Dans un communiqué de presse ce 18 avril, la Fédération Camerounaise de football (Fécafoot) a annoncé la signature d’un contrat avec Le coq sportif qui est ainsi le nouvel équipementier des Lions Indomptables. Tournant ainsi définitivement la page Puma. Une annonce qui a surpris. « Le Cameroun mérite mieux », « Pour un champion d’Afrique en titre, c’est une insulte », « Même les Français ont abandonné leur Coq sportif, et nous l’adoptons », sont entre autres récriminations qui ont suivi l’annonce de la conclusion des négociations entre les deux parties. Les noms de Nike et Adidas avaient été avancés, lorsque les négociations ont échoué entre la Fécafoot et Puma (le contrat ayant expiré le 31 décembre 2018). Des informations ont justifié l’échec de la reconduction de Puma par « l’exigence de rétro-commissions » par la partie camerounaise. Depuis l’ère du Comité de Normalisation.
Au cours d’une conférence de presse ce lundi, Seidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot, a donné les contours de ce choix. Mais avant cela, Défis actuels avait déjà pu obtenir des clarifications sur le dossier. « Six mois avant la fin du contrat avec Puma, les deux parties sont rentrées en négociation, comme prévu dans le contrat. Puma a fait une offre qui était le tiers de la précédente. Le président du Comité de normalisation a refusé de signer », recadre un haut responsable de de la Fécafoot. Soulignant au passage que l’équipementier allemand versait un milliard 250 millions de francs CFA. La Fécafoot s’est alors rapprochée d’Adidas. Ici, la main d’Ahmad Ahmad a joué. « Adidas a été découragé par le retrait de la CAN. Il a dit qu’il savait que le Cameroun organisera la CAN 2019 ; et nous ont demandé de revenir en 2021 », apprend-on. Parmi les concurrents sérieux, il ne restait plus que Nike. Celui-ci « a même fait une offre en deçà de celle de Puma », apprend-on.
Yannick Noah
Alors « la Fécafoot n’avait plus en main que l’offre du Coq sportif, qui étaient d’ailleurs la meilleure parmi toutes les offres reçues ». Sans dévoiler les montants. Mais Le Coq sportif habillera toutes les sélections. Mais « même Puma prenait en compte toutes les sélections nationales », informe-t-on. Battant en brèche les informations faisant état de ce que le deal avec l’ancien équipementier ne prenait en compte que la sélection A masculine. Et « dans un contrat il y a ce que l’équipementier donne en numéraires, équipements et matériels sportifs. Et les équipements ne sont pas calculés en termes de nombre de pièces, mais en numéraires, c’est-à-dire en termes d’argent. A la Fédération de choisir qu’est-ce qu’on donne en numéraires et qu’est-ce qu’on donne en équipements », enseigne-t-on.
Toujours est-il que l’ombre de Yannick Noah plane sur ce choix définitif. L’ex champion du monde de lawn tennis dispose d’une main puissante sur la gestion du football camerounais. Et le Franco-camerounais est ambassadeur de la marque. A ce titre, le natif d’Etoudi mène le lobbying à travers le monde pour arracher des parts de marché pour la marque créée en 1882 par Émile Camuset. Quoi qu’il en soit, le coq chantera dans la peau du Lion. « Le coq sportif et les lions indomptables vont continuer à écrire leur histoire commune », lit-on dans le communiqué annonçant la nouvelle. Le Coq sportif était l’équipementier du Cameroun à Espagne 82. «C’est cette équipe de la Coupe du monde 1982 qui a permis aux Lions Indomptables de se créer un nom sur la scène internationale », rappelle-t-on. Un retour à l’un des plus vieux équipementiers au monde, qui a habillé de grandes sélections telles que l’Argentine et la France.
Après l’élimination du Maroc à la CAN U17, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football (Frmf) s’en est pris plutôt au Cameroun. « Le Cameroun doit être expulsé du tournoi [pour fraude]», a souhaité Faouzi Lekjaa au lendemain de la défaite de son pays face au Cameroun. Même si le vice-président de la Confédération Africaine de Football (CAF) indexe les trois pays dont la commission médicale a recalé des joueurs (Cameroun avec 3 joueurs, Tanzanie et Guinée avec chacun un joueur), en raison de l’inadéquation entre leurs âges déclarés et ceux fournis par l’Imagerie par Résonance Magnétique (Irm), ce proche d’Ahmad Ahmad s’intéresse particulièrement au Cameroun. «Mes amis proches du Cameroun m’ont confirmé que le joueur numéro 7 qui évoluait avec les U17 hier avait plus de 20 ans », déclare-t-il, selon le site hespress.com. Parlant de l’attaquant Alioum Moubarak Saidou. «Le règlement de la CAF demande de retirer les points du match au Cameroun, et la suspension du secrétaire général de l’équipe camerounaise», rappelle-t-il. « Je ne me tairai pas sur cette affaire et je n’oublie pas l’affaire Zola», promet-il.
