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Sangmelima-Ouesso : l’axe Mintom-Lele réceptionné

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Sangmelima-Ouesso, la route passe

Deux lots de la route Sangmelima-Ouesso ont été achevés dans la région du Sud, au niveau de la frontière avec le Congo. Benoît Parfait Mbole Mbole, directeur général des infrastructures au ministère des Travaux publics, représentant du maître d’ouvrage a procédé mardi 26 janvier dernier à la réception provisoire de l’axe Mintom-Lele, lot 1 de la phase 2 du projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum, sur le corridor Brazzaville-Yaoundé. Elle s’est effectuée à travers une inspection des travaux en présence du délégué régional du Mintp pour le Sud Nestor Abdouraman, de la mission de contrôle Cira, des ingénieurs conseils et de l’entreprise adjudicatrice Sinohydro Corporation. Tronçon situé après celui de Djoum-Mintom, il est long de 67,5 km et relie le Cameroun au Congo. Les différents points de l’inspection des travaux ont permis à l’équipe du Mintp et aux contrôleurs de jauger la qualité des travaux effectués. En plus du bitumage de la route, des ouvrages d’art ont été construits. Il s’agit notamment d’une aire de stationnement, des ouvrages de franchissement avec un nouveau pont construit sur la rivière Lele en remplacement de celui tombé en désuétude. Ce qui selon l’entreprise a permis d’effectuer des économies d’un milliard sur le coût total des travaux qui s’élèvent à un peu plus de 35 milliards de francs CFA.

La réalisation de cette infrastructure a mis 36 mois, pour une consommation de délais de 99,36 %. Des ouvrages sociaux tels que des salles de classe, un centre social, et une gare routière ont été construits. Si dans l’ensemble le directeur des infrastructures a apprécié la qualité des travaux qu’il juge être aux standards internationaux, il a cependant instruit l’entreprise de renforcer le dispositif de signalisation mis en place et de corriger la stabilisation des talus aménagés.

Les travaux de construction de la transfrontalière Sangmelima- Ouesso long de 575 km sont subdivisés en cinq sections. Sangmelima- Bikoula, Bikoula-Djoum ; Djoum-Mintom ; Mintom- Lele et LeleNtem, avec sa bretelle Ntam-Mbalam. Les trois derniers axes reliant le Cameroun au Congo sont déjà livrés. Ceux encore en chantier affichent des taux de réalisation de 75 % pour la section Sangmelima- Bikoula et 60 % pour le lot Bikoula- Djoum. Un cadre au ministère des Travaux publics explique que les retards enregistrés sur ces lots émanent entre autres de l’embargo qu’a subi l’entreprise iranienne contractualisée sur l’axe Sangmelima- Bikoula, mais aussi des difficultés liées à la libération des emprises.

La construction de la transfrontalière Sangmelima- Ouesso est un projet intégrateur de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Il est financé entre autres par la Banque Africaine de Développement,la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, le gouvernement camerounais et l’Agence de Développement Japonaise (Jica).

Par Canicha Djackba

Port autonome de Douala : Régie du terminal à Conteneurs : 50, 4 milliards de chiffre d’affaires en 2020

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Pour sa première année de service, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) du Port Autonome de Douala (PAD) affiche de bons résultats. 50,4 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires ont été générés par la nouvelle structure du PAD, du 1er janvier au 31 décembre 2020. Sur la même période, 367 323 conteneurs d’Equivalent Vingt Pieds (EVP) ont été manutentionnés. La redevance du RTC au PAD estimée à 14,17 milliards de francs CFA et les impôts à 5, 42 milliards de francs CFA. Des chiffres qui ont notamment été plus élevés au second trimestre de l’année écoulée. En effet, dès le premier mois de son entrée en activité, la RTC enregistrait 4,6 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires, et dépassait de quelques millions les résultats obtenus sur la même période l’année précédente par l’ancien concessionnaire du terminal, DIT du groupe Bolloré. En six mois, ce chiffre est passé à 23 milliards pour culminer à 50,4 milliards de francs CFA en fin 2020. Ces données chiffrées ont été communiquées par l’administration du PAD pour qui, les différentes procédures en cours devant les instances judiciaires sont sans conséquence sur le déploiement et le chiffre d’affaires que réalise la RTC.

