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Prometal renforce sa stratégie de conquête du marché régional

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Le leader de la sidérurgie au Cameroun, vient d’augmenter son capital social de 5 milliards de Fcfa, portant ainsi son total à 25 milliards  afin de  faciliter sa croissance sur le continent.

Lors de son Assemblée générale du 18 juin 2024, Prometal a validé une augmentation de son capital social de 20 à 25 milliards de FCFA. La décision a été officialisée il y a quelques jours par une annonce légale publiée dans la presse.   Elle  se situe dans une dynamique d’expansion de cette entreprise sur le marché régional.  Le leader de la sidérurgie au Cameroun et en Afrique centrale entend conquérir le continent.

 L’année dernière, Prometal a renforcé ses capacités de production avec l’inauguration de deux nouvelles unités de transformation: Prometal 4, d’un investissement de 45 milliards de FCFA, spécialisée dans la production de fer à béton et de fil machine ; et Prometal 5, d’un coût de 12 milliards de Fcfa, constitué de deux unités de production ( Progaz, dédiée à la fabrication de bouteilles de gaz, et Profab, spécialisée dans les structures métalliques).

L’entreprise a également affiché un autre ambitieux projet. En août 2024, un accord  a été signé avec l’État camerounais  en vue du lancement de Proalu, une filiale dédiée à la transformation de l’aluminium.  L’investissement d’une valeur de 88 milliards de FCFA porte sur une usine d’une capacité annuelle de 60 000 tonnes, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Cette unité permettra la création d’une filière complète allant de la bauxite à l’aluminium, a-t-on annoncé. Prometal poursuit également le développement de son complexe sidérurgique au port en eau profonde de Kribi, où sera installée une unité spécialisée dans la transformation du fer. Une sixième unité de production est également en cours de finalisation pour le traitement des métaux non ferreux à Douala-Bassa.

Cette augmentation de capital accompagne donc les ambitions de Prometal qui compte  accélérer son développement industriel pour dominer le marché continental. Des exportations, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), sont en perspectives.

Recrutement d’universitaires : Frustrés, des candidats du Septentrion annoncent une marche

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Le Premier ministre a à peine annoncé les résultats de la seconde phase du recrutement spécial d’enseignants (150 en tout) dans les jeunes universités d’Etat de Garoua, Bertoua et Ngaoundéré, que des voix s’élèvent pour contester le travail effectué par le ministre de l’Enseignement supérieur. Réunis autour du Collectif des titulaires du doctorat/Ph.D du Grand-Nord, candidats au recrutement spécial dans les trois universités de Bertoua, de Garoua et d’Ebolowa (Cotigrano), des candidats issus des régions septentrionales du pays annoncent une marche pacifique dans les rues de Ngaoundéré pour le 21 février prochain. La marche partira du commissariat central de la capitale de l’Adamaoua pour les Services du gouverneur, en passant par la Place de l’Indépendance.

Ce « pour exprimer la profonde et douloureuse indignation de la jeunesse du Grand-Nord Cameroun et des titulaires du Doctorat Ph.D sans emploi, outrancièrement choqués, clochardisés ». Le collectif dit avoir « pris connaissance des résultats du recrutement avec effarement, tellement ces résultats renferment d’injustices sociales inacceptables sans tenir compte de la discrimination positive ». En clair, « ce recrutement étant lancé pour les titulaires du Doctorat sans emploi, des fonctionnaires sont recrutés au détriment des sans-emploi que nous sommes. Pire encore, des candidats ayant juste soutenu leurs thèses deux jours avant la fermeture du dossier sont recrutés au détriment des candidats qui ont soutenu leur thèses il y a de cela cinq ans ». A cela, « ils ont choisi de galvauder et de fouler au pied le principe supérieur et sacrosaint de l’équilibre régional ». Autant de motifs de vexation qui ont amené les recalés du Grand-Nord à envisager la marche de protestation du 21 février prochain, pour manifester leur colère. Mais au-delà de la marche, les frustrés demandent une liste additive dans laquelle ils espèrent avoir une chance d’être recrutés.