En réaction, la Fécafoot dans un communiqué, a écrit que « les hauts dirigeants du football marocain ont tenu des propos qui tranchent avec l’image du Maroc, grande nation de football, et avec les excellentes relations historiques qui lient le Cameroun et le Maroc ». Avant de « ranger cela dans le registre du mauvais perdant et considère le fairplay comme une valeur cardinale du sport en général et du football en particulier qui doit être respecté par tous ».
Ce n’est pas la première fois que Faouzi Lekjaa s’attaque au Cameroun. L’homme avait beaucoup manœuvré pour le retrait de l’organisation de la CAN 2019 à l’organisateur initial. Déclarant le Maroc prêt à sauver cette compétition au cas où la CAF décidait de la retirer au Cameroun. Face à la riposte médiatique et diplomatique du Cameroun, Faouzi avait fini par faire la paix avec son « ennemi ». Mais la presse égyptienne avait déjà appris dans les couloirs de la CAF dès juillet 2018 que les carottes étaient cuites pour le Cameroun. Finalement, le Maroc ne se lancera plus à la reprise de la CAN. Au profit de l’Egypte.
Bientôt la fin des délestages dans la région du Sud-Cameroun. Avec la mise en service annoncée du barrage hydroélectrique de Mekin, la capacité de production en électricité va augmenter dans cette partie du pays et ainsi permettre de satisfaire la demande des populations en énergie électrique. Adossée sur le fleuve Dja dans l’arrondissement de Meyomessala, cette infrastructure qui est construite avec une usine de pied d’une puissance de 15 mégawatts (soit trois groupes de 5 MW chacun) et d’une ligne d’évacuation d’énergie de 110 kilovolts (KV) sur 33 kilomètres (Km) va notamment permettre la sécurisation de la partie australe du réseau interconnecté sud dans le cadre d’un fonctionnement de la centrale en réseau interconnecté d’une part, et en réseau séparé d’autre part, en améliorant prioritairement l’offre en énergie électrique dans l’ensemble des huit communes du département du Dja et Lobo à savoir : Bengbis, Djoum, Zoétélé, Meyomessi, Mintom, Oveng, Sangmélima et Meyomessala. Les deux dernières communes citées ont même déjà été approvisionnées par l’énergie produite à Mekin dès le 22 janvier 2019, date de la réception partielle de l’ouvrage.
Un barrage achevé et fonctionnel
Le barrage hydroélectrique de Mekin est réalisé sous forme d’un contrat de construction clé en main (EPC), par l’entreprise China National Electric Engineering Corporation (Cneec) sur un financement chinois de 25,7 milliards de francs CFA en faveur de l’Etat camerounais. En attendant que soit achevée la route d’accès à la Centrale hydroélectrique et l’enlèvement de la biomasse des zones inondables de la retenue, l’infrastructure est terminée à 100 % et fonctionnelle. Ainsi donc, apprend-on de plusieurs sources sur le site, les trois turbines sont installées et les essais de production réalisés à 100 %. De même, tous les équipements électromécaniques et hydromécaniques sont déjà installés. Les essais techniques de protection, essais électriques et système de production sont terminés. Les installations électriques réalisées entre la turbine, l’alternateur, le transformateur de puissance et poste élévateur et le réseau 110 KV jusqu’au poste abaisseur sont terminées. « La ligne 110 KV a déjà été testée positivement », assure un cadre d’Hydro Mekin, l’entreprise nationale en charge de l’exploitation dudit barrage.
Autre information : la voie d’accès est réalisée à 70 % avec l’appui de l’Etat dans le cadre des préparatifs de la pose de la première pierre. « Le reste des travaux concerne la reprise de 2 ouvrages de franchissement et la construction de la chaussée de 7 mètres de large, suivant les normes de bitumage réglementaires notamment la pose d’enrobé en particulier et traitement des points critiques issus de la dégradation partielle de la chaussée au cours des travaux », explique la même source. Aussi apprend-on encore, la digue principale est terminée à 100 %, notamment le compactage, dispositifs d’étanchéité amont par géotextile, l’enrochement amont et aval, le drainage aval, la transition de la digue principale centrale, le revêtement de la crête de la digue principale à la cote 615 m et le dispositif d’auscultation qui est déjà installé. Les mêmes aménagements dit-on, ont été réalisés sur la digue secondaire terminée également à 100 %, en plus des puits de décompression pour régler la question des sous pressions dues à la remontée de la nappe phréatique.
Quid de l’usine de pied ?
Quant à l’usine de pied, le gros œuvre est réalisé à 100 %. Tous les équipements mécaniques sont installés (vannes de fond, vannes de sécurité, portiques et palans pour système de maintenance et manutention). De même que les divers systèmes de suivi des paramètres électriques d’exploitation. Ce n’est pas tout. Le déversoir central est terminé à la cote 612 m ainsi que la passerelle au-dessus, matérialisant le passage rive gauche – rive droite à la cote 615 m ; la liaison entre les deux rives côté digue principale – digue secondaire est terminée ainsi que d’autres voies internes d’accès dans la centrale ; la ligne de transport est terminée et a déjà fait l’objet de tests en charge. Pour sa part, la cité du maître d’ouvrage, constituée de 10 bâtiments est également achevée à 100 %, ainsi que le dispositif d’installation d’eau potable et d’électricité. « Tous les aménagements sont prêts pour la réception provisoire, laisse entendre une voix autorisée. Lesdits bâtiments sont équipés à 80 % par Hydro Mekin ».
