mardi, juin 2, 2026
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Mbarga Mboa en croisade contre le tribalisme

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C’est presque de l’inédit dans le milieu politique camerounais, qu’un homme politique prenne son micro pour dénoncer haut et fort le tribalisme ambiant qui se vit dans les réseaux sociaux et qui commence à prendre des proportions inquiétantes. Mbarga Mboa lui a eu le courage de la faire. « Je suis un homme politique, je vous encourage à vous mettre résolument derrière l’homme (Paul Biya) qui fait que nous soyons en paix. L’homme qui fait que je vous dise que tous les Camerounais sont chez eux. C’est un langage de fraternité », peut-on l’entendre dire dans cette vidéo qui fait encore le tour de la toile. L’ancien ministre des sports explique, parlant à la foule que « comme vous, je lis WhatsApp, Facebook, et je vois des choses dans lesquelles je ne me reconnais pas. » Avant de trancher net, sous les youyous de la foule, : « Le tribalisme ne doit pas vivre ici au Cameroun ». L’élite du Mfoundi pense qu’il est temps de mener une croisade sans merci contre cette gangrène qui envahit notre pays, car dit-il, « cela a commencé ailleurs et a finalement détruit les pays ». Philippe Mbarga Mboa souhaite de tous ses vœux que les Camerounais continuent de vivre ensemble comme ils l’ont toujours fait, « sans distinction ni discrimination ».

Prenant son cas personnel, l’actuel ministre chargé des missions à la présidence de la République donne quelques exemples de sa vie où il cohabite pacifiquement avec des gens qui ne sont pas originaires de sa région. Il cite sa fille qui a épousé un homme qui n’est pas du Centre et avec qui il s’entend parfaitement, et le cas de son chauffeur, qui est originaire de l’Ouest et avec qui il n’a aucun problème. Mbarga Mboa se dit fier de ce Cameroun que nous ont légué les ancêtres et qui était débarrassé du tribalisme. Il rassure beaucoup d’enfants nés à Yaoundé et qui ne sont jamais allés, ou qui vont rarement dans les villages de leurs parents, sont « chez eux à Yaoundé ».

Dans les réseaux sociaux, cette vidéo tombe comme un message de paix dans un champ de guerre virtuelle totalement dévasté. Plusieurs personnes sur la toile ont salué ce discours. Dans un commentaire, Leopold Diffo, internaute pense, commentant la video, que « que nous soyons Bamileke, Haoussa, Beti, Bulu, Bassa’a, nous sommes tous des Camerounais ». Edmond Kuate quant à lui écrit : « bravo monsieur le ministre, voilà qui est bien dit, si les hommes politiques de tous bords et de tous les coins pouvaient emboîter votre pas, le Cameroun ferait un grand pas vers l’avant ». Il faut préciser que depuis la période de pré-campagne, jusqu’à ce jour, le tribalisme est monté en puissance dans les réseaux sociaux. Dans certains fora, plusieurs tribus se vouent aux gémonies, en se promettant le pire. Ce tribalisme qui oppose surtout les Beti aux Bamilékés, risque, si rien n’est fait, de quitter le champ virtuel pour se matérialiser et embraser le pays.

L’appel lancé par Phillipe Mbarga Mboa est un chant à l’unisson que devrait épouser tous les Camerounais épris de paix et soucieux du vivre ensemble. Selon plusieurs sources, Phillipe Mbarga Mboa aurait initié des réflexions avec les membres de la société civile pour voir comment éradiquer ce fléau.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

Cameroun-Etats-Unis : Le jeu trouble de Tibor Nagy

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Le Sous-Secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, Tibor Nagy a encore frappé fort, dans une vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux. L’homme d’Etat américain affirme que le Cameroun est en situation de guerre civile. Dans cette même vidéo qui aurait été tournée lors de sa rencontre, la semaine dernière, avec les Camerounais vivant dans l’Etat du Texas, monsieur Afrique de Donald Trump félicite la diaspora camerounaise qui a réussi à se faire entendre par ses activités et indique que son pays suit de très près la situation dans les deux régions anglophones. L’homme d’Etat américain estime que le gouvernement camerounais n’a pas pris en compte les doléances des populations anglophones, pour qui le fédéralisme est la solution au problème qui les secoue depuis 2016.