Le PAD reste confiant

S’agissant de ces procédures notamment, le PAD a mis en place sa régie dans un contexte marqué par des litiges nés de la désignation en 2019 d’un nouveau concessionnaire pour la gestion de son terminal à conteneur. DIT du groupe Bolloré qui était arrivé au terme de son contrat de concession (15 ans) a cité en justice le PAD, dénonçant une violation de la procédure de sélection en vue de l’écarter. Le Tribunal administratif de Douala qui avait été saisi à cet effet avait annulé la procédure d’attribution en décembre. Le PAD avait alors décidé de mettre en place sa régie et avait par la suite saisi la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (Ccja) à Abidjan pour faire annuler cette décision. Le verdict est tombé le 28 janvier dernier. La Ccja a vidé sa saisine dans le cadre du recours en cassation du 27 Février 2020 introduit par le PAD contre l’ordonnance de sursis rendue le 31 Décembre 2019 par la présidente du tribunal administratif du Littoral à Douala, et a rejeté le pourvoi du PAD. Mais le PAD, qui avait également formé un pourvoi en cassation devant la Cour Suprême du Cameroun reste optimiste. « Le Port Autonome de Douala se réjouit de cette décision confortant sa défense habituelle et surtout celle entreprise dans le cadre de l’instance au fond dans laquelle la compétence du tribunal administratif est également remise en cause. Le PAD rassure l’opinion publique que l’intervention de l’arrêt de la CCJA renforce la résolution prise par le Conseil d’administration et est sans conséquence sur la poursuite des activités de la RTC », indique un cadre du PAD. Bien que la décision de rejet prononcée par la CCJA n’est pas insusceptible de recours, rien n’est pour l’instant scellé. L’affaire se poursuit devant les juridictions camerounaises, elles devront statuer sur la suspension de la mise en régie intervenue mais corrélativement sur la légalité de cette dernière. « Pour la suite, nous allons demander au tribunal administratif de se déclarer incompétent et renvoyer Bollore SA et la coalition APMT (Bolloré et Maersk, actionnaires de DIT, Ndlr) à mieux se pourvoir », a poursuivi notre source.

Par Jean Luc Fassi

Port Autonome de Douala: La Régie du Terminal à Conteneurs fait 50, 4 milliards de chiffre d’affaires en 2020

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le PAD poursuit sereinement ses activités

Pour sa première année de service, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) du Port Autonome de Douala (PAD) affiche de bons résultats. 50,4 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires ont été générés par la nouvelle structure du PAD, du 1er janvier au 31 décembre 2020. Sur la même période, 367 323 conteneurs d’Equivalent Vingt Pieds (EVP) ont été manutentionnés. La redevance du RTC au PAD estimée à 14,17 milliards de francs CFA et les impôts à 5, 42 milliards de francs CFA. Des chiffres qui ont notamment été plus élevés au second trimestre de l’année écoulée. En effet, dès le premier mois de son entrée en activité, la RTC enregistrait 4,6 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires, et dépassait de quelques millions les résultats obtenus sur la même période l’année précédente par l’ancien concessionnaire du terminal, DIT du groupe Bolloré. En six mois, ce chiffre est passé à 23 milliards pour culminer à 50,4 milliards de francs CFA en fin 2020. Ces données chiffrées ont été communiquées par l’administration du PAD pour qui, les différentes procédures en cours devant les instances judiciaires sont sans conséquence sur le déploiement et le chiffre d’affaires que réalise la RTC.

