lundi, juin 1, 2026
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Tuerie de Ngarbuh : L’armée avoue le crime, mais relativise et se justifie

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Sous le feu des critiques, le ministère de la Défense (Mindef), par la voix du colonel Cyrille Atonfack, le chef de la division de la communication, s’est vu obligé de réagir aux accusations attribuant la responsabilité de l’assassinat des femmes et enfants de Ngarbuh dans l’arrondissement de Ndu, aux forces de défense et de sécurité du Cameroun. « Le ministre de la Défense dément formellement ces allégations mensongères, et précise à la lumière des informations méthodiquement et professionnellement recoupées, qu’il s’agit tout simplement d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région». En clair, l’incident est survenu dans la foulée d’une intervention des forces de défense et de sécurité nationales. De façon précise, « le 14 février 2020, un groupe de six éléments des forces de défense dont quatre militaires et deux gendarmes renseigné par des repentis a effectué une approche de reconnaissance nocturne à pieds vers une habitation de Ngarbuh transformée en camps fortifié, véritable base logistique de marchandises illicites, de réception des armements et munitions de tous calibre, et de stockage et revente de stupéfiants », détaille le patron de la communication du Mindef.

Dans la suite, on apprend qu’il s’en est suivi « un échange de tirs nourris » entre les parties. Avec à la clé la mise « hors d’état de nuire de 7 des terroristes présents sur les lieux ». Mieux « les combats vont se poursuivre jusqu’à l’explosion de plusieurs contenants de carburant, suivi d’un violent incendie qui va affecter quelques habitations voisines». Le décompte des victimes selon le signataire du communiqué, fait état de cinq victimes dont une femme et quatre enfants. Et donc un bilan qui conteste les chiffres communiqués par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. A propos, le communiqué du chef de la division de la communication du Mindef écrit que la propagandiste sécessionniste a exploité dans sa « mise en scène macabre » des images de la « neutralisation de quatre terroristes » dans le département de la Mezam courant 2019. Pour autant, le communiqué annonce une enquête approfondie, confié conjointement à la gendarmerie nationale et à la sécurité militaire.

Nord-ouest : L’assassinat de 22 femmes et enfants suscite l’émoi

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C’est une saint valentin tristement mémorable pour les populations de la région du Nord-ouest qui ont vécu des scènes de violence meurtrières. La fête de l’amour a été noircie dans les départements du Bui et du Donga-Mantung. Mais particulièrement dans le village Ntumbo, près de Ngarbuh (Donga-Mantung). Des hommes armés y ont abattu et brûlé vifs plus d’une trentaine de personnes dont 22 femmes et enfants. Les faits d’abord annoncés par les journalistes Mimi Mefo et Michel Biem, et la fondation Ayah Paul, ont été confirmés par la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies. « Des hommes armés ont tué vendredi 22 civils, dont 14 enfants et des femmes, dans un village d’une province peuplée par la minorité anglophone dans le nord-ouest du Cameroun», a annoncé dimanche l’Organisation des Nations unies (Onu), à l’Agence France presse. « Les éléments de preuve indiquent que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants. Il y a eu au moins 22 morts, parmi eux 14 enfants, dont 11 filles et neuf âgés de moins de 5 ans, une mère enceinte et deux femmes qui portaient leurs bébés », a précisé James Nunan, le chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Les premières sources annonciatrices de ces événements macabres pointaient du doigt les forces de défense et de sécurité du Cameroun. Une ligne suivie par des leaders politiques et de la société civile. En condamnant ces actes, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto écrit que « le régime dictatorial et le chef suprême des forces de sécurité et de défense sont les premiers responsables de ces crimes ». Pour Edith Kah Walla, présidente du Cameroon people’s party (Cpp), « tous les témoignages accusent l’armée». Autant que Me Agbor Bala, président du Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (Chrda), qui a condamné « l’horrible meurtre » de « femmes et d’enfants (…) par les forces de défense de l’Etat ».

Cela survient moins d’une semaine après la tenue du double scrutin législatif et municipal au Cameroun. Des élections boycottées par le Mrc, le Cpp, avec parmi les raisons, la persistance de la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Après avoir engagé une campagne contre le mot d’ordre du boycott lancé par le parti de Maurice Kamto, le gouvernement a réussi l’exploit d’organiser les élections dans les deux régions en guerre; vantant les civils qui ont bravé les menaces des sécessionnistes, pour aller voter.

