jeudi, mai 28, 2026
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Administration locale : Les nouveaux exécutifs communaux ont un an

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Plusieurs exécutifs communaux l’assuraient encore comme un leitmotiv, lors de leur prestation au début du mois de mars dernier. «Nous aurons la lourde charge d’accélérer le processus de Décentralisation». De nombreuses attentes ont donc meublé cette élection municipale qui intervenait dans un contexte marqué par l’avènement d’un nouveau cadre juridique encadrant le fonctionnement des administrations locales camerounaises : le Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées promulgué moins de deux mois après la tenue du scrutin, ce nouveau cadre juridique sert de guide pour la mise en place des communes chargées d’œuvrer à l’accélération du processus de décentralisation prévu par la Constitution de 1996.Un an donc après et malgré quelques difficultés rencontrées, les exécutifs municipaux, issus de cette cuvée, sont toujours porteurs de nombreuses attentes des populations qui n’auront de cesse de se voir impliquer davantage dans la gestion des affaires locales.

Dans l’ensemble, la plupart des exécutifs communaux disent être en train de tenir les promesses formulées pendant la campagne, même si plusieurs engagements restent en attente. Mais en général, les nouveaux maires avouent qu’ils ne suivent pas à la lettre leur programme. «Nous avons été obligés de reculer sur certains aspects et à l’inverse, de s’attaquer à certains chantiers prioritaires qui n’étaient pas forcement prévus à l’origine », confie un adjoint au maire de la commune de Mbalmayo. Concrètement à la Commune d’Esse dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre, l’on apprend que l’exécutif communal a mis la priorité sur l’amélioration des conditions de circulation des marchandises des populations locales en majorité agropastorales. Ainsi, la mairie de cette ville a lancé un marché périodique, «afin d’aider les populations à écouler sereinement les produits de leurs activités agropastorales». Selon le maire cette ville, il s’agit d’un espace par excellence d’échanges entre les producteurs, les commerçants et les consommateurs qui se tient une fois tous les deux mois et qui sillonne les différents groupements de la ville. Exposition, vente des produits agropastoraux, foire gastronomique, animations diverses, lutte contre le Covid-19 et le VIH Sida sont au programme.

A la commune d’Eseka, l’une des priorités a été l’aménagement des routes, la réhabilitation des pistes agricoles, des bâtiments municipaux, l’embellissement de la ville, l’assainissement et la réhabilitation des points d’eau. Plusieurs points d’eau, notamment celui de l’hôpital de district d’Eseka ville, d’Eseka 2, du marché A, et de Nicolas Ntamack ont déjà été réhabilités. Et les zones de Mandjack, Mapan, Lipombe-Silom ont été électrifiées. Et pour améliorer les recettes communales, le maire a entrepris d’aménager les sites touristiques, notamment les chutes de Njock et le Grand Lac du camp Bois.

A Bokito dans le département du Mbam et Inoubou, l’exécutif communal a misé sur la réhabilitation et la construction des édifices. Ainsi un nouveau bloc de deux salles de classes, plus les toilettes de six compartiments viennent d’être construits par la mairie. Le marché de Bokito s’est aussi enrichit de cinq nouveaux hangars. Sans oublier la réhabilitation du tronçon Bokito Yangben-Omendé qui a permis selon l’adjoint au maire NtsamaYalla, de faciliter les échanges avec les populations de ces villages.

Dans la commune de Banyo, région de l’Adamaoua, l’exécutif communal a mis la priorité sur la formation des jeunes entrepreneurs agropastoraux. A travers un projet Profor Archipelago financé par l’Union Européenne et qui a pour but de contribuer au renforcement des compétences professionnelles dans la production et la transformation laitière. En plus, depuis le début de la saison sèche, la mairie arrose les principaux axes poussiéreux de la ville, notamment l’axe du marché central de Banyo – Carrefour Lazard.
Par Joseph Essama

Crise anglophone : Les parlementaires camerounais disent non à l’ingérence américaine

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Ils sont 61, les parlementaires camerounais qui se disent inquiets des risques de l’ingérence américaine dans les affaires internes du Cameroun notamment dans la crise anglophone. A cet effet, ils ont adressé une correspondance au Congrès américain pour dire leur mécontentement. Dans cette note dont nous avons tenu copie, les parlementaires camerounais se disent « consternés par l’opinion déformée » et extrêmement négative de leur pays, tels que l’insinuent les membres du Congrès américains. « En tant que législateurs camerounais, nous cherchons à ne pas interférer dans le processus décisionnel du système d’application de l’immigration du gouvernement des États-Unis pour faire face aux défis, mais nous rejetons les opinions de ces membres du Congrès sur la situation qui prévaut au Cameroun », écrivent-ils.