La procédure se poursuit devant les juridictions camerounaises

Le PAD reste confiant

S’agissant de ces procédures notamment, le PAD a mis en place sa régie dans un contexte marqué par des litiges nés de la désignation en 2019 d’un nouveau concessionnaire pour la gestion de son terminal à conteneur. DIT du groupe Bolloré qui était arrivé au terme de son contrat de concession (15 ans) a cité en justice le PAD, dénonçant une violation de la procédure de sélection en vue de l’écarter. Le Tribunal administratif de Douala qui avait été saisi à cet effet avait annulé la procédure d’attribution en décembre. Le PAD avait alors décidé de mettre en place sa régie et avait par la suite saisi la Cours Commune de Justice et d’Arbitrage (Ccja) à Abidjan pour faire annuler cette décision. Le verdict est tombé le 28 janvier dernier. La Ccja  a vidé sa saisine dans le cadre du recours en cassation du 27 Février 2020 introduit par le PAD contre l’ordonnance de sursis rendue le 31 Décembre 2019 par la présidente du tribunal administratif du Littoral à Douala, et a rejeté le pourvoi du PAD. Mais le PAD, qui avait également formé un pourvoi en cassation devant la Cour Suprême du Cameroun reste optimiste. « Le Port Autonome de Douala se réjouit de cette décision confortant sa défense habituelle et surtout celle entreprise dans le cadre de l’instance au fond dans laquelle la compétence du tribunal administratif est également remise en cause. Le PAD rassure l’opinion publique que l’intervention de l’arrêt de la CCJA renforce la résolution prise par le Conseil d’administration et est sans conséquence  sur la poursuite des activités de la RTC », indique un cadre du PAD. Bien que la décision de rejet prononcée par la CCJA soit insusceptible de recours, rien n’est pour l’instant scellé. L’affaire se poursuit devant les juridictions camerounaises, elles devront statuer sur la suspension de la mise en régie intervenue mais corrélativement sur la légalité de cette dernière. « Pour la suite, nous allons demander au tribunal administratif de se déclarer incompétent et renvoyer Bollore SA et la coalition APMT (Bolloré et Maersk, actionnaires de DIT, Ndlr) à mieux se pourvoir », a poursuivi notre source.

Canicha DJAKBA

CHAN 2021 : Le groupe A place les siens en demi

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CAN 2022

Le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) a livré ses premiers qualifiés pour les demi-finales cette nuit. D’abord le Mali qui a disposé du Congo de 5-4. Des buts marqués dans la phase des tirs aux buts, après un nul vierge sur les 120 minutes de jeu. L’antre de Mfandena a ainsi offert le premier demi-finaliste de ce 6ème CHAN.

Le Cameroun pour sa part, a pris le dessus sur la République démocratique du Congo (RDC) par un score de 1-2. L’entrée de Yannick Ndjeng aura été bénéfique pour les lions indomptables A’. L’ex attaquant de l’Espérance de Tunis a su reprendre une balle mal négociée par Matampi sorti sur un corner, et a rétabli l’équilibre au score (29ème). Les Léopards menaient déjà depuis la 21ème minute grâce à Lilepo . Sur une autre relance ratée d’un milieu de terrain congolais, Oukine récupérera le cuir pour armer un bolide déviée par un pied défensif congolais, à la 41ème minute. Le dernier rempart congolais ne parviendra pas à stopper le cuir dont la trajectoire était ainsi détournée.

En allant à la pause, les Lions indomptables A’ avaient l’avantage du score qu’ils garderont jusqu’à la fin de la partie. Ils auraient pu alourdir le score si Ako Assomo n’avait pas trouvé le poteau sur une action personnelle. Mais l’essentiel a été fait. Le Cameroun est en demi-finale. La première de son histoire. A domicile.

Ainsi, les deux qualifiés du groupe A poursuivront l’aventure en demi-finale, pendant que les ambassadeurs du groupe B, rejoignent leurs anciens adversaires du premier tour, pour regagner leurs pays respectifs.

François Ngoumou : « Le Cameroun de monsieur Arroga avant le CHAN avait un très haut niveau footballistique»

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François-Ngoumou

Quelle analyse faites-vous du niveau technique du premier tour du CHAN ?

J’’ai vu de très belles rencontres. Il y a de la qualité, il y a de très bons matchs, de la générosité dans les matchs, de l’expression de l’effort. Il y a des équipes comme la Rdc, le Maroc, le Mali, le Rwanda, le Congo, qui livrent de très belles rencontres. Même le Togo qui a été éliminé n’a pas démérité. Et même le Cameroun, il ne faut pas se le cacher, en dehors des années 2000-2002, n’a jamais vraiment très bien joué. Nous avons toujours subi, plié, mais à la fin on a fait le dos rond grâce au mental. Avec de très bons gardiens. Mais les équipes que je viens de citer, sur le plan individuel et collectif, ont montré de très bonnes qualités durant ce premier tour.