Pas seulement le Grand-Nord

C’est un problème récurrent dans les recrutements dans les universités d’Etat. Les mêmes griefs reviennent. Et si les ressortissants du Grand-Nord sont les seuls à dénoncer officiellement, ils ne sont pas les seuls frustrés. « Ils ont peut-être leur façon de poser collectivement leurs problèmes ; mais c’est une affaire de tout le pays. Ces gens foulent au pied les instructions du chef de l’Etat à chaque fois», peste un candidat recalé à l’université de Bertoua. « Nous étions huit dans notre filière et jusqu’à la mi-janvier, je savais que j’étais dans la liste. Au final, mon nom a disparu. Je ne sais plus où mettre de la tête. Nous autres qui n’avons personne ne serons donc jamais rien dans ce pays ? », se morfond-il. En 2020, face à une situation pareille, les frustrés ont assiégé le ministère de l’Enseignement supérieur des semaines durant. Finalement, de nouveaux recrutements avaient été effectués, et la solution des remplacements numériques avait été proposée pour résorber.

Lions indomptables : le nouvel équipementier s’appelle Fourteen

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Dans un communiqué rendu public ce 4 février au soir, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) annonce que « la marque sportive suisse Fourteen, a été sélectionnée comme nouvel équipementier des sélections nationales de football du Cameroun ». Indiquant que « la sélection a été faite ce jour par le comité d’urgence de la Fécafoot sur recommandation de la commission interne de passation des marchés de la Fédération, au terme d’un processus professionnel et objectif de dépouillement, d’examen, d’analyse et d’admission regroupant six offres de candidature». Sans pour autant citer les six concurrents. La Fécafoot y voit déjà une opération réussie, de par « la qualité des engagements contractuels et de la future collaboration partenariale avec la marque Fourteen dont la crédibilité et les états de service sont remarquables».

C’est la fin d’un long passage à vide des sélections nationales. La Fécafoot avait mis fin unilatéralement au contrat qui la liait à One all sports en juillet 2024. Annonçant le lancement prochain d’un appel d’offre pour un nouvel équipementier. En attendant, la fédération avait indiqué que la marque One all sport allait continuer d’habiller les Lions indomptables jusqu’au 10 septembre 2024. A cette date, rien n’a été fait. Les élections nationales jouaient avec des maillots no name. L’appel d’offre lancé finalement a été déclarée infructueuse, et depuis, Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, est resté muet sur la question. Des sources ont annoncé Bee a Lion, un habilleur national, ainsi qu’Edimo, partenaire de One all sport en matière de distribution, en course. Samuel Eto’o qui a fait de la préférence national son cheval de bataille, n’a finalement pas tenu sa promesse. Les Lions indomptables joueront désormais avec Fourteen. Jusqu’à quand ? Rien n’est précis, tant le communiqué d’Isaac Mandong, ne mentionne pas la durée du contrat.

Nkoteng et Mbandjock : Au moins un mort et des blessés à la Sosucam

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Comme un film d’horreur. Du feu sur la chaussée, des plantations de canne à sucre en feu. Ici des policiers et gendarmes encagoulés, tirant du gaz lacrymogène pour disperser des manifestants déchainés et leur lançant des cailloux… Telles sont des scènes vécues ce 04 février 2025 à Mbandjock et Nkoteng, deux villes du département de la Haute-Sanaga abritant les plantations et le siège de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam). A la clé, au moins un mort le nommé Djora, un ouvrier saisonnier de la Sosucam, travaillant à Nkoteng. Le corps gît dans la cour extérieure de la Sosucam à Nkoteng. Une femme présentée comme son épouse, porte le deuil non loin du corps, au mépris des forces de l’ordre venues à l’appel des dirigeants de l’entreprise, pour mater la grève des ouvriers.

