lundi, juin 1, 2026
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Can U17 Tanzanie 2019 : une apothéose, une revanche et des défis

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« C’est une opportunité à saisir et au-delà du titre en jeu, on aurait réfléchi de la même manière face à cette équipe du Cameroun, victorieuse de notre premier duel dans cette compétition». Maléah Camara avait de quoi rêver grand à la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) cadets Tanzanie 2019. Lui qui n‘attendait pas à jouer cette finale dans un tournoi dont le tirage au sort avait placé la Guinée dans une poule comprenant le Cameroun, champion d’Afrique des moins de 17 ans en 2003, et qui revenait avec une sélection ambitieuse, qui s’est bâtie sur des incertitudes de championnats amateurs inexistants. Cameroun-Guinée était donc l’affiche des plus inattendues de la finale de cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) cadets Tanzanie 2019. Aujourd’hui, le Syli cadet a bravé les obstacles et s’apprête à jouer sa première finale de l’histoire du football. Contre le Cameroun. Les deux finalistes étaient logés dans le même groupe au départ, aux côtés de deux concurrents plutôt sérieux : le Maroc et le Sénégal.
Avec trois joueurs écartés de la compétition par l’IRM, le Cameroun entrait en compétition avec un handicap de poids car devant compter sur 18 joueurs, contre 21 pour les autres, en dehors de la Tanzanie et du qui ont également vu deux de leurs joueurs être pris au piège de l’examen du poignet. Thomas Libiih a su manager ses forces. Pendant que la Guinée déjouait les pronostics en surprenant d’abord le Sénégal (1-2). Avant de neutraliser le Maroc. De quoi oublier la défaite d’entrée face au Cameroun (0-2).

Dans le groupe A, le Nigeria était le super favori qui semblait être plutôt bien parti face à la Tanzanie, à l’Ouganda et à l’Angola. Mais la surprise vient de la résistance que lui fait le pays organisateur au match d’ouverture, avant de céder (4-5). Même si les bébés Super Eagle passent devant l’Angola (1-0), l’Ouganda les accroche (1-1).

Le ton était donné avec un dernier carré opposant d’une part le Nigeria à la Guinée et le Cameroun à l’Angola. Les deux matchs se solderont par des tirs aux buts et (4-3). Avec une surprise de la Guinée (9-10) qui brise le signe indien en passant en finale, pour leur troisième tentative. Algassime Bah avait assuré qu’avec ses coéquipiers « ils ne sont pas prêts à laisser tomber les nombreux supporters ayant fait le déplacement pour suivre cette CAN en Tanzanie ». Il faut écrire l’histoire : « nous avons la pression parce que la Guinée n’a jamais remporté de trophée continental mais cela ne nous empêchera de tout donner pour faire plaisir à nos fans mais aussi à l’ensemble du peuple de Guinée’’, a ajouté le jeune footballeur. Et en face, Thomas Libih entrevoyait une finale « différente à tous points de vue » de la première rencontre entre les deux adversaires du groupe B. Estimant que « la Guinée a beaucoup progressé durant le tournoi ». Thomas Libih qui s’était jusqu’ici concentré sur son centre de formation, a donné raison à ceux qui lui ont donné une occasion de prouver qu’après le terrain qu’il a conquis avec la génération dorée de quart-finalistes du Mondial 1990, il peut refaire l’exercice depuis le banc de touche. Le technicien vient de qualifier les Lionceaux indomptables cadets pour la finale de la Coupe du monde de leur catégorie, Brésil 2019. Avec une sélection composée de joueurs qui n’étaient ni nés au moment où il contribuait à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football camerounais à Itialia 90, ni même à Swaziland 2003. Ce que l’homme voit comme un symbole dans sa carrière d’entraîneur.

