lundi, juin 1, 2026
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Dr Ariel Ngnitedem: « il faut stopper le gaspillage des ressources financières »

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« Le soutien du Fmi est opportun et pertinent »

Dans le cadre de la maîtrise de ses dépenses publiques, l’Etat a pris des mesures, notamment la tentative de maîtrise de la masse salariale, la réduction des effectifs pendant les missions à l’intérieur et à l’extérieur, etc. Comment appréciez-vous ces mesures ?

La mesure la plus visible qu’on a eu à observer c’est la tentative de la maîtrise de la masse salariale. Avec l’opération de comptage physique, il était question de purger le fichier soldes de ces employés fictifs qui émargeaient au budget de l’Etat, ce qui gonflait la masse salariale. Je dois d’ailleurs préciser qu’au Cameroun, le respect des normes communautaires est battu en brèche en matière de respect des normes salariales. Il y a un effort à faire dans ce sens-là. L’opération de comptage physique participe donc de cette volonté des pouvoirs publics. Il faut souligner que le cadre juridique des finances publiques, notamment celui de 2018, prévoit la budgétisation des emplois rémunérés par l’Etat. Désormais, la loi de finances devrait pouvoir montrer le plafond des emplois rémunérés par l’Etat. En d’autres termes, c’est le parlement qui va limiter le nombre d’emplois que l’Etat peut créer au cours de l’année. Ceci suppose que si on arrive à réduire la masse salariale, de façon à rester dans les normes communautaires, à savoir moins de 35 % des recettes fiscales, on va apporter quelque chose de significatif dans la réduction des dépenses publiques. On a aussi vu la dépense des missions à l’étranger. C’est également une ligne de dépenses sur lequel on peut agir. Il faut néanmoins souligner que le déficit budgétaire a été réduit depuis 2018, parce qu’il faut noter qu’en 2015 il était à 6 % du Produit Intérieur Brut (PIB). En 2016, il est passé à 5 % du PIB, c’est cela qui a alarmé le FMI.

Ne devrait-on pas aller plus loin ?

Absolument, comme je l’ai dit plus haut, en matière de norme communautaire, la masse salariale du Cameroun doit être revue à la baisse. Parce que pour le moment elle représente près de 38 % des recettes fiscales, alors que la norme est de 35 %. C’est donc un choix à faire, soit le Cameroun augmente ses recettes fiscales, ou alors diminue sa masse salariale. Tout compte fait, la masse salariale a connu un taux de croissance plus élevé que celui des recettes fiscales. Il y a beaucoup à faire au niveau de la collecte des recettes fiscales. Je pense que les administrations fiscales peuvent faire mieux que ce qu’elles font aujourd’hui. Parce que les études montrent que c’est les mêmes qui paient les impôts d’année en année. A titre d’illustration, seuls 30 % paient effectivement leurs impôts, tandis que 70 % ne paient pas comme il faut. Par exemple, le taux de pression fiscale est de l’ordre de 23 % et ce sont ces 30 % qui paient. Ceci arrive parce que l’administration fiscale et douanière n’a pas mis en place des mécanismes permettant d’éviter l’évasion fiscale. Il y a donc beaucoup d’évasion fiscale au Cameroun à cause du laxisme entre ces deux administrations. Il est donc question d’éviter que certains passent à travers des mailles. Il faut pour cela veiller à faire payer tout le monde. Dans sa dernière publication, l’Agence de notation S&P a annoncé la baisse de la note du Cameroun, en avançant comme raison, le déficit budgétaire persistant. A cela se greffent les rappels à l’ordre du fonds monétaire International et du gouvernement. mais jusqu’ici , on a l’impression que rien n’a changé. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que les administrations puissent prendre conscience du danger qui plane sur notre pays ?

Les habitudes ont la peau dure. On n’a pas toujours été porté vers la qualité de la dépense publique dans notre pays. Ce qu’il faut faire c’est simplement améliorer la qualité de la dépense, en limitant le gaspillage observé ici et là. Très récemment d’ailleurs, certaines informations faisaient état de ce que plus de 3000 employés sont en situation de trop perçu. Ça pose un problème de gestion des finances publiques au Cameroun. Comment a-t-on pu payer en plus 3000 personnes entre 2010 et 2018 ? C’est quand même plus d’un milliard et c’est énorme. C’est donc un problème de laxisme. Cela va causer un préjudice financier à l’Etat. Je dois d’ailleurs dire à l’intention des ordonnateurs que désormais, ils seront comptables devant la juridiction des comptes qui pourra les épingler pour faute de gestion. Quand je parle des ordonnateurs, il s’agit des comptables, ministres, directeurs généraux, etc. Certains experts indiquent que le fait de multiplier les émissions des titres publics pour mobiliser des ressources, traduit une situation de tension de trésorerie qui mérite d’attirer l’attention des uns et des autres. Êtes-vous du même avis ?