Depuis une semaine, les ouvriers saisonniers de la Sosucam observent une grève pacifique. Mais tout est allé à un rythme accéléré au cours de la journée de mardi. « Aux environs de 9h ce matin (hier, Ndlr), les Forces de maintien de l’ordre (FMO) déployées à Nkoteng ont décidé de disperser les foules. Pourtant les travailleurs depuis une semaine se mettent en groupe tous les matins pour mieux organiser leur grève initialement non violente. Les FMO  par la suite, ont tiré environ 20 coups de bombes lacrymogènes pour disperser les foules. Ensuite, c’est le camion-citerne anti-émeutes qui leur a déversé le ‘’mamy wayter’’. Les travailleurs entremêlés aux populations, ont riposté et lancé des caillasses aux FMO », raconte Adonis Fébé, organisateur syndical, proche de la Sosucam. Une situation qui a eu pour effet de radicaliser les manifestants. Lesquels ont opposé une résistance. Selon des sources concordantes, la gendarmerie est rentrée en scène : « la gendarmerie a tiré alors à balles réelles et a abattu Djora à bout portant. Un coup de kalachnikov du côté de la poitrine. Djora est décédé sur place», précise Adonis Febe.

Policiers et gendarmes blessés

La mort de cet ouvrier saisonnier, natif du département du Mayo-Danay dans la région de l’Extrême-Nord, a jeté de l’huile sur du feu. « Tous les Massa et même les autres Nordistes sont sortis pour venger leur frère. Ils ont commencé à tout casser et brûler à Nkoteng et à Mbandjock», rapporte un témoin. Des policiers et gendarmes blessés, parmi eux, le commissaire de sécurité publique de Mbandjock. D’autres sources parlent de décès parmi les éléments des FMO, mais une source officielle qui a requis l’anonymat, dément cette information. Les renforts venus de Yaoundé, notamment les éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI), ont vite été dépassés.

La situation survient dans un contexte d’installation du nouveau directeur général, en la personne du Français Jean Louis Liscio, il y a quelques jours seulement. Mais le Français a trouvé sur sa table un passif lourd, fait de frustrations qu’un léger retard de salaire a vite enflammé.«Les saisonniers sont rémunérés en deux tranches : la première tranche est appelée acompte, mais ça représente la quinzaine. Entre 1998 et novembre 2023, ils percevaient la quinzaine le 20 de chaque mois, et le reste de la mensualité le 5 de chaque mois, jusqu’à l’arrivée de Jean Pierre Champeaux. A son arrivée, il a modifié complètement le mode de paie. On est quitté du 20 au 25, et du 5 au 10 pour certains travailleurs et au 15 pour d’autres. C’est ça la cause immédiate du déclenchement de la crise au sein de l’entreprise », renseigne Adonis Febe. « Pour le mois qui vient de s’écouler, les gars ont attendu jusqu’au 26, ils n’ont pas reçu d’acompte, le lendemain, les manœuvres agricoles ont refusé d’aller travailler. C’est en soirée qu’ils ont pu avoir les acomptes », poursuit-il. « La colère était déjà exprimée. Partis de la revendication du retard des acomptes, ils sont allés exhumer les cadavres, notamment le fait qu’ils ont vu leurs échelons diminuer à la Sosucam en 2023-2024, sans aucune consultation », confie ce leader de la société civile très introduit à la Sosucam. « Quelqu’un pouvait partir de 3ème A pour se retrouver en 2ème A (catégories, Ndlr), sans aucune explication au préalable », souligne-t-il. Déjà que le travail des saisonniers à la Sosucam s’arrête aux périodes de grandes activités, notamment entre novembre et mai, avec possible extension mi-juin, apprend-on. Ces changements engagés par Jean-Pierre Champeaux ont donc été mal vus par les travailleurs qui ruminaient leur colère et n’attendaient que le déclic pour exploser.

Une scène des émeutes de Nkoteng

De sources crédibles, des arrestations ont eu lieu, et les manifestants calmés par la force. Le temps d’y voir clair, le préfet de la Haute-Sanaga a pris des mesures conservatoires, notamment la fermeture des débits de boisson traditionnels dans son territoire de commandement, jusqu’à nouvel avis. Il est de notoriété que ces débits de boisson traditionnels sont tenus par les ressortissants du Grand-Nord.