On n’a pas l’impression qu’il y a manqué de fraîcheur physique, due au Covid qui a imposé un arrêt des championnats qui n’ont pas repris dans plusieurs pays ?

Non je pense que quand on regarde les matchs on n’a pas l’impression qu’il y a un problème lié au Covid ou au manque de compétitivité. Les équipes que je viens de citer se sont exprimées très aisément, avec une belle qualité de jeu. Le Togo même n’a pas repris avec son championnat, mais il sort du CHAN la tête haute. Quand on les voit jouer, on n’a pas l’impression qu’il leur manque de la compétitivité. On ne peut pas savoir que les gars ne jouent pas depuis une longue période. Ils sont même à féliciter par rapport à la qualité de leur jeu. On n’a pas vraiment vu une équipe trainer le pied pendant le premier tour. Je pense que c’est le fruit du travail des entraîneurs tous formés au niveau occidental. Il y a uniformisation de la compétence de la préparation physique et athlétique. Et depuis plusieurs mois, la CAF avait déjà ordonné une reprise progressive des entraînements en fonction de l’évolution du Covid. Je pense que tous les pays ont aussitôt que cela été possible, repris les entraînements au niveau des équipes nationales. C’est pour cela que les joueurs n’accusent pas de lacunes physiques.

Il reste que tous les pays que vous avez cités sont d’anciens clients du CHAN ; mais une équipe comme l’Ouganda n’avait pas aussi sa place dans ce club du second tour ?

Quand on regarde les huit équipes qualifiées, on peut se dire que l’Ouganda comme le Togo auraient pu passer. Ça s’est joué au finish. Au football, il faut être présent à l’instant T. On peut être favori sur papier, mais il faut être présent le jour du match. Je vais faire une petite digression pour dire que certaines grandes nations du football ne sont pas là : je veux citer par exemple l’Afrique du sud et le Ghana. Ils ont été éliminés par les équipes qui sont présentes au Cameroun. Au premier tour, tout est ouvert. C’est un championnat. Si vous passez à côté, vous êtes éliminés ; et les plus téméraires, les plus méritants sont au second tour. On ne va pas épiloguer là-dessus. Ils ont été battus, ils n’ont pas pu obtenir les points suffisants pour se qualifier au second tour. Ceux qui ne sont pas là au second tour n’ont pas été à la hauteur. Même s’ils ont développé un football de qualité, leurs efforts n’ont pas été suffisants pour qu’ils passent. Les autres ont pu le faire mieux que vous, et vous rentrez à la maison vous préparer pour les prochaines échéances.

Pour ce qui est du Cameroun, qu’est-ce qui peut justifier la métamorphose après une préparation des plus cahoteuses ?

Ne dites pas qu’elle s’est métamorphosée. Il faut faire une analyse objective. Le Cameroun de monsieur Arroga avant le CHAN avait un très haut niveau footballistique, en termes de qualité, de niveau de jeu. Ils sont partis en stage, puis il y a eu le Covid, on a dit que le CHAN est annulé. C’est une équipe qui jouait du beau football, qui avait une bonne évolution du jeu ; avec des joueurs comme Nlend, Bawak. En ce moment-là, si on avait joué le CHAN, on aurait eu une bonne équipe. On avait suffisamment de repères. Ils sortaient d’un tournoi amical où ils ont battu la Rdc, fait nul avec le Congo. Des mois se sont écoulés, ils ont repris difficilement parce que les joueurs étaient lourds parce qu’ils sortaient d’une longue période d’inactivité. Le coach Arroga a perdu un match contre la Panthère, on lui est tombé dessus. Il ne méritait pas d’être limogé en ce moment-là. Dès qu’on met quelqu’un de la diaspora, il y a toujours ce regard étrange que ceux qui sont au Cameroun posent sur celui-là. On est allé dans tous les sens, sans faire une analyse objective des raisons pour lesquelles l’équipe dans son ensemble ne jouait pas bien. Alors qu’on était à une phase de reprise. On a mis des superviseurs, après on s’est retrouvé avec un changement dans le staff. Avec des perspectives nouvelles. Que ce soit les stages préparatoires, ou le CHAN, ça a été poussif. Ce n’est pas que je suis contre l’entraîneur en place. C’est simplement que l’environnement dans lequel nous jouons n’est pas propice à la réussite. Avec ce que nous jouons maintenant, on n’aurait jamais pardonné à un entraîneur de la diaspora ou plus jeune ou même moins capé. Dieu merci, nous avons Ndtoungou en place maintenant, c’est un entraîneur capé; il faut tourner sa langue plusieurs fois, et avoir du talent pour le critiquer. Mais si on analyse notre jeu compartiment par compartiment, on reste sur sa faim. Le Cameroun est lent dans les transitions, le Cameroun manque d’animation au milieu de terrain, le Cameroun a des difficultés en attaque. Notre sauveur vient de la défense. Dieu merci nous avons un très bon gardien.

