samedi, juin 13, 2026
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Les caisses de la Cemac dans le rouge

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La Commission économique de cette Sous-région alerte sur sa situation financière désastreuse et préoccupante

Les comptes respectifs de la Commission, du Parlement, et du Fonds de développement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ont été passés à la loupe par les juges de la Cour des Comptes, pour les exercices 2019 et 2020. C’était au siège provisoire de la Commission Cemac à Malabo, en Guinée équatoriale, en novembre 2021. Objectif, déterminer la régularité des recettes et des dépenses, et analyser le bon emploi des crédits. La Juge Clementine Fanga Napala a souligné au cours d’une séance de travail avec le président de la Commission de la Cemac Pr Daniel Ona Ondo que, « ce contrôle s’inscrit dans une procédure non juridictionnelle, pour promouvoir la culture de réédition des comptes et à la collecte des données qui serviront à la production d’un rapport ».

En réponse, le président de la Commission Cemac a interpellé les membres de la Cour sur les graves manquements qui, s’ils persistent, pourraient mettre en danger l’existence même de la Sous-région. En premier, il évoque la rétention de la Taxe Communautaire d’Intégration (Tci). « La TCI ne rentre pas pourtant c’est une recette affectée. Cette année (2021) nous n’avons recouvré que 17% du montant attendu. Jusqu’à présent, nous avons pu tenir parce que deux pays reversent régulièrement la TCI » a t-il déploré.

Deuxième écueil qu’il a relevé, la problématique des compétences. En effet, le président de la Commission regrette les mauvaises pratiques qui ont la peau dure et freinent le bon fonctionnement de l’institution, notamment l’absentéisme de certains cadres de la maison. Pour lui, « il est intolérable que des responsables se répandent dans la presse pour ternir mon image et celle de l’institution qui les rémunère si généreusement, quand ils ne brillent que par leur absence au poste de travail pendant un, voire deux ans. Comment allons nous relever les défis de l’intégration dans ces conditions », s’est-il offusqué.

PROJET DE BUDGET UN TROMPE-OEIL

La situation financière alarmante de la Cemac a également été abordée au cours de la 37ème session du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (Ueac), en décembre 2021. Pr Daniel Ona Ondo a relevé les principales hypothèses qui sous-tendent les prévisions budgétaires inscrites pour l’exercice 2022. Le projet de budget a été arrêté en ressources et en charges à la somme de 93 milliards Fcfa contre 89 milliards Fcfa, soit une augmentation de 4 milliards Fcfa en valeur absolue, soit 5,35% en valeur relative. Sauf que comme chaque année, ce projet est un trompe l’œil, d’où l’interpellation une fois de plus du président de la Commission : « Il faut que les États reversent la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), car c’est une recette affectée ».

SITUATION FINANCIERE GRAVE

Aussi, du fait de la crise sanitaire et à la crise économique qui secoue le monde en général et l’Afrique en particulier, les ressources en zone Cemac se font rares. Le président du Comité inter-Etats, directeur général de la Coopération et de l’intégration régionale au ministère camerounais de l’Economie, Charles Assamba Ondogo, ne manque pas d’évoquer la difficile mobilisation de la TCI, principale source de financement de la communauté. Et, « la situation est suffisamment grave », alerte l’agent comptable central de la Cemac. Ce qui fait, « qu’il y ait péril en la demeure », prévient la Commission Cemac. Car, la dette sociale de la communauté envers ses anciens cadres, cause de nombreux drames. Et, la situation de la dette extérieure vis-à-vis de l’union Européenne (UE) n’est guère enviable. « La dette intérieure et extérieure a des conséquences tant au niveau interne avec les différentes difficultés sociales auxquelles font face certains anciens fonctionnaires de notre communauté. Au plan externe, la gestion de notre dette influe sur nos rapports avec certains de nos partenaires financiers. Le niveau de dépendance à l’égard des financements extérieurs va croissant, traduisant une certaine faiblesse de la mobilisation des ressources propres » a indiqué Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie du Cameroun et président du Conseil des ministres de l’Ueac.