Financement des PME : Louis Paul Motaze veut lancer le Crowdfunding

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Budget 2020 : ce qui va changer

Il ne fait point de doute que la crise économique qui sévit depuis quelques années au Cameroun a sérieusement impacté la capacité des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à financer leurs différentes activités. La solution semble désormais toute trouvée. En effet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze va lancer le 20 février prochain à Douala, capitale économique, un atelier national sur le crowdfunding, mode de financement alternatif qui permet de collecter des ressources dédiées au développement des projets auprès des internautes. Et ce, à travers des plateformes offrant une grande visibilité aux projets des entreprises, des particuliers et des associations. Cet atelier qui rassemble à la fois les acteurs du milieu des affaires que des porteurs de projets va se tenir sur le thème « le crowdfunding : financement participatif au service des Petites et Moyennes Entreprises ». Mais en attendant le début effectif de cet atelier, les porteurs de projets peuvent déjà s’inscrire sur le site dédié à cette activité, à savoir www.ateliercrowfunding-minfi.com. A la question de savoir pourquoi le Minfi a mis sur pied cette initiative, des experts rencontrés dans ce département ministériel répondent que cela répond à la rareté des sources de financement et aux incertitudes des marchés en raison de la croissance de la demande en financement. Selon ces derniers, le crowdfunding permet aux petits porteurs de projets et à certaines PME de « participer à l’émergence du secteur d’activité, grâce à la mobilisation directe des fonds qu’il favorise auprès des contributeurs en période de mise en œuvre du projet ».

Autres solutions

Il convient de souligner que nombre d’initiatives ont déjà été prises par le gouvernement pour pallier l’insuffisance de financement à laquelle font face les PME. Il s’agit par exemple de la « création de l’Agence de Promotion des PME et de la Banque camerounaise des PME ; la mise en place des Centres de formalités de création d’entreprise et la promotion des Centres de gestion agréés pour assister les dirigeants des PME. La baisse de un million à 100 000 francs CFA du montant minimum du capital social des Sociétés à Responsabilité Limitée (Sarl) ; l’ouverture d’un Bureau de Mise à Niveau des entreprises évoluant dans le secteur industriel.» Comme autres solutions, certains spécialistes tels que Christian Lambert Nguena un ensemble de solutions, notamment que « l’Etat devrait développer et maintenir une politique d’assainissement et de facilitation des mécanismes de financement des PME ; les promoteurs des PME et entrepreneurs devraient remettre en cause et corriger leurs comportements préjudiciables à la recherche de financement ; et enfin les institutions financières devraient, à l’instar de l’État, faciliter le processus de financement des PME ».

Junior Matock ( par (Défis Actuels)

