jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 513

CHAN 2020 : Le Cameroun démarre par une victoire

0
Banga délivre le Cameroun

L’objectif était de tourner la page des défaites concédées en matchs de préparation contre le Niger (1-2) et la Zambie (0-2). Mission accomplie. A l’issue d’une partie assez moyenne mais globalement maîtrisée, l’équipe nationale locale du Cameroun a multiplié les occasions, a inscrit un précieux but face au Zimbabwe (1-0) ce samedi à Yaoundé, lors du match d’ouverture du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2021. Dans un 4-3-3 parfaitement en place, les Camerounais s’installaient dans la moitié de terrain adverse. Avec un jeu au sol et des passes sur la largeur pour étirer le bloc zimbabwéen, les Lions locaux se procuraient les premières occasions de la rencontre grâce à Alfred Meyong qui voyait ses frappes repoussées in extrémis par un défenseur (6e), puis captée par le gardien adverse (18e). Presque étouffés par des Camerounais résolument tournés vers l’avant, les Zimbabwéens ne cèdent pas. Malgré les nombreux assauts adverses, les hommes de l’entraîneur Zdravko Hrvatsko terminent la première période sans prendre de but.

Banga délivre les Lions A’

Très sereins et pas du tout inquiétés, les Camerounais relancent le pressing dès le retour des vestiaires. Très vite, les Lions passent à côté d’ouvrir le score. Mais la puissante frappe de Zoua passe près du poteau (46e), avant que Meyong ne voie sa tentative contrée par le gardien adverse (48e). Après plusieurs occasions manquées, les Camerounais trouvent finalement le score grâce notamment à Banga qui profite d’un cafouillage pour ouvrir le score d’une magnifique bicyclette (1-0, 72e). Thierry Tchuente y est presque lui-aussi, mais sa frappe file dans les gants du portier zimbabwéen (83e). Les Lions ne marqueront plus. Jacques Zoua et ses coéquipiers prennent la première place du classement dans le groupe A avec le Mali, tombeur du Burkina Faso (1-0). Les deux leaders s’affrontent mercredi prochain, dans le cadre de la deuxième journée.
Par Arthur Wandji

Résultats
Groupe A (1ère journée)
Cameroun – Zimbabwe : 1-0
Stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé
Buts : Cameroun (Salomon Banga,
72e)
Avertissements : Zimbabwe (Panashe,
62e)
Cameroun: Kerrido – Banga –
Ngome – Hassana – Andoulo – Oukine
– Tchuente – Zoua (Onana, 80e)
– Meyong (Mani, 74e) – Soga
(Ndjeng, 56e) – Assomo.
Entraîneur : Martin Ndtoungou
Zimbabwe : Sibanda – Nekati – Hachiro
– Panashe – Carlos – Mavunga
(Nadolo, 73e) – Pawell – Taderera
(Chirinda, 60e) – Chamboko – Chitiyo
(Mukamba, 74e) – Peter.
Entraîneur : Zdravko Hrvatsko

Patronat : Alain Blaise Batongue quitte le Gicam

0
Alain-Blaise-Batongue

Le secrétaire exécutif du Groupement Inter-Patronal du Cameroun (Gicam) a démissionné. Le journaliste Alain Blaise Batongue a publié sa lettre de démission le 15 janvier dernier. Elle prendra effet le 1er février prochain. Après avoir passé plus de neuf ans au sein de l’exécutif de l’influent groupement patronal du Cameroun, Alain Blaise Batongue se retire, sans raison précise. « Au terme de neuf années pleines, et en accord avec le président Célestin Tawamba, je mets fin à mes fonctions de secrétaire exécutif du Groupement Inter-patronal du Cameroun à compter du 1er février 2020 », indique la lettre de démission sans plus de précisions. Le reste du document est quant à lui dédié aux remerciements à l’endroit des trois présidents sous lesquels il aura servi que sont André Fotso de regrettée mémoire, Armel François puis Célestin Tawamba. Il se fond également en remerciement à l’endroit de ses collaborateurs et de ses confrères journalistes. Pour la suite, Alain Blaise Batongue n’en dit pas plus non plus. « Mon aventure au Gicam s’arrête ici, mais j’ai encore beaucoup à donner (…) Je vous reviens bientôt avec de nouveaux défis dont je me réjouis à l’avance de votre accompagnement », conclut-il.