CARACTERE SPECIFIQUE DE LA TAXE

Par conséquent, le président de la Commission Cemac, invite les Etats membres « à se désendetter progressivement envers la communauté et à reverser intégralement la TCI, dont le taux de réalisation à ce jour est de 33,32 %.» En 2020 par exemple, la Tci reversée dans les comptes de la Cemac 27 milliards Fcfa, notamment 22 milliards Fcfa d’arriérés de Tci et 5 milliards Fcfa de Tci courante. La mise en place d’une réunion annuelle des experts en gestion de la dette publique de la Cemac a en outre été décidée, afin d’apporter à moyen et long terme, des réponses appropriées pour une gestion efficace et soutenable de la dette. La Commission de la Cemac se chargera d’affiner les mécanismes de mise en œuvre de cette instance de concertation. Le Conseil des ministres, au regard de la situation financière préoccupante de la communauté, sollicite de la Commission de la Cemac, des informations complémentaires préalablement à l’adoption du budget. Le Conseil a décidé de la tenue d’une session extraordinaire du Conseil des ministres en présentiel au plus tard à la mi-février 2022, consacrée à l’adoption du budget.

A côté de la TCI collectée par les administrations nationales des douanes et la contribution égalitaire des Etats, le budget de la communauté était de 99 milliards F CFA au 31 décembre 2020. Ce montant qui concernait les arriérés n’a hélas pas été reversé. « La collecte intégrale de la Taxe communautaire d’intégration, le recouvrement des contributions directes complémentaires et la mobilisation des autres ressources conventionnelles conditionnent structurellement la viabilité budgétaire de la communauté. Nous avons conscience des difficultés des Etats membres, mais il nous plait de rappeler le caractère spécifique de cette taxe qui ne saurait être affectée ailleurs qu’au financement de la communauté », rappelé Alamine Ousmane Mey.

Par Amandine Atangana

Pourquoi la viande de bœuf coûte cher

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Produite en quantité suffisante pour la consommation, les prix de cette denrée se sont envolés à cause de plusieurs facteurs.

Le contraste est palpable. Malgré l’abondance de la viande du bœuf sur les marchés, les prix de cette denrée demeurent hors de portée. Le Kilogramme de bœuf est passé de 2800 francs CFA (prix homologué par le ministère du Commerce) à 3000 francs CFA dans certains marchés voire plus pour la viande de bœuf sans os et de 2400 (prix homologué par le ministère du Commerce) à 2800 francs CFA pour la viande avec os.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène. Selon les éleveurs, la cherté du produit à l’échelle nationale est une conséquence de l’abandon de l’activité de l’élevage, précisément dans la région de l’Adamaoua, le plus grand bassin de production du pays. Cette région en proie à l’insécurité, a contraint plusieurs bergers à plier bagages. « Les bergers sont enlevés dans la brousse contre de fortes rançons. Les éleveurs sont obligés parfois de liquider leurs troupeaux et libérer les leurs à hauteur de millions. Ils font faillite. Après cela, ils abandonnent l’élevage et se lancent dans d’autres activités », affirme le Dr Chetima, technicien vétérinaire du centre zootechnique d’Etoudi. Une situation qui contraint le Cameroun à se ravitailler dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Soudan. Ce qui induit directement d’autres couts comme le transport.

A ce facteur s’ajoute, l’absence de financements pour permettre aux bouchers de s’autonomiser. Dans la ville de Yaoundé par exemple la plupart des bouchers fonctionnent à crédit. « Les bouchers n’ont pas de capital. Ils vivent à crédit. Ils viennent prendre les bêtes auprès des commerçants, ils livrent à ceux qui font le soya, aux femmes qui préparent et autres. En fin de journée, ils doivent collecter l’argent et remettre aux bergers pour avoir à nouveau des bœufs. L’Etat doit subventionner ce secteur », analyse le Dr Chetima dans les colonnes du quotidien Le Jour lundi dernier, cité par Investir au Cameroun.

Pourtant, « Il n’y a pas pénurie de bœufs. On reçoit environ 5000 bœufs par semaine ici. Avec la CAN, les animaux ne peuvent pas être conduits au pâturage. On a du mal à les contenir ». Une affirmation également reprise par le délégué régional de l’Association nationale des commerçants à bétail du Cameroun (Ancbc), Haman Mamadou. « Je tiens des registres de toutes les entrées des camions. Au mois de décembre, nous avons atteint 128 camions en une semaine, à raison de 30 bêtes en moyenne. En ce début d’année, nous avons eu 106 camions en une semaine », relève-t-il. Même si les quantités ont relativement baissé entre la fin du quatrième trimestre 2021 et le début du premier trimestre 2022, elles sont suffisantes pour satisfaire la demande des consommateurs de Yaoundé.