Toutes les tentatives de la rédaction de joindre la Sosucam sont restées vaines. André Avom le directeur de la communication est resté sourds aux appels et messages à lui adressés.

Elite one : Le match Union-Dynamo s’achève à la gendarmerie

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Joué depuis hier dimanche au stade annexe de la Réunification de Douala, le match Union sportive de Douala contre Dynamo (1-0) de la même ville se poursuit encore dans les bureaux de la gendarmerie. La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et l’Union de Douala ne s’accordent pas sur la répartition de la recette. Il s’agit concrètement de la somme de 2 072 000F. Union de Douala a refusé les 23% de la recette que le représentant de la Fécafoot, lui remettait, exigeant 70% du magot. Coincé dans les vestiaires, Dika l’agent de la Fécafoot, ne trouvera sa liberté que grâce à l’intervention des éléments de la brigade de gendarmerie de Bépanda.

Une grille de répartition existe depuis quelques semaines, élaborée unilatéralement par l’instance faîtière du football camerounais, à laquelle les clubs engagés en championnats doivent simplement se soumettre. Laquelle prévoit que le « propriétaire » encaisse 70% de la recette, contre 23% pour l’équipe évoluant à domicile, et 7% pour l’adversaire. Dans un contexte où généralement c’est la fédération qui loue les stades pour son championnat. Sauf que face à d’éternels grincements de dents, la Fécafoot a demandé à chaque club de désigner le stade dans lequel il devra recevoir ses matchs à domicile. La plupart des clubs ne disposant pas de terrains propres. Ici, Union de Douala qui s’est manifesté tardivement, avait sollicité le stade Mbape Leppe, alors que la Fécafoot avait déjà loué le stade annexe de l’Omnisport à Bépanda, à hauteur de 350 000F. L’Union s’y opposera. La Fecafoot exigea d’être remboursée. Une somme de 352 000F lui est retournée, en guise de remboursement, via Orange money. Sauf que la Fécafoot avait déjà ses calculs faits. On apprendra dans les coulisses que la Fécafoot ne reconnaissait pas avoir reçu le remboursement. En face, l’on a sorti le message témoin de l’envoi. Mais l’agent de la Fécafoot dit niet, et exige d’attendre le lendemain pour la distribution de ladite somme. Butant sur des représentants de l’Union déterminés à ne pas céder. Les recettes de la saison dernière ayant été ramenées à la Fécafoot durant toute la saison, pour n’être redistribuées qu’à la fin de la saison.

Finalement, la recette querellée a été placée sous séquestre par la gendarmerie nationale, le temps de voir clair, ou du moins, le temps pour les acteurs de s’accorder. Mais le lendemain, les deux parties ne se sont pas accordées. Les positions sont restées rigides. La gendarmerie a renvoyé les parties à demain mercredi. Les représentants des Nassara Gamakaï tiennent à ne pas laisser un seul radis dans leurs 70%.

Développement Urbain : 84,08% des travaux d’équipements de proximité réalisés à Ngaoundéré

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Où en est le grand projet de développement urbain dans la ville de Ngaoundéré ? C’est pour répondre à cette question que Célestine Ketcha Courtes, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a effectué une mission d’évaluation de l’état d’avancement du projet de développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir) à Ngaoundéré, chef-lieu de l’Adamaoua et de lancer officiellement les Travaux d’Investissements Publics (BIP) pour l’année 2025.