Je partage entièrement cet avis. Parce que le Cameroun a mal au payement de sa dette intérieur. La dette extérieure est payée pratiquement à temps, ce qui fait que le Cameroun n’a pas d’aéré de payement de sa dette extérieure. Mais pour ce qui est de sa dette intérieure, le Cameroun n’honore pas assez ses engagements envers les opérateurs locaux. Il y a une tension de trésorerie qui est exacerbée par la guerre qui coûte extrêmement chère. Lorsque vous êtes sur plusieurs fronts, c’est évident que cela va avoir une incidence sur les caisses de l’Etat. Non seulement vous dépenser plus d’argent qu’il n’en faut pour faire la guerre, mais vous dépenser aussi pour les opérations de maintien de la paix. Ceci est d’autant plus grave parce que les activités économiques dans ces zones en conflit sont complètement en arrêt. Cela impacte donc le montant des recettes que l’Etat peut collecter. Il faut rappeler que le volume des recettes que l’Etat peut mobiliser est indexé à l’activité économique.

En matière de maîtrise de la masse salariale, on a les cas du Gabon et du Tchad où l’on a récemment procédé à la réduction de certains avantages des fonctionnaires, et on menace d’ailleurs de réduire les effectifs. Pensez-vous que l’on devrait appliquer cela au Cameroun ?

Je ne le pense pas. Et mon refus est péremptoire. En fait, toute administration à un travail à faire, à savoir, réaliser l’équilibre entre la motivation, le pouvoir d’achat de ses agents publics, le respect de la norme communautaire en matière de masse salariale et l’efficacité de son administration. Or, si on diminue la masse salariale, le pouvoir d’achat va diminuer, le fonctionnaire ne sera plus motivé pour travailler, ce qui va impacter l’efficacité de l’administration. On va donc se retrouver dans un cercle vicieux où l’administration est incapable de remplir ses missions. Je pense qu’au Cameroun, on n’a pas un problème de personnel en termes de personne physique, c’est plutôt l’utilisation de ce personnel qui pose problème. Il y a des secteurs qui ont plus de personnel qu’il n’en faut. Il y en a qui en manque. Par exemple, l’enseignement secondaire a aujourd’hui une masse importante de personnes qui ont en termes d’emplois, un apport très peu significatif. Vous avez des enseignants qui travaillent deux heures voir quatre heures par semaines, tandis que d’autres travaillent 40 heures par semaine. Je peux vous dire aujourd’hui qu’en 10 ans, le personnel des enseignements secondaires a triplé passant d’une vingtaine de mille à 80 000, alors que le personnel médical est resté stagnant. Ce sont des incongruités qu’il faut éviter.

Interview réalisée par Junior Matock (Défis Actuels)

Crise économique: l’urgence de réduire les dépenses publiques

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L’urgence de réduire les dépenses publiques.

«Je suis très choqué lorsque j’observe la manière avec laquelle nos administrations continuent de mener un train de vie princier, sans pour autant prendre conscience de la situation de crise dans laquelle le pays se trouve ». Ainsi s’exprimait, il y a quelques jours à Yaoundé, Martin Olivier P, cadre au ministère en charge du Contrôle Supérieur de l’Etat, non sans laisser transparaître son désarroi. La publication de l’Agence de notation S&P Global Rating du 12 avril dernier, dans laquelle elle fait passer la note du Cameroun de « stable » à la catégorie « B », négative, est venue donner raison aux craintes formulées par Martin Olivier. Et pour justifier cette décote du Cameroun, l’Agence avance l’argument de la persistance des « déficits budgétaires ». Autrement dit, le Cameroun dépense plus que ce qu’il ne dispose, notamment en termes de recettes fiscales et autres ressources budgétaires. Or, convient-il de le rappeler, dans la lettre d’intention envoyée à la directrice du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, le 16 juin 2017, l’Etat, avait clairement pris l’engagement de « réduire considérablement ses dépenses publiques ». Mais, dans les faits, estiment certains experts, « les résultats bien qu’encourageant des efforts jusqu’ici consentis, ne reflètent pas la détermination affichée par le gouvernement ». Et ce, malgré les nombreux rappels à l’ordre du ministre des Finances, du FMI, etc.

Qu’a-t-on fait de la circulaire du 11 mars 2019 ?

Dans la circulaire signée par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze le 11 mars dernier, adressée aux ordonnateurs du budget, maîtres d’ouvrages et autres contrôleurs, il conviait ses collaborateurs, et par ricochet l’ensemble des administrations à : « éviter le gaspillage des ressources publiques, et ne dépenser qu’à concurrence de ce dont le Cameroun peut effectivement disposer comme ressources financières ». Le Minfi rappelait d’ailleurs que « le Cameroun est frappé de plein fouet par la crise économique préoccupante liée à la baisse des prix des matières premières, ce qui induit une baisse des recettes de l’Etat, tandis qu’au plan interne les défis à relever sont nombreux et exigent d’importantes ressources financières ». Bien plus, au moment de l’élaboration de la loi de finances 2019, les prévisions de recettes avaient été faites sur l’hypothèse d’un baril de pétrole à 65 dollars, explique un autre cadre du Minfi. Or, compte tenu de la fluctuation des prix sur le marché, les spécialistes de la prévision suggèrent d’anticiper sur une éventuelle baisse des recettes attendues. « Une consigne qui semble être mise aux oubliettes, au vu de la cadence avec laquelle certaines dépenses s’effectuent », regrettent un haut cadre d’une entreprise publique basée à Yaoundé. En outre, dans une note récente publiée par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, celui-ci prescrivait à l’ensemble des membres du gouvernement de « réduire les missions à l’étranger », et ne s’en tenir qu’au plus essentielles, martelait-il. Pour certains experts des questions de finances publiques, cet ultime interpellation devrait sonner la fin des missions « improductives » et constituait dans le même temps, un signal fort envoyé en direction des bailleurs de fonds du Cameroun, en l’occurrence le FMI.