Essais concluants
Toujours en lien avec l’usine de pied, le poste élévateur est terminé et raccordé à la ligne 110 KV. Reste à faire, l’installation de la bobine de point neutre aussi bien au poste élévateur qu’abaisseur pour « faciliter l’intégration avec le réseau interconnecté sud pour une meilleure exploitation des dérivations monophasées dans toute la zone d’influence du projet Mekin ». Car, la construction du poste abaisseur 110/30 KV à Ndjom-Yekombo est terminée à 100 %, les essais de protection entre les deux systèmes élévateur et abaisseur sont terminés et les vérifications de mise à la terre sur les 140 pylônes se sont avérées concluantes. D’ailleurs apprend-on, les travaux pour la connexion proprement dite sont déjà faits par Eneo depuis le mois de décembre 2016. Du coup, les essais en charge ont eu lieu depuis le mois de mai 2017 et tous les trois groupes ont pu produire la puissance escomptée de 5 MW chacun.
« Au cours d’une réunion tenue à Douala en date du 13 juin 2017 confie un cadre d’Hydro Mekin, Eneo a proposé le fonctionnement de la Centrale de Mekin en mode ilôté [un mode qui se réfère aux centrales qui fonctionnent sans connexion au réseau de distribution d’électricité local ou national, Ndlr.]. Suite à l’accord d’Eneo, la marche probatoire dans le respect des normes de qualité et de sécurité a eu lieu avec succès du 1er au 14 novembre 2018. Le contrat d’assistance technique par Cneec pendant la période de garantie a été signé le 29 décembre 2018 ». L’équipe d’exploitation et de maintenance de la centrale hydroélectrique de Mekin est sur le site depuis le mois de janvier 2017. Alors que deux des trois groupes de 5 MW chacun fonctionnent (alternativement) depuis janvier 2018. Ceux-ci alimentent notamment les auxiliaires de la centrale, la cité de maître d’ouvrage, le camp de l’entreprise chinoise Cneec et jusqu’au mois de février 2019, les communes de Meyomessala et Sangmélima.
La première participation du Bénin à une phase finale de CAN remonte à 15 ans. Les Ecureuils se sont invités à la table des grands en 2004. A ce rendez-vous tunisien, la chance n’a pas souri aux rongeurs qui se sont retrouvés parmi de grands prédateurs : Afrique du Sud, Maroc et Nigeria. Même si Moussa Latoundji inscrit le premier but de son pays en CAN, le pays tombe trois fois en matchs de poule. Il faudra attendre quatre ans pour revenir ; mais le sort reste le même : trois défaites concédées face à la Côte d’ivoire, au Nigeria et Mali. Avec un seul but inscrit, cette fois-ci par Razak Omotoyossi, face aux Eléphants. La suite sera un pas de plus, soit un 3ème rang sur les autres du groupe. Résultat, une 3ème élimination au premier tour. Le Bénin ne se qualifie pas à l’édition 2012, alors que la crise qui secoue la Fédération béninoise de football depuis 2008, connaît un épilogue.
Depuis, le Bénin n’est plus revenu à la plus prestigieuse des compétitions de la CAF. Egypte 2019 est donc l’année d’un retour que les supporters des Ecureuils espèrent gagnant. Stéphane Sessegnon, le capitaine des Ecureuils, a déclaré que « le Bénin est prêt pour de grandes victoires ». Mieux, l’homme a promis que « le Bénin fera une belle CAN et inscrira notre équipe nationale dans les annales »
En bref
Pays : Bénin
Entraîneur : Michel Dussuyer
Salle/stade : Stade de l’Amitié
Général Mathieu Kérékou
Équipe nationale : Ecureuils
Capitaine : Stéphane Sessègnon
Classement Fifa : 91ème
Ghana : En quête de sa 5ème étoile
La dernière fois que les Black Stars ont remporté une finale de CAN remonte à 1982. Après avoir jubilé en 1963, 1965 et 1978. Trente-sept ans après son dernier sacre en CAN, le Ghana croit le moment venu d’arracher son 5ème trophée continental. Et pourtant, le pays d’Abedi Pélé ne manque pas le rendez-vous biennal du football africain. Et quatre fois déjà, le pays a manqué de peu d’y parvenir, notamment en jouant les finales 2010 et 2015 (après celles ratées aussi de 1970 et 1992).