L’annonce de la démission

Le successeur est connu

Cette démission intervient cependant le même jour qu’a eu lieu le premier conseil d’administration de la deuxième mandature du président Tawamba. Conseil au terme duquel son successeur au poste de secrétaire exécutif a été désigné bien que le poste ait changé de dénomination. Aline Mbono sera la remplaçante d’Alain Blaise Batongue au poste non pas de secrétaire exécutif, mais de directeur exécutif. A 46 ans, elle sera la première femme à diriger la structure opérationnelle du Gicam. Avant sa nomination la nouvelle directrice occupait les fonctions « de Chef de la Division des Affaires Juridiques à l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic), qu’elle avait rejoint en avril 2009 comme Chargée d’Études au sein du Département des Affaires Juridiques », renseigne le site web du Gicam. L’autre fait marquant de ce conseil aura été la nomination de l’administrateur Jacques Jonathan Nyemb au poste de porte-parole du président du Gicam.
Par Canicha Djakba

Louis Paul Motaze : « Nous entamons des discussions pour un nouvel accord avec le FMi »

0
louis-paul-motaze, le MINFI

Le budget 2021 est lancé, qu’est-on est en droit d’attendre de son exécution ?

Nous sommes modérément optimistes quant au relèvement du taux de croissance. Depuis la survenue de la pandémie, nous avons eu à prendre un ensemble de mesures fiscales et douanières pour accompagner les opérateurs économiques et nous nous attendions à une baisse forte des recettes. Mais l’observation que nous avons eu à faire est que les recettes ne se comportaient pas si mal. C’est la raison pour laquelle pour 2021 nous avons estimé que nous pouvons prévoir une légère hausse et cela a aussi été prévu à travers les différentes analyses qui ont été faites par la Banque Mondiale. Ceci étant, si pour 2020 nous avons constaté une baisse de la croissance de 2,2 %, en 2021 nous pouvons passer à un taux de croissance supérieur à 3 %. Ce qui veut dire que l’on repart vers un taux de croissance supérieur. Mais pour atteindre cette croissance il y a des conditions préalables à remplir. La première est que nous puissions maîtriser la pandémie. La deuxième condition est que nous parvenions à conclure un nouvel accord avec le Fonds Monétaire International (FMI). Nous entamons les discussions le 20 janvier prochain pour un nouvel accord avec le FMI. La troisième condition est que la paix revienne dans toutes les régions, car les conditions sécuritaires actuelles sont un frein à l’atteinte de nos objectifs. La quatrième condition est la discipline. La discipline dans la collecte des recettes, la discipline dans l’exécution de la dépense, la discipline dans le processus de passation des marchés publics… Tout ceci arrive à un moment où nous faisons face à une nouvelle donnée qu’est l’avènement des régions. A propos, nous pensons que quelque chose devrait être fait pour accompagner les nouvelles structures que sont les régions. Parce que lorsqu’on parle d’exécution du budget on parle de croissance. Si l’exécution du budget est stoppée à n’importe quel niveau, c’est la croissance qui est stoppée. C’est pour cela que nous devons vraiment nous discipliner dans l’exécution du budget.

Au cours de votre séjour dans le Sud vous avez tenu une réunion de travail avec le personnel des services déconcentrés de votre administration. Comment évaluez-vous les performances de vos collaborateurs dans cette région ?

Le bilan des activités du personnel de l’administration des finances dans le Sud est positif. Les chiffres qu’ils m’ont présentés sont encourageants. Le secteur Sud 2 des Douanes installé à Kribi peut désormais atteindre plus de dix milliards de francs CFA par mois en termes de recettes douanières. Ils ont certes des problèmes mais nous constatons qu’ils font bien. A chaque fois que je vais hors de Yaoundé dans le cadre d’une mission de travail je tiens à rencontrer mes collaborateurs afin d’avoir des séances de travail avec eux. Pour moi c’est une opportunité de leur expliquer quelle est la situation des finances publiques et de notre économie, ainsi que ce qui devrait être fait pour améliorer les difficultés que nous rencontrons. En l’occurrence il s’agit de la crise sanitaire et de ses répercussions sur notre économie. Nous avons échangé et ils m’ont fait des propositions. Leur situation est plutôt bonne.