Les alertes du FMI

De l’avis de certains experts, les dernières missions effectuées par les équipes du FMI au Cameroun, au titre du Programme Economique et Financier, ont révélé que le Cameroun a moins bien performé sur le critère réduction des dépenses publiques que sur d’autres. Le chef de mission Corinne Delechat interpellait d’ailleurs les pouvoirs publics à faire plus dans ce sens. Pour enfoncer le clou, la Banque Mondiale, à travers l’une de ses publications intitulées « revues des dépenses publiques », martelait la nécessité d’avoir des dépenses vertueuses, non sans conseiller à l’Etat de procéder à la « la réallocation des dépenses et les réformes structurelles », parce que, estime l’institution de Bretton Woods, cela « pourraient accroître l’efficience des dépenses publiques sans nuire à la stabilité budgétaire ». Pourquoi cela est-il nécessaire ? La Banque Mondiale notait en effet que : « l’analyse des dépenses courantes par catégorie fonctionnelle et économique montre clairement que la réduction de la part des dépenses de l’administration générale et financière dans les dépenses totales (en particulier les frais de représentation, de missions, de cérémonies, de carburant, de voyages et de services externes) pourrait générer des économies budgétaires substantielles ».

Les crises sécuritaires

A l’observation, sur les dix régions que comptent le Cameroun, quatre vivent des crises sécuritaires. C’est le cas des régions du Nord-Ouest, du Sud-ouest, de l’Extrême-Nord et de l’Est. Ces différents foyers de tensions, selon certains experts, « accentuent les pressions sur les ressources de l’Etat et obèrent ainsi sa capacité à se concentrer sur des projets d’investissement générateurs de croissance et donc de développement ». Mais, regrettent ces mêmes spécialistes, ces différents « fronts de guerre » semblent ne pas préoccuper l’administration camerounaise qui peine à réduire son train de vie, afin de permettre à l’Etat de disposer de plus de ressources.

Gabon, Tchad : ces cas qui devraient interpeller

D’après certains analystes, la situation dans laquelle le Gabon et le Tchad se trouvent, caractérisée par les coupes de certains avantages des fonctionnaires et la menace de la réduction des effectifs, devraient une fois de plus rappeler aux uns et aux autres, l’urgence d’observer et d’implémenter les mesures édictées par les autorités publiques au Cameroun en matière de dépenses publiques. Faute de quoi, estiment certains experts, le risque d’une crise économique sans précédent planerait sur le ciel camerounais. Pour les tenants de ce courant de pensée, « l’Etat et tous ses démembrements devraient plus que jamais prendre la peine mesure de la nécessité de veiller à une meilleure qualité des dépenses publiques, afin de permettre au pays, non seulement de sortir honorablement du programme signé avec le FMI, et dont la fin est prévue pour décembre 2019 ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Lionceaux U17 : Apothéose en ré mineur

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Ils se sont contentés des célébrations post-finale

La rumeur les a annoncés au palais présidentiel. Comme le veut une certaine tradition lors des sacres des sélections nationales, notamment au football. Le long séjour au Mansel hôtel de Yaoundé ayant contribué à entretenir l’information en coulisse et nourrir le rêve des Lions indomptables U17 de serrer la main de Paul Biya, le chef de l’Etat. Thomas Libiih et ses poulains, champions d’Afrique chez les cadets, se sont contentés de recevoir des médailles du Premier ministre.

« Un accueil au rabais pour cette génération dorée, qui méritait au même titre que leurs aînés, les hommages de la nation, symboliquement rendus par le Président de la République au nom de tous les Camerounais », écrit le site Africafootunited.com. Et de fait, « ça a été une déception car les enfants se sont dit dès leur sacre qu’ils bénéficieraient des mêmes honneurs que les autres sélections », conforte une source proche de la tanière. En plus, « ils sont rentrés bredouille des Services du Premier ministre », en rajoute une source crédible. Des informations faisant état de ce que les réceptions au Palais de l’Unité « sont souvent accompagnées d’une enveloppe spéciale ». Toujours est-il que « l’envoyé spécial du président de la République en Tanzanie ne pouvait pas se déplacer avec le seul mot d’encouragement du Premier sportif », assure une source généralement bien renseignée sur les usages de cette nature. En clair, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’éducation physique, qui a été dépêché à Dar Es Salam à l’étape des demi-finales du tournoi, devrait avoir remis l’appui financier du Chef de l’Etat.

Quoi qu’il en soit, des sources proches de la tanière font état de ce que les joueurs et l’encadrement technique, ont accepté « l’hommage au rabais » de la Nation, le cœur meurtri car une réception à la présidence de la République aurait donné plus de poids au sacre qu’ils ont réussi seize ans après le premier dans la catégorie ; et dans un contexte marqué par l’inexistence de championnats jeunes au Cameroun. Et même le tour de ville (Yaoundé) organisé au retour des champions d’Afrique, « est un flop ; car non seulement ça s’est fait sous la pluie, mais le public de la capitale n’en était même pas informé », dénonce un chroniqueur sportif.