Municipales 2020 : la nouvelle répartition des communes

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Les résultats provisoires de l’élection municipale du 9 février dernier sont connus. Selon les rapports rendus publics par les Commissions communales d’Elections Cameroon (Elecam), ce sont au total 10 partis politiques qui vont régner sur les 360 communes que compte le Cameroun.
Le diktat du Rdpc en régions anglophones
Ainsi donc et sous réserve des résultats définitifs, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) est bien parti pour être sacré « grand vainqueur » de ce scrutin qui a pourtant été boycotté par de nombreux électeurs. Le parti de la flamme s’en tire avec des élus dans toutes les régions du pays. Notamment dans le Sud et le Sud-Ouest, où les résultats le donnent respectivement vainqueur de la totalité des 29 et 31 communes en jeu. Bien plus, à la consultation de ces résultats, l’on peut relever que le Rdpc devrait à lui seul assurer, en totalité ou en partage, le contrôle de 316 communes sur l’ensemble du territoire national. Le parti de Paul Biya, des données de ces résultats, impose son diktat, même dans les régions que beaucoup pensaient acquises à l’opposition, comme en zone anglophones.
Le SDF chute et conteste les chiffres
Outre le Sud-Ouest où le Rdpc est annoncé avec un 100 %, la victoire serait tout aussi significative dans la région du Nord-Ouest où le parti devrait avoir raflé 33 communes, laissant la dernière au Social Democratic Front (SDF) qui conteste ces chiffres. « Ce sont des chiffres abracadabresque, lâche un cadre du parti de la balance. Qu’on nous dise quand est-ce que ces Commissions d’Elecam ont siégé dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Il faut qu’on soit sérieux. Personne n’est en mesure de donner les résultats issus de ces scrutins ». Les résultats publiés par les Commissions communales d’Elecam indiquent en effet que le parti de Ni John Fru Ndi n’a décroché que 4 communes. Outre dans la région du Nord-Ouest, le SDF aurait également récolté des points dans le Littoral (2 communes) notamment à Loum et à l’Ouest notamment la commune de Bafoussam 1er. Le parti historique du 26 mai 1990 se serait ainsi fait battre par le parti au pouvoir dans les mairies de Zhoa et Furu-Awa (département de la Menchum dans le Nord-Ouest), qu’il contrôlait depuis leur création. Le Social Democratic Front devrait aussi perdre la mairie de Douala IIIe.
Si ces résultats se confirment, le parti au pouvoir devra aussi contrôler 65 communes dans la région du Centre notamment les 7 mairies du département du Mfoundi ; les 6 communes du Nyong et So’o ; les 5 du Nyong et Mfoumou ; les 8 de la Mefou et Afamba et les 4 de la Mefou et Akono etc. Le Rdpc qui s’est arrogé tous les 29 sièges communaux de la région du Sud garde aussi le contrôle de la quasi-totalité de la région de l’Est avec 32 sièges contre 1 seul pour l’Undp. En revanche, le parti au pouvoir ne règnera pas en maitre dans certaines régions. A l’Ouest par exemple, le Rdpc va cohabiter politiquement avec l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), le Mouvement citoyen national du Cameroun (Mcnc), l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) et le Social Democratic Front. Le parti au pouvoir a été battu dans le Haut Nkam par l’UMS de Pierre Kwemo, qui a pris les communes de Bafang et de Banwa. Le Rdpc perd aussi la commune de Banka, tombée entre les mains du (Mcnc) et celle de Bafoussam 1er, contrôlée par le SDF.
L’Undp se positionne
Selon les résultats provisoires, le Rdpc est secondé par l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Undp) qui obtient 16 communes dans l’ensemble du pays. L’Undp verra ses élus siéger dans 4 régions, notamment l’Extrême-Nord (4 mairies), le Nord (3 mairies), l’Adamaoua (8 mairies) et l’Est (1 mairie). Cette formation politique a damé le pion au parti au pouvoir en remportant les communes comme celle de Garoua Boulai, qui a longtemps été la chasse gardée du Rdpc. Le parti de Bello Bouba Maigari fait une percée fulgurante en particulier dans l’Adamaoua où il obtient 8 sièges sur les 21 que compte cette région notamment les communes de Guider, Touboro, Garoua- Boulai, Ngaoundéré 1er, Ngaoundéré 2, Banyo.
Le Pcrn entre par la grande porte
Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) caracole en troisième position sur la liste des partis par ordre de mérite des résultats publiés par les Commissions communales d’Elecam. Le parti de Cabral Libii se verra représenter dans deux régions, avec 5 élus dans le Centre et 2 élus dans le Littoral. Pour sa première participation à une élection municipale, le Pcrn réussit l’exploit de remporter 7 communes dont 5 dans le Nyong et Kelle et 2 dans le département du Wouri. Par cette prouesse, le Pcrn a signé l’acte de décès de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) qui contrôlait encore une partie des communes du Nyong et Kelle.
L’UDC contrôle son Noun, le Fsnc garde le rythme
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) reste le maitre dans le département du Noun. Le parti d’Adamou Ndam Njoya sort vainqueur dans 6 communes sur les 9 que compte ce département. L’Undp siègera ainsi dans les communes de Foumban, Koutaba, Malentouen, Massangam, Njimom et Foumbot. Le Front pour le Salut National du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma Bakary est présent dans les régions de l’Extrême-Nord (une commune) et du Nord (2 communes). Avec son total de 3 mairies notamment dans les communes de Lagdo et Pitoa, le Fsnc rejoint fait un bon score. Comme le Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (Mpcn). Le parti de Paul Eric Kingue signe sa nouvelle entrée à raflant deux communes dans la région du Littoral, notamment celle de Njombe-Penja et celle de Dibombari.
Les conseillers municipaux
Plusieurs partis politiques qui n’ont pas pu remporter des communes entières ont quand pu glaner des sièges de conseillers municipaux. L’Univers de Prosper Nkou Mvondo obtient deux conseillers municipaux dans la commune de Ngaoundéré III. Le Parti de l’Alliance Libérale (PAL) de Célestin Bedzigui s’en sort avec cinq sièges dans la localité de Monatélé. Dans la même commune l’on retrouve également le Front des Démocrates du Cameroun (FDC) de Denis Emilien Atangana qui récolte un siège. Le Mouvement Progressiste (MP) de Jean Jacques Ekindi a pu glaner deux sièges à la mairie de Douala 1er. De même que certains des 10 partis politiques qui ont pu remporter des mairies, partagent également des sièges dans des communes contrôlées par d’autres partis politiques.
Joseph Essama

Samsung Cameroun présente Stanley Enow comme le nouvel ambassadeur de la marque.

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Samsung Cameroun présente Stanley Enow comme le nouvel ambassadeur de la marque.

Le musicien urbain camerounais Stanley Enow a été présenté, jeudi 6 février 2020, comme le nouvel ambassadeur de la marque Samsung Cameroun dans le cadre d’un accord signé au siège de Samsung à Douala.

