Quatre conventions retardées pour absence d’habilitation

0
66

Prévus pour être signés le 13 septembre dernier au cours de la visite du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ces accords qui devraient permettre au pays de bénéficier de 426 milliards restent en instance de signature.


En visite au Cameroun du 12 au 15 septembre dernier, le vice-président de la Banque mondiale était notamment attendu pour signer avec le ministre en charge de l’économie, Alamine Ousmane Mey, quatre conventions de financement d’un montant total de 426,3 milliards de francs CFA. La signature qui devait avoir lieu le 13 septembre à été reportée. Raison, les décrets du président de la République habilitant Alamine Ousmane Mey, ministre en charge de l’Economie, n’ont pas été signés, indique une source à la Banque mondiale. Selon des sources proches du dossier au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, « l’un des dossiers sur la table a présenté des manquements dans sa maturation. Il s’agit du projet de connexion du Réseau interconnecté Sud à celui du Réseau Interconnecté Nord, intitulé projet Ris-Rin », révèle la source. Pas étonnant donc qu’en tête des projets soumis à la 3e session du comité d’experts chargé de l’examen de la maturité des projets tenue le 21 septembre, l’on retrouvait ce projet, qui pourtant était déjà en phase de financement. De quoi susciter l’attention du président dudit comité, le ministre Paul Tasong. En ouvrant les travaux de cette session, il a évoqué le cas de projets qui bien qu’ayant reçu l’avis de maturation du comité, lui soient retournés pour des manquements observés.

- Publicité -

E n visite au Cameroun du 12 au 15 septembre dernier, le vice-président de la Banque mondiale était notamment attendu pour signer avec le ministre en charge de l’économie, Alamine Ousmane Mey, quatre conventions de financement d’un montant total de 426,3 milliards de francs CFA. La signature qui devait avoir lieu le 13 septembre à été reportée. Raison, les décrets du président de la République habilitant Alamine Ousmane Mey, ministre en charge de l’Economie, n’ont pas été signés, indique une source à la Banque mondiale. Selon des sources proches du dossier au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, « l’un des dossiers sur la table a présenté des manquements dans sa maturation. Il s’agit du projet de connexion du Réseau interconnecté Sud à celui du Réseau Interconnecté Nord, intitulé projet Ris-Rin », révèle la source. Pas étonnant donc qu’en tête des projets soumis à la 3e session du comité d’experts chargé de l’examen de la maturité des projets tenue le 21 septembre, l’on retrouvait ce projet, qui pourtant était déjà en phase de financement. De quoi susciter l’attention du président dudit comité, le ministre Paul Tasong. En ouvrant les travaux de cette session, il a évoqué le cas de projets qui bien qu’ayant reçu l’avis de maturation du comité, lui soient retournés pour des manquements observés.

Les quatre conventions restent de ce fait en instance de signature, bien qu’au sein du groupe de la Banque mondiale, cela a suscité plusieurs interrogations, révèle à Défis actuel un économiste de l’institution. Les projets en question sont le projet d’aménagement et de valorisation des investissements dans la vallée de la Bénoué (Viva-Benoué), le projet régional sur l’autonomisation de la femme et le dividende démographique, volet Cameroun (Swedd2), le Projet d’Appui au développement de l’Enseignement secondaire et des compétences pour la croissance et l’emploi (Padesce) et le Projet d’interconnexion des réseaux électrique du Cameroun et du Tchad. Ce nouveau financement devrait permettre à la banque d’accroître ses interventions au Cameroun à travers le lancement de nouveaux programmes de développement dans les secteurs de l’énergie, de l’éducation et des services. Ces 426,3 milliards de francs CFA, viendront s’ajouter aux 927 milliards de francs CFA (1,664 milliard de dollars) qui constituaient le portefeuille total de ses interventions et portera à 19 le nombre de projets actifs dans le pays et porteront à 1353 l’encours du portefeuille de l’institution financière au Cameroun et à 19 projets financés.

Ces dernières années, les financements obtenus de la Banque mondiale ont permis au Cameroun de réaliser entre autres projets d’envergure, la construction du barrage de Lom Pangar, le projet de facilitation des transports et du transit en zone Cemac, la mise en œuvre du financement basé sur la performance, le projet filets sociaux qui a accompagné 54 000 ménages pauvres pour un montant de 19, 620 milliards de francs.

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here