Tout de même, on a pu se qualifier…

Ça c’est une analyse objective. Comparativement aux équipes comme le Togo, la Rdc, qui circulent bien le ballon qui ont une animation de jeu fluide, bref il y a un fond de jeu qui repose sur la qualité du championnat et la qualité des joueurs qui ont la haute compétitivité. Ici, nous n’avons que Coton sport. Coton qui depuis dix ans n’a plus de quart de finale de compétitions africaines. Allez en Rdc, vous avez Tout puissant Mazembe, As Vita club, qui sont tout le temps en Champion’s league. Ils connaissent la haute compétition. Ce sont des joueurs qui sont pour certains en équipe nationale. Donc ce n’est pas un problème Arroga ni Ndtoungou. On ne peut pas rivaliser avec les grandes nations qui ont des championnats structurés, parce que nos joueurs ne restent pas au Cameroun. Dès qu’un joueur commence à éclore, au bout de cinq ou six journées de championnat, on pense à partir. On n’arrive pas à garder de très bons joueurs au Cameroun pendant un ou deux ans. Contrairement au Maroc, à la Rdc, à la Zambien,… où un joueur eut avoir jusqu’à trois ou quatre mille euros. Donc pour me résumer, nous sommes obligés de nous métamorphoser. Mais métamorphosés par rapport à quoi ? Le Cameroun s’est métamorphosé sur le plan physique et sur le plan psychologique. Mais ce n’est pas le bon mot. C’est en réalité notre football ça. Sur le plan tactique, nous avons des leçons à apprendre de la plupart de nos adversaires. Mais sur le plan individuel, les joueurs que nous avons aujourd’hui, c’est le second choix par rapport au potentiel du football camerounais ; pas parce que nous n’avons pas de bons joueurs. Pour me résumer, c’est relatif de parler de métamorphose de l’équipe camerounaise.

Quelle recette pour la suite de la compétition ?