Le 27 janvier, Ketcha Courtès a visité les différents chantiers à Ngaoundéré afin de s’assurer du respect des engagements contractuels. Si les travaux portant sur les équipements de proximité, ont affiché un taux d’avancement satisfaisant de 84,08 % au 31 décembre 2024, ceux des voiries dans les quartiers Gada Mabanga et Djalingo dans le deuxième arrondissement de la ville, ont pris du retard, observe le ministre. A cet effet, il est prévu que dans les trois prochains mois soient livrés 2,7 km de voiries tertiaires, la construction de 2 dalots, l’extension de 4 km du réseau d’eau potable, 1 forage, 4 bornes fontaine, 1 centre multifonctionnel, 2 hangars de marché de 40 et 60 places, 1 bloc latrines, 1 bloc de 10 boutiques, 1 espace vert et 1 terrain de football. La première phase du Pdvir s’est achevée en décembre 2023 avec la réception des ouvrages financés par la Banque mondiale. Ce programme a permis la construction de 7,5 km de voiries, d’ouvrages d’assainissement, d’un pont, de trottoirs et de caniveaux, ainsi que l’aménagement de plateformes pour la gestion des déchets, la mise en place de l’éclairage public et l’amélioration des réseaux d’approvisionnement en eau potable.

Au-delà de cet aspect technique, la visite a été l’occasion de sensibiliser les populations locales aux bénéfices des infrastructures réalisées et à l’importance de leur entretien. Le Ministre a également identifié des difficultés et proposé des actions correctives pour garantir la bonne marche des travaux. Ces infrastructures de proximité visent à rendre Ngaoundéré totalement inclusive et résiliente. Le Projet de développement des Villes inclusives et résilientes est un programme sous tutelle du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), qui appuie les collectivités territoriales décentralisées dans la mise en œuvre des activités, grâce à un financement de la Banque mondiale d’un montant de 93,6 milliards FCFA.

L’objectif de développement du Projet est « d’améliorer la gestion urbaine et l’accès à l’infrastructure dans des zones urbaines sélectionnées, en particulier pour les quartiers sous-équipés, et, accroître la résilience aux aléas naturels et autres crises admissibles ».

Le Cameroun signe l’accord d’harmonisation des données statistiques en Afrique

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Joseph Tedou, directeur général de l’Institut national de la statistique (INS)

Le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca) vise à renforcer les systèmes statistiques des pays participants afin de garantir des données fiables et comparables selon les normes internationales. Financé par la Banque Mondiale, ce projet, porté par la Commission de la Cemac, doit permettre d’améliorer la production et la diffusion des statistiques essentielles au suivi des politiques publiques et des programmes de développement. Le 20 janvier 2025, le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, avait procédé à la signature de la Convention d’un accord de prêt de 63 milliards entre le Cameroun et la Banque Mondiale après avoir reçu l’autorisation de signature du Chef de l’Etat le 8 du même mois. La signature de l’accord de mise en œuvre du projet Hiswaca, le 24 janvier par Joseph Tedou, directeur général de l’Ins vient clore le processus entamé quelques semaines plutôt. La mise en œuvre du projet repose sur quatre composantes majeures.

La première concerne l’harmonisation et la production de statistiques de base à travers l’adoption de standards internationaux. Il s’agit notamment de renforcer les statistiques démographiques, économiques et environnementales afin de doter les pays de données essentielles pour la prise de décisions. La deuxième composante porte sur la modernisation statistique et la réforme institutionnelle, visant à intégrer les nouvelles technologies et améliorer la gestion des systèmes statistiques nationaux. La formation de nouveaux professionnels et la facilitation de l’accès aux données sont également des priorités pour assurer une meilleure utilisation des informations produites. La troisième composante met l’accent sur la mise à niveau des infrastructures physiques, notamment les équipements informatiques et les plateformes de gestion des données. Cette modernisation permettra d’améliorer l’efficacité des Instituts Nationaux de la Statistique et de renforcer leur capacité à répondre aux besoins des décideurs politiques et économiques. Enfin, la quatrième composante concerne la gestion, le suivi et l’évaluation du projet. Une unité d’exécution sera mise en place pour garantir l’atteinte des objectifs et la satisfaction des utilisateurs des données statistiques.