La filière bovine doit enregistrer un accroissement de sa production dans les prochains jours, grâce au Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PDCVEP). Lancé par le gouvernement l’année dernière et financé à hauteur de 65 milliards de FCFA sur les cinq prochaines années, ce projet va permettre l’accroissement compétitif et hygiénique des produits bovins, porcins et piscicoles et l’amélioration des revenus des acteurs ainsi que la création de nouveaux emplois dans les trois chaînes de valeur que sont la filière bovine, la filière porcine et la filière piscicole.

Covid-19 : la Sodecoton perd 29 milliards de F CFA

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Ce manque à gagner qui correspond à 30 975 tonnes d’invendus au 31 décembre 2020 a occasionné la dégradation de la performance financière de l’entreprise avec une baisse du chiffre d’affaires.

Le dernier rapport sur la situation économique des entreprises et établissements publics au Cameroun a estimé à 29 milliards de francs CFA, le montant du manque à gagner enregistré par la Sodecoton au 31 décembre 2020. Une perte de recettes qui correspond à 30 975 tonnes d’invendus, dus à la crise sanitaire qui a retardé les embarquements de la fibre coton. Du fait de ce contexte difficile, l’année 2020 s’est également soldée sur une perte financière estimée à 4,7 milliards de francs CFA et une baisse du chiffre d’affaires qui est passé de 154,6 milliards en 2019 à 125,4 milliards en 2020. Soit 18,9 % en valeur relative et 27,8 milliards en valeur absolue.

Selon le rapport, la dégradation du chiffre d’affaires a eu pour corollaire une augmentation des dettes à court terme et une dégradation de la valeur ajoutée en baisse de 30,36%. A court terme, les dettes fiscales ont grimpé de 892 millions à près d’1,3 milliard (+44,84 %) ; les dettes fournisseurs sont passées de 23,6 milliards à 29,6 milliards (+25,24 %) ; et les autres dettes, de 78,9 milliards à 80,1 milliards (+1,64 %) en 2020. Par ailleurs informe la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du secteur public et parapublic (CTR), les créances sur les tiers connaissent une augmentation de 170 %, avec en bonne place une créance sur la Cicam, principale industrie locale de transformation du coton, estimée à plus d’1 milliard de francs CFA.

Les créances sur l’Etat quant à elles sont de 10,2 milliards de francs CFA en 2020 contre 14,2 de francs en 2019, soit une baisse de 4 milliards de F CFA, résultant du remboursement du crédit de la TVA de 2016 et 2017. Les charges de personnel déjà importantes sont passées de 14,1 milliards de francs en 2019 à 13,5 milliards en 2020, soit 60,55 % du chiffre d’affaires. En conséquence, le résultat d’exploitation, bien que positif, connait une dégradation importante de 74,88 %. Il est passé de 11,6 milliards en 2019 à 2,9 milliards en 2020. « Cependant explique le rapport, en raison des charges financières liées au service de la dette qui représentent à peu près 1,5 fois le résultat d’exploitation, le résultat net est ainsi passé de 3 043 961 440 F CFA en 2019 à -4 724 137 115 F CFA en 2020. Cette contreperformance malgré qu’elle ait affecté négativement les capitaux propres en baisse de 68,59 % en 2020, ceux-ci restent supérieurs au seuil de 50 % du capital social par l’article 664 de l’Acte Uniforme OHADA sur les droits des sociétés commerciales et du GIE ». La dynamique de croissance engagée à la Sodecoton a en effet été brisée en 2020 par les effets de la pandémie du Coronavirus : fermeture des filatures asiatiques qui constituent les principaux débouchés du coton camerounais ; baisse des cours de la fibre ; ralentissement des exportations entraînant des retards d’encaissement de plus de 80 milliards de FCFA ; augmentation des volumes stockées avec des coûts supplémentaires de stockage et de manutention, et même des difficultés d’approvisionnement en facteurs de production. Au 31 décembre 2020, l’entreprise présente un risque élevé en ce qui concerne sa capacité à satisfaire ses engagements financiers à court, moyen et long terme comme le montre les ratios de solvabilité (2,33) et de liquidité générale (1,21).

