vont venir enrichir le paysage industriel local. «(04) projets de construction de nouvelles cimenteries, tels que Central Africa Cement, Sinafcim, Yousheng Cement et Empire sont en cours d’installation, et deux desdits projets verront le jour au cours du premier trimestre 2025. Il s’agit de Central Africa Cement, Sinafcim, Yousheng Cement et Empire», a déclaré le membre du gouvernement qui a par ailleurs précisé que ces projets vont permettre au cameroun de se rapprocher d’un objectif de production de 12,5 millions de tonnes par an.

Le projet, porté par la société Yousheng Cement Co Ltd, contrôlée par des investisseurs chinois, prévoit l’installation d’une nouvelle cimenterie dans la zone portuaire de Douala, la capitale économique du pays. L’information a été rendue publique par Nana Aboubakar Djalloh, ministre délégué auprès du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, qui a invité la population à participer aux audiences publiques concernant l’étude d’impact environnemental du projet, organisées du 30 août au 4 septembre 2021 à l’École publique d’application de Joss II.

Parallèlement, dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, la Société internationale du ciment (Sinafcim) envisage d’installer une unité de production de ciment. L’année dernière, des audiences publiques ont été organisées afin de recueillir les avis des citoyens sur l’étude d’impact environnemental et social du projet. Selon des informations glanées auprès de sources proches du dossier, cette cimenterie devrait avoir une capacité de production de 500 000 tonnes par an.

UN SECTEUR DYNAMIQUE

La filière cimenterie au Cameroun se porte bien. Cette bonne santé a été confirmée en 2024 par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Dans sa note de conjoncture publiée en juillet, cette institution indiquait que la production de ciment au Cameroun devrait connaître une hausse significative au troisième trimestre 2024, grâce principalement à la mise en production de la cimenterie Cimpor, inaugurée le 19 juillet 2024, par le premier ministre Joseph Dion Ngute. En réalité, cette cimenterie, dotée d’une capacité annuelle d’un million de tonnes, avait discrètement lancé ses activités dès juin 2023, mettant sur le marché deux produits : le Powercem 42.5 et le 32.5.

L’arrivée de Cimpor et de bien d’autres cimenteries a sonné le glas du monopole des Cimenteries du Cameroun (Cimencam). Après 48 ans de domination, Cimencam a vu émerger des concurrents comme Dangote Cement, Cimaf, Medcem et Mira Company. Avec la mise en service de ses unités de production de ciment, la capacité totale de production nationale atteint désormais 4,7 millions de tonnes par an, d’après les chiffres du ministère des Mines et de l’Industrie. Une performance encore insuffisante pour répondre à une demande projetée à 6,8 millions de tonnes en 2025.

 Malgré cette dynamique, les prix du ciment restent élevés, oscillant entre 5100 et 5300 FCFA pour un sac de 50 kg. Cette situation, souvent imputée aux coûts élevés d’importation du clinker, suscite le mécontentement des consommateurs. Pour tenter d’alléger ce fardeau, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé en décembre 2024 une réduction des prix de 100 à 150 FCFA par sac. Ainsi, le ciment 32.5R Multix de Cimencam est désormais vendu à 4300 FCFA à Douala et 4600 FCFA à Yaoundé, tandis que le 42.5R Robust est proposé à 4900 FCFA et 5200 FCFA dans ces mêmes villes.

L’impact du retrait des Etats Unis de l’accord de paris sur le climat

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Deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, sa décision de quitter l’accord de Paris, ajoutée à une relance des énergies fossiles, suscite des inquiétudes.

A peine 24 heures après sa prise de fonction officielle, le nouveau président américain  a signé un texte en vue du retrait des Etats Unis de l’accord de Paris.  Cet accord de 2015 ratifié par 196 parties à la Conférence des Nations unies sur le climat,  est un engagement pour ces pays à limiter le réchauffement de la planète d’ici à la fin du siècle à +1,5 °C.

« Les Etats-Unis ne saboteront pas leurs propres industries pendant que la Chine pollue en toute impunité. La Chine utilise beaucoup d’énergie sale, mais elle en produit beaucoup», justifie Donald Trump.  Cette décision est en accord avec  la politique énergétique que compte mettre en œuvre le nouveau président. Il est question de relancer l’exploration pétrolière et gazière dans le pays, conformément à sa promesse électorale soutenue par des géants du pétrole. Sa campagne   a d’ailleurs reçu un don de 75 millions de dollars (environ 47 milliards FCFA)  de l’industrie des combustibles fossiles.  C’est pourquoi parmi ses premières décisions,  se trouve la levée de l’interdiction prise par  l’ancien président Joe Biden, au sujet des forages off-shore au large de l’Alaska, dans le détroit de Béring. Cette politique de nouveaux forages pourrait ajouter 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires aux émissions américaines d’ici à 2030. Soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Union européenne et du Japon cumulées,  révèle une étude de Carbon Brief.

 Donald Trump est resté constant sur ses positions par rapport aux questions environnementales. En 2017, lorsqu’il est élu pour la première fois à la tête du pays, il avait également décidé de se retirer de l’accord de Paris, qu’il qualifie d’ « arnaque unilatérale et injuste ».  Cette décision avait  nécessité trois ans pour se concrétiser en raison des règles de l’accord.  Joe Biden, avait  ensuite réintégré l’accord en 2021.

Selon les procédures des Nations unies, il faudra  attendre un an, soit jusqu’en 2026 avant que le retrait de l’accord de Paris soit officialisé. Mais déjà, plusieurs analyses qualifient cette décision de Trump de  coup dur pour les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique et une menace pour les financements climatiques. L’Afrique pourrait payer le lourd tribut, car elle  dépend des financements pour sa transition énergétique et son adaptation aux effets du réchauffement climatique.  

 Réaction

Ghislain FOMOU, expert en questions environnementales

 « L’une des principales conséquences serait la mobilisation des financements climatiques »

« La Chine et les États-Unis sont les deux plus grands pollueurs. Jusqu’ici, aucune de ces puissances pollueuses n’a respecté ses engagements de l’accord de Paris. Par cette déclaration, Donald Trump justifie une fois de plus son climato scepticisme. Si non pourquoi n’avoir pas pris plus tôt des mesures pour encourager les autres pays à prendre les mesures plus fermes pour respecter cet accord. À mon avis, la raison  avancée par Trump est un véritable cache sexe. Cette sortie sonne le glas de l’accord de Paris. Que restera-t-il de cet accord sans les plus grands pollueurs? Ceci aurait également quelques conséquences financières sur le financement des négociations sur le climat. Car 1/4 du financement de la convention des nations unies sur le changement climatique est supporté par les états unies. L’une des principales conséquences serait la mobilisation des financements climatiques. »

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