Notre équipe peut franchir les quarts de finale, s’il y a une bonne organisation. S’il y a une bonne organisation tactique, c’est-à dire chacun respecte sa place et son rôle, sur un coup de patte, on peut réussir des choses. Mais nous ne pouvons pas rivaliser individuellement 11 contre 11 avec nos adversaires qui ont de meilleures qualités. Sur le plan tactique, nous n’avons pas la capacité de lire le jeu de l’adversaire. Donc faisons attention à ce que nous appelons métamorphose. Si vous avez vu une équipe des années 2000 avec notamment Womé à gauche, Gérémi à droite, Etame Mayer, Foé au milieu, en attaque vous avez Mboma, Eto’o,… il y avait peu de soucis à se faire. On avait des individualités à tous les compartiments. Ce n’est plus ça. Nous avons beaucoup de manquements en termes d’individualités. Le coach peut compenser ces manquements individuels ça par une bonne organisation tactique pour espérer vaincre la Rdc.
Si on a une bonne organisation du jeu et vous huilez bien votre machine, vous pouvez jouer à la Mourinho ; c’est-à-dire que vous laissez la balle à l’adversaire qui déroule le jeu, vous gardez votre bloc opaque, parce que vous êtes conscients de vos faiblesses et vous mettez de l’impact physique. Vous empêchez votre adversaire de vous faire mal dans votre moitié de terrain. Vous le contrez au niveau médian pour riposter. Mais si vous essayez d’ouvrir le jeu face des équipes qui sont bien structurées qui ont une certaine habilité technique à sortir la balle de la zone d’observation, de progression, de finition, en utilisant toutes les phases de jeu, on peut libérer des espaces dans notre zone dans des intervalles qui peuvent être exploités par l’adversaire et ça peut nous coûter cher. Si on ferme le jeu dans notre bloc en alignant des joueurs à caractère et au milieu des joueurs qui ont une certaine habileté technique comme le jeune Ako, avec trois récupérateurs pour essayer de contrer le jeu adverse. La France l’a fait en 1998 avec Zidane sous Aimé Jacquet. Et puis vous mettez des attaquants capables de vite éliminer l’adversaire. Il faut réellement connaître son potentiel. Sur le plan des débordements, sur le plan des coups francs, si vous avez des joueurs capables de faire la différence, ça peut aller. Je lis le jeu et je vois comment le coach a réajusté son équipe contre le Burkina en faisant rentrer Gabriel Penda et Joel Kofana, pratiquement trois joueurs à caractère défensif en plus de quatre défenseurs pour essayer de contre le jeu offensif du Burkina. C’est au coach de faire avec le potentiel de joueurs qu’il a. Je ne vais pas faire un cours ou donner des clés alors que je ne suis pas dans la tanière. Je donne juste des indications qu’à mon sens on peut adopter pour des solutions individuelles pour aborder par exemple le match contre la Rdc, parce que poste pour poste, ils ont des joueurs de meilleure qualité. il faut donc pour compenser avoir une organisation compacte, avec des joueurs agressifs à tous les compartiments et récupérer la balle pour faire mal à l’adversaire.

CHAN 2020 : Qui sont les huit qualifiés du premier tour ?

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Au terme de la phase de groupe, les huit qualifiés pour le second tour sont : le Mali, le Cameroun, la Rdc, le Congo, le Maroc, le Rwanda, la Guinée et la Zambie. la boucle a été faite ce soir avec les matchs du groupe D.

Au stade de la Réunification de Douala-Bepanda, la Guinée a été accrochée par la Tanzanie (2-2). Dans un match qui a vu une sélection tanzanienne déterminée à dicter sa loi face à un adversaire mieux loti mais tout le temps rattrapé par la Tanzanie. C’est Yakhouba Gnagna Barryqui ouvre le score sur un penalty alors qu’on ne joue que la 4ème minute. Le ton était donné pour une course-poursuite. Baraka Majogoro rétablira l’équilibre au compteur à la 23ème minute. Et tiendra jusqu’à la pause.

Il faudra attendre la 69ème minute pour qu’Edward Manyama donnera l’avantage à la Tanzanie à la 69ème minute. Il faudra attendre la 82ème minute pour voir Victor Kantabadouno rétablir l’’équilibre et ainsi sauver la patrie. Une victoire aurait propulsé la Tanzanie au second tour.

Dans l’autre match joué du côté de Limbé, la Zambie a manqué de terminer en beauté. La faute au portier namibien resté adroit malgré toute la pression des Chipolopolo A’. Les deux adversaires se sont neutralisés sur un score vierge. La Namibie, déjà éliminée sur deux défaites, a joué les trouble-faites dans le groupe. Arrachant l’unique point qu’il lui fallait pour sauver son honneur. Mais la Zambie passe grâce à sa victoire sur la Tanzanie à l’ouverture.