Ce nouveau contrat d’ambassadeur s’étend sur une période de 12 mois et devrait permettre de mieux faire connaître tous les produits Samsung au Cameroun et dans la sous-région.

Stanley Enow est un artiste talentueux et très respecté qui incarne les valeurs de la marque Samsung. Nous sommes heureux de l’accueillir au sein de #TeamSamsung et nous promettons à nos clients des projets et des promotions plus passionnants dans les mois à venir et au-delà.

Par Défis Actuels

Elections : Des cas de fraude signalés

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Elecam n'aura pas su sécuriser les votes

Le double scrutin du 09 février dernier ne s’est pas déroulé sans anicroches. Dans plusieurs circonscriptions électorales, l’on a enregistré des irrégularités imputables soit à certains responsables d’Elections Cameroon (Elecam), de l’Administration et aussi de certains partis politiques.

A Monatele dans le département de la Lekie, région du Centre, le candidat du Front des Démocrates Camerounais Denis Emilien Atangana, aux élections municipales accuse le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais de fraude. Denis Emilien Atangana affirme qu’il a été empêché de voter. En plus, il ajoute qu’au sortir du scrutin, plusieurs procès-verbaux ont été falsifiés par les militants du Rdpc, notamment ceux des bureaux de vote de Nkolve. Les procès-verbaux querellés ont ensuite été rejetés à la suite d’une réunion de crise présidée par le préfet de la Lekié.

Dans la localité de Bourha, département du Mayo Tsanaga, région de l’Extrême Nord, les fraudes auraient particulièrement été massives, entraînant le courroux des militants de l’Undp qui auraient ensuite saccagé la Sous-préfecture de Bourha. Selon Yaouba Aouda, originaire de la localité, « la Sous-préfecture a été attaquée par les militants de l’Undp, seul concurrent du Rdpc dans cette localité, qui accusent le sous-préfet d’avoir aidé le Rdpc a gagné les élections ». Yaouba Aouda note que cette pratique est monnaie courante à Bourha, « chaque sous-préfet qui vient se comporte comme un militant du Rdpc. C’était le même scenario qu’on a observé lors de l’élection présidentielle », regrette-t-il.

A Yagoua, région de l’Extrême Nord, l’on annonce avoir trouvé 100 bulletins de vote du Rdpc dans la poche d’un responsable de bureau de vote. Sur sa page Facebook, l’activiste Haman Cameroun précise que « ce membre de bureau de vote, par ailleurs militant du Rdpc est connu pour les fraudes dont il a été l’auteur lors des précédentes élections. »

Contestation des résultats pour des irrégularités

Dans une lettre signée le 10 février dernier, le président de la commission communale des élections du Rdpc à Bafoussam 1er , annonce que son parti va saisir ses avocats pour contester les résultats des élections pour causes d’irrégularités. Ce responsable du Rdpc affirme qu’il détient des preuves de ces dysfonctionnements qui selon lui doivent conduire à l’annulation du scrutin.

Il faut ajouter qu’en dehors des cas de fraudes signalés plus haut, certains responsables de partis politiques sont montés au créneau pour dénoncer de multiples cas de fraudes lors de l’élection. C’est le cas de Cabral Libii qui accuse le Rdpc d’avoir convoyé des « charters de mercenaires depuis Yaoundé pour aller voter à Eseka ». C’est aussi le cas du SDF, qui malgré l’arsenal antifraude qu’il a déployé, continue d’accuser le Rdpc d’avoir acheté des militants à Douala pour voter en sa faveur.

Tous ces cas de fraude ont été porté à l’attention d’Elecam, les plaignants attendent que l’organe chargé d’organiser et de superviser les élections décide de l’annulation ou non des résultats dans les localités où les irrégularités ont été observées. En cas de non annulation, les plaignants seront obligés de saisir le Conseil Constitutionnel qui est chargé de proclamer les résultats.

Par Joseph Essama

Législatives et municipales 2020 : Les ratés qui ont coûté des voix à l’opposition

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Beaucoup d’appelés, peu d’élus ! Au soir de la proclamation des résultats officiels des élections municipales et législatives qui se sont tenues le 9 février dernier, il y aura des cris de joie, mais surtout des grincements de dents au sein de l’opposition. Si certaines tendances laissent présager une légère reconfiguration au sein des conseils municipaux et de l’Assemblée nationale due notamment à quelques victoires des principaux adversaires du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) au pouvoir, reste que ces derniers ont multiplié des erreurs plus ou moins fatales pour le changement tant revendiqué.