Avec la signature de cet accord, le Cameroun et les autres pays concernés s’engagent dans une dynamique de transformation du paysage statistique sous-régional, un levier essentiel pour une meilleure gouvernance et un développement économique fondé sur des données fiables et précises

Le FMI exhorte le Cameroun  à réviser sa politique d’incitation à l’investissement privé

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Le Fonds monétaire international (FMI) a, comme à son habitude, accompagné la clôture de sa mission au Cameroun par une série de recommandations destinées à améliorer la gouvernance économique et budgétaire du pays. Parmi elles, une préconisation retient particulièrement l’attention. Il s’agit de « la révision de la loi de 2013 sur les incitations à l’investissement ». Dans le communiqué de fin de mission, Cemile Sancak, qui conduisait la délégation du FMI, a relevé des retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles.

Or, pour atteindre les objectifs ambitieux de la Stratégie nationale de développement (SND30), il est impératif d’accélérer certaines mesures clés, notamment « celles portant sur la gouvernance du secteur extractif, le climat des affaires, la réforme des entreprises publiques et la gestion des finances publiques », lit-on dans le communiqué du FMI. C’est dans ce cadre que s’inscrit la nécessaire révision des incitations fiscales accordées aux investisseurs.

UNE REMISE EN QUESTION DES EXONÉRATIONS FISCALES

Selon un expert contacté par Défis Actuels, la recommandation du FMI peut se décliner sous plusieurs aspects. D’abord, il s’agirait d’une invitation à réduire les exonérations fiscales excessives. « En effet, certaines mesures, notamment les allègements d’impôts et les exonérations de droits de douane, pourraient être jugées trop coûteuses pour l’État ou inefficaces en termes d’attraction d’investissements. Dès lors, le FMI suggère de conditionner ces avantages à des engagements clairs de la part des entreprises bénéficiaires », pense-t-il.

Ensuite, la révision de la loi de 2013 viserait à mieux cibler les incitations en privilégiant des secteurs stratégiques pour l’économie camerounaise, comme l’agro-industrie, la transformation locale des matières premières ou encore le numérique. « L’objectif est de ne plus accorder d’exonérations généralisées, mais de les orienter vers des projets à forte valeur ajoutée », analyse l’expert. Enfin, la rationalisation du cadre actuel « permettrait de corriger certaines distorsions et d’améliorer la transparence. Aujourd’hui, des inégalités subsistent entre entreprises locales et étrangères, mais aussi entre grands groupes et PME. Une meilleure gouvernance des incitations permettrait d’éviter ces déséquilibres et de rendre le dispositif plus équitable. » a-t-il conclu.

 Un patronat en quête de réforme

La suggestion du FMI fait écho aux revendications du patronat camerounais, qui réclame depuis plusieurs années une refonte en profondeur du cadre incitatif à l’investissement. Lors de la « rentrée économique du patronat » organisée le 18 septembre 2024 à Douala, Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), a plaidé pour une modernisation de la loi en vigueur. Selon lui, cette législation, en place depuis 2014 et révisée en 2017, est aujourd’hui dépassée par les nouvelles orientations gouvernementales et les réalités économiques. « Les incitations aux investissements en République du Cameroun doivent être entièrement repensées », a-t-il affirmé, pointant notamment la confusion entourant les critères d’éligibilité.

Ce flou, selon lui, ouvre la porte à l’arbitraire et empêche un traitement équitable des dossiers d’investissement. Le Gecam déplore également l’absence de mesures spécifiques pour encourager les investissements dans les zones enclavées, ce qui nuit à un développement équilibré du territoire. De plus, certaines dispositions sont jugées contre-productives, car elles engendrent des pertes de recettes importantes pour l’État, aggravant ainsi la pression fiscale sur les entreprises déjà en activité.

DES INCITATIONS AUX RÉSULTATS CONTRASTÉS

Le patronat camerounais remet aussi en cause la durée des exonérations fiscalo-douanières prévues par la loi actuelle. En effet, les avantages fiscaux s’étendent sur des périodes jugées trop longues, soit entre 5 et 7 ans pour la phase d’installation et jusqu’à 10 ans pour l’exploitation. Selon Célestin Tawamba, ces délais excessifs permettent à certaines entreprises de détourner les incitations à d’autres fins que l’investissement réel annoncé, voire d’en bénéficier indûment après la mise en exploitation de leur projet.

