ANOR : plus de 3000 normes établies au Cameroun

C’est le nombre de référentiels réglementaires que l’Agence des normes et de la qualité a élaboré depuis sa création en 2009.

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Silence, on travaille. L’Agence des Normes et de la Qualité (Anor) a déjà établie près de 3130 normes au Cameroun. Ceci, sous l’impulsion des différents Comités techniques en place. Avec un total de plus de 305 règlements techniques, qui sont en fait des normes d’application obligatoire, celles-ci concernent plusieurs domaines parmi lesquels la technologie et les produits alimentaires, la construction et le BTP, l’énergie, le génie chimique ou encore l’industrie. Ces informations ont été révélées le 25 février dernier, à la faveur d’un séminaire de renforcement des capacités des journalistes sur les questions de normalisation et de qualité. Les travaux organisés à Yaoundé ont tourné autour du rôle de l’Anor, son organisation, ses missions et ses activités pour la protection des consommateurs et le renforcement de la compétitivité des entreprises locales.

Trois exposés ont permis d’édifier les hommes de médias. Le premier a porté sur «La normalisation et son importance pour la compétitivité de l’économie camerounaise». Objectif : faire comprendre aux séminaristes les notions de normalisation et de compétitivité, connaître la procédure de normalisation et l’importance de la normalisation pour la compétitivité d’une économie. Les normes sont en effet porteuses de nombreux bénéfices. Tenez, pour le consommateur, elles garantissent : une qualité et une fiabilité améliorées ; un meilleur fonctionnement et une meilleure compatibilité entre produits et services ; la santé et la sécurité des consommateurs ; un accès plus facile aux produits et aux services et un plus grand choix de produits etc. Pour les PME, elles concourent à : la création d’un avantage concurrentiel en améliorant la qualité des biens et services ; l’ouverture de nouveaux marchés en assurant aux nouveaux clients que vous répondez à leurs exigences de qualité ; la réduction des coûts d’installation et de mise en service etc. Pour le gouvernement enfin, les normes complètent la réglementation et en promeuvent le commerce international ; réduisent les obstacles techniques au commerce international, et permet ainsi à l’économie nationale d’être compétitive ; servent à réglementer et à surveiller l’industrie afin de prévenir les pratiques commerciales défavorables, etc.

Le second exposé lui, portait sur : «L’évaluation de la conformité comme gage d’assurance qualité des produits commercialisés au Cameroun». La conformité étant présentée comme l’activité qui fournit une démonstration que des exigences spécifiées relatives à un produit, processus, système, personne ou organisme sont satisfaites. Celle-ci vide à : démontrer que les produits, processus, services, produits et personnes sont conformes à des spécifications ou à des attentes demandées ; établir et surveiller l’application des exigences relatives à la protection de la santé, de la sécurité et de l’environnement.

Les différentes étapes du processus de certification ont notamment été présentées aux séminaristes. Elles vont de la demande de certification au marquage, en passant entre autres par la facturation, la revue documentaire, l’audit/inspection, échantillonnage et la délivrance de documents. Enfin, le dernier exposé a permis d’édifier les journalistes sur le «contrôle qualité des produits, outil clé pour la préservation de la santé et de la sécurité des consommateurs». Au terme des travaux, une plateforme de collaboration et de partage d’informations entre l’Anor et les médias. Pour mémoire, l’Anor a été créée par décret présidentiel le 17 septembre 2009.
Par Arthur Wandji

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