Le Mrc et l’appel au boycott

Si les résultats officiels de ce double scrutin ne sont pas encore connus, de grandes tendances se dessinent. Et annoncent la « razzia » du Rdpc. Sans doute à cause du fort taux d’abstention né de l’influence du principal parti de l’opposition, le MRC, qui avait appelé au boycott de ces élections, peu de temps après le début de l’opération des dépôts de dossiers de candidature. « Le MRC appelle les Camerounais à ne pas aller voter et à rester chez eux le 9 février 2020 afin de ne pas cautionner les élections qui ne ramèneront pas la paix dans notre pays », a déclaré Maurice Kamto, rival malheureux de du président Paul Biya, libéré début octobre 2019 après avoir passé plus de huit mois derrière les barreaux, pour avoir organisé des marches visant à contester les résultats de la présidentielle de 2018. « Organiser des élections au Cameroun aujourd’hui, qui plus est des élections locales, sans avoir rétabli la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, c’est donner le message que les populations [de ces régions] ne sont pas des Camerounais et, ce faisant, consacrer la partition de fait du pays », avait ajouté M. Kamto, invitant « tous les partis politiques de l’opposition, l’ensemble de la société civile, les organisations et autres forces religieuses » à boycotter ce double scrutin. Un appel qui a non seulement été bien accueilli par certains partis de l’opposition comme le Cameroon Peoples’s Parti (CPP) de Kah Wallah, des figures influentes de la société civile telles que l’avocate Alice Nkom, les militants et sympathisants du MRC, mais aussi une grande partie des citoyens inscrits sur les listes électorales qui ont vite fait de dénoncer l’organisation de ces élections, s’inquiétant de leur crédibilité, au moment où le pays est confronté à de multiples crises. Conséquence, « peu de Camerounais ont voté et le Rdpc s’est retrouvé seul dans de dizaines de circonscriptions, constate un analyste politique. Dommage pour l’opposition qui a gâché une occasion de faire reculer le parti au pouvoir aussi bien au sein des conseils municipaux, qu’au sein de l’Assemblée où le Rdpc revendiquait 148 sièges sur 180 avant ces élections ».

Projets mal ficelés

Comme à chaque élection, les différents partis de l’opposition et leurs candidats respectifs avaient chacun son projet de société selon la commune ou la circonscription concernée. Seulement, les mêmes mots (expressions) sont revenus à chaque fois. Ainsi donc, l’on a parlé de : mettre fin aux crises ; développer les localités et le pays ; protéger et faciliter l’épanouissement des populations ; améliorer la qualité de l’éducation, investissement ; créer des emplois pour les jeunes ; améliorer l’offre en électricité et en eau potable de façon régulière ; éclairer les quartiers, les villages et les villes etc. Le problème, « c’est qu’en plus d’être redondants, ces différents projets de société avec la faiblesse d’être très peu détaillés notamment en terme de faisabilité », explique P. Mang, enseignant et habitant du quartier Ekounou dans la Commune de Yaoundé IV. « Les candidats ont eu de la peine à expliquer de manière précise, comment ils entendent implémenter leurs projets, dit-il. C’est bien de promettre des forages, de l’éclairage public etc. Mais ce qu’on attend c’est de savoir : qui va financer ces projets ? A hauteur de combien ? Dans quel délai ces projets seront mis en œuvre ? Et comment la population va-t-elle pouvoir en profiter ? Ce sont des choses qui ont manqué dans les projets présentés par les candidats notamment de l’opposition qui, au final, ont donné l’impression d’aller à ces élections juste pour justifier le statut d’opposant ».

Campagne au rabais

Qui n’a pas entendu un candidat de l’opposition se plaindre de la « petite » enveloppe qui lui a été octroyée par le ministère de l’Administration Territoriale pour financer la campagne ? Tous, ou presque, ont en effet « pleurniché » sur les « faibles » sommes qui leur ont été versées. Du coup, nombreux ont opté pour une campagne au rabais. Si certains ont été aperçus qu’à de très rares occasions, d’autres par contre, ont choisi les réseaux sociaux comme principal canal pour battre campagne. Mais pour quel résultat ?

Par Arthur Wandji

Nyong et Kelle : Cabral Libii dompte l’Upc

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Encore en route ici pour la Sanaga maritime, Cabral tient déjà le Nyong et Kelle