Entre temps, le pays des Etoiles noires a forcé la porte de la Coupe du monde. Et y a été trois fois déjà : en 2006, 2010 et 2014. Avec ces quarts de finale atteints en 2010. C’est dire si le pays a pris du galon, et mérite sa place parmi les grandes puissances du football africain. Et bientôt mondial. Le pays mérite sa première place en éliminatoires dans le groupe F, devant le Kenya (2ème du groupe) et l’Ethiopie. Même si la tâche s’est avérée facile avec la disqualification de la Sierra-Léone. Mais la cuvée des joueurs qui débarqueront en Egypte en juin prochain est pétrie de talents, tels que Gyan Asamoah, André Ayew, Jordan Ayew…
En bref
Pays : Ghana
Entraîneur principal: James Kwesi Appiah
Surnom : Black Stars (Etoilesnoires)
Capitaine : Gyan Asamoah
Principal stade : Accra Sports stadium
Classement Fifa : 49ème
Guinée-Bissau : La tête tournée vers Qatar 2022
Classée aujourd’hui 118ème nation mondiale de football, la Guinée-Bissau se porte de mieux en mieux au Fifa ranking. D’autant plus que la position moyenne de l’équipe depuis la création du classement Fifa, est la 156ème. Et c’est cette forme positive qui justifie la présence du pays des Lycaons à la phase finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Une qualification arrachée au terme d’une longue campagne éliminatoire. Si la Guinée-Bissau a pu échapper au tour préliminaire, elle héritera d’un groupe K où se trouve un champion d’Afrique, la Zambie. Autant que le Mozambique et la Namibie. Le petit poucet du groupe damera le pion à ses trois adversaires du groupe, en se classant au premier rang avec 9pts, suivi de la Namibie. Le Mozambique suivra, alors que le leader sur papier fermera la queue.
C’est la 2ème participation de la Guinée Bissau à une phase finale de la CAN. La première étant la précédente édition, remportée par le Cameroun. Lequel Cameroun était un de ses bourreaux (2-1). L’aventure s’arrêtera au premier tour. Pour la deuxième participation, les Lycaons semblent s’être bien préparés. En témoigne leur position en fin de qualifications. Le Cameroun devra se préparer à une vengeance. Et peut-être mieux. Eux qui rêvent déjà de la Coupe du monde 2022.
En bref
Pays : Guinée Bissau
Manager : Baciro Candé
Surnom : Les Djurtus (Les Lycaons)
Capitaine : José Luís Mendes Lopes
Principal stade : Stade du 24 septembre
Classement Fifa : 118ème
L’ONG Nouveaux Droits de l’Homme vole au secours des OSC
Plus que par le passé, l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme est préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Cameroun. C’est à cet effet qu’elle a organisé mardi dernier, un atelier de validation du guide méthodologique d’intervention des OSC. Cet atelier qui réunissait une vingtaine de formateurs des droits de l’Homme avait pour but de présenter le contenu du guide pour une meilleure appropriation et compréhension par les leaders d’OSC ; de Faire une analyse critique du contenu du guide ; Et d’apporter des corrections mélioratives sur le guide. Pour les organisateurs de l’atelier, le guide mis à la disposition des OSC, permettra « l’assistance et l’accompagnement des victimes de violations ». Le constat fait est qu’au Cameroun, très peu d’OSC, se lance dans la défense des défenses et l’accompagnement des justiciables dans l’accès à la justice, ceci à cause de la complexité du droit et aussi à cause du manque d’une approche technique commune et pratique permettant aux OSC de mieux accompagner les populations vulnérables, a expliqué la directrice exécutive de l’ONG, Rolande Cyrille Bechon. Pour elle, ce guide vient donc donner une méthode, une approche que plusieurs Organisations peuvent observer dans des situations identiques.Le contexte d’insécurité qui prévaut au Cameroun et qui aggrave la recrudescence des violations de l’Homme, mérite que les OSC se mobilisent pour porter main forte aux populations exposés à ces violations. C’est pourquoi, le document mis à leur disposition, va, comme l’a expliqué, Hugues Pojume, consultant associé à ce projet,« faciliter le processus d’accès à la justice pénale au Cameroun »
Nouveaux Droits de l’Homme Cameroun est une Organisation non gouvernementale, dont la principale mission est de promouvoir, de défendre et d’étendre les droits de l’Homme partout où ils sont bafoués.
La nouvelle n’est pas encore officielle, mais l’information est glissée sur la page facebook de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), sous la forme interrogative : «Connaissez-vous la fable du coq et du lion ?». Avant d’inviter les internautes à « rester connectés« . Et des site internet proches de la Fécafoot l’ont reprise sous la forme affirmative. En clair, le nouvel équipementier de Puma est connu. Ce sera Le Coq sportif. Pour tourner la page de 20 ans de mariage entre la Fécafoot et Puma. Le premier contrat ayant été signé en 1998, et renouvelé le 1er décembre 2010. En février dernier, Séidou Mbombo Njoya, le nouveau président de la Fécafoot, avait effectué une visite au bureau parisien de Puma. Mais les négociations n’avaient pas abouti.