Avant d’ajouter d’un ton plus sévère « nous considérons les remarques sur le Cameroun comme des plus hostiles, désobligeantes et sentons une tentative de ternir notre image.» Les parlementaires camerounais exhortent donc les membres du Congrès américain à s’engager plus vigoureusement pour garantir le respect des conventions internationales contre la criminalité transnationale afin de faire en sorte que les États-Unis ne soient pas un « refuge » pour les criminels et les financiers d’actes de violence sur le peuple camerounais. Joshua Osih et ses pairs réagissaient ainsi à la sortie de certains congressistes américains qui ont récemment demandé au président Joe Biden de suspendre le rapatriement vers le Cameroun des ressortissants camerounais en situation irrégulière. Selon les députés certains des Camerounais concernés par ce rapatriement sont soupçonnés de soutenir et de financer le terrorisme dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.
Par Joseph Essama

Crise anglophone : Crise anglophone : jusqu’où peut aller l’administration Biden ?

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Antonio Bliken, le nouveau secrétaire d'Etat américain

Après les années Trump marquées par une diplomatie peu décisive sur la question du Cameroun anglophone, l’administration Biden va-t-elle bouger les lignes ? Difficile de conclure pour le moment, mais certains signes avant-coureurs laissent penser que la nouvelle administration américaine pourra plus s’intéresser à la question du Cameroun anglophone que la précédente. Quelques jours après la prestation de serment de Joe Biden et la nomination des responsables de son administration, le secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires étrangères, Anthony Bliken a annoncé les couleurs de ce que pourra être la crise anglophone sous le mandat du président démocrate. Lors de sa première audition devant les sénateurs, le remplaçant de Mike Pompeo à la tête de la diplomatie américaine a évoqué d’un ton visiblement soucieux la crise anglophone qui secoue les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis plus de 4 ans. A l’attention des sénateurs américains, Anthony Bliken avait fait un exposé ciblé sur les violences perpétrées par les deux camps en conflit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et avait exprimé son souhait de voir son pays « s’impliquer de manière considérable dans la résolution de la crise » qui a déjà fait plus de 3000 morts. Après lui, plusieurs sénateurs étaient montés au créneau pour demander au gouvernement américain et à la communauté internationale, de prendre des mesures concrètes contre tous ceux qui empêchent la résolution de la crise. Pour donner le ton, la chambre haute du parlement américain a adopté, début janvier, la résolution 684, dont les dispositions consistent à encourager toutes les parties en conflit à conclure et maintenir un cessez-le feu immédiat ; à garantir un accès humanitaire et une assistance immédiate sans entraves aux régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest ; à faire preuve de retenue et à veiller à ce que les manifestations politiques soient pacifiques ; à mettre en place un processus crédible pour un dialogue inclusif avec toutes les parties prenantes concernées pour parvenir à une solution politique durable qui respecte les droits et les libertés du peuple.

Il est évident que les Etats-Unis sous Joe Biden se sont déjà montrés préoccupés par la crise anglophone, mais l’on se demande encore que peut faire le nouveau gouvernement américain pour contribuer à mettre un terme à cette crise qui dure depuis plus de 4 ans. Même si une soixantaine de députés camerounais ont déjà indiqué il y a quelques jours, dans une lettre, que les Etats-Unis ne doivent pas se mêler des affaires du Cameroun, plusieurs analystes continuent de croire que le pays de Joe Biden peut jouer un rôle déterminant dans la résolution de cette crise. L’analyste politique Daniel Ondoa pense que l’administration Biden peut tout simplement aider le Cameroun, en «imposant à tous les ressortissants camerounais qui vivent sur son sol et qui soutiennent les groupes armés à renoncer au financement de la guerre et à s’impliquer résolument à toutes les initiatives de paix, faute de quoi ils seront rapatriés pour ceux qui sont encore Camerounais ou alors poursuivis en justice pour ceux qui sont américains».