A la fin, les deux qualifié du groupe sont la Guinée et la Zambie. Ils rejoignent les six autres équipes qui étaient déjà qualifiés avant. Les combinaisons des quarts qui se jouent dès le 30 janvier 2021 sont les suivantes :

Mali-Congo
Rdc-Cameroun
Maroc-Zambie
Guinée-Rwanda

Election à la CAF : La Fifa rejette les dossiers de Constant Omari et Ahmad Ahmad, et donne son quitus pour quatre candidats

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Ahmad Ahmad et Omari seront spectateurs dans leur course (Ph horoyaac.com)

La commission de contrôle de la Fédération internationale de football association (FIFA) a retenu quatre candidatures pour la course à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Il s’agit de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sud-africain Patrice Motsepe, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya. Court-circuitant la Commission de gouvernance de la CAF qui entend auditionner ce 28 janvier un certain nombre de candidats à la présidence et au Comité exécutif. Selon la FIFA, Patrice Motsepe et Ahmed Yahya, respectivement président des Mamelodies Sundowns et de la Fédération de football de la république islamique de Mauritanie ont donc des dossiers clean pour se présenter à la course pour la succession d’Ahmad Ahmad. Les deux autres concurrents ayant déjà été acceptés par la CAF.

Rien n’est dit sur l’attitude que devront adopter ces deux candidats repêchés par la FIFA. En revanche, Séidou Mbombo Njoya et les autres candidats au comité exécutif sont attendus au Caire ce jeudi pour les auditions devant clarifier leurs situations. Mais avec peu de chances pour le Cameroun qui n’est désormais plus confortablement assis sur le siège du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le Tribunal arbitral du sport (TAS) ayant entre temps annulé son élection. Même si la FIFA a accordé une pige au président déchu, pour un intérim dont la durée n’a pas encore été fixée, il est clair que l’homme ne peut plus remplir toutes les conditions requises pour concourir au Caire.

Ecarté, Ahmad Ahmad tente un baroud d’honneur

De son côté, Ahmad Ahmad dont le siège est l’objet des joutes électorales, est hors-course depuis que la FIFA l’a reconnu coupable de manquement à l’éthique dans la gouvernance de la CAF. Après avoir placé la CAF sous sa tutelle pendant six mois. Le temps de voir clair dans la révolution amorcée par le tombeur d’Issa Hayatou, et qui semblait prendre des allures de règlements de comptes et d’enrichissement personnel. Reprochant au président sortant des rapports conflictuels avec l’argent du football. Mais l’homme qui est suspendu pour cinq ans de toute activité liée au football, entend sauver son honneur. Le Malgache a saisi le TAS pour invalider la décision de la FIFA. Avec peu de chance d’y parvenir en deux mois.

L’Algérien Kheïreddine Zetchi et le Congolais (RDC) Constant Omari seront également spectateurs dans cette course. Dans un courrier adressé à la CAF, Mukul Mudgal, le président de la Commission de Contrôle de la FIFA, fait l’annonce « d’une enquête formelle en cours par la commission d’éthique de la FIFA » à l’encontre du président par intérim de la CAF.

Dans le même temps, les candidats à la vice-présidence de la FIFA connaissent leurs sorts. Il s’agit de Jacques Anouma et Ahmed Yahya. Pour ce qui est des représentants africains au Conseil de la FIFA, le Nigérian Amaju Pinnick et le Gambien Lamin Kaba Bajo ont des dossiers validés. L’élection aura lieu le 12 mars prochain à Rabat au Maroc.

Drame : Plus de 50 morts dans la falaise de Dschang

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Images du drame de la falaise de Dschang

Exactement 53 morts et une trentaine de blessés. C’est le premier bilan d’un accident de circulation survenu à la falaise de Dschang aux premières heures de ce 27 janvier 2021. Les chiffres sont rendus publics par le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Azu. L’on n’ignore encore les circonstances réelles de cet accident impliquant la compagnie de transport Menoua voyages. D’après un reporter de la Cameroon radio television (Crtv) dépêché sur le lieu du drame, « un camion transportant du carburant frelaté en partance de la ville de Dschang, à destination de Douala, est entrée en collision avec un bus de70places qui faisait le sens inverse». Plus tard, sur sa page facebook, la radio nationale a précisé que la collision entre les deux véhicules a provoqué une explosion. Laquelle calcinera les 53 personnes qui ont perdu la vie. Les blessés qui sont au nombre de 29 ont été transportés dans des hôpitaux environnants.