Pour la prochaine mandature, l’Union des populations du Cameroun (Upc) ne sera pas représentée dans le département du Nyong et Kelle, ni dans les conseils municipaux, ni à l’Assemblée nationale. En revanche, l’Upécisme ne mourra pas dans ce fief du parti des pionniers de la lutte pour l’indépendance. Du moins c’est le combat que veut s’approprier Cabral Libii. « Le combat est si noble que nous n’avons besoin de l’autorisation de personne pour nous l’approprier », a lancé le président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) à ses partisans à Boumnyebel, le village d’origine de Ruben Um Nyobe qui est vu ici comme le cordon ombilical de l’upécisme. C’est dans ce village de l’arrondissement de Ngog-Mapubi que la tête de liste du Pcrn aux législatives dans le Nyong et Kelle a tenu son dernier meeting de campagne le 8 février 2020. A l’occasion, l’homme a réitéré et proclamé son attachement à l’upécisme. Mieux, Cabral Libii s’est fondu dans la peau du Mpodol. «Il y a un illustre mort natif de Boumnyebel ; Um Nyobe, il s’appelait. Si le destin a voulu que je lui succède, rien ne pourra m’empêcher d’y arriver. Je suis heureux de pouvoir le réveiller » s’est-il vanté. Réagissant aux commentaires d’un speaker qui estime que « Cabral réveille les morts chaque fois qu’il arrive ici à Boumnyebel ». Et l’homme refuse d’être emprisonné dans la personne de Um Nyobe, alors que l’upécisme globalisait le Cameroun entier. « J’étais dans le village d’Ossende Afana. J’y ai trouvé Ossende joseph, son frère cadet, qui m’a donné sa canne, sa dernière canne, et m’a dit :’’fils je te donne le pouvoir’’. Je ne sais pas si tout cela est une prémonition », relativise-t-il. Mais reste convaincu que « je serai le président de la 3ème République si vous le voulez ». Et « le changement commence dès demain », proclamait Cabral à Boumnyebel. Alors « si vous avez décidé que je sois celui-là qui va achever le combat des Um Nyobe, vous savez ce qu’il reste à faire », a-t-il interpellé la foule. Et « tant que nous vivrons, le combat des illustres se poursuivra », a-t-il assuré.

Après avoir échoué à atterrir au Palais présidentiel en 2018, Cabral Libii a décidé de reprendre l’élan par les voies de l’Assemblée nationale. Conduisant la liste de son parti dans le Nyong et Kelle, l’homme a saisi l’opportunité de l’absence de l’Upc à ce double scrutin dans son fief, pour essayer de gagner du terrain. Et rien ne semble l’en empêcher. « Il a son aura, mais l’absence de l’Upc ici dans le Nyong et Kelle lui est profitable. Comme le Pcrn prône la même idéologie que l’Upc, à savoir le patriotisme et la lutte pour l’indépendance, beaucoup de militants de l’Upc se sont alignés derrière Cabral », selon Edgard Auguste Beng, directeur départemental de campagne du Pcrn pour le Nyong et Kelle.

Et les résultats dans l’urne sont évocateurs. Déjà, dans son centre de vote du lycée bilingue d’Eséka, Cabral Libii a raflé la mise. Dans son bureau de vote, le Pcrn a remporté les municipales avec 57 voix, devançant le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) qui dispose de 16 voix, contre six et trois pour le Parti uni pour la rénovation sociale (Purs) dont la tête de liste n’est autre qu’Albertine Ngo Pondi, l’épouse de Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du Parti uni pour la rénovation sociale (Purs), et le Mouvement démocratique des paysans camerounais (Mdpc). Aux législatives, le Pcrn conduit par Cabral Libii l’emporte également avec 68 voix, suivi du Rdpc (10). Le Purs ferme la queue avec quatre voix. Le Pcrn n’avait donc en réalité d’adversaire que l’abstention : sur 143 inscrits dans ce bureau de vote, seulement 82 électeurs se sont manifestés. La même allure est observée dans la plupart des bureaux de vote du Nyong et Kelle.

Noun : trois morts pendant le déroulement des élections

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Le sultanat Bamoun a perdu des fils lors de ces élections

Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, est allé vite en besogne en déclarant que les élections législatives et municipales du 9 février 2020 se sont déroulées dans le calme et sans incidents majeurs. Et pourtant, à Koupa-Matapit, un village de l’arrondissement de Foumban, département du Noun, région de l’Ouest, le dernier double scrutin législatif et municipal a été ensanglanté.

Trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre militants pendant le dépouillement des votes. « Des jeunes, qu’on soupçonnait, d’être des partisans du RDPC, ont débarqué pour créer le trouble dans un bureau de vote où les suffrages étaient favorables au parti concurrent, l’UDC. Une bagarre générale a déclenché, entraînant la mort de trois personnes », a expliqué une source à Cameroon-Info.Net. « Un de nos militants a été assassiné pendant cette pagaille », a affirmé l’honorable Patricia Ndam Njoya, élue et dirigeante de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), parti politique de l’opposition, présidé par Adamou Ndam Njoya. De son côté, le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, Roi des Bamoun et responsable régional du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), a aussi réagi en adressant un message de condoléances aux familles des victimes. « Après l’assassinat de deux de ses fils à Koupa-Matapit, suite un acte de barbarie d’une autre époque, S.M le Sultan Roi des Bamoun, a le profond regret d’adresser ses sincères condoléances aux familles éprouvées par ces actes odieux. Le Roi déplore par ailleurs ces agissements qui sont non seulement ignobles et barbares mais condamnables par toutes les religions et par toutes les lois d’ici et d’ailleurs. Leurs mémoires resteront à jamais gravées dans nos esprits. Puissent leurs âmes reposer en paix dans le meilleur des paradis et que la terre de nos ancêtres leur soit légère », a écrit le monarque dans un communiqué publié le 12 février 2020. La commune de Foumban, bastion imprenable de l’UDC, a été remportée une fois de plus à la majorité absolue, à l’issue des élections communales, par la liste du parti d’Adamou Ndam Njoya, qui y a été fait maire depuis 1996.

Par Arthur Wandji

Législatives et municipales : Les remontées de terrain dans quelques localités

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Ouest la razzia du Rdpc

Dans les 08 départements de la région de l’Ouest, les premières évaluations faites par les Etats-majors de partis politiques créditent le Rdpc de 19 sièges de député, contre 2 pour Union des Mouvements Socialistes de Pierre Kwemo (dans le Haut Nkam) dans la même région. Ainsi les résultats détaillés par département pourraient présentés : 4/4 députés pour le Rdpc dans le département de Bamboutos et 4/4 communes ; 01/ 3 députés pour le Rdpc dans le Haut-Nkam et 5/7 communes. Les deux autres sièges aux législatives dans le Haut-Nkam ont été remportés par l’Union des Mouvements Socialistes (UMS) qui aurait également emporté deux communes dont celle très convoitée de Bafang. Dans sa razzia, le parti au pouvoir obtient 2/2 députés dans les Hauts Plateaux et 4/4 communes ; 2/2 députés dans le Koung-Khi et 3/3 communes ; 4/4 députés dans la Menoua et 5/5 communes ; 2/2 députés dans la Mifi et 2/3 communes. La commune de Bafoussam 1er revient au SDF. 2/2 députés dans le Nde et 4/4 communes sont raflés par le Rdpc et le seul député du Noun est du Rdpc. Mais l’UDC rafle 4/9 communes dans le Noun.

Au centre, le Rdpc frôle les 100 %

Dans la région du Centre, quelques échos reçus jusqu’ici annoncent le Rdpc vainqueur dans plusieurs localités. Ainsi le parti au pouvoir remporterait 7/7 sièges de députés dans le Mfoundi, ainsi que toutes les communes de ce département ; 1/1 siège dans la Mefou et Akono et 4/4 communes ; 2/2 sièges dans la Mefou et Afamba, ainsi que 7/7 communes ; 2/2 sièges dans le Nyong et So’o ; 3/3 députés dans le Mbam et Inoubou. 2/2 dans la Haute Sanaga ; 5/5 députés dans la Lekie ; 2/2 députés dans le Nyong et Mfoumou. Dans la même région, le Pcrn de Cabral libii remporterait les trois sièges de députés qui étaient disputés.

Extrême-nord

Dans la région de l’Extrême-Nord, à Maroua notamment, le Front pour le Salut National du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma remporte avec une majorité relative la commune de Maroua 2. Le Rdpc remporte avec une majorité relative les communes de Maroua 1 et 3. Les deux partis se partagent les deux sièges de député de la circonscription du Diamaré-Centre. Le Rdpc rempile le seul poste de député du Diamaré-Ouest et remporte la commune de Meri. Dans le Mayo-Sava, le Rdpc remporte les trois communes de Tokombere, Mora et Kolofata et conserve les quatre sièges de député. Dans le Logone et Chari, le Rdpc remporte les quatre sièges de député et les 10 communes de ce département. Dans le Mayo-Kani Sud, le Mouvement pour la Défense du Cameroun (MDR) de Dakole Daissala remporte les deux sièges de député et met la main sur les communes de Dziguilao, Touloum et Moulvoudaye. Le Rdpc remporte celle de Guidiguis. Dans la localité du Mayo-Kani-Nord, le Rdpc obtient trois sièges de députés et les trois communes de cette circonscription politique que sont Kaele, Moutourwa et Mindif. Dans le Mayo-Danay Le Rdpc rafle les cinq sièges de député de ce département : Mayo-Danay -Est, Mayo Danay-Sud et Mayo-Danay-Nord et rempile les 11 communes (Yagoua, Gueme, Wina, Gobo, Gueré, Maga, Kai-Kai, Datcheka, Tchatibali, Doukoula et Kalfou). Du côté du Mayo-Tsanaga l’Undp remporte les communes de Hina, Roua et Koza. Le parti de Bello Bouba s’accapare aussi l’unique siège de député de la circonscription de MayoTsanaga-Est. Le Rdpc gagne cinq sièges de députés (Mayo-Tsanaga Nord et Mayo-Tsanaga-Sud) et remporte les communes de Mokolo, Mogode, Mozogo et Bourha.