Fifa women world cup 2019 : Alain Djeumfa entame le dernier virage

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En dehors de Francine Zouga et la gardienne Diane Nadège Bayegla, la liste de Ghana 2018 a été maintenue. Le milieu de terrain déchu lors de la coupe du monde 2015 avait pourtant retrouvé la tanière lors de la Coupe d’Afrique des nations 2018. Isabelle Mabingo qui avait perdu sa place du fait de son aventure foireuse au Nigeria, la retrouve, au dépend de Diane Nadège Bayegla qui ne sera pas de l’expédition française. Abam Michaëla-Batya qui avait dû subir la dure réalité du banc de touche à l’entame de la Can 2018 face, pour des raisons administratives, a l’occasion de prouver tout le bien que pensait d’elle Joseph Ndoko en l’emmenant au Ghana. Dans ce milieu de terrain assez bien garni, justice devrait lui être rendue pour le martyr souffert. Et le talent ne manque pas pour celle qui a joué avec les sélections inférieures des Etats-Unis. Elle fait donc partie des trois binationales convoquées par Alain Djeumfa (avec Estelle Johnson et Mayi Kith Easter).

Neuf joueuses du championnat local font partie du groupe, et trois nouvelles qui frappaient déjà aux portes de la sélection A, confortent leurs positions : Estelle Laura Johnson, Mpeh Bissong et Alexandra Takounda, et pourraient bien demeurer jusqu’à la Coupe du monde. Alexandra Takounda avait émerveillé le monde entier à la Coupe du monde des cadets, Jordanie 2016, a de réelles chances de faire partie de la sélection finale. Autant que Mpeh Bissong qui a également fait des merveilles lors de la CAN et la Coupe du monde des cadettes en 2016. Sauf qu’elles disputent la place avec de véritables Lionnes aguerries en attaque. Alain Djeumfa qui a pris la résolution d’amener Gaëlle Enganamouit, en proie à une traversée du désert (elle est sans club), devrait poursuivre dans sa logique et amener le ballon d’or africain 2015 à cette Coupe du monde. Peut-être dans le souci d’aider cette vedette à retrouver une place au soleil. A moins que sa sélection dans cette liste de 26 soit une dernière chance accordée à cette Lionne qui a perdu ses crocs, de pouvoir se relancer. Pas d’inquiétude pour Aboudi, Ajara et certainement Ngono Manie dans ce compartiment.

En défense, si Manie Christine, Awona et Siliki Adjangue peuvent dormir sur leurs lauriers, la balance ne va pas automatiquement pencher pour Ysis Sonkeng pourtant vue par certains chroniqueurs sportifs comme la meilleure arrière dont dispose le Cameroun actuellement. Dans cette charnière composée de cadres, Estelle Laura Johnson devrait se tailler une place solide. La défenseuse des Sky blue des Etats-Unis, a une expérience riche à apporter à cette sélection dont la ligne défensive commence prendre de l’âge. Totalisant pas moins de 150 matchs depuis la saison dernière, dans un pays où le football féminin tutoie les cimes mondiales. Estelle Laura Johnson détrônera certainement une ancienne. « Je suis très enthousiaste à l’idée de représenter le Cameroun. J’ai rêvé de ce moment depuis si longtemps… j’ai hâte de rejoindre cette équipe avec des joueuses très talentueuses…», a réagi la joueuse à sa première sélection dans son pays d’origine.

Les 26 joueuses entrent en stage ce 7 mai 2019 au Centre d’Excellence de la CAF a Mbankomo pour le compte de la 5ème phase préparatoire de la Coupe du monde de football féminin, pour une semaine ; et se poursuivra en Espagne du 15 mai au 6 juin. C’est au terme du séjour espagnol que le sélectionneur national rendra publique la liste des 23 joueuses qui défendront les couleurs du Cameroun en France. Un match amical est prévu contre l’équipe nationale d’Espagne. La compétition finale sr déroule du 7 juin au 7 juillet 2019. Le Cameroun en sera à sa deuxième participation, après Canada 2015 qui l’a vu rentrer au premier tour.