Le chercheur et consultant en étude de paix et gestion des conflits, Wanah Immanuel Bumakor, quant à lui craint que le Cameroun soit utilisé comme un champ de bataille des superpuissances. Il pense que la résolution adoptée par le Senat américain doit être prise au sérieux, du fait que ce pays a à sa tête une nouvelle administration totalement différente de celle de Donald Trump, « tiède face à la situation au Cameroun ». Le chercheur explique que la résolution du Congrès américain demandant à Yaoundé, d’organiser un dialogue inclusif a été parrainée par des députés démocrates proches de l’administration Biden. Ce qui implique que ces élus pourraient influencer les décisions du président Joe Biden, en mettant « L’intervention des Etats-Unis dans la résolution de la crise anglophone comme une priorité, compte tenu de la catastrophe humanitaire que cette grise a provoqué ». En plus, estime le chercheur, une politique menée par l’administration Joe Biden pour intervenir dans la crise anglophone pourrait amener cette crise au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui selon lui pourrait être un cauchemar pour le régime de Yaoundé.

Intervention

Le chercheur Wanah Immanuel Bumakor précise qu’une intervention ne signifie pas nécessairement intervention militaire. «Elle peut être humanitaire, diplomatique, ou même de bons offices. Car les Etats-Unis envoient à peine leurs militaires sur le sol africain. Ils utilisent le plus souvent leur statut de superpuissance pour sanctionner un régime récalcitrant qui n’utilise pas des moyens pacifiques ou une procédure démocratique pour résoudre ses crises ». Il mentionne que sous Donald Trump, les Etats-Unis avaient déjà sanctionné le Cameroun bien que ces sanctions n’affectent pas vraiment le pouvoir camerounais.
Par Joseph Essama

ANOR : plus de 3000 normes établies au Cameroun

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Silence, on travaille. L’Agence des Normes et de la Qualité (Anor) a déjà établie près de 3130 normes au Cameroun. Ceci, sous l’impulsion des différents Comités techniques en place. Avec un total de plus de 305 règlements techniques, qui sont en fait des normes d’application obligatoire, celles-ci concernent plusieurs domaines parmi lesquels la technologie et les produits alimentaires, la construction et le BTP, l’énergie, le génie chimique ou encore l’industrie. Ces informations ont été révélées le 25 février dernier, à la faveur d’un séminaire de renforcement des capacités des journalistes sur les questions de normalisation et de qualité. Les travaux organisés à Yaoundé ont tourné autour du rôle de l’Anor, son organisation, ses missions et ses activités pour la protection des consommateurs et le renforcement de la compétitivité des entreprises locales.

Trois exposés ont permis d’édifier les hommes de médias. Le premier a porté sur «La normalisation et son importance pour la compétitivité de l’économie camerounaise». Objectif : faire comprendre aux séminaristes les notions de normalisation et de compétitivité, connaître la procédure de normalisation et l’importance de la normalisation pour la compétitivité d’une économie. Les normes sont en effet porteuses de nombreux bénéfices. Tenez, pour le consommateur, elles garantissent : une qualité et une fiabilité améliorées ; un meilleur fonctionnement et une meilleure compatibilité entre produits et services ; la santé et la sécurité des consommateurs ; un accès plus facile aux produits et aux services et un plus grand choix de produits etc. Pour les PME, elles concourent à : la création d’un avantage concurrentiel en améliorant la qualité des biens et services ; l’ouverture de nouveaux marchés en assurant aux nouveaux clients que vous répondez à leurs exigences de qualité ; la réduction des coûts d’installation et de mise en service etc. Pour le gouvernement enfin, les normes complètent la réglementation et en promeuvent le commerce international ; réduisent les obstacles techniques au commerce international, et permet ainsi à l’économie nationale d’être compétitive ; servent à réglementer et à surveiller l’industrie afin de prévenir les pratiques commerciales défavorables, etc.