Le Nigeria, lui, s’est contenté d’une petite finale jouée contre l’Angola qu’il avait déjà battu en second match de groupe (1-0). Toujours est-il que les Nigérians peuvent se consoler avec le ticket pour la Coupe du monde qu’ils ont acquis de par leur qualification en demi-finale déjà. C’est au Brésil que les Super favoris africains devront mieux se racheter. L’Angola elle aussi, y sera pour sa première, comme la Guinée.

CAN U17 : THOMAS LIBIIH RÉUSSIT SON COUP DOUBLE

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Finalement, Thomas Libiih ne peut plus se cacher, le Cameroun est devenu, sous son magistère, champion de l’édition 2019 de la Coupe d’Afrique des Nations Total chez les moins de 17 ans. Il entre ainsi dans le cercle fermé des anciens joueurs ayant réussi leur reconversion en tant que technicien. Le Cameroun, sacré pour la deuxième fois dans cette catégorie après 2003, a battu la Guinée 5-3 aux tirs au but. A la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité 0-0.

Avec ce tournoi, l’ancien défenseur qui se présente comme ‘’très dur sur l’homme’’, a réussi un double pari : qualifier son équipe à la Coupe du monde tout en gagnant le titre continental. Thomas Libiih qui a seriné un discours plein d’humilité durant toute la CAN en Tanzanie « préférant regarder pas plus loin que le prochain match », récolte ainsi les fruits de son engagement auprès des jeunes. « Pendant ma carrière de footballeur, j’ai remarqué le manque d’encadrement chez les jeunes footballeurs et c’est ce qui m’a convaincu d’apprendre, pendant ma carrière de joueur, les ficelles du métier d’entraîneur », avait expliqué le technicien à Cafonline. Après une expérience d’entraîneur senior dans son pays et au Gabon, il a décidé définitivement de s’engager auprès des jeunes.

En créant sa propre académie avec des moyens sommaires « sans l’aide d’aucune instance », précise-t-il, il a du mal à donner aux enfants la possibilité d’associer l’apprentissage du métier de footballeur à une scolarité normale. « Je devais compter sur moi-même uniquement car on ne peut pas compter sur les parents de ces enfants dont la plupart viennent de la rue », a souligné le technicien appelant la CAF à apporter son soutien matériel aux catégories jeunes dans les pays. « Même en sélection, parfois on doit utiliser ses propres moyens pour acheter les chaussures aux joueurs, les Fédérations n’étant intéressées que par les sélections A », a-t-il insisté relevant que certains baissent les bras faute de soutien. « Il y a également ce besoin de formation au niveau des encadreurs des écoles et des académies », conclut-il.

Source: Cafonline.com

CAN U17 : LE CAMEROUN SACRÉ CHAMPION

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L’équipe du Cameroun a dû se poser plusieurs questions après être passée à plusieurs reprises à côté de l’ouverture du score dès la 40ème seconde de jeu. Dès l’engagement, les Lionceaux Indomptables sont à l’offensive avec Ismaila Seidou. À la réception d’un centre, son tir finit dans les petits filets du gardien guinéen Sékou Camara qui a pourtant perdu son équilibre en se prenant les pieds dans le gazon.

A la 12ème minute, rebelote mais cette fois-ci, l’attaquant camerounais perd son duel face au portier guinéen. Sékou Camara est encore à la parade pour enrayer la tentative de Saliou Alioum Moubarak quelques minutes plus tard. A cette période, le portier guinéen aurait pu gagner le titre d’Homme du match qui est finalement allé au Camerounais Régis Mvoué élu Meilleur footballeur du tournoi. Le meneur de jeu camerounais comme à son habitude était au four et au moulin durant cette partie et c’est lui qui sert son attaquant Léonel Wamba dont la tête finit hors du cadre dans les derniers instants de la première période.