Les chiffres disponibles viennent appuyer ces critiques. Alors que le gouvernement a accordé pour 198 milliards de FCFA d’exonérations fiscales et douanières, la richesse créée en retour ne représenterait que 41 milliards de FCFA, soit seulement 0,0018 % du PIB. Une rentabilité jugée insuffisante au regard des sacrifices consentis par l’État. Pourtant, les prévisions initiales étaient prometteuses.

Selon les données de l’Agence de promotion des investissements (API), 302 conventions ont été signées avec des entreprises du secteur privé pour un volume d’investissements prévisionnels de 5 474 milliards de FCFA et 110 000 emplois directs projetés. Cependant, une évaluation menée sur un échantillon de 100 entreprises agréées entre 2014 et 2019 montre que seuls 987 milliards de FCFA ont réellement été investis, et que 12 050 emplois ont été créés.

Louis Paul Motaze : Un engagement constant pour l’humanisation des services et la satisfaction des usagers du MINFI (Analyse)

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Lors de la cérémonie de présentation des vœux couplée aux assises annuelles des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances (MINFI), tenue le 31 janvier 2025, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a livré un discours marquant. Au-delà des performances économiques impressionnantes de 2024, il a mis l’accent sur un enjeu fondamental : l’humanisation des services rendus aux usagers et la nécessité d’apporter satisfaction à .

Des performances remarquables, mais…

« Cette année, je dis, « Minfi, c’est bien », parce que c’est mieux : il y a des résultats concrets », a déclaré le ministre, saluant les performances fiscales et douanières exceptionnelles, dont un recouvrement dépassant les 1 000 milliards de FCFA pour la Douane et une croissance de 104 % pour les Impôts. Cependant, il a tenu à relativiser ces chiffres en soulignant que la finalité des actions du ministère ne saurait se limiter aux performances financières.

L’usager au cœur des préoccupations

Motaze a insisté sur l’importance de replacer l’individu au centre des priorités de l’administration financière : « Les problèmes que nous avons à traiter sont des problèmes qui touchent à l’individu. Ce ne sont pas de grandes choses, mais des choses souvent très simples ». Il a illustré ses propos par des situations concrètes, telles que les tracasseries administratives imposées aux veuves âgées pour percevoir la pension de retraite de leur défunt époux.

Pour le ministre, ces dysfonctionnements ternissent l’image du ministère, malgré les chiffres flatteurs. Il affirme avec force : « Tout cela devient inutile si l’individu pour qui nous travaillons souffre dans sa chair ». Cette déclaration traduit sa volonté de faire de la qualité du service un indicateur clé de performance, au même titre que les résultats financiers.

Trois raisons d’agir avec exemplarité

Le ministre Motaze a interpellé ses collaborateurs sur les raisons profondes qui devraient les motiver à offrir un service public de qualité.

  1. Le sens du devoir professionnel : « quand on va à la retraite, on a bien le droit au moyens de survie. La pension retraite, c’est un revenu qui se substitue au salaire », a rappelé M. Motaze.
  2. Le respect de la dignité humaine : Le MINFI  rappelle la valeur culturelle attachée au respect des personnes âgées, souvent les principales concernées par les pensions.
  3. La projection personnelle : « Chacun de nous ici ira un jour à la retraite. Parmi vous, qui aimerait, lorsqu’il ira à la retraite, être malmené pour toucher sa pension ? »

Combattre la perception négative de l’administration

Le ministre n’a pas éludé la question de la corruption et des mauvaises pratiques administratives, souvent pointées du doigt par les rapports de la CONAC. Il a déploré le fossé entre les bonnes performances économiques et la perception négative du public : « Il y a comme une espèce de hiatus entre ces bons chiffres et la perception au niveau de l’individu ».

Pour y remédier, il appelle à une prise de conscience collective et à un changement d’attitude au sein de l’administration. L’objectif est clair : faire du MINFI non seulement un modèle d’efficacité économique, mais aussi un modèle d’humanisme et de respect des usagers.