Au début du mois de mars, avant son arrivée au Cameroun Tibor Nagy avait déjà tenu sur la chaîne Radio France International (RFI), des propos critiques qui n’avaient pas laissés indifférentes les autorités de Yaoundé. Tibor Nagy dénonçait alors de façon virulente la gestion par l’Etat du Cameroun de la crise anglophone et avait appelé « à l’organisation d’un forum international » pour sortir de conflit dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest. Ces propos du l’homme d’Etat américain lui ont donné une bonne dose de sympathie auprès de certains Camerounais hostiles au régime qui voyaient déjà à son arrivée à Yaoundé, une occasion pour faire fléchir le régime. Malheureusement, le tsunami tant attendu n’a pas eu lieu. Le tête-à-tête qu’il avait eu avec le président Paul Biya s’était plutôt déroulé dans le calme et la sérénité. Devant les caméras, au sortir de cette audience, l’émissaire américain avait loué « la sagesse et l’intelligence de Paul Biya ». Et a déclaré par la suite que leurs échanges ont été francs, directs et honnêtes, avant de lâcher devant le perron du palais présidentiel que « les conversations diplomatiques sont confidentielles ». Alors que beaucoup de Camerounais affichaient déjà leur déception face à ce qu’ils considéraient comme un retournement de veste de la part de l’homme d’Etat américain, Tibor Nagy va encore les surprendre en publiant quelques heures plus tard sur son compte tweeter que lors de son échange avec Paul Biya, outre les relations bilatérales entre les deux pays, ils ont discuté de la question des droits de l’homme et a encouragé le président à mettre fin aux violences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Position ambiguë

L’attitude des Etats-Unis vis-à-vis du Cameroun commence à inquiéter certains acteurs susceptibles de la scène politique. Certains y voient un projet de déstabilisation du Cameroun par les Etats-Unis. Ce d’autant plus que dans sa vidéo Tibor Nagy a affirmé, selon la traduction que nous avons eu de ses propos, qu’après le renversement de Omar El Bechir au Soudan, le Cameroun retiendra l’attention de son pays. Pour eux, ces mots de Tibor Nagy ne sont rien d’autres que la déclaration publique du projet américain contre le Cameroun. Avant Tibor Nagy, c’est son compatriote Peter Henri Barlerin, ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun qui avait violemment critiqué les exactions commises par l’armée sur les populations civiles anglophones. A son tour, il avait aussi été taxé de vouloir déstabiliser le Cameroun. Pour d’autres acteurs plus tempérés, les déclarations de Tibor Nagy dans la dernière vidéo, ne sont que des points de vue d’un citoyen américain, sur une crise politique qui a cours dans un pays ami et qui n’ont rien à voir avec la position officielle de son gouvernement.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

Liberté : L’union africaine préoccupée par la situation des droits de l’homme

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Dans un long communiqué signé à Banjul le 06 avril dernier, la gardienne des droits de l’homme en Afrique s’est prononcée contre le recul supposé des droits de l’Homme au Cameroun. « La Commission Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples suit avec intérêt l’évolution des Droits de l’Homme au Cameroun, Etat partie de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples », affirme le communiqué. La Commission panafricaine indique avoir été informée que suite aux manifestations organisées par le parti de Maurice Kamto, le 26 janvier, « des répressions policières excessives, des balles réelles, auraient été tirées par des éléments des forces de police, faisant plusieurs blessés » et « de l’arrestation des principaux leaders de l’opposition, dont Maurice Kamto. »

La Commission Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples pour qui toutes ces manœuvres participent aux violations des droits individuels au Cameroun, tranche et « condamne fermement l’usage excessif de la force par les forces de l’ordre, ainsi que l’usage de la force létale envers les manifestants et les civils non armés », et appelle ainsi le gouvernement camerounais ses obligations de « garantir le respect, et la protection des droits consacrés par la Charte africaine ».