L’autre axe de cette visite a été l’inauguration de l’Hôtel des finances d’ambam. Que pourra être l’apport de ce bâtiment dans le déploiement du personnel du ministère des Finances dans la vallée du Ntem?

Le bâtiment n’est qu’un outil, un instrument qui permet au personnel de travailler dans des conditions optimales. Ce qui est recherché c’est une plus grande performance, une meilleure productivité du personnel. Nous avons été heureux de voir que les finitions de l’immeuble sont celles qui étaient attendues. Nous l’avons visité, le mobilier a récemment été acheté et nous pensons que le personnel du ministère des Finances va travailler dans des conditions optimales. J’aimerais cependant insister sur le fait que le bâtiment n’est qu’un outil mais ce que nous recherchons c’est la productivité et la performance. À l’heure actuelle nous vivons une crise qui est connue de tous, et la Vallée du Ntem a ceci de particulier qu’elle est vraiment au fronton de la crise parce qu’elle est placée dans ce qu’on appelle la zone des trois frontières (Cameroun, Guinée Equatoriale, Gabon). Cela sous-entend donc que l’économie de ce département a subi de plein fouet la crise. Lorsque les frontières sont fermées, ce sont les échanges qui s’estompent. Cependant, le Cameroun sous l’impulsion du chef de l’Etat se lance dans une nouvelle ère dans sa planification, ce qu’on appelle la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030. Cette stratégie a pour objectif essentiel la transformation structurelle de l’économie. Prenant avantage du discours du maire de la ville d’Ambam qui présentait comme principale activité économique de la ville l’exploitation forestière pour interpeller les élites et les populations de la localité à changer cette donne. Le budget 2021 promulgué par le chef de l’Etat parle de transformer durablement l’économie notamment en faisant en sorte que nous cessions d’être des importateurs des choses que nous pouvons produire localement notamment le poisson, le riz, le maïs…Or le département de la Vallée du Ntem compte des atouts naturels nécessaires pour opérer ce changement. Avec une meilleure organisation et un engagement des élites locales, la Vallée du Ntem pourra aspirer à une agriculture de seconde génération comme le préconise le président de la République. La première chose à faire est que les populations du département, les populations de la région du Sud avec leur Conseil régional s’essayent et étudient leur potentiel ainsi que les stratégies pour mettre en valeurs ces atouts dont ils disposent. C’est ainsi que le gouvernement pourra les aider afin qu’ils puissent durablement transformer leur paysage économique. Encore une fois, le bâtiment c’est bien, le personnel va travailler dans des conditions optimales, mais il faudra cependant que les moyens permettent d’atteindre le but ultime qu’est l’amélioration substantielle de l’économie.
Propos recueillis par Canicha Djakba

Loi de finances : Le budget 2021 est engagé

0
Lancement du budget 2021

Le budget de l’Etat pour l’exercice 2021 est officiellement lancé à Ebolowa (Sud). Présidée par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, la cérémonie prévue à cet effet a drainé dans la salle de fête du Collège Régional de l’Agriculture, l’administration des Finances, les autorités administratives, traditionnelles et religieuses, les parlementaires et opérateurs économiques. C’est donc dans une salle noire de monde que le ministre a présenté et expliqué le budget 2021 de l’Etat. Il s’agit d’une enveloppe de 4 865, 2 milliards de francs CFA, équilibrée en dépenses et en recettes. Bien qu’en hausse de 232,5 milliards de francs CFA en valeur absolue (5 % en valeur) relative par rapport au budget de l’année 2020, cette enveloppe s’exécute dans un contexte qui requiert des maillons de la chaîne d’exécution un certain sens de responsabilité. « Ce budget va s’exécuter dans un contexte marqué par des incertitudes (coronavirus, Ndllr) lesquelles appellent à plus de prudence et de vigilance de la part du gouvernement dans la formulation des choix stratégiques et budgétaires pour l’exercice 2021 », a fait savoir le ministre des Finances.

Pas étonnant donc que l’orientation de la politique budgétaire de cette année vise essentiellement « la poursuite de la consolidation budgétaire qui vise la réduction progressive du déficit budgétaire de 1,7 point de pourcentage, en le portant de 4,5 % du PIB 2020 à 2, 8 % en 2021 mais également la garantie de la soutenabilité des finances publiques, la viabilité de la dette (10 000 milliards au 30 octobre 2020, Ndlr) et la stabilité macroéconomique », précise t- on au ministère.