Le second exposé lui, portait sur : «L’évaluation de la conformité comme gage d’assurance qualité des produits commercialisés au Cameroun». La conformité étant présentée comme l’activité qui fournit une démonstration que des exigences spécifiées relatives à un produit, processus, système, personne ou organisme sont satisfaites. Celle-ci vide à : démontrer que les produits, processus, services, produits et personnes sont conformes à des spécifications ou à des attentes demandées ; établir et surveiller l’application des exigences relatives à la protection de la santé, de la sécurité et de l’environnement.

Les différentes étapes du processus de certification ont notamment été présentées aux séminaristes. Elles vont de la demande de certification au marquage, en passant entre autres par la facturation, la revue documentaire, l’audit/inspection, échantillonnage et la délivrance de documents. Enfin, le dernier exposé a permis d’édifier les journalistes sur le «contrôle qualité des produits, outil clé pour la préservation de la santé et de la sécurité des consommateurs». Au terme des travaux, une plateforme de collaboration et de partage d’informations entre l’Anor et les médias. Pour mémoire, l’Anor a été créée par décret présidentiel le 17 septembre 2009.
Par Arthur Wandji

Ce qu’il faut retenir de la table ronde de l’ ACEL

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La salle A 2 du Département de français de l’université de Yaoundé I, a accueilli le 3 mars dernier, une table ronde. Sous le thème : « Le genre en question : du féminisme à la féminisation ».  Cet échange s’est décliné en trois communications.

Dans sa communication, la Docteure Solange Medjo Elimbi a apporté  « quelques précisions définitionnelles relatives à la notion de genre : « genre social » (ou sexe social) et « genre linguistique » (ou grammatical). Puis, évacuant volontairement le « genre social », son propos s’est cristallisé sur les marqueurs grammaticaux en relation avec le genre féminin, très souvent dévalorisé au profit du genre masculin. Car, l’emploi du genre grammatical amène à constater qu’il est incohérent de représenter un référent féminin par une désignation masculine ». Elle s’est ensuite interrogée sur les moyens dont dispose la langue pour spécifier le sexe féminin ou davantage, discriminer et dévaloriser les femmes, entre autres : les catégories grammaticales, le lexique et la syntaxe.

La Docteure Chantal Salomé Ntsama Essengue, deuxieme intervenante a quant à elle intitulée sa communication autour : « De la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions : entre résistance et accommodation ».

La première étape de son intervention consistait à monter comment s’est construite et imposée la longue tradition sexiste de la langue française qui, depuis Vaugelas (1647), a établi le genre masculin comme étant le plus noble.

Dans le second volet l’intervenante a évoqué de nombreux arguments souvent avancés dans le but de justifier l’emploi du masculin pour désigner des femmes, notamment« la péjoration »qui consiste à nommer les femmes avec des termes  connotés négativement ou sexuellement, voire vulgaires.

La dernière communication, présentée par le Pr Jean-Marcel Essiene, « s’est interrogée sur l’importance de l’écriture inclusive pour la distinction de genre dans la société afin de percevoir si cette écriture se réduit à la promotion d’un groupe idéologique qui veut marquer son temps et l’incidence de ce renouvellement programmé de la langue sur sa syntaxe et sur la question de la vision du monde ». L’intervenant a finalement mis en évidence « de nombreuses limites de l’écriture inclusive. Celle-ci apparait finalement comme un phénomène ambivalent, à la fois nécessaire adaptation de la langue à l’évolution des sociétés et écho d’un choix militant, quasiment minoritaire dont la prédilection pour un vocabulaire inclusif favorise l’acceptation d’un certain nombre de pratiques qui excluent la diversité culturelle et promeuvent l’homogénéisation de la pensée ».

Modérée par le professeur Alice Delphine Tang, cet échange a vu la présence de plusieurs étudiants   et universitaires. Il a en outre permis l’Atelier de Critique et d’Esthétique Littéraires (ACEL) hôte de l’événement, de « se placer au cœur de ces contradictions vivantes, où la négativité se fait paradoxalement le ferment de la production du sens ».

Nécrologie: Le réformateur de l’UCB s’en est allé

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Le Nigérian Ajewole Ikeola Adebayo

Le directeur général de l’Union camerounaise des brasseries (UCB) n’est plus. Le Nigérian Ajewole Ikeola Adebayo est décédé le 1er mars dernier des suites de maladie dans son pays, selon un communiqué du groupe Kadji. A peine 11 ans après avoir pris la tête de l’industrie brassicole privée du défunt milliardaire camerounais Kadji Defosso.