Adamaoua

Dans l’Adamaoua, département du Faro et Deo l’Undp remporte l’unique siège de député et rafle les communes de Tignere, de Galim-Tignere et de Kontcha. Le Rdpc remporte celle de Mayo-Baleo. Mayo-Banyo (Adamaoua). Le Rdpc obtient les deux sièges de député et les communes de Bankim et de Mayo-Darle. Le candidat de l’Undp devient maire de la commune de Banyo. Dans le département du Djerem , l’Undp remporte la commune de Tibati, le Rdpc celle de Ngaoudal et l’unique siège de député de cette localité. Dans la Vina l’Undp remporte les trois sièges de député et gagne les communes de Ngaoundéré 1, Ngaoundéré 2, Nyambaka et Martap. Le Rdpc remporte les communes de Belel, Ngan-Ha, Mbe et obtient une majorité relative à Ngaoundéré 3.

Nord

Le Septentrion n’a pas déroulé le tapis rouge au Rdpc. Selon les échos du terrain le parti au pouvoir a mordu la poussière dans certaines localités au bénéfice notamment du l’UNDP, même si dans l’ensemble il est sorti vainqueur. Les communes de Mok,yo Oulo, Pitoa et Lagdo seraient ainsi tombées dans l’escarcelle du FSNC de Issa Tchiroma Bakari. Son parti jubile d’ailleurs dans la perspective d’avoir un siège au parlement. Dans le Mayo-Rey, l’Undp aurait écrasé le Rdpc à Touboro avec près de 10.000 voix d’écart et le Rdpc et conserve ses communes de Madingring, Rey-Bouba et Tcholliré. Dans le Faro, le Rdpc remporte l’unique siège de député et les communes de Poli et Beka. Dans Mayo-Louti (Nord), trois partis se partagent les trois communes de ce département. L’Undp gagne Guider, le Rdpc, Figuil et le Fsnc de Tchiroma, Mayo-Oulo. Dans la Bénoué, le Rdpc remporte les communes de Garoua 1, 2 et 3. Le parti au pouvoir gagne également celles de Dembo, Bardaké, Touroua, Gashiga, Ngong et obtient une majorité relative à Bibémi. Le Fsnc remporte les communes de Pitoa et Lagdo et l’Undp, celle de Baschéo.

Nord-Ouest : le Rdpc rafle la quasi-totalité des communes

Dans la région du Nord-Ouest, le Rdpc sort vainqueur et remporte 28/30 communes que comptent la localité. Le Social Democratic Front perd ainsi tous ses fiefs historiques de Boyo, Bui, Ndonga Mantung, Menchum, Mezam, Momo et ne conserve que deux communes à Bamenda I et II. Même si les résultats des législatives dans le Nord-Ouest et ceux du Sud-Ouest ne sont pas encore connus, on peut croire que cette élection a sonné le glas du SDF, car ce parti risque de perdre son groupe parlementaire à l’Assemblée. Le candidat du SDF aux élections municipales dans la commune de Douala V Carlos Ngoualem, après avoir reconnu sa défaite, a estimé que son parti doit faire un bilan de la dernière campagne et en tirer les leçons et les conséquences qui s’imposent.

Littoral : Nourane députée, Nintcheu repêché

Dans la région du Littoral, le fait majeur qui marque ces élections, est l’entrée annoncée au parlement de Nourane Foster, candidate du Pcrn. Selon les résultats qui fuitent des quartiers généraux de certains partis, l’on observe que pour les législatives dans la circonscription du Wouri Est, le Rdpc aurait raflé 2 sièges de députés, tandis que le parti de Cabral Libii aurait remporté un siège. Le candidat sortant du SDF, Jean Michel Nintcheu lui, a été repêché. Et devrait occuper le dernier siège en jeu dans cette partie de la région du Littoral. Pour ce qui est des municipales, le SDF et l’Undp pourraient quitter le conseil municipal de la mairie de Douala IIe, au profit du Rdpc qui aurait raflé les 41 conseillers municipaux de la commune. Selon les mêmes résultats, le Rdpc contrôlerait aussi le seul poste de député de cette localité. Dans le Moungo, l’on note aussi l’éventuel retour de Paul Eric Kingue qui selon ses propres dires, aurait remporté le scrutin à la mairie de Njombé-Penja. Le candidat du Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (Mpcn), annonce aussi que son parti a gagné la mairie de Dibombari.

Par Joseph Essama

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