mercredi, juin 10, 2026
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Sommet Usa – Afrique : La BAD fait la cour aux investisseurs américains

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BAD

À l’occasion du Sommet des affaires États-Unis–Afrique qui s’est tenu la semaine dernière à Marrakech, Akinwumi Adesina a invité les investisseurs américains à considérer l’Afrique comme une destination d’investissement logique et à s’y engager dans un partenariat gagnant-gagnant. Parce que les investissements américains sont essentiels pour accélérer le développement des infrastructures sur le continent, a déclaré le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). « C’est un moment opportun pour les investissements américains en Afrique, et ce, à grande échelle », a-t-il déclaré, avant de lancer : « Le futur n’attend pas. L’heure de l’Afrique est venue, l’avenir de l’Afrique est radieux. Nous sommes ouverts aux affaires, et nous vous accueillons à bras ouverts ». Plus de 400 représentants d’entreprises et de gouvernements ont eu l’opportunité d’échanger sur le renforcement des liens commerciaux, d’investissement et de commerce entre les États-Unis et l’Afrique. « Nous nous concentrons sur le besoin urgent d’augmenter la production et les exportations alimentaires avec et au sein de l’Afrique », a indiqué la vice-présidente américaine Kamala Harris, dans son message vidéo. Et de souligner combien les partenariats public-privé peuvent jouer un rôle clé à cet égard. Kamala Harris a également reconnu l’importance de renforcer les relations entre les États-Unis et les pays d’Afrique : « Le président Biden et moi-même sommes impatients d’accueillir les dirigeants de tout le continent africain à Washington, du 13 au 15 décembre, à l’occasion du Sommet des dirigeants États-Unis–Afrique », a-t-elle déclaré.

Le potentiel de l’Afrique en vitrine
Akinwumi Adesina lui, a énuméré quelques-uns des investissements se chiffrant à plusieurs milliards de dollars en Afrique qui témoignent du potentiel d’investissement du continent. Il a ainsi cité la raffinerie de pétrole et le complexe de production d’engrais du groupe Dangote au Nigeria, d’une valeur de 20 milliards de dollars, et le groupe MTN d’Afrique du Sud, qui opère aujourd’hui sur 19 marchés. Malgré les perturbations causées par la pandémie de Covid-19 et son impact sur les économies, le nombre d’opérations de capital-investissement en Afrique est passé de 230 en 2019 à 255 en 2020, a indiqué le président de la Banque africaine de développement, soulignant que, même en période de turbulences, les opportunités ne cessent d’abonder en Afrique.


Akinwumi Adesina a évoqué les investissements que fait le Groupe de la Banque Africaine de Développement pour améliorer les moyens de subsistance et les économies. Et de préciser que, sur ces seules six dernières années, le Groupe avait engagé plus de 44 milliards de dollars dans les infrastructures du continent – dans les secteurs des transports, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, notamment. Il a toutefois relevé que l’Afrique est toujours confrontée à un déficit annuel de financement des infrastructures de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars. Le dirigeant africain a donc invité les entreprises américaines à investir dans les opportunités ouvertes par la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars du Groupe de la Banque africaine de développement, conçue pour atténuer l’impact de la crise alimentaire mondiale actuelle, qui s’est aggravée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cette facilité, la première en son genre, entend aider les pays à acquérir et à distribuer les engrais et semences agricoles, à fournir un soutien d’urgence les prochaines saisons de plantation, à accroître de 30 % leur production alimentaire et produire l’équivalent de 12 milliards de dollars de denrées alimentaires. Dans son discours d’ouverture, le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Bourita, a déclaré que jamais le moment n’avait été aussi opportun pour renforcer la coopération entre l’Afrique et les États-Unis. « Il est temps pour l’Afrique de récolter les fruits de ses potentialités, de jouer un rôle central et naturel sur la scène internationale et dans les développements majeurs qui se produisent au niveau mondial », a-t-il déclaré.