Les 26 Lionnes indomptables
Gardiennes
1- Ndo Ndom Annette Flore (Amazones FAP-Yaoundé)
2- Ongmaham Marthe (Awa girls foot-Yaoundé)
3- Mabingo Mabingo Isabelle (Sunshine queen’s-Nigeria)
Défenseurs
4- Edjangue Siliki Augustine (Arna Bjornar-Norvège)
5- Meffometou Tcheno Charlène Falone (Guingamp-France)
6- Leuko Chibosso Yvonne (Strasbourg-France)
7- Sonkeng Ysis Amarielle (Amazone FAP-Yaoundé)
8- Mani Christine Patience (As Loraine-France)
9- Awona Marie Aurelle (Dijon-France)
10- Mayi Kith Easter (Montpellier-France)
11- Estelle Laura Johnson (Sky blue FC-USA)
Milieux
12- Feudjio Tchuanyo Raïssa (Tenerife-Espagne)
13- Meyong Menene (Louves Minproff-Yaoundé)
14- Ngo Mbeleck Genevieve (Amazones FAP-Yaoundé)
15- Abena Ninon Thérèse Cathérine (Louves Minproff-Yaoundé)
16- Ngock Yango Jeannette Grâce (US Saint Malo-France)
17- Ngo Ndoumbouck Marlyse (AS Nancy-France)
18- Abam Michaëla-Batya (Paris-France)
Attaquantes
19- Aboudi Onguene Gabrielle (Cska Moscou-Russie)
20- Akaba Edoa Henriette Michelle (Amazones FAP-Yaoundé)
21- Enganamouit Gaëlle Deborah
22- Ngono Manie Madeleine Michelle (Ambilly FC-France)
23- Takounda Engolo Alexandra (Eclair FC-Sa’a)
24- Nchout Njoya Ajara (Valerenga football-Nigeria)
25- Mpeh Bessong (Louves Minproff-Yaoundé)
26- Ada Jacquette (Amed sport-Turquie)

Nord-ouest et Sud-Ouest : La solution passe par la Cpi selon International crisis group

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Dans le rapport qu’il a publié ce 02 mai 2019, International crisis group (Icg) écrit que « depuis septembre 2018, les forces de sécurité ont pu reprendre la main face aux séparatistes : elles leur ont infligé de lourdes pertes et ont éliminé plusieurs de leurs chefs opérationnels. Mais elles ne parviennent pas à sanctuariser les villes ni à reprendre le contrôle des localités rurales ». Ainsi, malgré le fait que « l’Etat a déployé depuis fin 2017 des renforts militaires et policiers par milliers, l’unité d’élite de l’armée (Bataillon d’intervention rapide), des forces spéciales nouvellement créées », ainsi que le renfort de ses moyens logistiques avec des blindés et des hélicoptères récemment achetés aux Emirats arabes unis, à l’Ukraine et à Israël, l’Ong observe que «la situation dans les régions anglophones ne cesse de se détériorer ». Pour preuve, en cette troisième année de crise, le conflit commence à gangrener les régions voisines, avec déjà « une vingtaine d’attaques et d’incendies ayant fait une quinzaine de morts et d’importants dégâts matériels », dans les départements de la Menoua, des Bamboutos et du Noun (Ouest) et les villes de Njombe Penja, Mbanga et Mpenda Mboko (Littoral). Du coup, Icg craint « un risque de communautarisation du conflit est élevé ».

L’Ong qui se présente comme le fruit de 160 entretiens menés dans les deux régions en crise, à Douala et Yaoundé, ainsi que dans différentes villes du Nigeria (où se trouve la majeure partie des réfugiés) et des capitales occidentales, constate une « intransigeance » des deux parties au conflit : « Les séparatistes vivent dans l’utopie d’une indépendance prochaine. Le gouvernement, quant à lui, se berce d’illusions quant à la possibilité d’une victoire militaire à court terme. Les modérés et les fédéralistes, qui bénéficient pourtant de la sympathie d’une majorité de la population, peinent à s’organiser ». C’est pourquoi Icg sous-estime les efforts du gouvernement : « Il n’existe aucun dialogue entre Yaoundé et les séparatistes, qui campent sur leurs positions : l’un mise sur une victoire militaire et refuse toute discussion sur la forme de l’Etat, les autres exigent l’indépendance », peut-on lire dans le rapport.

Sept milices armées en position de force

Alors la guerre commence à porter son vrai nom : « Sept milices armées sont actuellement en position de force dans la majorité des localités rurales. Les forces de sécurité ont mis du temps à organiser leur riposte, mais depuis mi-2018, elles infligent des pertes aux séparatistes. Elles ne parviennent pourtant pas à reprendre entièrement le contrôle des zones rurales, ni à empêcher les attaques récurrentes des séparatistes dans les villes », renseigne le rapport. Avec à la clé, pas moins de 1 850 morts, 530 000 déplacés internes et des dizaines de milliers de réfugiés en vingt mois de confrontations, relève le rapport.

La faute, selon l’Ong, à de réponses inappropriées aux problèmes posés par une partie du peuple camerounais. « Face aux revendications fédéralistes et sécessionnistes, le pouvoir oppose à nouveau une décentralisation de façade ». Or, poursuit-elle, «l’hypercentralisme est pourtant l’une des principales faiblesses structurelles du pays, et la crise anglophone en est une conséquence ». En saluant la revalorisation de l’enveloppe budgétaire allouée à cette décentralisation, Icg trouve qu’elle reste dérisoire : « si le budget des collectivités territoriales décentralisées (régions et communes) a quintuplé en 2019, passant de 10 à 49,8 milliards de francs CFA (15,2 à 74,8 millions d’euros), il ne représente qu’un pour cent du budget national (4 850 milliards de francs CFA soit 7,4 milliards d’euros) », minimise-t-elle.