Vers une administration plus humaine et efficace

Louis Paul Motaze a ainsi tracé la voie vers un ministère des Finances plus proche des citoyens, où l’efficacité des services se mesure à l’aune de la satisfaction des usagers. Son discours est un appel à l’action, une invitation à conjuguer performance économique et excellence humaine pour une administration véritablement au service du public.

En 2024 la Banque des PME a accordé ses premiers financements via son guichet agricole annoncé en 2021

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Le 28 janvier 2025, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, une annonce majeure a été faite concernant le financement des PME. « Au titre de la mobilisation de l’accès au financement des PMEESA, il est à relever que 65 dossiers de crédits au profit des PME ont été financés en 2024 pour un montant global de 1.251.992.208 FCFA (1,2 milliard de FCFA) », a-t-il déclaré, soulignant une progression par rapport aux financements de 2023. Dans le même élan, la BC-PME a franchi un cap en lançant les premiers financements à travers son guichet agricole. « La BC-PME a également ouvert un Guichet Agricole dont la dotation pour la première année en termes de financement des PME agropastorales se chiffre à 1 milliard de FCFA », a précisé le ministre.

UNE IDÉE MÛRIE DEPUIS 2021

L’initiative d’un guichet agricole dédié ne date pas d’hier. Dès 2021, la BC-PME, en collaboration avec l’Agence de Promotion des PME (APME), posait déjà les jalons de cet outil destiné à faciliter l’accès au crédit pour les entreprises agricoles et agroalimentaires. À l’époque, Agnès Ndoumbè Mandeng, Directrice Générale de la banque, expliquait que cette démarche s’inscrivait dans une vision plus large visant à structurer le Programme d’Appui aux Petites et Moyennes Entreprises Agricoles et Agroalimentaires (PMEAA). « L’objectif est de donner une nouvelle impulsion et surtout de renforcer les capacités des différents acteurs à travers des infrastructures matérielles et immatérielles, mais également grâce à des formations ciblées », expliquait-elle alors.

ALLIER FINANCEMENT ET RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES

Au-delà des simples décaissements de fonds, la BC-PME entendait structurer son action en développant les compétences des entrepreneurs du secteur. Cette approche se traduit par la formation des acteurs agricoles et agroalimentaires, mais aussi par l’identification d’instruments financiers adaptés aux besoins spécifiques des PME du secteur. Ainsi, bien avant l’opérationnalisation du guichet, la BCPME et l’APME avaient initié des études préliminaires visant à mettre en place des mécanismes de financement innovants. Parmi les dispositifs examinés, le cautionnement mutuel s’est imposé comme une solution prometteuse.

Ce système repose sur la création de sociétés de cautionnement mutuel (SCM), des structures où les entrepreneurs mettent en commun leurs ressources pour offrir aux banques des garanties collectives. Une approche fondée sur la solidarité entre acteurs économiques, qui permet aux PME d’accéder à des financements à des conditions plus avantageuses. « Ces sociétés permettent aux PME d’accéder à des crédits à des conditions plus favorables en mutualisant les risques. Chaque adhérent contribue à un fonds commun qui sert de garantie aux établissements financiers, réduisant ainsi l’un des principaux obstacles au financement des PME : le manque de garanties solides », expliquait Jean Marie Louis Badga, Directeur Général de l’APME, lors d’un atelier organisé à Douala en 2021.

UNE MISE EN ŒUVRE PROGRESSIVE

Si le projet a pris forme en 2024, son déploiement n’a pas été immédiat. La BCPME a reconnu dès le départ, que le calendrier initial devait être ajusté en raison de divers facteurs, notamment les répercussions de la pandémie de Covid-19. « La mise en œuvre est supposée se faire sur une période de 12 mois, mais avec la situation actuelle, notamment les impacts de l’épidémie de coronavirus, le calendrier pourrait être ajusté. Néanmoins, à la BC-PME, nous avions déjà commencé à accompagner et financer le secteur de l’agro-industrie », précisait l’institution

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