La CUD offre 150 millions de FCFA au mouvement sportif

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Les clubs mythiques de football de la ville de Douala ainsi que des associations sportives de handball, cyclisme, basketball et volleyball ont reçu des chèques de la mairie de la ville.

Dans la région du Littoral, le mouvement sportif local a démarré l’année 2022 avec des appuis financiers de la Communauté Urbaine de Douala. Plusieurs disciplines sportives dont le handball, le volleyball, le basketball, le cyclisme ont bénéficié d’un coup de pouce de la mairie de la ville. Dans le domaine du football, les clubs mythiques de la ville se sont taillés la plus grosse part. Léopard FC de Douala, Caïman de Douala, Oryx de Douala et Dynamo ont reçu chacun un chèque de 10 millions de FCFA. Astres de Douala de son côté a bénéficié d’un chèque de 4 millions de FCFA tandis que Union de Douala s’en tire avec la somme de 15 millions de FCFA.

Ces clubs auront marqué pendant les années antérieures, la scène sportive nationale et même internationale. Oryx de Douala avait notamment remporté en 1965, la première Coupe africaine des clubs au Ghana. Pour le maire de la ville, ce geste a pour objectif de contribuer à faire renaitre l’étoile de ces clubs. « Nous voulons que Douala retrouve sa place d’antan dans le sport camerounais. Douala était la principale ville des sports, et nous pensons que capitale économique, plus grande ville du pays, il est normal que cette ville retrouve l’élan qui avait été le sien. Des subventions aux associations et à certains clubs dont nous connaissons d’ailleurs le manque criard de moyens constitue une des promesses de notre action au mouvement sportif dans la ville en complément de la composante de base qu’est la construction ou la réhabilitation des infrastructures sportives de proximité, afin de permettre à nos jeunes de se distraire autrement qu’en se plongeant dans la drogue », a indiqué Roger Mbassa Ndiné.

S’agissant des associations sportives, Fecanautique par exemple a été dotée d’une enveloppe de 2millions de FCFA, 1 million pour Synpronata FC, 750 mille francs à AS phoenix Handball Club pendant que Unity Velo Club a reçu 500 mille francs. Soit un montant total de 150 millions de FCFA décaissées par la mairie de la ville. Pour Nicolas Dikoumè, président de Caïman de Douala cet appui est une « bénédiction ». « Nous sommes très contents de recevoir cet argent. Vous avez toutes les difficultés que les clubs ont aujourd’hui a avec le covid, les stades qui sont vides, pas de sponsoring » s’en est il réjouit.

Guerre du Noso : les présumés « ambaboys » kidnappent les autorités d’une école

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La scène s’est passée très tôt ce matin à Menchum dans la région du Nord-Ouest Cameroun. 

Lourdement armés, les présumés suspects connus sous le nom de « ambaboys » ont encerclé et pris en otage le lycée public de Weh, une localité de Menchum, affirme notre source The Guardian Post. Lors de leur forfait commis dans la matinée aux environs de 8 heures, les dangereux individus ont kidnappé plusieurs autorités administratives de l’établissement afin de prendre en charge tous ceux qui sont arrivés à des intervalles de temps différents. Ils se seraient également servis des motos des deux tuteurs kidnappés pour amener leurs otages dans un lieu inconnu. Un proche d’une des victimes affirment qu’aucun signe n’a encore été fait et aucune rançon demandée. 

Poule D : L’Egypte se qualifie péniblement

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L'Egypte aura travaillé pour écarter le Soudan

S’il ne tenait qu’à Mohamed Salah, l’Egypte se contenterait d’un match nul face au Soudan. Le capitaine des Pharaons n’a pas comblé les attentes des Egyptiens dans ce dernier match de poule. Il aura fallu attendre la 60ème minute pour que le demi-dieu de Liverpool parvienne à placer un tir du pied droit, que le portier soudanais a repoussé. Puis plus rien, jusqu’à la 89ème pour que l’homme de tous les espoirs essaie en vain un grand pont, avant d’être rattrapé par la défense adverse qui le tient en respect depuis le début de la partie. Désormais, le numéro 10 des Pharaons semble s’être déchaîné, signant quelques actions d’éclat sur le côté droit où il était coincé. En vain. Moh Salah tentera un penalty au terme d’une action personnelle à la lisière des trois minutes de temps additionnel accordées par le 4ème arbitre, mais le défenseur a pris soin de n’extraire que le ballon des pieds de l’attaquant égyptien.