La Fécafoot a ainsi définitivement tourné la page de l’Allemand dont le contrat a expiré en décembre 2018. Depuis, Les Lions indomptables évoluent avec les équipements de l’Allemand, dans le cadre d’un avenant (selon des sources à la Fécafoot) qui prévoyait que le Cameroun puisse continuer à jouer leurs matchs sous les couleurs de l’ancien partenaire, tant que la Fédération n’a pas encore trouvé un remplaçant à Puma.
Fondée en 1882 par Émile Camuset, Le Coq sportif est l’une des premières marques de sport dans le monde, que la France adopte aussitôt. L’équipementier investit notamment le football et le rugby, en accompagnant aussi bien dans les championnats professionnels qu’amateurs. Après une ascension fulgurante dans les années 70 et 80, l’équipementier perd considérablement des parts de marché, avec la lourde concurrence que lui font Adidas, Puma et Nike. L’équipementier retrouvera du souffle dès 2005 avec l’arrivée de Marc-Henri Beausire et Robert Louis-Dreyfus, qui favorisent l’entrée dans le capital, du Suisse Airesis, une société d’investissements qui dispose de la majorité des parts. Ce qui lui permet d’échapper au contrôle d’Adidas. Avec son entrée dès 2012 dans le sponsoring du Tour de France, Le Coq sportif a véritablement retrouvé une place dans le marché de l’équipement sportif.
J’ai été frappé par la poliomyélite à l’âge d’un an et demi. Tous mes frères jouaient au football et ils étaient bien obligés de me traîner partout où ils allaient jouer. Je pense que c’est de cette façon que j’ai aimé le ballon rond. En outre, mon papa achetait beaucoup de journaux de foot et comme je n’avais pas grand-chose à faire à cause de ma mobilité réduite, je passais le plus clair de mon temps à lire les journaux. C’est ainsi que sont nés ma passion pour le football et pour le journalisme. Et j’ai commencé à m’exercer comme certains jeunes au lycée lors des championnats inter-classes.
Quelles sont les principales étapes de votre évolution dans le métier et quelles sont les clés de votre réussite ?
J’ai véritablement démarré ma passion pour ce métier à Dikalo où j’étais chef du service des sports. J’ai trouvé une rédaction avec de véritables requins, des signatures réputées, et on m’a confiné dans le sport parce qu’il y avait personne d’autre sous la main. Dès mes premiers papiers, les aînés qui étaient là, notamment Teteh Armah et Thomas Eyoum à Ntoh sont arrivés à la conclusion que je pouvais tenir cette rubrique. Par la suite, je suis entré à Equinoxe, la radio du groupe de la Nouvelle Expression où j’ai été tout à tour, chef du desk sport et rédacteur en chef sport du groupe, à la fois pour la télévision et la presse écrite. Après quoi j’ai migré à Spectrum Télévision (STV), où j’étais également chef du desk sport. Evidement j’y ai écourté mon passage parce que je pensais déjà me consacrer à l’international. Mais avant de partir de STV, j’ai commenté la Coupe du Monde 2010 pour l’Union Africaine des Radiodiffusion, la Coupe d’Afrique des Nations 2012 pour le compte de Canal+ et la Coupe du Monde 2014 (Canal +). A ce moment là, j’avais déjà créé ma propre structure. J’ai également été consultant de Canal+ pendant plus de cinq ans et chroniqueur dans l’émission Talents d’Afrique avant d’ouvrir ma propre société. Aujourd’hui j’ai mis sur pied cette la Radio Sports Infos , dont le but est d’encadrer et de former les jeunes, de leur transmettre cette passion pour le journalisme sportif.
Qu’est-ce qui vous a inspiré le concept de cette première radio thématique sportive dans la sous-région ?
Après un constat simple. En 2004, en voyant les aînés comme Jean Lambert Nang et Abed Nego Messang disparaître de la scène, les gens estimaient que le journalisme sportif national était fini. J’ai pensé qu’il fallait remédier à ce pessimisme ambiant. Et j’ai essayé d’incarner la relève en 2010 avec mon commentaire de la Coupe du Monde sur des grandes chaînes internationales, et le public a adhéré. Je me suis dit que nos aînés n’avaient rien fait pour que le journalisme sportif ne disparaisse pas après eux. Donc, j’ai décidé de travailler dans ce sens. Beaucoup de jeunes ne peuvent pas avoir comme moi la chance de se former à Canal+, je me devais donc de mettre ces modestes savoirs et expériences à la disposition des plus jeunes. Le 28 août 2012, un événement viendra me conforter dans cette voie. J’ai eu un accident, et ma jambe d’appui s’est cassée alors que j’avais un rendez-vous quatre jours plus tard à Abidjan avec les responsables de Canal+, où il était question d’étudier l’opportunité d’un recrutement sur Paris pour commenter des matchs et faire d’autres émissions. J’ai passé cinq mois à l’hôpital. C’est vrai que la porte restait ouverte chez Canal+, mais j’ai préféré montrer aux miens que j’étais un gagneur, que je pouvais surmonter cette épreuve. C’est ainsi que j’ai monté ma radio avec le soutien de beaucoup d’amis. C’est vrai qu’au départ d’autres personnes ont tenté de me décourager en me disant qu’il serait difficile de faire marcher une radio exclusivement consacrée au sport. Problème : moi, je ne savais faire que ça. Je me suis donc lancé, et c’est ainsi que Radio Sport Infos est née.