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

France-Cameroun : Ce que Biya et Gilles Thibault se sont dit

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La coopération Franco-camerounaise poursuit son bonhomme de chemin. Le 11 avril dernier, au Palais de l’Unité de Yaoundé, le diplomate français accrédité à Yaoundé a eu un tête à tête avec le président de la République du Cameroun. Pendant 2h30 minutes, « l’ambassadeur de France, Gilles Thibault et moi avons discuté (…) de la situation socio-politique et sécuritaire dans l’Extrême-Nord, le Sud-ouest et le Nord-Ouest. Autre sujet abordé, les questions liées au projet de développement urbain au Cameroun », a déclaré Paul Biya sur sa page facebook version française. Sur la même page, version anglaise, le président de la République a ajouté que « la sécurité et les affaires mondiales étaient aussi au centre de leur échange ». De son coté, Gilles Thibault a affirmé que « le président Paul Biya m’a interrogé sur la perception que pouvait avoir la France de certains évènements nouveaux ». L’ambassadeur français à Yaoundé confie qu’avec son hôte, « on a évoqué la coopération en cours entre la France et le Cameroun, dans des domaines très variés notamment dans le domaine du développement…on a échangé longuement sur l’aménagement des villes et la contribution de la France à l’amélioration des populations urbaines. L’exemple de Douala est intéressant, on a consacré ensemble, la France et le Cameroun, 110 milliards de francs CFA à construire des canaux de collecte des eaux pluviales, des eaux usées, ce qui permet de redimensionner la ville, de l’assainir, de stabiliser les berges. »

Même si le contenu des échanges entre les deux hommes n’a pas été diffusé avec plus de détails, l’on peut quand même, connaissant ce qui s’est dit par le passé entre Gilles Thibault et Paul Biya, qu’il a été question d’évoquer la lutte contre la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord et des mesures prises par le gouvernement pour un retour de la paix dans les régions anglophones. Reçu en audience le 06 décembre dernier, juste un mois après l’investiture de Paul Biya, Gilles Thibault s’était félicité de la création du comité de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex combattants de Boko Haram et des groupes armés dans les deux régions du Nord-ouest et Sud-Ouest. Il faut noter que cette audience est l’une des plus longues que Paul Biya a accordé à un diplomate accrédité à Yaoundé, preuve à n’en point douter que les sujets abordés par les deux hommes étaient forts intéressants.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

La Banque mondiale offre plus de 100 milliards au Cameroun

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Elisabeth Huybens, la directrice des opérations de la Banque mondiale au Cameroun

Les travaux du printemps 2019 de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), se sont ouverts le 9 avril dernier à Washington, sous de bons auspices pour le Cameroun. En effet, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmne Mey et son collègue des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, ramènent 190 millions de dollars, soit 100,7 milliards de francs CFA au pays. La signature des quatre accords de financements y relatif s’est faite avec la directrice des opérations de la BM au Cameroun, Elisabeth Huybens. Ces accords concernent deux projets, notamment le projet filets sociaux qui s’arroge une enveloppe de 60 millions de dollars, soit environ 35 milliards de francs CFA. Et le projet d’appui à la réforme de l’éducation se taille la plus partie de l’enveloppe, d’un montant de 130 millions de dollars, soit 75,56 milliards de francs CFA.

Filets sociaux

En ce qui concerne le projet filets sociaux, la note d’information produite par les services du Minepat renseigne que son objectif vise à appuyer la mise en place d’un système élémentaire comprenant des programmes pilotes des transferts monétaires et de travaux publics à hautes intensités de main d’œuvre. Ces projets sont destinés, apprend-on aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables vivants dans certaines localités du pays. Ces financements additionnels permettront ainsi d’étendre la portée géographique de ce projet, aux communes impactées par l’afflux des réfugiés (près 372 542), ainsi que des déplacés internes des régions affectées par les crises sécuritaires, précise la note du Minepat. Concrètement, il s’agira d’accroître la productivité de 42000 nouveaux ménages de réfugiés et communautés hôtes à travers des transferts monétaires, de faciliter l’accès aux travaux à haute intensité de main d’œuvre pour 23000 personnes, y compris 8500 réfugiés.

Projet d’appui à la réforme de l’éducation

Pour ce qui est du projet d’appui à la réforme de l’éducation, il est question de faciliter l’accès équitable à une éducation de base de qualité, avec un accent sur les zones défavorisées. Les ressources ainsi mobilisées permettront de recruter 12000 enseignants contractuels dans le cycle primaire, la distribution gratuite des manuels scolaires aux élèves du primaire.