Au retour des vestiaires, la Guinée vient avec de nouvelles et bonnes intentions, le leader technique Algassime Bah transparent lors de la première période, a été sorti à la 52ème minute de jeu pour une blessure contractée lors de la préparation de la rencontre selon son entraîneur, Mohamed Maléah Camara. En tout cas, dès sa sortie, l’équipe guinéenne trouve plus de fluidité et de liant entre le milieu et l’attaque avec Naby Youssouf Oularé qui s’offre la première véritable occasion à la 62ème minute. Deux minutes plus tard, il tire sur le gardien alors qu’il était esseulé dans la surface camerounaise.

Après, s’il y a eu des tentatives côté guinéen comme à la 83ème minute avec Ahmed Tidiane Keita qui a tiré sur le poteau, c’est le Cameroun qui finit mieux la partie en écrasant entre autres une frappe sur la barre avec Nassourou Ndongo. Cet ascendant psychologique accompagne les jeunes Camerounais jusqu’aux tirs au but où ils réussissent un carton plein avec Régis Mvoué, Nassourou Ndongo, Leonel Wamba, Toni Nang et Saidou Alioum Moubarak. Ce n’est pas le cas du 4ème tireur guinéen Mohamed Youssouf Sacko entré en jeu à la 80ème minute dont le tir est sorti par le portier camerounais Manfred Ekoi, malgré la réussite de Alya Bangoura, Alya Touré, Aboubacar Conté ont répondu présent au contraire de Sacko dont le tir a été sorti par le portier camerounais.
L’Angola en plus de la médaille de bronze remporte avec Pedro Capemba (4 buts) le titre de meilleur buteur de la compétition.

Source: cafonline.com

Campost : comment la Direction Générale a désamorcé la grève

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Pas de grève à la Campost jusqu’à nouvel ordre. Le préavis émis par le personnel de la Cameroon Postal Services le 23 avril dernier a été levé le lendemain, au terme d’une assise qui a réuni la Direction Générale de l’entreprise, le directeur des Affaires générales du ministère des Postes et Télécommunications, et les représentants du personnel de la Campost, dans les bureaux du délégué régional du Travail et de la Sécurité sociale du Centre à Yaoundé.

A l’issue de cette rencontre en effet, la Direction Générale, visiblement soucieuse d’instaurer un climat stable au sein de l’entreprise a consenti à prendre un certain nombre d’engagements allant dans le sens de répondre favorablement aux revendications de son personnel. Au rang de ces engagements, l’on annonce : le paiement des effets financiers d’avancement (2016, 2017 et 2018) dans les salaires d’avril 2019 ; le paiement de dix mois des arriérés des effets financiers d’avancement et de reclassement de 2018 au mois d’avril 2019 et dont 50 % du reste des effets financiers seront payés avant le 30 juin 2019 et le reste avant la fin de l’année ; le paiement de 50 % du solde de tout compte aux personnels admit à faire valoir leurs droits à la retraite, et les 50 % restants dans les six mois qui suivent. De plus, l’on annonce « la transmission du dossier relatif à la convention de crédit à moyen et long terme avec une banque commerciale, au Conseil d’Administration pour les modalités de consultation à domicile ».

Plan de restructuration

La Campost est pourtant soumise à un Plan de restructuration. Le coût des investissements à mobiliser pour le financement de ce document stratégique s’élève à 22,8 milliards des francs CFA. Le gouvernement, à travers notamment le ministère des Finances (Minfi) et celui des Postes et Télécommunications (Minpostel) s’est engagé à mettre à disposition la somme de 18,3 milliards, tandis que l’entreprise devra supporter le 4,4 milliards restants. « Les fonds mobilisés par l’Etat constituent des dotations à la Campost, afin de lui permettre de réaliser ses missions », expliquait le Minpostel, Minette Libom Li Likeng.

Concrètement, le Contrat-Plan signé entre l’Etat et l’opérateur national du service postal devra permettre à terme à cette entreprise : d’augmenter ses ressources propres ; d’améliorer la qualité des produits et services ; d’accroître sa notoriété au double plan national et international ; de rationaliser les effectifs du personnel et maitriser la masse salariale. Il devra également permettre : d’augmenter des parts de marché et accroître le chiffre d’affaires de l’entreprise ; d’améliorer et d’assainir sa situation financière ; de contribuer à la création d’emplois et d’améliorer la participation du secteur postal à la croissance économique et au développement du pays.