Conscient de ce contexte et des défis qu’il exige de relever, le gouvernement s’est fixé comme objectifs pour cette année budgétaire : « de renforcer le système de santé afin de prévenir la propagation du virus et de garantir aux populations une meilleure qualité de soins ; de maintenir une veille sécuritaire dans les régions affectées par les crises (Nord-Ouest, Sud-Ouest, Extrême-Nord) et implémenter le plan présidentiel de reconstruction et de développement desdites régions, de parachever l’organisation des compétitions sportives internationales notamment le Chan 2021 et la CAN 2022 ; d’accélérer le processus de décentralisation et de relancer le système productif camerounais à travers la politique de l’import-substitution », a listé le ministre Louis Paul Motaze. La rencontre visant à donner des clés de lecture à tous les maillons d’exécution de la chaîne du budget, dans la région du Sud, une attention particulière a été donnée au processus de décentralisation au point de vue financier et sur la politique d’import-substitution.

7 % des recettes de l’Etat attribuées aux CTD

Revenant sur la controverse suscitée par le montant à débloquer pour les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) au titre de ressources à transférer à ces entités telles que prévues par le Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées, le Minfi a présenté la procédure de calcul utilisée. Selon la loi de décembre 2019 portant Code Général des CTD, au moins 15 % des ressources de l’Etat doivent être transférées aux CTD dans le cadre de leur dotation générale. « Les gens ont vite fait de calculer les 15 % sur la base des recettes de l’Etat. Or, la base de calcul exclut les charges telles que les financements extérieurs (dettes) et les pensions des fonctionnaires de l’Etat », a expliqué le ministre Louis Paul Motaze. Ainsi, pour cette année budgétaire « l’Etat a prévu de transférer 18 % aux CTD, soit 590 milliards de francs CFA y compris les moyens pour le fonctionnement des structures de santé et d’éducation. Seulement, du fait que les CTD ne disposent pas encore de toutes les structures et préalables nécessaires pour permettre l’exercice effectif de certaines de leurs compétences, seuls 232,1 milliards de francs CFA leur seront transférés cette année, soit 7, 2 % des recettes de l’Etat » a-t-il détaillé.

50 milliards pour impulser l’import-substitution

Produire et transformer localement les produits de grande consommation afin de réduire la dépendance extérieure en ces produits et stabiliser la balance commerciale. C’est la nouvelle dynamique que veut impulser la loi de finances 2021. Pour cela, le ministre a saisi l’occasion du lancement technique du budget pour interpeller à la fois producteurs et population sur leurs responsabilités dans la réussite de cette entreprise. « Les premiers devront veiller à améliorer la qualité de leur production et les seconds à faire preuve de patriotisme, et choisir entre deux produits d’égale qualité, celui produit localement », a-t-il souhaité. « En retour, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre la feuille de route prévue à cet effet dans la loi de finances de 2021. En plus d’une provision de 100 milliards de francs CFA retenue au titre du Fonds de Solidarité National dans la lutte contre le coronavirus, une dotation additionnelle de 50 milliards de francs CFA pour l’amorce du Plan de soutien à la production et à la transformation locale des produits de grande consommation sera transférée à cet effet », a-t-il annoncé. Cette loi de finances prévoit des exonérations de droits et taxes de douanes sur l’essentiel des équipements et intrants destinés à l’agriculture, à la pêche et à l’industrie pharmaceutique et soumet aux droits d’assises certains biens qui doivent être importés sans difficultés particulièrement au Cameroun. Toute chose qui devrait encourager les producteurs locaux à plus d’audace dans l’offre de produits à destination des consommateurs.