Le Cameroun 1er partenaire commercial de la France en zone Cemac

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Emmanuel Macron

Selon des données de la Direction Générale du Trésor (DGT) du ministère français de l’Economie, des Finances et de la Relance, les achats réalisés par la France dans la zone Cemac au cours de l’année 2021 s’élèvent à 759 millions d’euros (498 milliards de francs CFA), soit une hausse de 13,1 % par rapport à l’année précédente. Le Cameroun seul, a vendu à la France des produits d’une valeur globale de 245 millions d’euros (161,3 milliards de francs CFA). Ce qui représente 32 % des importations françaises en provenance de la sous-région. En hausse de plus de 7 milliards comparativement à l’année 2020, les produits achetés au Cameroun concernent notamment les hydrocarbures, le cacao, les fruits tropicaux, l’aluminium, le bois etc.

Selon la lettre d’information du Service économique régional pour l’Afrique centrale, la progression des importations françaises en provenance de la zone Cemac résulte principalement de la forte augmentation des achats d’hydrocarbures (+ 71 % à 349 millions d’euros), qui représentent dès lors près de la moitié (46 %) des importations totales. Ces importations restent toutefois variables, suivant les années. Hors hydrocarbures, les achats de la France sont également en hausse. Ils s’élèvent à 409 millions d’euros (268,2 milliards de francs CFA), en augmentation de 4,4 % par rapport à 2020. « Cette hausse s’explique par la progression des achats de bois, papier et carton (+13,2 % à 115 millions d’euros), et des minerais métalliques, dont principalement le manganèse en provenance du Gabon (+ 16 millions à 40 millions d’euros). Cette augmentation est toutefois minorée par la baisse des achats de produits alimentaires divers (-13,4 % à 94 millions d’euros) et des produits métallurgiques et métalliques (-7 millions à 23 millions d’euros) », indique la lettre d’information. Avec un flux d’échanges commerciaux de 780 millions d’euros (509,4 milliards de F CFA) en 2021, le Cameroun est de loin le premier partenaire commercial de la France dans la zone Cemac au cours de l’année sous revue. Si les exportations de l’ex métropole en direction de la Cemac ont connu un recul de 1,1 %, celles à destination du Cameroun ont plutôt cru pour s’établir à 349,5 milliards de FCFA (+3,2%), soit 41 % des ventes françaises dans la sous-région. En dehors du Gabon qui a également augmenté ses importations françaises (+0,8 % à 263,3 milliards de F CFA), les quatre autres pays ont globalement abaissé leurs importations de ce pays. La plus forte baisse est enregistrée au Tchad (-21 % à 70 millions d’euros). Pour ce qui est des produits, la tendance à la baisse des exportations s’explique principalement par les matériels de transport (-33 % à 47 millions d’euros), et les machines industrielles et agricoles (-8,4 % à 166 millions d’euros). « Cette diminution est toutefois compensée par une hausse des exportations des produits des industries agro-alimentaires (+14 millions d’euros à 281 millions d’euros) et des produits en caoutchouc et en plastique (+19 % à 58 millions d’euros) », explique le document de la Direction Générale du Trésor du ministère français de l’Economie, des Finances et de la Relance.

Coopération économique France – Cameroun : C2D, plus de 950 milliards déjà accordés au Cameroun

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C2D

Malgré une diversification des aides étrangères, la France demeure un partenaire privilégié du Cameroun. La coopération économique et financière entre les deux pays repose sur trois principaux axes : l’assistance technique ; le financement des projets de développement ; l’appui à l’ajustement structurel et des appuis budgétaires. Ainsi donc, c’est en avril 2022 que la France a proposé au Cameroun, dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays Pauvre et Très Endetté), un « Contrat de Désendettement-Développement» (C2D) qui est une approche française de remise de la dette publique au développement. Depuis, c’est plus de 950 milliards de francs CFA qui ont été décaissés par la France en faveur du Cameroun, dans le cadre de ce Contrat. En effet, le premier C2D a été signé le 22 juin 2006. Il avait une durée de cinq années avec un montant de 352 milliards de francs CFA. Ces financements ont été concentrés sur cinq secteurs prioritaires : l’éducation de base, la santé, l’agriculture et le développement rural, l’environnement et les infrastructures urbaines et routières. Le second C2D a été signé le 1er juillet 2011 à Yaoundé, pour un montant de 214 milliards de F CFA sur 5 ans (2011-2016) et concentré sur trois grands secteurs : l’agriculture et le développement rural, le développement urbain et les infrastructures, et la formation professionnelle. Le troisième C2D a été signé le 30 juin 2016, pour une période de huit ans, avec une enveloppe d’un montant de 401 milliards de F CFA. Les deux grands secteurs concernés sont : l’agriculture et le développement rural (119 milliards FCFA) et les infrastructures et l’aménagement urbain (102 milliards).