Jean Luc Fassi

Violence : Scène de guérilla urbaine à Obala

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Les images qui circulent sur les réseaux sociaux témoignent à suffisance de la gravité de la situation. La Route nationale N°4 reliant Yaoundé et Bafoussam) barrée par la sécurité routière ce 25 avril 2019. Des hommes armés de machettes dans les rues, des personnes courant dans tous les sens, des blessés comme en témoignent des traces de sang sur la tête ou sur le corps,… Ce depuis la nuit dernière.

Tout serait parti du décès d’un jeune ressortissant du septentrion, au cours d’une rixe. «À l’origine, une bagarre suite au fameux phénomène de  »taxage » de téléphone entre deux adolescents (15-18ans). L’un, ressortissant du grand nord et l’autre ressortissant du Centre (Eton). Malheureusement, celui du Nord sera grièvement blessé et succombera suite à ses blessures à l’hôpital de district d’Obala », rapporte un reporter de Lékié Fm, une radio privée locale. La bagarre elle-même étant la conséquence d’une dispute qui a eu lieu hier mercredi entre deux concurrents convoitant une jeune fille. « Les deux gars se sont retrouvés au domicile familial de la fille en question, et se sont discutés jusqu’à en arriver aux coups de poings ; le père de la fille qui était présent à la maison est intervenu en les fouettant et a également administré une fessée à sa fille devant ses amants en lui rappelant qu’elle est encore petite. Une fois partis, ils ont poursuivi la partie loin de la ; l’un avait le couteau, mais l’autre, plus costaud, a réussi à le récupérer pour le poignarder », complète un témoin rencontré par Magic Fm, une radio privée de Yaoundé.

Alors « ce matin aux premières heures, les jeunes ressortissants du Nord ont investi tous les domiciles des différents concernés et sont passés à une opération d’agression physique et saccage du domicile des parents de a fille ». Ce qui a eu pour effet de pousser les autres à s’organiser pour l’autodéfense : « Face à cette situation, les autochtones se sont constitués en groupe d’autodéfense malheureusement la situation a dégénéré », poursuit le confrère.

On apprend d’un voyageur coincé par cette situation, que « les éléments de la Garde présidentielle basés dans le coin se sont vus obligés de secourir les policiers et gendarmes en infériorité numérique pour faire face à la gravité de la situation ». Les hommes en ténue auraient manié à la fois le bâton et la carotte pour ramener les esprits surchauffés. De quoi garder le bilan à un mort (celui par qui tout a dégénéré) et plusieurs blessés. On apprend que le préfet de la Lékié a tenu une réunion de crise durant tout l’après-midi avec ses principaux collaborateurs ainsi que des personnes plus ou moins concernées par le drame.

Elisabeth Benkam : Et la plume se cassa !

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Derrière ce sourire se cachait un esprit syndical dur

Elisabeth Benkam n’est plus. Le destin s’est accompli. La triste réalité qu’Elise Kenibeni refusait de comprendre ne pouvait changer : « S’il te plait, je ne peux pas te parler ici », chuchotait la journaliste de Label Tv dans un coin des locaux du Projet de promotion de l’entrepreneuriat aquacole (Ppea). Soulignant que « je suis avec des journalistes ; il ne faut que… ». Et de relancer : « écris-moi ; je ne peux pas te parler ». Celle qui avait en commun avec celle dont le décès sera confirmé tout de go, la défense des droits des journalistes dans les rangs du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), a manqué de peu de s’effondrer.

Le chemin venait de s’arrêter net pour la journaliste de l’Agence panafricaine de presse. La nouvelle est annoncée par une autre consœur, Irène Sidonie Ndjabun. On apprendra plus tard que la syndicaliste a rendu l’âme au cours d’une opération chirurgicale à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé. A peine les milieux de la presse ont-ils appris la nouvelle de sa maladie.