Sanctions de l’Union européenne, des Usa… et de la Cpi

Face à cette situation, International crisis group propose que le dialogue soit imposé aux parties. « Au niveau interne, les francophones et anglophones camerounais qui prônent des solutions de compromis doivent se mobiliser pour faire pression sur les séparatistes et le gouvernement », propose-t-on à Icg. Une initiative que devront soutenir les pays amis du Cameroun et des organisations internationales qui se sont déjà exprimées sur le sujet. Sous l’égide d’un médiateur international qu’Icg voit entre les Nations unies, l’Union africaine, l’Eglise catholique et la Suisse, en les supposant impartiaux aux yeux des parties en conflit. Ainsi, « une fois la confiance instaurée, des discussions préparatoires seront nécessaires entre émissaires du gouvernement, des fédéralistes et des séparatistes ; elles devraient avoir lieu à l’étranger ».

Mais cette voie n’empêche pas des poursuites judiciaires que l’Ong souhaite voir s’ouvrir avec comme cibles des fautifs des deux camps. « La procureure générale de la Cour pénale internationale devrait ouvrir des enquêtes préliminaires sur les abus des deux parties, afin de souligner que la poursuite des violences aura des conséquences judiciaires ». En attendant, le rapport d’Icg appelle l’Union européenne et les Etats-Unis, entre autres partenaires du Cameroun, à « envisager des sanctions ciblées contre les pontes du pouvoir et les hauts gradés qui continuent de faire obstacle au dialogue (interdictions de voyages, gels des avoirs), et les séparatistes qui prônent ou organisent la violence (poursuites judiciaires) ».

Affaire MRC : Les avocats dénoncent l’enlèvement des prisonniers

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Me Emmanuel Simh et Me Meli, sont fermes, leurs clients et camarades sont victimes « de tortures depuis ces derniers jours ». « Une trentaine de clients, objets d’une détention préventive devaient se présenter devant le président du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi (TGI) pour certains et pour d’autres devant celui de la cour d’appel. C’était dans l’optique de statuer sur le sort de la requête en liberté provisoire. Alors que certains se trouvaient déjà menottés dans la grande cour d’honneur et prêts pour l’extraction, ils ont été enjoints sans motif, d’enlever le maillot de l’équipe nationale qu’ils arboraient tous. Face donc au refus d’obtempérer à cette injonction qu’aucun texte n’ordonne, les autorités pénitentiaires ont décidé de les conduire devant leurs juges, les contraignants ainsi de rentrer dans leurs locaux respectifs » racontent-ils au cours d’une conférence de presse donnée à Yaoundé le 25 avril dernier.

Mis au courant de la situation, 6 avocats membre du collectif chargé de la défense des militants du MRC, se sont rendus à la prison centrale de Kondengui où l’accès à leurs clients leur a été refusé. A leur arrivée, poursuit Emmanuel Simh, « les avocats étaient néanmoins surpris par la présence massive des éléments du Groupement Spécial d’Opération (GSO), et du Groupement Mobile d’Intervention (GMI), et de la Gendarmerie tous lourdement armées et en tenue de combat….Bien que les avocats ont informé le régisseur par note écrite, du renvoi de la cause pour le 25 avril, 2019 et de l’inutilité d’extraire les détenus par force, les hommes en robe noir seront ébahis de voir certains (militants du MRC) embarqués comme un peloton d’exécution des condamnés à mort dans un camion de la prison centrale démarré en trombe et encadré par les pick-up des forces de l’ordre », dénoncent l’avocat et vice-président du parti de Maurice Kamto. Croyant que le cortège se dirigeait à la prison centrale de Kondengui, les avocats apprendront plus d’une heure plus tard et après avoir attendu en vain au perron du TGI, que les militants exfiltrés de la prison centrale ont été conduits au GSO à Mvan. Rendus au GSO, les avocats se verront aussi refuser l’accès à leurs clients. Malgré le rappel à l’ordre des avocats, le régisseur qui a pourtant la responsabilité de ces détenus, va refuser de les faire regagner la prison centrale de Kondengui, prétextant d’après l’un des avocats que seule sa hiérarchie qui selon lui a ordonné l’enlèvement des militants détenus pouvait prendre la décision de les ramener.

Le collectif des avocats du Mrc, appelle donc au regard de cette situation, les autorités pénitentiaires à mettre un terme à ces formes de tortures et demande : le retour immédiat à la prison des personnes censées y être, mais déportées et détenues au GSO et ailleurs ; leur visite médicale et consultation par les médecins de leur choix ; le respect strict de leurs droits en tant que détenus, un traitement humain exempt de violences de menaces et d’autres rackets dont ils sont déjà victimes au quotidien . Le collectif annonce par ailleurs avoir porté une requête auprès du secrétaire d’Etat en charge de l’Administration pénitentiaire.

A en croire une liste en circulation dans les milieux proches du MRC, c’est au total 27 prisonniers qui ont été enlevés et conduits au Secrétariat d’Etat à la Défense et au Groupement Spécial d’Opération.