AFD : déjà 491 milliards mobilisés
De même, les financements de la France au Cameroun se sont manifestés à travers l’Agence Française de Développement qui a fortement contribué au développement du Cameroun, avec un portefeuille estimé à près de 750 millions d’euros (plus de 491,2 milliards de F CFA) répartis dans divers domaines tels que le développement urbain, la santé, l’éducation, l’agriculture, l’appui aux réformes structurelles, etc. En ce qui concerne le développement urbain, l’on note la mise en œuvre réussie de la première phase du projet « Capitales Régionales » ayant permis de transformer la physionomie de trois métropoles du pays, à savoir : Bafoussam à l’Ouest, Bertoua à l’Est et Garoua au Nord. La deuxième phase de ce projet qui démarre bientôt, devra s’étendre sur les villes de Maroua dans l’Extrême-Nord et Bamenda dans le Nord-Ouest.

Dans le domaine de la santé, le projet « Chèque Santé » a permis à plus de 260 000 femmes de bénéficier d’un accompagnement dans leur période de grossesse et d’accouchement, permettant ainsi de réduire la mortalité maternelle et néonatale, apprend-on. S’agissant du secteur agricole, plusieurs milliers de jeunes ont bénéficié des conseils et formations financés par l’AFD. Concernant le secteur de l’éducation, 4 800 salles de classes ont été construites dans plusieurs localités du pays.

Cameroun-investissement : ces grands projets financés avec l’appui de l’AFD

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AFD
Barrage de Lom Pangar

Un grand nombre de projets menés à travers le Cameroun ont bénéficié au fil des ans, des investissements alloués par la France, par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD). Ces investissements qui ont pour but l’amélioration des conditions de vies des populations camerounaises ont entre autres permis la réalisation d’importantes infrastructures routières et énergétiques.

2ème Pont sur le Wouri à Douala
L’infrastructure ouverte officiellement le 31 octobre 2017 a été financée par la coopération française, notamment l’AFD, pour un montant global de près de 150 milliards de F CFA. L’ouvrage comprend cinq voies routières et deux ferroviaires. La section ferroviaire a été ouverte à la circulation le 31 juillet 2017. La réalisation de cette infrastructure a favorisé la fluidité du trafic très dense de la ville de Douala, capitale économique du Cameroun. Mettant ainsi fin au cauchemar des populations qui pouvaient passer des heures sur une distance de moins de trois kilomètres. L’ouvrage contribue aussi au renforcement de l’intégration économique en Afrique Centrale en facilitant le transport sur les principaux corridors.

Barrage Hydroélectrique de Lom Pangar
Plus important projet énergétique du Cameroun, le barrage hydroélectrique de Lom Pangar situé dans la région de l’Est, est « emblématique de l’ambition du Cameroun de devenir un exportateur d’électricité dans la sous-région », rapporte une note gouvernementale. Le barrage de Lom Pangar aura coûté au final environ 300 milliards de francs CFA (460 millions d’euros), financés à hauteur de 70 milliards par la Banque mondiale et de 50 milliards par l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique). De leur côté, la Banque africaine de développement (40 milliards de francs CFA) et la Banque européenne d’investissement (20 milliards de francs CFA) ont contribué à financer la centrale hydroélectrique et la construction de lignes à haute tension. L’Etat camerounais a investi, lui, de 100 milliards de francs CFA dans le projet.