En revanche, dans ce piège tendu par la défense soudanaise, c’est Ahmed Elsayed Elsayed Elsayed Ali Elsayed qui trouvera son compte. Le défenseur central que l’on retrouvait dans tous les compartiments, aura su pallier le déficit de son capitaine, au point de trouver le chemin des filets d’un coup de tête à la réception d’un coup franc (32ème). Réussissant là où il venait d’échouer sur une percée sept minutes plus tôt. C’est tout logiquement que l’homme est élu homme du match. Lui qui a signé nombre d’occasions de son équipe. Mais à chaque fois, les portiers soudanais (blessé sur une détente à la 32ème minute, Mohamed Mustapha Mohamed a été remplacé à la 46ème par Ali Abdalla Aboeshren) ont su jouer leur rôle de derniers remparts.

Le Nigéria 1er du groupe, le Cameroun cherche encore son adversaire

Mais si le Soudan a subi le jeu, il n’a pas fait que plier. Les Crocodiles du Nil ont par moment essayé de sortir du jeu défensif auquel l’Egypte les confinait. Ainsi, à la 50ème, un coup franc armé de Mohamed Nasser Elneny oblige Mohamed El Sayed Mohamed El Shenawy à se détendre pour dévier en corner. C’est la première action offensive d’envergure pour le petit poucet du groupe D. Puis Mohamed Abdelrhman Yousif remettra ça sur un bolide que le portier égyptien dévia de justesse. Avant que l’Egypte ne reprenne le dessus pour signer les dernières actions de jeu.

Cette victoire porte le capital point de l’Egypte à six, soit la 2ème position du groupe, puisque le Nigéria a pris le dessus sur la Guinée Bisau (2-0). Ce qui conforte sa première place avec 9 points. Les deux derniers du groupe sont restés à un point chacun et ne peuvent aucunement espérer une des quatre places de meilleurs 3ème. Du coup, le Cameroun continue d’attendre de connaître son adversaire du second tour. En attendant, les Comores (3 pts,-2) se positionnent en favoris pour cette combinaison. Sauf si le groupe D fait sa mue. Là-bas, toutes les quatre équipes sont encore en course. Les deux finales entre d’une part les poids lourds (sur papier) que sont l’Algérie (un point) et la Côte d’ivoire (4points) ; et d’autre part les seconds couteaux que sont la Guinée équatoriale (3points) et la Sierra Léone (2 points) accordent de la pertinence à toutes les combinaisons possibles.

CAN 2021 : Samuel Eto’o, Roger Milla et Samuel Ivaha Diboua répondent aux pays du Maghreb

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Cette réponse intervient immédiatement après la demande de l’Algérie et de la Côte d’Ivoire de délocaliser leur match du stade Japoma pour un autre stade en raison du « mauvais état du terrain »

Alors qu’ils se préparent à jouer leur 3e journée, l’Algérie et la Côte d’Ivoire se plaignent de l’état de la pelouse de Japoma et demandent à ce qu’on délocalise le match qui se jouera ce jeudi à 17 heures au stade Japoma de Douala. Face à cette demande mal prise par le président de la Fédération Camerounaise de Football, Samuel Eto’o et de l’ambassadeur Roger Milla, les deux élites du football camerounais répondent à leur préoccupation.

Dans un media français, Roger Milla a accusé les pays du Maghreb de toujours semer la discorde « Les pays maghrébins, ce sont eux qui mettent toujours le bordel. C’est eux qui mettent toujours le désordre, je suis désolé. Je vais leur dire ici en tant que leur frère, que ce soit le Maroc, l’Egypte ou autre, que ce n’est pas normal. S’ils ne sont pas Africains, qu’ils aillent jouer pour l’Europe, pour l’Asie ou bien pour d’autres, mais qu’ils ne viennent pas mettre le bordel dans le continent africain » a-t-il dit.