Par Joseph Essama

Crise anglophone : Les dessous de l’enlèvement et de la libération de Fru Ndi

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Le leader historique Ni John Fru Ndi a passé un temps de chien ce samedi 27 avril 2019. Alors qu’il se trouvait à la tête d’un cortège qui accompagnait la dépouille, de Joseph Banadzem, Président du Groupe parlementaire du SDF décédé, en mars dernier, il a été enlevé par des hommes armés. Le porte-parole de son parti Jean Robert Wafo a publié un communiqué, après cet enlèvement, et dans lequel il a confirmé que Ni John Fru Ndi a été enlevé devant plusieurs responsables du parti. Ce communiqué a été suivi par plusieurs polémiques, dont celle causé par un tweet de Maitre Akere Muna qui annonçait sa libération autour de 16h. Pourtant les responsables du SDF continuaient à marteler que le chairman était encore entre les mains des combattants séparatistes.

Du coté des médias proches des sécessionnistes, l’affaire a plutôt été minimisée. Les combattants séparatistes nient avoir enlevé John Fru Ndi. Ils indiquent plutôt l’avoir pris pour un court moment de discussion. Dans une courte vidéo diffusée par les séparatistes, John Fru Ndi confie à ses « ravisseurs » qu’il ne peut pas ordonner à ses députés de quitter l’Assemblée nationale du Cameroun et qu’il n’a plus la possibilité de parler directement à Paul Biya comme il le faisait par le passé. C’est finalement autour de 18h30 minutes que les autorités du SDF ont annoncé sa libération.

Par Joseph Essama

Libertés politiques : Cabral Libii interpelle Paul Biya

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Les élections régionales approchent, mais le parti de Cabral Libii qui doit prendre part à cette course n’a pas encore d’existence légale. Pour ce, ses militants se mobilisent déjà dans le but de mettre la pression sur les pouvoirs publics et obtenir l’acte de naissance de leur parti. Jeudi dernier, Olivier Atinbob, un de ses partisans a initié une collecte de signature dans les réseaux sociaux. Sur la page officielle de l’ancien candidat du parti Univers, on peut lire « Chers camarades, l’heure est grave, ils nous bloquent la légalisation de notre parti politique, les Citoyens. Nous allons envoyer une correspondance au Chef de l’Etat à ce sujet. Nous vous sollicitons pour avoir vos signatures sur cette correspondance ». Pour l’initiateur de la lettre, cette pétition doit être accompagnée d’au moins 1000 signatures. Pour cela, l’auteur demande à ses camarades de filmer leur signature en ajoutant la mention « Légalisez les Citoyens ».« Nous allons joindre vos signatures à cette correspondance » explique-t-il, avant d’ajouter: « nous avons besoin de voir notre parti légalisé avant le 20 mai prochain afin de pouvoir participer à la célébration de la fête nationale de notre cher et beau pays ».

Cette publication a été très suivi par les partisans du candidat classé 3e à l’issue de la dernière élection présidentielle, qui en quelques heures ont réuni plus de 1000 signatures. C’est depuis le 06 mars dernier, que Cabral Libii a déposé une demande de légalisation de son parti auprès des autorités camerounaises, mais l’administration tarde à répondre en favorablement à la naissance de cette nouvelle formation politique. Dans une interview exclusive accordée à votre journal, le leader du mouvement 11 millions de Citoyens, avait déjà expliqué, parlant de refus de légaliser son parti, qu’il ne pouvait pas « verser dans les supputations pour justifier les lenteurs administratives généralisées du gouvernement », et qu’en revanche, il sait « qu’en cas de silence administratif, le parti est légalisé au bout de 3 mois. » Mais au cas où les élections régionales sont lancées avant ce délai et que son parti n’est pas toujours légalisé, Cabral Libiia affirmé qu’il pourra recourir au Pari Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) « que la convention avec le parti Univers reste et demeure d’actualité. » Sur le terrain les activités politiques du mouvement 11 millions de Citoyens sont suspendues. Dans une décision signée du sous-préfet de l’arrondissement de Biyouha, dans le département du Nyong et Kelle, l’administrateur reporte, sine die, la manifestation publique, préalablement autorisée pour le 26 avril 2019. Raison évoquée, la« suspension des activités politiques de monsieur Libii Li Ngue Cabral. »

Par Joseph Essama

Affaire Mida : La grogne des souscripteurs

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L’annonce faite par le gouverneur de la région du Centre Naseri Paul Bea est comme venue remuer le couteau dans cette plaie ouverte dans les cœurs des séminaristes de la Mission d’Intégration et de Développement pour l’Afrique (Mida). Invité au journal de 13h à la Crtv radio, le 25 avril dernier, le gouverneur de la région du Centre a déclaré : « la bonne nouvelle est que le président de la République dans sa magnanimité, sa compassion, constante a octroyé 1milliards de FCFA, sur l’argent collecté pour aider ». Cet argent, laisse-t-il savoir, vient s’ajouter à la somme de 3 milliards 850 millions confisquée par les pouvoirs publics. C’est donc au total, un montant de 4 milliards 850 millions qui sera distribué aux principaux souscripteurs. Naseri Paul Bea a également annoncé qu’une liste de payement respectant l’ordre alphabétique doit être publiée à la Trésorerie générale, chaque souscripteur sera payé au prorata et touchera une somme de 31% du montant préalablement déposé.