Route Batchenga-Ntui
Les travaux du tronçon Batchenga-Ntui, long de 21,312 km, démarrés en février 2017 ont été conjointement financés par l’Etat du Cameroun et l’AFD, pour un montant global de 34,5 milliards. Il s’agit, en effet, d’un projet structurant, à très forte valeur ajoutée, qui s’inscrit dans le vaste programme en cours d’aménagement du corridor Batchenga – Ntui – Léna – Tibati (380,1 km), financé conjointement par l’État du Cameroun, l’AFD, la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (Jaica). Les principaux bénéficiaires du projet sont les 4,4 millions d’habitants des régions du Centre et de l’Adamaoua, mais également de façon indirecte, les populations des régions situées dans la partie Ouest du Tchad compte tenu du caractère régional du projet.

Projet de Barrage Hydroélectrique de Nachtigal
Situé sur le fleuve Sanaga au niveau des chutes de Nachtigal amont, à 65 km au Nord-est de Yaoundé, l’ouvrage en construction sera doté à terme, d’une puissance installée de 420 MW (7×60 MW) et d’une production annuelle de 2970 GWH, soit environ 30 % de la consommation électrique du Cameroun, optimisé entre 85 % et 90 %, à l’horizon 2023- 2024, au profit des réseaux interconnectés Nord et Sud du pays. Le Barrage de Nachtigal a bénéficié d’un prêt de l’AFD à hauteur de 150 millions d’euros (plus de 98 milliards de francs CFA) en faveur de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) afin de financer la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau de 420 MW sur le site de Nachtigal, au Cameroun. La portée socio-économique de ce projet est sans précédent en Afrique : 1500 emplois directs. Les travaux du barrage ont démarré en février 2019 ; la mise en service des premières turbines est prévue en mi-2023 et l’opérationnalisation totale de l’ouvrage interviendra en mi-2024. Le coût total du projet est estimé à 1,26 milliard d’euros (800 milliards de francs CFA). Il est financé à 24 % par des capitaux propres et à 76 % par de la dette sénior. Celle-ci est portée à 15 % par des prêts de banques locales garantis par la Banque Mondiale et à 61 % par des prêts d’institutions de financement du développement, dont l’AFD (59 milliards de F CFA) et Proparco filiale de l’AFD dédiée au secteur privé (près de 40 milliards de francs CFA). Selon les détails, les travaux comprennent la conception et la construction d’un barrage de 1,5km de long et d’une hauteur de 14m. A celui-ci s’ajoutent la construction d’un canal d’amenée de plus de 3km, ainsi que la réalisation de l’ensemble des travaux de génie civil de la centrale hydroélectrique et des installations de prise d’eau.

Le Pont sur la Sanaga (Nachtigal)
Ce pont, ouvert à la circulation en novembre 2019, fait partie des travaux de bitumage du projet de construction du corridor Batchenga – Yoko – Tibati, long de 386 kilomètres. L’Etat du Cameroun, avec le concours de l’AFD, a financé les travaux de la première section, longue de 21,3 km, avec la construction du pont sur le fleuve Sanaga. Le projet compte six (06) lots en cours d’aménagement, pour un investissement global d’environ 360 milliards de FCFA. Réalisé par l’entreprise Razel, le pont sur la Sanaga est un ouvrage long de 400 mètres et de 11,96 m de large portant sur deux (02) sens de circulation, avec des trottoirs de 1,25m de part et d’autre. Le coût de construction s’est élevé à 12,3 milliards de F CFA.

Echangeur et giratoire de Nlongkak à Yaoundé
Le financement de cet ouvrage situé au cœur de la capitale s’est élevé à 4 milliards de F CFA, issus du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). L’Etat du Cameroun a injecté un montant de 7 milliards de F CFA issus des fonds PPTE inscrits dans son budget d’investissement public.