Elisabeth Benkam était très active dans les couloirs du syndicalisme et dans les combats de défense des droits de l’homme. Sa vie s’arrête sans signal, ni bruits. Le Snjc qui prépare avec faste la semaine de la liberté de la presse, perd un de ses bras forts.

Can U17 : Le Cameroun jouera la finale

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Ils veulent réécrire l'histoire après 2003

Le Cameroun bouclera la Coupe d’Afrique des nations (Can) cadette par une finale contre la Guinée. Les Lions indomptables cadets se sont qualifiés en se montrant plus adroits aux tirs aux buts, après 90 minutes de jeu. A cette épreuve à l’issue incertaine, le portier camerounais Ekoi a réussi à arrêter le tir de Pablo, et son coéquipier Porfirio a trouvé le décor. Alors que le Cameroun, lui, avait déjà placé ses quatre tirs dans la lucarne. Les poulains de Thomas Libih pouvaient ainsi venger leur capitaine Fabrice Ndzie Mezama expulsé sur deux cartons jaunes dès l’entame de la seconde partie du match (48ème).

En finale, le Cameroun affrontera la Guinée, tombeuse du Nigeria peu avant la victoire du Cameroun à la même épreuve (10-9). La Guinée brisait un signe indien qui lui résistait déjà deux fois. Le Cameroun, lui, retrouve la finale de la Can U17 seize ans après son unique finale et titre dans ce tournoi. En 2003, la sélection U17 des Lions indomptables comprenant entre autres Stéphane Mbia, Landry Nguémo et Alexandre Song, conduite par Christian Anatole Abe’e, soulevait le trophée conquis au Swaziland devant la Sierra- Léone.

L’histoire va-t-elle se répéter ? Rien n’est garanti, face à une Guinée qui a supplanté le puissant Nigeria. Toujours est-il qu’en jouant cette demi-finale, le Cameroun avait déjà acquis son ticket pour la Coupe du monde de la catégorie qui se joue au Brésil. En deuxième sortie des matchs de groupe de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des moins de 17 ans, le Cameroun avait battu le Maroc. Un destin qui ne se dessinait pas en sa faveur en début de rencontre. D’autant plus que les Lionceaux de l’Atlas se sont montrés plus entreprenants dès l’entame, et ont matérialisé leur domination par un but de Tawfik Bentayeb (22ème). Le Cameroun subira mais aura le dernier mot à la fin. Ismaila Seidou, rétablira l’équilibre (72ème) sur un service de Steve Mvoué. Avant de donner l’avantage à son pays en chipant une balle mal contrôlée par le capitaine Ramzi du Maroc, qu’il logea dans les filets (92ème). Le Cameroun se qualifiait ainsi en demi- finale, et par le fait même, pour la Coupe du monde Brésil 2019.

La suite est de la cerise sur le gâteau. « J’avais un objectif à atteindre : c’était de me qualifier pour la Coupe du monde», confie-t-il. Mais « l’appétit vient en mangeant », a-t-il lancé. Prévoyant de faire tourner l’effectif en dernier match de poule face au Sénégal. « Nous avons déjà eu trois joueurs recalés, nous sommes restés 18 ; les deux premiers matchs, ils ont suffisamment donné, il va falloir faire attention aux cartons et aux blessures », expliquait-il. Et le match contre le Sénégal n’en était plus qu’une exercice de rodage pourtant remporté aussi (2-0).

Cabral Libii : « La vie politique est suspendue aux calculs du chef de l’Etat »

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Cabral Libii, en pleine zone de turbulence.

Quelle a été votre réaction à l’annonce de l’adoption du projet de loi portant organisation des premières élections régionales au Cameroun, par le Parlement ?

Rien… Ça relève des habitudes condescendantes du régime… Voilà un pays dont la vie politique est suspendue aux calculs d’un chef d’État qui a résumé l’exercice de son pouvoir à manipuler la constitution pour la préservation de son pouvoir.