En Studio avec ses jeunes collègues
Quelle sont les thématiques développées par RSI ?
RSI est une radio à thématique sportive qui s’est inspirée un peu de RMC en France mais avec un penchant pour la musique. C’est-à-dire que nous faisons sport et musique et c’est d’ailleurs pour cela que notre slogan c’est « sport and music only ». C’est donc 90 % de sport et 10 % de musique. On traite de toute l’actualité sportive et on couvre toutes les compétitions mondiales en direct grâce à l’écurie des jeunes commentateurs que j’ai pu mettre en place, sortis tout droit des universités camerounaises. Je leur donne des outils pour commenter les matches et bien sûr on couvre toutes les compétitions auxquelles prennent part les équipes nationales camerounaises et même les compétitions internationales comme la Champions League ou la Coupe du Monde. Nous déployons des reporters partout pour pouvoir le faire. Beaucoup de gens ne comprennent pas le concept, se disant que nous sommes là du matin au soir pour donner des résultats de matches. Mais non. Nous parlons de politique du sport et c’est d’ailleurs pour cette raison que pour la campagne électorale en vue de la présidentielle d’octobre 2018, une grande rubrique sera ouverte pour les candidats. Ils vont pouvoir exposer leurs programmes et projets pour le sport. Nous parlons du sport dans toutes ses déclinaisons, et de tout ce qui tourne autour de lui. Voilà globalement notre concept, qui, de mon point de vue, intéresse beaucoup de monde dans notre aire de diffusion, notamment le littoral et le Sud-Ouest ainsi qu’une partie de l’Ouest. On a pu quand même apporter une petite fraicheur sur les ondes et aujourd’hui je vois que beaucoup de médias ont copié le concept puisque les débats sportifs se multiplient. C’est tant mieux pour nous tous.
Fort du succès de RSI, avez-vous d’autres projets dans le monde médiatique au Cameroun, ou au-delà ?
J’ai quelques projets en tête. Premièrement, mettre en place une unité de télévision, mais pas une télévision dans le sens classique, qui coûte une fortune. Je voudrais faire une télévision qui ne sera visible que sur une application web, sur les téléphones et autres équipements connectés. Avec ce dispositif, j’espère pouvoir aller sur le satellite en utilisant la fibre optique pour atteindre tout le monde. D’autre part, je pense qu’un pays ne peut pas développer son secteur sportif sans des media puissants qui s’y consacrent. Je pense bien pouvoir lancer un quotidien consacré au sport pour permettre aux jeunes sportifs qui sont basés au Cameroun d’avoir un minimum de visibilité. Depuis qu’on a créé la radio, je vois des jeunes sportifs fiers que l’on puisse parler d’eux à la radio. Il faut qu’on apporte cette expérience sur la presse écrite. Enfin, je pense qu’avec tous les réseaux que j’ai aujourd’hui, c’est de pouvoir mettre sur pied un cabinet de lobbying et d’intermédiation pour aider les sportifs de haut niveau à accroître leur visibilité, à améliorer leurs images.
Martin Camus Mimb
Quels sont les facteurs clés qui ont contribué à votre ascension dans le métier ?
Mon handicap physique m‘a sans doute fait comprendre dès le départ que je devais travailler davantage. C’est ce que j’ai fait, et continue de faire. Je faisais plus d’efforts que n’importe qui partout où j’ai travaillé. J‘ajoute que lorsqu’on est travailleur et passionné par quelque chose, on avance en se disant qu’on n’a pas de limites. Et j’ai encore beaucoup à prouver dans ma carrière. Et il faut que je donne encore plus aux jeunes. Il n’y a pas de structure de formation dans cette spécialité. Les écoles sont devenues de simples centres de théorie. Les jeunes en sortent sans aucune compétence. Aujourd’hui, les jeunes sont en mal de repères. Et je pense que je peux leur être utile dans ce sens. Je prie juste la nature de me donner encore suffisamment de force pour avancer et pouvoir le faire.
A propos de cette jeune génération de journalistes, on note qu’ils sont attirés principalement pour le journalisme politique. Mais il n’y a pas assez de vocationsdans le journalisme sportif. Comment comptez-vous leur inculquer ce goût, dans un pays comme le Cameroun où le sport est clairement une passion nationale ?