Par Junior Matock
Source : Défis actuels

Affaire Fécafoot : Pourquoi Abdouraman a perdu

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La défaite est amère et difficile à avaler. Et pourtant, son goût restera en travers de la gorge d’Abdouraman Hamadou Babba pendant plusieurs jours encore. Débordé, emporté, noyé dans une interminable affaire qui l’oppose lui et l’Association des clubs de football amateurs du Cameroun (Acfac) à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) depuis les années 2013, le « célèbre » président de l’Etoile Filante de Garoua a perdu la bataille. Pour la première fois dans l’histoire des procès Acfac – Fécafoot, la sentence rendue le 11 avril dernier par la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (Cnosc) n’est pas en faveur des requérants. Les juges de la Chambre se sont déclarés « incompétents ».

Les erreurs qui ont cloué Abdouraman et cie

Dans le camp de l’Association des clubs amateurs, l’on avait senti le coup venir il y a longtemps. Certaines voix murmurent en secret que cette défaite était prévisible et mérite d’être attribuée à Abdouraman Hamadou Babba et son équipe de défenseurs, dont les erreurs ont vite fait de les clouer. Les requérants ont par exemple évoqué des motifs n’ayant pas fait l’objet de conciliation préalable, comme l’exige la loi du 11 juillet 2018 sur l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun. Explications. Les deux parties ont entamé cette affaire par une tentative de conciliation en vue de l’annulation des textes de la Fécafoot adoptés en Assemblée générale le 10 octobre 2018. Or, les deux parties n’y sont pas parvenues et un procès-verbal de non-conciliation a été dressé par le juge en conciliation. Ce qui a permis aux requérants d’engager la procédure d’arbitrage avec cette fois un changement de motifs. Outre l’annulation des textes adoptés le 10 octobre 2018, l’Association des clubs mateurs souhaitent également l’annulation de tout le processus électoral qui a suivi et la réintégration dans ses fonctions, ce jusqu’à la finalisation d’un nouveau processus électoral dans un délai de trois mois au maximum, du comité exécutif de la Fécafoot élu le 24 mai 2009. Première erreur donc. Pour les juges de la CCA, la demande de l’Acfac n’a pas suivi la procédure de conciliation car elle porte d’autres motifs ne figurant pas sur le procès-verbal de non-conciliation. Une faute qui a permis à la partie adverse d’évoquer « la violation du principe de l’immutabilité du litige ». C’est cet argument qui a été retenu par la Chambre qui ne pouvait pas être compétente à siéger dans ce cas, compte tenu du fait que le préalable obligatoire de la conciliation n’avait pas été respecté. « Le motif évoqué en conciliation et noté dans le procès-verbal de non-conciliation ne saurait changer ou connaître des ajouts en arbitrage sur la même cause. Le motif en conciliation doit être transposé mutatis mutandis en arbitrage », explique un spécialiste du droit.

Violations

L’autre « cadeau » offert par la demande, réside, selon la défense, sur « la violation de l’obligation d’épuisement des voies de recours internes à la Fécafoot ». Pour qu’une requête aux fins d’arbitrage soit déclarée recevable devant la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Cnosc, il faudrait que les parties au litige aient au préalable épuisées toutes les voies de recours internes à la structure concernée, soit la Fécafoot pour le cas d’espèce. L’article 95 de la loi du 11 juillet 2018 portant organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun est clair làdessus : « en cas d’épuisement des voies de recours internes à la structure sportive concernée, le litige peut être porté en dernier ressort au plan national, selon le cas : soit devant la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Cnosc ; soit devant les juridictions administratives ou de droit commun, eu égard à la nature du litige ». L’article 35 du nouveau Code de procédures de ladite Chambre en matière de sport au Cameroun précise dans le même sens que : « la Chambre a compétence pour organiser l’arbitrage de tout différend ou litige d’ordre sportif qui lui est soumis après épuisement des voies de recours internes à la fédération concernée ». Alors que l’article 75 alinéa 1 et 2 des Statuts de la Fécafoot précise que « les litiges d’ordre sportif opposant les Ligues, les clubs, les Associations de corps de métiers, les licenciés à la Fécafoot et/ou entre eux–mêmes sont résolus, en premier ressort suivant les règles propres à la Fécafoot. En cas d’épuisement des voies de recours internes à la Fécafoot, l’une des parties peut, en dernier ressort au plan national, saisir la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage instituée auprès du Cnosc ». Un ensemble de textes battus en brèche par les requérants qui auraient prématurément saisi la Chambre sans au préalablement porter l’affaire devant la Commission de recours de la Fécafoot. Laquelle Commission est, selon les dispositions de l’article 28 du Code électoral de la Fécafoot, l’organe de seconde instance chargé de connaitre du contentieux électoral de la Fécafoot, contentieux qui ne peut procéder que des décisions de l’Assemblée générale siégeant en matière électorale. « L’absence de saisine de la Commission de recours de la Fécafoot, instance compétente en la matière, constitue ainsi un manquement grave au préalable de l’épuisement des voies de recours internes à la Fécafoot », indique la défense.