Pour le président de la Fecafoot « Je n’ai rien à dire concernant le stade Japoma, mais je veux juste dire aux responsables des équipes nationales algérienne ou ivoirienne que même le président de la FIFA a voulu changer la date et le lieu de la CAN et il n’a pas pu. Nous ne sommes pas là pour plaire à qui que ce soit ou pour offrir des cadeaux » a rappelé Samuel Eto’o Fils.

Plus tard dans la journée, le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Ivaha Diboua a fait une sortie médiatique dans laquelle il affirmait lui aussi, qu’il y aura aucune délocalisation et que le match se jouera bel et bien au stade Japoma à Douala. « Le stade Japoma n’a aucun problème. Comme tout stade international, après plusieurs matchs, il est normal pour les techniciens de cette aire de jeu de revisiter l’état du terrain » a souligné le patron de la région du Littoral.

CAN 2021 : les élèves réagissent après les instructions du président de la République

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Le gouvernement camerounais a décidé de réduire les heures de cours et des activités professionnelles au profit de la CAN.

Depuis le lundi 17 janvier 2021, les élèves finissent les cours à 13 heures tandis que les travailleurs et les professionnelles du secteur public à 14 heures. C’est une instruction du président de la République du Cameroun, Paul Biya rendue officiel dans le communiqué du premier ministre chef du gouvernement, Chief joseph Dion Ngute.

Cette mesure prise par le gouvernement dans le but de remplir les stades tout au long de cette compétition qui a débuté le 9 janvier et qui s’achèvera le 6 février 2022 réjouissent de nombreuses personnes du fait du nombre d’heures de travail réduits et la possibilité d’assister aux matchs. Mais une réaction totalement différente s’observe sur les personnes du secteur éducatif notamment les élèves et les étudiants des institutions publics de l’Etat. Pour eux, c’est perdre des heures de cours qui seront difficile de les rattraper avec tous les autres évènements habituels qui se feront ressentir fortement dans le pays après la CAN TotalEnergies 2021.

Bekono Leticia, élève en 2e année au Cetic de Ngoa Ekelle, est convaincue que cela les mettra en difficulté « Je vais à l’école à partir de 12 h pour terminer à 17h. Si les cours s’arrêtent à 13h ça veut dire qu’on risque ne plus aller à l’école jusqu’à la fin de la CAN. Ça nous met en difficulté parce qu’on a des cours à rattraper et bientôt nous composerons. Parfois les professeurs ne sont pas toujours là et peut être ça sera pire cette fois ci. » explique la jeune élève consciente. Rappelons que depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le gouvernement avait pris des mesures qui demandaient à ce que les cours se fassent en deux temps. Du matin jusqu’en après midi et de l’après-midi jusqu’en soirée. Josée Goumafo, aussi élève, au lycée de Ngoa Ekelle, pense que cela pourrait être nécessaire « Cette note du Président de la République interpelle tous les camerounais à s’impliquer mieux dans la CAN même si elle vient en plein milieu d’année scolaire où nous devons nous concentrer pour certains qui composeront les examens de fin d’année. Je pense qu’ici chacun doit juste prendre ses responsabilités et savoir faire la part des choses »

Chez les plus grands, c’est-à-dire au supérieur, Kouna Pauline, étudiante à l’Université de Yaoundé 1, ne voit aucun rapport entre la CAN et les activités que les camerounais mènent au quotidien. « Je ne vois pas de raison pour laquelle on devrait arrêter toutes nos activités quotidiennes et les cours à une certaine heure. Pour moi, il y a aucun rapport entre la CAN TotalEnergies 2021 et les travaux qu’on mène chaque jour. Les écoles peuvent toujours maintenir leurs horaires. Pareil pour le secteur public. Ce sont eux en général qui font tourner et avancer les affaires du pays » a-t-elle dit. Des avis différents les unes que les autres ont trouvé du sens et appelle surement à la responsabilité de chacun de pouvoir prendre du temps pour les deux secteurs.

Inflation : Le prix du pain connaitra-t-il une augmentation ?

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Plusieurs acteurs du secteur se posent la question.