Emmanuel Macron au Cameroun : Opération reconquête

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Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron effectue dès ce lundi 25 juillet 2022 sa première visite en Afrique depuis sa réélection en avril dernier. Au cours de sa tournée africaine, Emmanuel Macron doit se rendre au Cameroun, au Benin et en Guinée Bissau. Cette visite a pour thème : « La crise alimentaire provoquée par la guerre en Ukraine, les enjeux de production agricole et les questions sécuritaires », a indiqué, jeudi, la présidence française. Au Cameroun, Emmanuel Macron s’entretiendra avec son homologue Paul Biya. Au menu des discussions vont figurer les possibilités d’investissement français dans l’agriculture camerounaise, d’après l’Élysée. Cette possibilité de financement est la suite logique de l’appel lancé par Emmanuel Macron au dernier Sommet européen de Versailles. Le président français avait en effet prédit que les pays africains seront déstabilisés sur le plan alimentaire, dans les 12 mois à venir en raison de la guerre en Ukraine. Pour éviter cette situation, il avait prôné de mettre sur pied une nouvelle stratégie qui aiderait les pays africains. A l’occasion de cette visite, la France veut d’abord mettre en avant l’initiative Farm, lancée fin mars avec l’Union européenne, le G7 et de l’Union africaine. Elle a pour objectif de doper la production agricole dans un contexte mondial d’insécurité alimentaire et donc, faire du Cameroun un exemple, avec la perspective d’investissements français.

Enjeux économiques
L’autre domaine sur lequel le président Macron va essentiellement s’attarder, porte sur les enjeux économiques. En effet, ces derniers temps, la France semble être en perte de vitesse dans sa conquête des parts de marchés, pour lesquels ses intérêts sont menacés. Il est aussi évident que la France ne voit pas d’un bon œil, la percée fulgurante de la Russie et la Chine en Afrique centrale, où le Cameroun apparait comme la locomotive économique. Mais il reste qu’une certaine opinion nationale estime qu’il faut mettre sur la table, le problème de la souveraineté monétaire, gage d’un développement harmonieux des Etats africains qui subissent des contrecoups, face aux fluctuations des monnaies étrangères.


De toute évidence, la partie française devra écouter et se montrer ouverte si elle veut démontrer sa nouvelle façon de s’adresser au continent. Il s’agit de « marquer la continuité et la constance de l’engagement du président de la République de France dans la démarche de renouvellement de la relation avec le continent africain », commente l’Élysée. Une table ronde serait d’ailleurs prévue à Yaoundé, afin de permettre aux jeunes Camerounais ayant participé au sommet Afrique – France à Montpellier, d’interagir directement avec le président français.

Enjeux géostratégiques
Paul Biya et Emmanuel Macron vont aussi aborder les enjeux géostratégiques de la coopération entre leur deux pays. Le Cameroun est la première puissance de la Cemac. « C’est aussi un pays géo stratégique pour la France. Il est à côté de la Centrafrique où la France a perdu toutes ses positions avec la présence de Wagner et avec les relations totalement glacées entre le président français et le chef d’État Faustin-Archange Touadéra. Il y a aussi le Tchad. C’est un pays totalement enclavé et l’armée française a absolument besoin des ports camerounais pour l’ensemble de la logistique de sa présence militaire au Tchad », analyse Antoine Glaser, spécialiste de la coopération France Cameroun. La coopération militaire sera donc également au menu des échanges entre Paul Biya et Emmanuel Macron. En plus de la France, dans le domaine militaire, le Cameroun a multiplié les échanges avec Israël, la Chine, les Etats Unis et la Russie. En avril dernier, le Cameroun a signé un accord de coopération militaire avec la Russie.

Sécurité et droits de l’Homme
La lutte antiterroriste dans la partie du septentrion du Cameroun sera également évoquée par les deux chefs d’Etat. Les enjeux de la gouvernance et l’Etat de droit seront également un sujet important de cette visite. « Les enjeux de gouvernance et l’État de droit seront traités à chaque étape, sans injonction médiatique mais sous forme d’échanges directs avec ses homologues », a également souligné la présidence française. Depuis le début de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les ONG internationales et l’ONU accusent les forces armées de réprimer impitoyablement les velléités séparatistes de la minorité anglophone et le pouvoir d’emprisonner « illégalement » toute voix critique. Des accusations rejetées avec force par Yaoundé.