Comment appréciez-vous le fait que ces élections puissent se tenir avant les municipales ?

Il est facile de comprendre que l’éveil politique qu’a connu le citoyen camerounais oblige le régime à réfléchir à des stratégies de pérennisation. L’annonce de la victoire ou du moins de l’affaiblissement du Rdpc à l’issu des scrutins législatifs et municipaux explique ceci. Maintenant pour ce que j’en pense, au risque de me répéter, c’est que le régime s’est enfermé dans un juridisme systématique. Je parle bien d’une interprétation de la loi qui lui sied, sauf qu’on ne peut pas toujours se mettre en marge de l’éthique et de la vertu. A force de tirer sur la corde, la population au nom de qui ils gouvernent ne se reconnaîtra plus en eux, les exemples de l’Algérie et du Soudan sont instructifs de la lassitude d’une population qui ne se reconnait plus en ses dirigeants.

Sans tenir compte des revendications de l’opposition, le parti au pouvoir a modifié et complété unilatéralement le Code électoral. Selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer une telle manœuvre ?

Je saluerai toujours un management qui sait se remettre en question. Le caractère unilatéral de la modification, est conforme à la condescendance du régime, il n’est plus utile de revenir dessus. Par contre, ce qui peut être intéressant, c’est d’étudier ces modifications et de juger de la volonté du régime à avoir un code électoral consensuel.

Vous avez déposé une demande de légalisation de votre parti depuis des semaines, mais l’administration territoriale tarde à vous délivrer cet acte de naissance. Pourquoi une telle réticence d’après vous ?

Je ne peux me verser dans les supputations pour justifier les lenteurs administratives généralisées du gouvernement. Vous remarquerez la constance dans cette façon d’évacuer les affaires de l’Etat. Par contre je sais qu’en cas de silence administratif, le parti est légalisé au bout de 3 mois.

Que comptez-vous faire si jamais l’administration publique venait à ne pas légaliser votre parti avant la tenue des prochaines régionales ?

En cas de non légalisation ? Nous avons un plan B. Nous évoluerons au sein du Pcrn ( parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, Ndlr.) et je rappelle que la convention avec le parti Univers reste et demeure d’actualité.

Qu’est-ce qui explique le fait que les libertés fondamentales semblent de plus en plus restreintes au Cameroun depuis la dernière présidentielle ? Selon vous, le régime en place a-t-il peur ou se reproche-t-il de quelque chose ? Si oui, quoi par exemple ?

Les libertés fondamentales ne sont pas plus restreintes qu’avant. Je vous rappelle l’embastillement des leaders politiques qu’étaient feu Samuel Eboa, et Jean-Jacques Ekindi et bien d’autres. Ça relève d’une constance du régime. Ce que je qualifierai de regain de restriction, s’explique simplement par l’entrée de nouveaux acteurs politiques qui sont dans la logique de défiance de l’ordre établi par des moyens plus ou moins républicains. On se retrouve donc dans un schéma qui oppose un régime prêt à tout pour asseoir son pouvoir d’un côté, et de l’autre une opposition prête à tout pour arriver au pouvoir. Si vous me demandez où je me situe dans ce combat, je dirai simplement que seul le peuple décide. Il décide de l’opportunité, de la méthode, et même du leadership. Je suis au service du peuple, je suis sur le terrain, je le sensibilise, je le responsabilise…

« …les exemples de l’Algérie et du
Soudan sont instructifs de la
lassitude d’une population… »

Des partisans du Mrc sont embastillés depuis des mois. Cette situation vous interpelle-t-elle en tant qu’acteur de l’opposition ? Votre parti envisage-t-il d’engager des actions pour demander leur libération ?