En effet, selon le communiqué du groupe, l’homme arrive à la tête d’UCB en mars 2010. « Sous la houlette de ce digne fils de l’Afrique, le brasseur camerounais passera du statut de petit poucet à celui de valeur sûre de l’industrie brassicole locale, doublant en quelques années les parts de marché de l’entreprise», confie-t-elle. Une chanson populaire du pays qui qualifie la Kadji beer de « champagne du pays » témoigne à suffisance de l’estime des Camerounais pour cette bière baptisée au nom du promoteur de l’entreprise brassicole dont les produits n’étaient pas toujours largement adoptés par les consommateurs locaux. Pour des compositions jugées parfois mal odorantes. En dehors d’une boisson hygiénique qui a depuis des lustres gagné la confiance des consommateurs. Mais l’arrivée d’Ajewole Ikeola Adebayo a retourné nombre de partisans de Bacchus vers les produits UCB. C’est que « son activité incessante autour des valeurs de rigueur, de probité morale et d’excellence a été le guide de la compagnie pendant la décennie qui vient de s’écouler », salue la responsable du groupe.

La mission du modernisateur d’UCB accomplie, l’homme a suivi son employeur sur le chemin du destin. Joseph Kadji Defosso a à peine vécu la métamorphose de la bière qui porte son nom, que la faucheuse l’a frappé un certain 23 août 2018. Mais le milliardaire de Bana dans le département du Haut-Nkam ne pouvait nourrir de regret, après avoir hissé le label Cameroun au sommet. Sauf que celui en qui il avait placé sa confiance et fondé les espoirs de modernisation de son entreprise, l’a suivi après dix ans de service. Le train sur les rails, Ajewole Ikeola Adebayo rejoint Kadji Defosso dans l’au-delà.

Evacuations sanitaires : La solution turque

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Présentation de Voya-Health-Cameroon

A la faveur de la coopération Turco-camerounaise qui prévoit un volet santé, Voya health s’est installé au Cameroun. C’est une facilité qu’offre la Turquie dans les évacuations sanitaires. Le concept consiste en la prestation de services dans ce domaine d’autant plus sollicité par les Camerounais que les hôpitaux de référence du pays ami, pourtant présentés comme disposant de plateaux techniques à la pointe, semblent ne pas toujours garantir les soins nécessaires aux cas de santé graves. Du coup, tant de hautes personnalités de la République que les familles aisées et quelques rares cas sociaux ayant bénéficié de l’accompagnement social d’âmes de bonnes volontés, sollicitent de plus en plus l’extérieur, notamment la France, pour espérer retrouver la guérison qu’ils n’ont pas pu avoir au pays.

Voya health propose ainsi un devis médical personnalisé, la mise en contact avec le service médical nécessaire grâce à son partenariat avec plusieurs établissements hospitaliers de référence de l’ex empire ottoman, l’obtention du visa, ainsi qu’une prise en charge du patient et de ses accompagnateurs. Et s’intéresse aux cas de maladies telles que le cancer, les greffes (moelle osseuse, cornée, rein, foie), les maladies vasculaires, la myopie, la cataracte, les maladies dentaires, de la peau, la fécondation in vitro, les rhumatismes,… Autant de maladies et pathologies qui semblent avoir élu domicile au Cameroun, avec peu d’hôpitaux parés pour, et peu de spécialistes. « La Turquie a une expertise avérée en matière de médecine », peut se vanter Ayse Saraç, l’ambassadrice de Turquie en fin de séjour. « Au moment où je quitte le Cameroun, il était nécessaire d’approfondir la coopération dans ce sens là », a-t-elle pensé, convaincue que « ceux qui s’engageront à solliciter l’offre de Voya health seront satisfaits ».

La main d’œuvre et l’expertise utilisée sera locale. « C’est une structure qui est purement gérée par des Camerounais. La Turquie nous offre des facilités à travers son ambassade, à travers l’appui des institutions turques que nous avons déjà ici », assure Mansour Abdoul Salam, le président directeur général de Voya health Cameroun.