Selon le gouverneur de l’Ouest, le camion transportant de l’essence avait un défaut de freinage, d’après les premiers constats. A cela s’est ajouté le brouillard qui a réduit la visibilité sur la route. En rajoutant aux facteurs qui composeront pour créer le drame qui a endeuillé le Cameroun. Sur ce qui tient lieu de bordereau, on compte 37 passagers, et pourtant les victimes sont chiffrées à 82. De quoi en déduire logiquement qu’il y a eu du transport clandestin.

Cela survient deux semaines seulement après un autre drame au même lieu dit Falaise. C’était le 14 janvier. Un car effectuant du transport clandestin avait terminé sa course dans un ravin, laissant sur l carreau 21 morts et 38 blessés. L’on avait également évoqué un problème dans le dispositif de freinage du véhicule.

Le bordereau des passagers reconnus

Bordereau des passagers du bus-1ère partie
Bordereau des passagers, 2ème partie

CHAN/Groupe B : Le fleuve Congo dicte sa loi

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CHAN/Groupe B : Le fleuve Congo dicte sa loi

Les Nigériens devront s’en prendre à Abdoul Razak Omar Halidou pour leur élimination du CHAN 2020 dès le premier tour. Le dernier rempart des Ména a failli à sa mission en essayant un dribble entre deux attaquants adverses. Face des attaquants affamés qui voulaient une victoire pour se mettre à l’abri des calculs en cette dernière journée du premier tour dans le groupe B. Dans le cafouillage, l’homme écrasa son tir et Masasi Amede reprit le cuir qu’il relança aussitôt dans des buts vides. A cette 90ème minute, la Rdc passait son compteur à deux buts, devant le Niger qui avait réussi l’égalisation et se relançait ainsi dans la course pour une place en quarts. La Rdc se mettait définitivement à l’abri des incertitudes ; d’autant plus que du côté de Douala, le voisin congolais prenait le dessus sur la Libye (1-0). Le score en restera là.

Le score aurait même pu être davantage lourd si dans le dernier quart d’heure, les Léopards n’avaient multiplié les déchets sur le flanc offensif. De quoi rassurer un adversaire qui pouvait aborder le match gonflé de savoir que le double vainqueur du CHAN est amoindri par des cas de covid-19 qui ont neutralisé pas moins de douze joueurs et l’entraîneur principal Florent Ibenge. Mais c’était sans compter avec la richesse du banc de touche congolais. Du coup, le Niger n’a pas bénéficié d’un quelconque avantage psychologique.

A la fin de cette journée, les Léopards A’ finissent la course en tête avec sept points, suivis des Diables rouges A’ (4pts). Niger et Libye bouclent le classement du groupe avec chacun deux points. Le fleuve Congo a placé les siens en quarts. Pour se mesurer respectivement au Cameroun dans l’antre de Japoma pour le leader du groupe et le Mali pour le Congo.

CHAN 2020 : le Cameroun à Douala pour les quarts

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Les-Lions-Indomptables-auront tout de même souffert face aux Etalons

C’est à un jeu de qui perd gagne que le Cameroun s’est livré ce dimanche. Les Lions indomptables A’ n’ont pas pu battre les Etalons A’, mais se sont qualifiés pour les quarts de finale. Au terme d’une partie de jeu âprement disputée entre les deux équipes qui disposaient de toutes leurs chances de qualification. D’autant plus que même si le Burkina Faso était devancé d’un point par le Cameroun (4pts), une victoire des ouest-Africains les placerait à six points et donc devant le Cameroun. Du coup, le nul garantissait les intérêts du Cameroun.

Et malgré la pression subie par les poulains de Martin Ndtoungou Mpile du fait de la rapidité du jeu burkinabè, l’essentiel a été fait. Grace notamment à un Haschou Kerrido très adroit et qui aura su jouer son rôle de dernier rempart camerounais, en sauvant à plusieurs reprises son équipe. Assurant ainsi le nul nécessaire pour passer en quarts.

Ainsi, le Cameroun termine 2ème du groupe A et devra faire le déplacement de Douala pour affronter le leader du groupe B au stade de Japoma le 30 janvier prochain.

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