En route vers le TAS

Autre faute commise par la demande, « l’absence de qualité pour agir » de certains de ses membres. Pour qu’une action soit recevable en droit expliquent des experts, le demandeur doit justifier d’une qualité, d’une capacité et d’un intérêt à agir. Si la qualité pour agir nécessite de posséder un titre ou un droit particulier pour intenter l’action, il apparaît cependant que pour le cas d’espèce « de nombreux clubs demandeurs ne peuvent agir, faute de qualité soit pour n’avoir pas la personnalité juridique » et « pour n’avoir pas soit participé, ou pour avoir été disqualifiés des compétitions de la saison 2017-2018 ». « Les demandeurs n’ont versé aux débats ni des agréments du ministre chargé des Sports autorisant leur fonctionnement, ni leurs statuts ; il est évident que certains mandants ne sont que de simples noms et non des personnes morales constituées au sens de la loi camerounaise », dit-on au sein de la défense. Mais l’affaire n’est visiblement pas terminée. L’Acfac promet de porter le dossier auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en Suisse.

Par Arthur Wandji
Source : Défis actuels

Crise anglophone : Pourquoi les leaders séparatistes boycottent leur procès

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Il n’a fallu que quelques minutes au juge Jacques Baudouin Misse Njone, magistrat auprès du tribunal militaire de Yaoundé, pour constater l’absence des leaders de l’autoproclamée « République d’Ambazonie » et de leurs conseillers à l’audience du 8 avril. Après s’être entendu avec le commissaire du gouvernement, le juge a ainsi ordonné le report de la session au 29 avril prochain. A l’annonce de cette décision, les membres des familles et proches des accusés, venus en nombre au tribunal militaire, ont appris, en coulisse, que la défense avait choisi de boycotter cette audience. Le motif avancé : de nombreux vices de procédure auraient été tolérés par la cour, selon eux.

Procédure en appel

Les raisons de ce boycott remontent au 29 mars dernier, date de la dernière audience. Au cours de celle-ci, les avocats de Sisiku Ayuk Tabe, président éphémère de la République d’Ambazonie, et ses 9 coaccusés avaient manifesté pendant plusieurs heures leur mécontentement devant la cour, exigeant notamment que le procès reprenne de zéro. Ce qu’a refusé le juge Jacques Baudouin Misse Njone, qui assistait à sa première audience dans cette affaire, après le départ de son collègue Michel Mem. « L’ancien président du tribunal [M. Michel Mem, Ndlr.] avait rendu un jugement d’avant dire droit que nous avons attaqué en appel », a expliqué Me Christopher Ndong, avocat de la défense, faisant référence à la décision déclarant le tribunal militaire de Yaoundé compétent pour juger les leaders sécessionnistes, bien qu’ils aient renié la nationalité camerounaise et clamé être des réfugiés. « La loi est pourtant claire, a précisé Me Fru Johnson, leader du collège d’avocats de la défense. Lorsqu’on attaque un jugement d’avant dire droit en appel, on sursoit au dossier tel qu’il est à cet l’instant. Nous ne pouvons pas poursuivre le procès comme si de rien n’était, alors que nous avons un jugement en appel et qu’une décision n’a pas encore été rendue. Si la décision nous est favorable, tout ce que nous faisons ici n’aura été qu’une perte de temps », a-t-il ajouté.