Dû à la montée du prix du blé à l’importation, le syndicat des boulangers tend à augmenter le prix de la baguette de pain, annonce nos confrères d’Eco Matin à la une de ce jour. Dans certaines de nos boulangeries, il nous est difficile depuis quelques jours de trouver encore du pain qui coute 125f. Les prix vont de 150f pour les baguettes à 1000f voir même plus pour les gros pains. Le sac de farine est quitté de 4500f à 6500f. Une situation plutôt fâcheuse pour les acteurs du secteur mais que tente la Coalition Camerounaise des Consommateurs (CCC) d’éviter. Elle note que le cadre des informations, les acteurs du secteur de la minoterie et de la boulangerie ont soutenu que les couts de production ont explosé du fait de cette situation et qu’ils ont du mal à équilibrer les charges.

Elle fait d’ailleurs une analyse de la situation en cas d’absence de mesures efficaces prises par le gouvernement camerounais. Prince Mpondo, le président de la Coalition au nom de la CCC explique « les unités industrielles vont cesser l’importation ce qui va entrainer un arrêt de production et de ravitaillement du marché. Il y a risque d’une pénurie de la farine et de ses dérives risque de menace sur la sécurité alimentaire avec ses conséquences socio-économiques. Les industries vont poursuivre la production en faisant supporter aux consommateurs les couts additionnels générés par la conjecture internationale. Il y a risque d’inflation sur les prix des farines et de ses dérivés. La politique gouvernementale de lutte contre la vie chère déjà mise en mal par le nouveau contexte mondial va davantage l’être »    

Pour lutter contre cette possible inflation, le président au nom de toute la Coalition propose des solutions telles que mener une consultation entre l’administration publique, le secteur privé et les associations de protection des droits des consommateurs pour trouver le bon équilibre entre l’absorption du choc externe et le prix de vente final aux consommateurs ; la purge par le gouvernement de la subvention promise en 2011 aux entrepreneurs de la filière meunerie ; l’octroi provisoire de nouveaux avantages fiscaux au secteur de la meunerie et de la boulangerie, en attendant la normalisation sur le marché international ; le redémarrage des activités de Sodeblé, fermées depuis plus de trois décennies ; accompagner des universitaires dans des recherches sur des substituts du blé ou des produits alternatifs, etc

Affaire foncière : les habitants de Nkolzie crient haut l’escroquerie

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Ils sont sortis en vingtaine de leur quartier pour manifester leur mécontentement.

« Le faux titre foncier ne passera pas », « non à l’escroquerie foncière », « non à la mise en rue de 500 hommes, femmes et enfants » « non au tribalisme et à la corruption ». Ce sont les différents messages qu’on pouvait observer très tôt ce matin au quartier Simbock, d’une vingtaine de personnes venues manifester leur mécontentement au rond-point Simbock pancartes à la main

C’est la goutte d’eau qui a débordé le vase. S’exclame un des manifestants fatigués de toutes les destructions abusives orchestrés par les agents de sécurité appelés à protéger la population et en particulier un commissaire de police en fonction au quartier Nkolzié dans la ville de Yaoundé. Selon les riverains sur place, le commissaire aurait ordonné qu’on détruise une maison constituée de toute une famille pour défaut de titre foncier. Chose qui a été faite par ailleurs mais de manière excessive. Un monsieur parmi les manifestants qui n’a pas tenu à donner son nom, explique que la maison avait été vendue il y a près de 25 ans aujourd’hui et depuis ce jour il n’y a jamais eu de problème jusqu’à date.

La gendarmerie qui était également sur place a mis l’ordre afin qu’aucun dégât ou de dérapage ne soit commis à l’issu de cette manifestation pacifique. Cette manifestation surgit le lendemain d’une confrontation entre la mairie et des moto taximen au quartier Nkolbisson. Pour celle-ci, un agent de la mairie a interpelé un moto taximan qui apparemment n’avait pas sur lui son choisi (uniforme porté par les chauffeurs de moto qui légalise leur circulation dans les zones interdites aux motos). L’agent s’est exclamé « vous les nordistes êtes toujours comme ça » Des mots qui auraient touché et interpellé un des frères de ce dernier qui a pris une chaise non loin et frappé sur la tête de l’agent. Ce qui a créé une confrontation désordre au carrefour Nkolbisson. Des paroles peut-être maladroites de la part de l’agent, mais que le chauffeur de moto a qualifié de tribalisme.

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