Entreprenariat : Odilon Pawa lance un projet d’envergure

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Les jeunes Camerounais ont sans aucun doute de la suite dans la mise en œuvre des projets. Celui de ce jeune opérateur économique Odilon Pawa en dit bien long sur celui qui est en train d’être mis en place du côté de Ndogpassi dans l’arrondissement de Douala 3ème. Dans le fond le projet vise essentiellement à l’acquisition par des potentiels vendeurs ou maintenancier opérant dans la téléphonie mobile de s’offrir un espace dans un bâtiment qui propose près de 50 boutiques. Ce projet qui entre dans l’extension du complexe marchand du marché de Ndogpassi vise à offrir un vaste couloir de vente de téléphones portables et accessoires pour les grands commerçants de ce secteur d’activité devenu très prisé, il va permettre par la même occasion de générer des économies liées au transport chez les clients surtout lorsqu’on sait que la plupart des personnes habitant le secteur de Ndogpassi se rendent toujours du côté d’akwa pour la maintenance ou la réparation de leur téléphone, la mise sur pied d’un tel espace va considérablement apporter une solution claire.

Ce projet novateur dont la mise en place nécessite un partenariat de la part des acteurs ouvre donc son capital pour permettre aux personnes désireuses en faisant ce qu’on appelle un préfinancement participatif pour devenir actionnaire et partenaire pour la construction des boutiques. La potentialité du projet est mise en exergue ici du fait du dynamisme et de la compétence du porteur du projet qui ne va pas lésiner sur les moyens pour mettre la main à la patte afin que les autres qui arriveront puisse en faire pareil. Aussi, en souscrivant, le propriétaire de la boutique bénéficie d’une large communication de proximité qui sera faite, d’un cabinet juridique qui va s’assurer de la fiabilité des contrats qui seront ficelés mais aussi et à titre indicatif du rapprochement tout azimut de la forte population de l’arrondissement de Douala 3ème.

 Le projet qui aura une durée des travaux de cinq mois et demi à compter de la date de démarrage sonne comme une opportunité d’affaire de premier plan pour ceux des personnes exerçant dans le secteur de la vente et de la maintenance des téléphones.

Un débat sur le féminisme demain à l’Université de Yaoundé I

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Ce débat qui se tient en prélude à la célébration de la journée internationale de la femme le 8 mars prochain aura entre autres panelistes, le professeur Christiane Félicité Ewane Essoh, le docteur Solange Medjo Elimbi et le docteur Chantal Salomé Ntsama Essengué.

Lions indomptables : le CHAN 2020 ouvre les portes à Haschou Kerrido et Ako’o Assomo

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ANTONIO Conceiçao

Pour le compte de la suite des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, Antonio Conceiçao a convoqué 37 joueurs pour le stage devant préparer les matchs du Cameroun contre le Cap vert et le Rwanda. A première vue, le sélectionneur des Lions indomptables a un peu plus ouvert la tanière aux nouvelles figures. Et parmi eux, trois joueurs locaux : Haschou Kerrido le gardien titulaire de PWD de Bamenda et des Lions indomptables A’, Ako’o Assomo le virevoltant milieu de couloir qui a émerveillé le public du stade Ahmadou Ahidjo et de Japoma lors du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020 qui s’est joué entre janvier et février derniers. Les deux joueurs ont figuré sur les listes des meilleurs joueurs du tournoi. Du coup, leur convocation chez les A ne surprend pas. Dans un contexte marqué par la reprise à peine des championnats d’élite en arrêt depuis mars 2020, en raison de la pandémie du Covid-19. On y retrouve également Fogain Meyapa de Fauve Azur. C’est le seul défenseur convoqué qui n’a pas encore flirté avec la sélection.

Dans le même élan d’ouverture, le sélectionneur de l’équipe nationale fanion a pensé entre autres à Omossola d’As Vita club. Dans ce compartiment de gardiens de buts, en l’absence d’André Onana sous le coup d’une suspension d’un an par l’Uefa, Fabrice Ondoa retrouve la première place. Effala Komguep d’Akwa united, ex gardien titulaire des U20, retrouve une place, ainsi que Blondy Noukeu de Stoke city en Angleterre. Dans le milieu de terrain Samuel Oum Gouet atteint enfin le soleil, après avoir trimé dans les sélections inférieures.

Retrouvez la liste complète dans le document ci-dessous

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