Des arguments balayés par le commissaire du gouvernement, qui a expliqué à la cour que l’attente d’une décision n’empêchait en rien de poursuivre les débats, indiquant que les avocats « cherchaient à perdre du temps ». « Pourquoi sont-ils pressés ?, s’est ainsi insurgé Me Christopher Ndong, également secrétaire général du MRC de Maurice Kamto. Ces accusés encourent la prison à vie. Nous devons utiliser tous les moyens pour les défendre face à des accusations qui ne tiennent pas en droit. C’est tout ».

Source : Jeune Afrique

Législatives et municipales:More Women in Politics appelle à une solidarité féminine

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Justine Diffo, coordonnatrice deMore Women in Politics

Obtenir 30 % des femmes à la tête des mairies à l’issu des prochaines élections. Tel est le principal objectif du plaidoyer du réseau More Women in Politics (MWP) en collaboration avec le consortium Démocratie au féminin. Ce projet d’appui à la massification de la participation politique des femmes aux échéances électorales de 2019 présenté lundi dernier à Yaoundé, entend largement dépasser les 8 % de femmes maires actuels. « Cette ambition est de longue haleine. C’est vraiment un encouragement aux femmes pour s’engager dans la politique et d’avoir le courage de se présenter aux prochaines élections municipales », a souligné le coordonnateur résident des Nations Unies, Allegra Baiocchi.

Pour concrétiser son projet, la coordonnatrice de MWP, Justice Diffo, a appelé les femmes à se mettre en réseau. Elle a également invité les électrices à soutenir les candidatures féminines au cours des prochaines élections municipales. « Soyez plus soudées, plus solidaires, croyez en vous, gommez les préjugés, vainquez vos peur, renforcez vos capacités… nous ne doutons pas de la participation de la femme en Assemblée nationale ; les maires et les régions », renchérit le vice-président de l’Assemblée nationale, Hilarion Etong Ndzok. « La femme doit soutenir la femme. Faisons tout pour dépasser les 7,5 % des femmes maire au Cameroun […] les femmes ont une approche managériale très familiale, conservatrice et impactent le développement. Plus ont aura de femmes plus on aura le développement », ajoute Célestine Ketcha Courtes, ancien maire de Bangangté et ministre de l’Habitat et du Développement urbain.

Aussi, Justine Diffo a-t-elle proposé des réformes juridiques et institutionnelles. « Les femmes sont lancées dans l’arène, elles ont décidé de faire le plaidoyer pour que ce décret nous parvienne avant les prochaines échéances électorales […] Pour se faire nous avons besoin plus que jamais d’un texte réglementaire qui au sens de l’article 298 du code électoral précisera à travers des dispositions claires et pratiques les modalités de mise en œuvre de la prise en compte du genre prescrite par le code électoral de 2012 », fait-elle savoir tout en se réjouissant du fait que les représentants du gouvernement ont confirmé et affirmé que la vision inclusive voire paritaire du président de la République est une réalité palpable qui doit accompagner les femmes camerounaises aux élections en cours de préparation régionales, municipales, législatives.

En effet, les membres du gouvernement ainsi que les parlementaires ont reconnu l’apport significatif de la femme dans l’émergence de notre pays. « Le progrès économique d’un pays est largement tributaire à l’implication des femmes. La démocratie se construit et se consolide avec les femmes si celles-ci sont pleinement engagées », a avoué le 1er vice-président de l’Assemblée nationale. « Le Cameroun gagne en mettant plus de femme à des postes de responsabilité », a poursuivi le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels & Newsducamer.com)

Activa assurances à la conquête de la RDC

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Richard Lowe, PDG d'Activa Assurance

Le groupe camerounais Activa assurances est désormais installé à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC). Président du Groupe Activa et président du Conseil d’administration d’Activa assurances RDC, Richard Lowe, a présenté cette nouvelle société d’assurance le 29 mars dernier. Activa propose aussi des produits de micro-assurance, qui cible les couches à faibles revenus, avec des primes modestes et surtout une facilité de souscription et de règlement de sinistres dans les domaines de Individuelle accidents, automobile, santé, incendie, crédit, on-offshore, responsabilité civile, caution transport, multirisques habitation et professionnels ainsi l’aviation. « Un assureur qui ne paie pas le sinistre, c’est un assureur qui n’aura pas la confiance du client… L’une des caractéristiques du sinistre, c’est qu’il doit être payé rapidement. Aussi bien en maladie qu’en automobile, nous paierons rapidement les sinistres dans les délais les plus brefs possibles. Un assureur n’a pas intérêt à ne pas payer un sinistre qui est garanti. Soit le sinistre est garanti et vous le payez tout de suite. C’est comme ça que nous avons su gagner la confiance dans d’autres pays », a indiqué Richard Lowe.