Évidemment que cette situation m’interpelle. Il est quand même inquiétant que dans un pays se disant démocratique que l’on puisse réduire les droits fondamentaux des citoyens par le biais de lois floues. Oui, les manifestations peuvent être interdites par le représentant de l’administration territoriale si elles peuvent mener aux troubles à l’ordre public. Il est donc intéressant de savoir ce qu’on met dans ‘’trouble à l’ordre public’’. Est-ce qu’on envisage mener des actions pour demander leur libération ? Nous l’avons fait dès que l’information nous est parvenue, mais attention !!! Nous ne nous substituerons pas aux institutions judiciaires de notre pays, nous n’avons pas tous les éléments du dossier et ne pouvons pas avoir une position en l’absence des détails du dossier. Nous militons pour qu’ils soient jugés dans le respect de la loi, dans la transparence. Nous nous mobiliserons pour le respect de leurs droits.

Quel bilan faites-vous des actions que vous menez sur le terrain depuis le mois de janvier 2019 ?

Le bilan est très bon. Je ne remercierai jamais assez les populations qui me suivent et m’accueillent, me couvrent de leur sollicitude et de leur affection. Une fois dit, je peux vous dire que rien ne vaut le terrain. On réalise que le service public de base n’est pas rempli, des milliers de compatriotes sans cartes d’identités, des compatriotes qui n’ont pas le temps de s’occuper de la politique parce que leurs besoins primaires sont leurs préoccupations. Quand je vois ça j’ai mal, et ça me conforte dans mon choix de me battre pour mes frères.

Interview réalisée par Joseph Essama

Minette Libom Li Likeng : « Nous allons mettre fin à la tolérance administrative »

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En quoi l’opération spéciale de recouvrement des droits d’entrée des opérateurs privés de la messagerie, est-elle bénéfique ?

L’opération que nous venons de lancer vise d’abord à sensibiliser les opérateurs privés du secteur postal sur l’importance qui est la leur parce que le secteur postal est appelé à jouer un rôle clé dans le développement de l’économie nationale et particulièrement au niveau de l’économie numérique. Avec le e-commerce et autres, l’inclusion du transfert d’argent, on a besoin du secteur postal. L’opérateur public ne peut pas agir seul, on a besoin du secteur privé. Les activités qui relèvent du secteur postal sont encadrées et régulées. Il se trouve donc que les opérateurs du secteur privé qui ont ambitionné d’avoir des parties concédées de ces activités ne se sont pas conformés à la loi. La tolérance administrative a fait prospérer cette situation. Nous avons donc voulu les sensibiliser aujourd’hui en leur donnant une période de soixante jours, parce qu’il y a eu dans le passé plusieurs autres opérations de sensibilisation mais qui n’ont pas été suivies de répression. Cette fois-ci, nous mettons fin à la tolérance administrative parce qu’il est impératif que nous accompagnons les opérateurs privés du secteur postal qui vont véritablement contribuer au développement de l’économie nationale. Au bout de soixante jours, les collaborateurs du ministère des Finances qui sont mis à notre disposition vont procéder au recouvrement forcé conformément à la règle.

Comment est-ce que cette opération de recouvrement va-t-elle se déroulée sur le terrain ?
Déjà sur le terrain, aujourd’hui ici à Yaoundé, nous avons réunis les opérateurs postaux de la région de l’Est, du Sud et du Centre. La semaine prochaine à Douala, il y aura les opérateurs du Littoral du Sud-ouest et de l’Ouest ; et à Ngaoundéré, ceux de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. Apres cette période de sensibilisation et d’échanges, les opérateurs posent les questions on enregistre leurs doléances, le temps de leur donner de se conformer à la réglementation parce qu’il y a certains qui ont déposé des dossiers, ils n’ont plus suivi et un joli mot de tolérance administrative a été donné, autorisation provisoire qui semble être définitif pour certains. Nous disons donc à ceux-là qui étaient dans l’informel et dans l’illégalité qu’ils ont soixante jours pour se conformer. Nous donnerons l’autorisation à ceux qui auront respecté la loi, pour les autres on va les sanctionner parce qu’il y aura sur le terrain des équipes. Particulièrement pour le secteur postal, la loi postale de 2006 a prévu qu’en attendant la mise en place d’une agence de régulation postale, ce qui est en cours, c’est le ministère des Postes et télécommunications qui a une direction en charge de la régulation.