Si pour le gouverneur l’octroi d’un milliard est une bonne nouvelle, chez les concernés, c’est « une déception totale ». Un des leaders des plaignants des différents groupes de la Mida, étale son amertume : « il me manque du temps pour vous raconter mon humiliation », lance-t-il, convoqué à la réunion qui s’est tenue jeudi dernier dans les services du gouverneur de la région du Centre, « c’est avec les larmes que je peux constater et dire à ceux qui jubilent encore de cette nouvelle de bien vouloir confirmer la présence de leurs noms et montant à percevoir avant de danser. En un seul mot, c’est catastrophique », rechigne-t-il. Avant d’apporter quelques exemples : « Pour le Penseur (un des souscripteurs) dont l’investissement serait de plus de 20 millions, on lui fait savoir que c’est lui qui doit encore de l’argent. Donc aucun franc pour le pauvre. Pour mon ami François, sur un investissement 325 places (plus de 4 millions), il n’a que 12 places (144 mille franc CFA) et sera payé au prorata de ces 12 places (44 mille franc CFA). Pour le pasteur Léon, un de ses gros reçus ne figure pas. Je vous invite donc à retenir votre joie ». Les souscripteurs accusent le gouverneur d’avoir créé une maffia en délivrant des faux reçus aux personnes n’appartenant pas au Mida. Ils l’accusent encore d’avoir retiré près de 6000 noms de la liste initiale. « C’est pourquoi il ne veut pas publier les listes des bénéficiaires », pense-t-il. Selon la commission mise sur pied par des autorités camerounaises il faut mobiliser environ 15 milliards de franc CFA pour rembourser aux souscripteurs la totalité des sommes versées, or en l’état actuelle, les caisses disposent de moins de 5 milliards de franc CFA. C’est pourquoi la formule de leur verser en avance 31% de l’argent déposé a été trouvée, explique un membre de cette commission. Pour les souscripteurs, cette formule est une fuite en avant, car les responsables du Mida qui se trouvent incarcérés demandent seulement leur libération pour régler le problème.

Au commencement

Il faut noter que c’est en début 2018 que l’affaire éclate. Les autorités administratives de Yaoundé ont vent de la présence dans le 3e arrondissement de la ville d’une organisation financière secrète. Cette organisation collecte de l’argent auprès des Camerounais, les formes et multiplie les montants déposés par 5 avant de les reverser après quelques mois aux souscripteurs. Après quelques enquêtes, le préfet du Mfoundi Jean Claude Tsila interdit cette organisation de toute activité et le 29 avril 2018, les autorités, par la voix du ministre de la communication d’alors, annoncent avoir saisi une somme de 3 milliards 850 millions dans les locaux de ladite organisation. Les responsables de la Mida s’opposent et soutiennent que l’argent emporté s’élevait à 12 milliards de franc CFA. Ils sont arrêtés quelques jours plus tard et se retrouvent encore incarcérés à la prison centrale de Kondengui. Sur le plan social, l’interdiction des activités de la Mida a causé plusieurs morts et la plupart des souscripteurs qui avaient prêtés de l’argent pour s’inscrire ont fait l’objet de plusieurs procès.

Par Joseph Essama

Jeux africains 2019 : Les Lionnes du handball visent l’or

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La sélection nationale de handball féminin du Cameroun sera aux Jeux africains en août prochain à Rabat au Maroc. Les Lionnes indomptables se sont qualifiées en fin de semaine dernière en battant en aller et retour la sélection féminine de la République démocratique du Congo (RDC), sur les scores de 25-22 et 21-24. Les Lions indomptables quant à eux, sont tombés face à la même sélection (22-26), après avoir pourtant remporté le match aller (32-29). Le Cameroun devra donc compter essentiellement sur les dames au rendez-vous marocain. Une qualification obtenue au bout de beaucoup d’efforts : « C’était une mission kamikaze comme l’a qualifiée le président de la Fédération. Ça n’a pas été facile, le voyage car nous avons voyagé pendant 48h et nous sommes arrivés pour nous mettre directement en ténue pour aller défendre notre drapeau ». Et « malgré la fatigue, nous y sommes arrivés », peut même se vanter Serge Guebogo, pour qui « la force du Cameroun est venue du fighting spirit qui a animé nos joueuses».

Aux Jeux africains, les handballeuses avaient soulevé la médaille d’or en même temps que les footballeurs. En battant la Côte d’ivoire en finale. Une victoire qui était presque préméditée pour celles qui avaient écarté la puissante Angola en demi-finale. Mais le retentissement du ballon de football avait fini par éteindre celui du ballon de hand. 16 ans après, les deux formations se retrouvent en finale. En plus, il y a quatre ans, le handball féminin a failli récidiver. Les Lionnes de handball ont perdu en finale face aux Kényanes.

Le tournoi éliminatoire des jeux africains pour le compte du handball s’est joué uniquement entre le Cameroun et la Rdc, après les désistements du Congo et du Gabon. Les deux adversaires se sont donc contentés d’un simple tournoi en aller et retour pour les sélections féminines et masculines.

Les Amazones de Kinshasa 2019
Michèle Essam
Claudia Eyenga
Marie Paule Balana
Gisèle Valentine Nkolo
Yvette Yuoh
Jacqueline Mossy Solle
Caroline Flore Megapche Megaptche
Geni feudji
Jasmine Yotchoum
Petronie Laeticia Ateba
Paula Ebanga
Vanessa Medibe

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