Pour une meilleure compréhension et implémentation de la loi de finances, des exposées sur les autres innovations fiscales et douanières avec notamment les allègements fiscaux pour une redynamisation de l’entrepreneuriat et l’amélioration du climat des affaires, les mesures de sécurisation de l’assiette des recettes, mais aussi sur le plan des procédures de passation de marchés avec à chaque fois des exposés de représentants des administrations concernées. Le lancement technique du budget a également eu lieu mardi et mercredi dans les autres régions du pays.
Par Canicha Djakba

Fécafoot : la FIFA maintient Seidou Mbombo Njoya

0
Siège-du-TAS

Dans un verdict rendu ce 15 janvier 2021, le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne a annulé la décision du 12 décembre 2018 prise par le Comité de normalisation, proclamant la victoire de l’équipe de Séidou Mbombo Njoya au terme du processus électoral de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ainsi que toutes les autres décisions consacrant les élections aux niveaux décentralisés de la Fécafaoot. Donnant ainsi raison à As Olympique Meiganga qui avait, pour le compte de l’Association des clubs de football amateur (ACFAC), attaqué le processus électoral mené par Me Dieudonné Happi, d’abord auprès de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), avant de poursuivre au TAS.

Qui perd gagne

La balle est donc remise au centre. Mais c’est à un jeu à qui perd gagne que le TAS a soumis le football camerounais. Certes il n’y aura pas un 3ème Comité de normalisation, tel que souhaité par le demandeur ; mais le TAS a rejeté la requête pour le rappel du comité exécutif de 2009. Ce qui aurait marqué le retour de John Begheni Ndeh, en tant qu’ancien 1er vice-président d’Iya Mohammed. Rien ne changera donc. Séidou Mbombo Njoya restera en poste à Tsinga jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection. La FIFA l’a annoncé samedi soir dans une lettre adressée à la Fécafoot, répondant à sa saisine la veille par le secrétaire général de la Fécafoot qui souhaitait comprendre le sens de la disposition 235 de la sentence du TAS. « Compte tenu des circonstances du cas en question, et pour les motifs retenus par le TAS, la FIFA considère également que tant le ratio legis des dispositions applicables que la nécessité d’assurer une continuité service jusqu’aux nouvelles élections à organiser dans les meilleurs délais, justifient de laisser aux organes actuellement en place le soin d’assurer l’intérim de la Fécafoot », écrit Fatma Samoura la secrétaire générale de la FIFA.

Giani Infantino s’appuie sur le TAS pour maintenir Séidou Mbombo Njoya en poste

Cependant, « La FIFA tient…à ce que les décisions du TAS soient exécutées dans les plus brefs délais et n’entend ainsi prendre aucune nouvelle décision en l’Etat». Mais «la FIFA tient à préciser que le mandat exceptionnel ainsi accordé aux organes actuellement en place sera strictement encadré par la FIFA ». Un encadrement qui consistera à restreindre le travail du Comité exécutif en place « aux tâches permettant d’assurer la continuité des affaires courantes et celles liées à la finalisation à brève échéance du processus d’adoption des statuts et textes réglementaires requis et l’organisation de nouvelles élections ». Pour toute autre tâche jugée importante, il faudra recourir à Zurich qui annonce un prochain texte devant clarifier les « limites concrètes » de l’actuel mandat.

Maroc : conserver le titre

0
maroc_chan_joie_201019

ça passe ou ça casse. L’équipe nationale locale du Maroc arrive au Cameroun avec un seul objectif en tête : remporter le sixième Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) qui débute le 16 janvier à Yaoundé. Vainqueurs de la précédente édition sur leur terrain de Casablanca face au Nigeria (4-0), les Lions de l’Atlas amateurs ont l’intention de conserver leur titre jusqu’au bout. Et ça commence par des matchs de haute facture dans un groupe C qu’ils partagent avec le Togo, le Rwanda et l’Ouganda. «L’objectif numéro un est de gagner le premier match contre le Togo [le 18 janvier, Ndlr.]. Une victoire nous donnera de la visibilité», a récemment déclaré Houcine Ammouta au micro du quotidien marocain Le Matin.