Ces opérateurs occupent visiblement le vide qui a été laissé par la Campost. Est-ce qu’au même moment, la Campost est en train de suivre sa mise à jour pour assurer le service de la messagerie ?

La Campost a traversé une période difficile et la faute est un peu partagée entre le secteur privé, l’administration et l’Etat. Il est question pour Campost d’avoir un contrat plan car elle est entrain de se redynamiser et si ces opérateurs ne s’arriment pas lorsque la Campost va redevenir performante, ceux-là vont fermer tous seuls, parce que nous avons besoin de la poste. La poste est la seule administration qui est présente même dans les coins reculés. Si on veut réaliser l’inclusion sociale et l’inclusion financière, on a besoin de notre poste. Alors, notre poste nous n’allons pas la tuer, nous n’allons pas laisser qu’elle soit envahie par les opérateurs privés. La Campost ne va pas agir seule ; elle a besoin des partenaires du secteur privé et surtout ceux qui sont en règle.

Alice Cabrinelle Kakmeni (Stagiaire)
Source : Défis actuels

Régulation : L’Etat lance le recouvrement de la redevance postale

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Fini la récréation. Les opérateurs privés de la messagerie vont devoir payer tout ce qu’ils doivent à l’Etat. Parole du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) qui vient de lancer une opération de recouvrement des redevances postales auprès de tous ces opérateurs du secteur postal qui jusqu’ici, continuent de mener leurs activités dans le non respect des règles en vigueur. « Le lancement officiel de l’opération de recouvrement des créances de la redevance postale rentre dans le cadre de la régulation du secteur postal et consacre l’engagement de l’Etat à en faire un outil majeur d’inclusion financière, numérique, au service de l’émergence du Cameroun », explique la ministre Minette Libom Li Likeng.

Depuis la libéralisation du secteur postal renseigne un cadre du ministère des Postes et Télécommunications, la taille du marché s’agrandit chaque jour avec l’entrée de nouveaux
opérateurs privés dont les activités se développent en marge de la légalité. Avec pour conséquence : « le non paiement des droits d’exploitation du réseau postal à l’Etat, conformément à la réglementation en vigueur et l’instauration d’une concurrence déloyale ». Or, les statistiques publiées par la Direction de la Régulation et du Contrôle des Activités Postales font état de plus de 230 opérateurs privés postaux recensés et qui exercent dans l’illégalité car ne disposant d’aucune autorisation d’installation et d’exploitation du réseau postal. « Au regard des conséquences de la situation de non respect de la réglementation qui règne dans le secteur, il était temps que l’Etat prenne ses responsabilités et amène tous les opérateurs qui évoluent en marge de la réglementation à se mettre en règle en déposant un dossier conforme et en payant les droits requis pour l’exercice de leur activité », prévient Minette Libom Li Likeng.

Ainsi donc, cette opération dont l’objectif principal vise à recouvrer les créances de la redevance postale a entre autres missions de : déterminer la situation administrative de chaque opérateur ; déterminer la situation financière et comptable de chaque opérateur dans le cadre du paiement des droits d’entrée ; régulariser la situation des opérateurs en vue de finaliser leurs dossiers d’autorisation ; sensibiliser les opérateurs à payer les créances, etc. La première phase de cette opération concerne les régions du Centre, du Sud et de l’Est. La suite de l’opération se déroulera dans les autres régions au cours des prochaines semaines. A tous les opérateurs non encore en règle, un délai de 60 jours leur est accordé par le Minpostel, pour se conformer aux prescriptions réglementaires.

Alice Cabrinelle Kakmeni (Stagiaire)
Source : Défis actuels

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