Pour cela, l’assureur a recruté un personnel local qui a été soumis à une série de formations. L’entreprise entend par ailleurs mettre en place de structures de formation en RDC, en collaboration avec des partenaires tels que Proparco pour renforcer les capacités des ressources humaines locales. Et pour mieux s’intégrer dans ce marché à faible taux de pénétration d’assurance, l’assureur camerounais a prévu d’intégrer des actionnaires locaux dans sa filiale en RDC. Comme c’est le cas partout où elle évolue, environs 20 % du capital social sont ouverts à des investisseurs locaux partageant sa vision pour un partenariat solide. Le groupe a également reservé une partie du capital à son personnel. « Lorsque nous ouvrions la société en 2016, peu de gens ne croyaient pas en cette affaire du marché des assurances libéralisé. Nombreux étaient réticents de prendre le risque d’y investir. Puisque nous y croyions, nous avions investi ce qu’il fallait (10 millions USD de capital social, soit 5,832 milliards de francs CFA). Actuellement, nous avons deux ou trois congolais que nous allons intégrer dans le capital », s’est réjouit Richard Lowe.

Présent en République Démocratique du Congo depuis 2016, la compagnie d’assurance s’est par ailleurs, engagée à introduire très rapidement l’assurance agricole dans ce riche pays agricole, mettre gratuitement à la disposition des entreprises congolaises l’expertise des ingénieurs Prévention du groupe pour des visites de risques et conseils en matière de prévention, de contribuer à la formation de Congolais (en interne, actions avec nos partenaires internationaux) et de participer de manière active à la structuration d’une Association professionnelle des assureurs.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Société Générale primée pour son soutien aux énergies renouvelables

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Le groupe français Société Générale annonce avoir remporté pour la troisième fois le prix « Global Advisor of the Year », le 6 février dernier lors des PFI awards 2018 à Londres en Angleterre. Ainsi, l’établissement de crédit français revendique ainsi la deuxième position des classements Dealogic sur le secteur des énergies renouvelables en 2018 pour la région d’Europe, Moyen-Orient et Afrique (Emea) en qualité d’arrangeur.

En effet, les études menées sur 105 banques internationales par Dealogic en 2018 pour la région Emea indiquent que la Société Générale est le numéro deux sur le financement de projets renouvelables ayant agi en tant que chef de file (Mla2) sur 20 transactions d’un montant de 2,05 milliards de dollars soit 1 169 milliards de francs CFA. La Banque se positionne également à la 2e place du classement des Conseillers Financiers sur le secteur pour un montant total de 4,105 milliards de dollars environ 2 395 milliards de francs CFA. « Nous sommes fiers que Société Générale soit reconnue pour son rôle moteur et son positionnement de premier plan dans les énergies renouvelables », se réjouit Jérôme Deflesselles, coresponsable Génération Électrique Emea –Conseil et Financements de Projets. « Le groupe a pleinement intégré les enjeux de développement durable dans ses activités et veut contribuer activement à la réussite de la transition énergétique, à travers notamment l’accompagnement de nos clients en matière de conseil et de financement de projets », ajoute Pierre Palmieri, Directeur des Activités de Financement.

Pionnier dans le financement de la transition énergétique, la Société Générale soutient le secteur des énergies renouvelables depuis plus de 10 ans. D’ailleurs, le groupe français s’est engagé à contribuer à lever 100 milliards d’euros soit 65 595 milliards de francs CFA pour le financement de la transition énergétique entre 2016 et 2020. A fin 2018, l’établissement de crédit déclarait d’ores et déjà avoir réalisé 69 % de cet objectif dont 21,4 milliards d’euros apportés sous la forme de conseil et de financement à des projets renouvelables. « Le groupe Société Générale mène une politique volontariste et responsable qui consiste à accompagner proactivement ses clients dans leur transition énergétique en accélérant son soutien aux énergies renouvelables tout en réduisant progressivement ses activités liées aux énergies les plus carbonées », peut-on lire sur le site de la Banque.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

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