Tout est clair dans la tête du sélectionneur de l’équipe locale marocaine. «On va tout faire pour gagner tous nos matchs dit-il, mais en football tout peut arriver. Notre objectif final est de remporter le titre ou au moins atteindre la finale. Moi personnellement, je vais au Cameroun pour remporter le titre». Pour y arriver, Houcine Ammouta a refait appel à plusieurs cadres et artisans du sacre de 2018. Parmi ces derniers figurent : le gardien Anas Zniti qui n’avait encaissé que 2 buts en 6 matchs ; le milieu de terrain et virtuose Walid El Karti ; l’ailier volant Zakaria Hadraf ; et la gâchette du Wydad Casablanca, Ayoub El Kaabi, sacré meilleur joueur et meilleur buteur de la précédente édition. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas A’ ne veut pas lésiner sur les moyens d’atteindre ses objectifs. Pour lui, la moindre erreur n’est pas envisageable. S’il compte bien garder un œil très attentif sur les performances du Cameroun (pays organisateur) et de la RD Congo, le technicien marocain redoute cependant que la pandémie du Covid-19 s’invite dans son équipe durant la compétition. «Ce qui nous inquiète le plus dit-il, c’est le risque de contamination des joueurs par le virus de la Covid-19. Imaginez que nous ayons quatre ou cinq joueurs évoluant au même poste, testés positifs. Ce sera compliqué. On va essayer d’inciter les joueurs à rester disciplinés et à respecter les barrières de sécurité».
Par Arthur Wandji

Libye : on mise sur le destin

0
La Libye y croit

Vainqueur du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2014, la Libye se présente comme la favorite de la poule B de cette sixième édition organisée au Cameroun. Les Chevaliers de la Méditerranée sont d’autant plus motivés qu’ils n’ont pas été au rendez-vous de 2018. Mais en plus, cette année, ils ont été repêchés après que la Tunisie a déclaré forfait. Un cadeau inattendu du destin qui pousse les joueurs de la sélection locale de Libye à rêver d’un triomphe. Les hommes entraînés par le Monténégrin Zoran Filipovic croient en effet en leurs chances. Sans doute parce qu’ils sont habitués à jouer les premiers rôles dans cette compétition. En trois participations, les Libyens n’ont été éliminés au premier tour qu’une seule fois. Lors des deux autres éditions, ils ont été vainqueurs (2014) puis demi-finalistes (2018). Problème ? Le championnat libyen ne s’est pas joué depuis au moins 18 mois.

Passer le premier tour dans un groupe constitué du Congo, du Niger et de la République Démocratique du Congo pourrait donc s’avérer (très) difficile. La Fédération Libyenne de Football (LFF) a récemment publié une liste de joueurs pour un stage au Caire, en Egypte. L’équipe comprend 28 joueurs, pensionnaires de sept clubs de Premier League de Libye.

Par Arthur Wandji

RD Congo : à la conquête d’un 3e titre

0
Les lépoards A' veulent encore danser

Le chemin est encore long. Pourtant, ils y croient dur comme fer. Vainqueurs du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) en 2009 et 2016, les Léopards A’ de la République Démocratique du Congo nourrissent l’ambition de décrocher un troisième titre lors de la prochaine édition prévue au Cameroun du 16 janvier au 7 février 2021. Une ambition qu’on pourrait qualifier de légitime depuis le grand retour de Florent Ibenge, à la tête de l’encadrement technique de la sélection locale de RDC.

Ibenge un atout pour la RDC

Un peu plus d’un an après sa démission de l’équipe nationale A, le technicien a été nommé sélectionneur des Léopards A’ au milieu du mois de décembre dernier. L’homme de 59 ans a une belle maîtrise du football africain et des joueurs locaux. Deux fois champion de RDC (2015 et 2018), finaliste de la Ligue des champions (2014) et de la Coupe de la CAF (2018) avec l’AS Vita Club, c’est lui qui a conduit les Léopards locaux à la victoire finale lors du CHAN 2016. Florent Ibenge sait qu’il n’aura pas les mêmes valeurs techniques que lors de son triomphe au Rwanda il y a quatre ans. Beaucoup de jeunes de la «Génération Fimbu» ont choisi d’aller poursuivre leur carrière au-delà des frontières congolaises. Mais le coach de l’AS Vita Club sait que le rêve est permis. «Notre championnat n’est pas mal, a-t-il confié lors d’une interview avec Canal+. Lorsque vous regardez Mazembe et V. Club, nous sommes chaque année parmi les meilleurs en Afrique. Si vous regardez les championnats africains, il y a l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et après il y a nous au niveau africain. Quand nous nous mettons dans cette logique, nous devons être des compétiteurs. Il faut essayer au moins de tenir son rang et être parmi les meilleurs ».