Chez nous, on a des a priori. On pense parfois que le journalisme sportif est réservé à ceux qui ne peuvent pas travailler en politique ou en économie. En partant de là, le débat est faussé d’avance. Je me souviens de cette anecdote vécue par Abel Mbengue : lorsqu’il est arrivé à la rédaction de la radio nationale, on l’a envoyé au service sport, estimant qu’il était moins diplômé que d’autres. Comme une punition. Heureusement pour nous, il est devenu est très grand journaliste. Jean-Lambert Nang ou Abed Nego Messang étaient aussi de véritables génies du métier. Ils ont montré qu’on peut être brillant et choisir le journalisme sportif. C’est ce que je veux communiquer aux jeunes d’aujourd’hui. Ils ont compris qu’avec le nombre de médias internationaux qui s’installent chez nous, de nombreuses passerelles et opportunités s’offrent à eux.
Parlons du championnat local de football qui n’est pas de très bonne facture, alors que les joueurs camerounais excellent à l’étranger. Selon vous, que pourrions-nous faire pour rendre notre championnat plus attractif?
Vous le savez, on a malheureusement inversé les rôles au Cameroun. Les dirigeants sont plus connus que les athlètes. Ce qui n’arrive jamais sous d’autres cieux. Je ne suis pas sûr qu’on puisse citer cinq noms du directoire du football français, mais on peut citer cinq noms de vedettes de son championnat national, comme Mbappe, Neymar, Cavani, Verrati, Buffon, etc. Chez nous, devenir dirigeant de club est un ascenseur social ou politique. Et quand vous voyez avec quel mépris ils parlent de leurs sportifs, vous comprenez qu’il y a un vrai souci, une inversion des valeurs. Quand vous êtes à une séance d’entrainement, vous verrez les dirigeants arriver avec leur véhicule et les joueurs en moto taxi. Il faut évidemment valoriser le sportif au Cameroun. Et les media spécialisés, si ils se multiplient, prennent du poids, y contribueront. Radio Sport Infos est dans une démarche. Ailleurs, ce sont les droits audiovisuels qui nourrissent les clubs de football. Ici, il n’y en a pas. La première chose à souhaiter, c’est que les politiques lâchent un peu le sport, afin qu’il puisse voler de ses propres ailes. Ils doivent laisser les professionnels du secteur travailler librement.
C’est presque de l’inédit dans le milieu politique camerounais, qu’un homme politique prenne son micro pour dénoncer haut et fort le tribalisme ambiant qui se vit dans les réseaux sociaux et qui commence à prendre des proportions inquiétantes. Mbarga Mboa lui a eu le courage de la faire. « Je suis un homme politique, je vous encourage à vous mettre résolument derrière l’homme (Paul Biya) qui fait que nous soyons en paix. L’homme qui fait que je vous dise que tous les Camerounais sont chez eux. C’est un langage de fraternité », peut-on l’entendre dire dans cette vidéo qui fait encore le tour de la toile. L’ancien ministre des sports explique, parlant à la foule que « comme vous, je lis WhatsApp, Facebook, et je vois des choses dans lesquelles je ne me reconnais pas. » Avant de trancher net, sous les youyous de la foule, : « Le tribalisme ne doit pas vivre ici au Cameroun ». L’élite du Mfoundi pense qu’il est temps de mener une croisade sans merci contre cette gangrène qui envahit notre pays, car dit-il, « cela a commencé ailleurs et a finalement détruit les pays ». Philippe Mbarga Mboa souhaite de tous ses vœux que les Camerounais continuent de vivre ensemble comme ils l’ont toujours fait, « sans distinction ni discrimination ».
Prenant son cas personnel, l’actuel ministre chargé des missions à la présidence de la République donne quelques exemples de sa vie où il cohabite pacifiquement avec des gens qui ne sont pas originaires de sa région. Il cite sa fille qui a épousé un homme qui n’est pas du Centre et avec qui il s’entend parfaitement, et le cas de son chauffeur, qui est originaire de l’Ouest et avec qui il n’a aucun problème. Mbarga Mboa se dit fier de ce Cameroun que nous ont légué les ancêtres et qui était débarrassé du tribalisme. Il rassure beaucoup d’enfants nés à Yaoundé et qui ne sont jamais allés, ou qui vont rarement dans les villages de leurs parents, sont « chez eux à Yaoundé ».
Dans les réseaux sociaux, cette vidéo tombe comme un message de paix dans un champ de guerre virtuelle totalement dévasté. Plusieurs personnes sur la toile ont salué ce discours. Dans un commentaire, Leopold Diffo, internaute pense, commentant la video, que « que nous soyons Bamileke, Haoussa, Beti, Bulu, Bassa’a, nous sommes tous des Camerounais ». Edmond Kuate quant à lui écrit : « bravo monsieur le ministre, voilà qui est bien dit, si les hommes politiques de tous bords et de tous les coins pouvaient emboîter votre pas, le Cameroun ferait un grand pas vers l’avant ». Il faut préciser que depuis la période de pré-campagne, jusqu’à ce jour, le tribalisme est monté en puissance dans les réseaux sociaux. Dans certains fora, plusieurs tribus se vouent aux gémonies, en se promettant le pire. Ce tribalisme qui oppose surtout les Beti aux Bamilékés, risque, si rien n’est fait, de quitter le champ virtuel pour se matérialiser et embraser le pays.