C’est indéniable, Florent Ibenge est un atout incontournable pour la RDC. L’entraîneur entame le dernier stage préparatoire de la sélection dans les jours qui viennent. Son groupe est constitué des meilleurs joueurs du championnat et viennent des grands clubs tels que le Tout Puissant Mazembe, l’AS Vita Club ou encore Motema Pembe. «Le regroupement se fera le 07 janvier, a indiqué le sélectionneur. On est en train de regarder s’il faudra aller à l’extérieur pour le stage, ou le faire ici. Donc on a ces deux options là, avec plusieurs possibilités d’aller à l’extérieur». Avant de se rendre au Cameroun, les Léopards locaux vont disputer deux matchs amicaux contre les Taifas Stars de la Tanzanie. Logés dans le groupe B du CHAN, ils auront pour adversaires au premier tour le Congo, le Niger et la Libye.
Par Arthur Wandji

Niger : les quarts de finale en ligne de mire

0
Malgré la fin du Pré-CHAN sur une défaite, le Niger veut aller loin

La sélection locale du Niger disputera son troisième Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) cette année au Cameroun. Le Mena amateur a obtenu son ticket après avoir éliminé la Côte d’Ivoire. Battus 1-0 à Abidjan, les Nigériens ont impressionné en s’imposant 2-0 chez eux, au stade Général Seyni Kountché de Niamey, au match aller du dernier tour qualificatif de la compétition. Absents lors de la précédente édition du CHAN au Maroc, les bourreaux des Eléphants A’ de Côte d’Ivoire sont de retour dans le tournoi avec l’intention de ne pas faire de la figuration. Le Niger nourrit en effet l’ambition de passer le premier tour de la compétition. Le Mena local rêve de rééditer l’exploit de l’édition de 2011. Cette année-là, Adamou Abdelkader et ses coéquipiers sont sortis en quarts de finale (Soudan 1-1 Niger, 4-3 tab) après avoir occupé la deuxième place du Groupe B devant le Zimbabwe et le Ghana. «C’est déjà un exploit de s’être qualifié face à la Côte d’Ivoire. Notre objectif, c’est de se qualifier pour les quarts de finale. Si nous passons la phase de Groupes, la suite ne sera que du bonus pour nous», a confié Harouna Doula.

L’entraîneur du Mena local sait que la mission ne sera pas facile dans un groupe B que le Niger partage avec la RD Congo, la Libye et le Congo. «La tâche qui nous attend ne sera pas facile, avoue l’entraîneur. Il va vraiment falloir trouver les ressources nécessaires pour rééditer notre exploit [de 2011]. On a un groupe qui en est capable». Parlant de groupe justement, l’équipe locale du Niger est déjà au Cameroun. Elle participe à un tournoi amical qui rassemble 4 nations qualifiées pour le CHAN. Lors de leur première sortie, les Nigériens ont fait jeu égal 3-3 avec la Zambie. Le match suivant, ils ont dompté le Cameroun 2-1. Séduisants offensivement, les attaquants du Mena ont fait preuve de réalisme, notamment Issa Ibrahim, auteur de trois buts en deux matchs.
Par Arthur Wandji

Congo : faire mieux qu’en 2018

0
Barthélémy Ngatsono

Les Diables Rouges amateurs sont au pied de la montagne. Dans quelques jours, ils se rendront au Cameroun à l’effet de disputer la troisième phase finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de leur histoire. La deuxième participation consécutive pour l’équipe locale du Congo qui s’est fixée pour objectif de faire mieux qu’en 2018. Arrivés premiers de leur groupe cette année-là devant l’Angola, le Burkina Faso et le Cameroun, les hommes de Barthélemy Ngatsono avaient été éliminés par la Libye en quarts de finale (1-1, 3-5 tab).

Les Diables Roubles A’ rêvent d’atteindre le dernier carré de cette sixième édition du CHAN. Et pour parvenir à leurs fins, l’entraîneur a multiplié les stages depuis un an avec un accent particulier sur la finition. «Sur le plan tactique, il y avait quelques défaillances dans la finition. C’est notre devoir de travailler sur l’attaque afin de bien s’exprimer au Cameroun», avait confié l’entraîneur congolais à adiac-congo.com. Barthélemy Ngatsono a opté pour la reconstruction avec des joueurs d’expérience dont 12 issus du club champion en titre du Congo, l’AS Otoho. Et quelques pensionnaires des Diables Noirs, Etoile du Congo, AS Cheminots et Jeunesse Sportive de Talangaï.

Par Arthur Wandji

- Publicité -
Google search engine