L’appel lancé par Phillipe Mbarga Mboa est un chant à l’unisson que devrait épouser tous les Camerounais épris de paix et soucieux du vivre ensemble. Selon plusieurs sources, Phillipe Mbarga Mboa aurait initié des réflexions avec les membres de la société civile pour voir comment éradiquer ce fléau.
Le Sous-Secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, Tibor Nagy a encore frappé fort, dans une vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux. L’homme d’Etat américain affirme que le Cameroun est en situation de guerre civile. Dans cette même vidéo qui aurait été tournée lors de sa rencontre, la semaine dernière, avec les Camerounais vivant dans l’Etat du Texas, monsieur Afrique de Donald Trump félicite la diaspora camerounaise qui a réussi à se faire entendre par ses activités et indique que son pays suit de très près la situation dans les deux régions anglophones. L’homme d’Etat américain estime que le gouvernement camerounais n’a pas pris en compte les doléances des populations anglophones, pour qui le fédéralisme est la solution au problème qui les secoue depuis 2016.
Au début du mois de mars, avant son arrivée au Cameroun Tibor Nagy avait déjà tenu sur la chaîne Radio France International (RFI), des propos critiques qui n’avaient pas laissés indifférentes les autorités de Yaoundé. Tibor Nagy dénonçait alors de façon virulente la gestion par l’Etat du Cameroun de la crise anglophone et avait appelé « à l’organisation d’un forum international » pour sortir de conflit dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest. Ces propos du l’homme d’Etat américain lui ont donné une bonne dose de sympathie auprès de certains Camerounais hostiles au régime qui voyaient déjà à son arrivée à Yaoundé, une occasion pour faire fléchir le régime. Malheureusement, le tsunami tant attendu n’a pas eu lieu. Le tête-à-tête qu’il avait eu avec le président Paul Biya s’était plutôt déroulé dans le calme et la sérénité. Devant les caméras, au sortir de cette audience, l’émissaire américain avait loué « la sagesse et l’intelligence de Paul Biya ». Et a déclaré par la suite que leurs échanges ont été francs, directs et honnêtes, avant de lâcher devant le perron du palais présidentiel que « les conversations diplomatiques sont confidentielles ». Alors que beaucoup de Camerounais affichaient déjà leur déception face à ce qu’ils considéraient comme un retournement de veste de la part de l’homme d’Etat américain, Tibor Nagy va encore les surprendre en publiant quelques heures plus tard sur son compte tweeter que lors de son échange avec Paul Biya, outre les relations bilatérales entre les deux pays, ils ont discuté de la question des droits de l’homme et a encouragé le président à mettre fin aux violences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest.
Position ambiguë
L’attitude des Etats-Unis vis-à-vis du Cameroun commence à inquiéter certains acteurs susceptibles de la scène politique. Certains y voient un projet de déstabilisation du Cameroun par les Etats-Unis. Ce d’autant plus que dans sa vidéo Tibor Nagy a affirmé, selon la traduction que nous avons eu de ses propos, qu’après le renversement de Omar El Bechir au Soudan, le Cameroun retiendra l’attention de son pays. Pour eux, ces mots de Tibor Nagy ne sont rien d’autres que la déclaration publique du projet américain contre le Cameroun. Avant Tibor Nagy, c’est son compatriote Peter Henri Barlerin, ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun qui avait violemment critiqué les exactions commises par l’armée sur les populations civiles anglophones. A son tour, il avait aussi été taxé de vouloir déstabiliser le Cameroun. Pour d’autres acteurs plus tempérés, les déclarations de Tibor Nagy dans la dernière vidéo, ne sont que des points de vue d’un citoyen américain, sur une crise politique qui a cours dans un pays ami et qui n’ont rien à voir avec la position officielle de son gouvernement.
Dans un long communiqué signé à Banjul le 06 avril dernier, la gardienne des droits de l’homme en Afrique s’est prononcée contre le recul supposé des droits de l’Homme au Cameroun. « La Commission Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples suit avec intérêt l’évolution des Droits de l’Homme au Cameroun, Etat partie de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples », affirme le communiqué. La Commission panafricaine indique avoir été informée que suite aux manifestations organisées par le parti de Maurice Kamto, le 26 janvier, « des répressions policières excessives, des balles réelles, auraient été tirées par des éléments des forces de police, faisant plusieurs blessés » et « de l’arrestation des principaux leaders de l’opposition, dont Maurice Kamto. »
La Commission Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples pour qui toutes ces manœuvres participent aux violations des droits individuels au Cameroun, tranche et « condamne fermement l’usage excessif de la force par les forces de l’ordre, ainsi que l’usage de la force létale envers les manifestants et les civils non armés », et appelle ainsi le gouvernement camerounais ses obligations de « garantir le respect, et la protection des droits consacrés par la Charte africaine ».