Insertion : favoriser l’accès à un emploi décent

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L’Etat va poursuivre ses actions visant la promotion de l’emploi et de l’insertion socio-économique. Dans ce domaine, l’objectif global poursuivi est de promouvoir et favoriser l’accès à un emploi décent pour un grand nombre de travailleurs. Ceci, à travers l’élargissement et la valorisation des opportunités de création d’emplois dans l’économie, à travers plusieurs actions comme l’appui aux micros projets en instance au Programme Intégré d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel (Piaasi). Notamment : l’organisation et réintégration en auto-emploi des migrants camerounais de retour de la côte méditerranée ; l’octroi de subventions en investissement (au Programme d’Appui à la Création et au Développement des PME) ; l’appui aux initiatives d’incubation dans universités et grandes écoles ; la structuration et l’installation en emploi indépendant des acteurs informel dans le secteur de l’économie numérique ; le financement des projets des jeunes dans le cadre du « Plan Triennal Spécial Jeunes ». Le gouvernement promet aussi de prendre des dispositions pour l’octroi de crédits aux jeunes installés dans les VPC agropastoraux et aux jeunes installés dans les Clusters Économie numérique (DYSC, Maintenance info, Marketing digital. Et le réarmement moral et civique des jeunes bénéficiaires du PTS-Jeune (Reamorce) et le renforcement des capacités techniques, entrepreneuriales et managériales des jeunes.

Capital humain : cap sur une croissance forte

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Formation professionnelle

Développer le capital humain. Telle est l’autre priorité de l’Etat pour le prochain exercice. Selon des sources au Minfi, le principal défi ici, est de disposer d’hommes et de femmes en bonne santé et bien formés, capables de porter une croissance forte et durable. De même, il est question de moderniser le système de sécurité et de protection sociale. Ainsi, une dotation de 157,46 milliards est prévue pour le secteur de la santé et de la nutrition. Les dépenses dans ce secteur seront principalement destinées à : la prise en charge des activités du plan de riposte contre la Covid-19 ; la poursuite de la mise en place des préalables pour le déploiement de la Couverture Santé Universelle (CSU) à travers la construction, la réhabilitation et l’équipement des formations sanitaires, etc.


Education et formation professionnelle


Dans le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle, une dotation de 759,5 milliards est projetée pour l’exercice 2023. Ces ressources sont principalement destinées à : l’extension de la couverture du Préscolaire en zone rurale par la construction des salles de classe dans les établissements préscolaires et des logements d’astreinte pour les enseignants en zone rurale ; la construction et l’équipement des lycées professionnels (Ekounou/Yaoundé, Douala) et la généralisation du numérique dans les enseignements secondaires ; la poursuite de la mise en place de la « politique du livre scolaire » à travers le projet Parec ; et le renforcement de la formation professionnelle (Projet de transfert des compétences dans le domaine de la Formation Professionnelle avec la TIKA).


Développement social


Dans ce secteur, l’accent sera mis sur la poursuite des travaux de réhabilitation du Centre National des personnes Handicapés Cardinal Paul Émile Leger de Yaoundé (Cnrph-Cpel) ; l’achèvement des travaux de construction et l’équipement du Centre de Réhabilitation des Personnes Handicapées (CRPH) de Maroua et la poursuite de la mise en œuvre de la politique gouvernementale de soutien aux personnes les plus pauvres et vulnérables à travers le projet « filets sociaux ». L’Etat promet aussi de poursuivre l’informatisation de la Carte Nationale d’invalidité et la restauration et l’aménagement du patrimoine culturel (Construction de la maison de la Culture de NTUI, Baham, Mora, construction d’un bâtiment r+2 de la réserve archéologique nationale d’Ekounou) ; l’extension du régime de sécurité sociale aux travailleurs (du secteur informel) non pris en compte et le renforcement des capacités économiques des femmes, etc

Huawei « Seeds for the Future 2022 » cherche 20 étudiants pour des formations en TIC, IA, Big data

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Le programme prioritaire à responsabilité sociale de Huawei Seeds for the Future est à son édition 2022. C’est dans ce cadre que 91 étudiants ont passée vendredi dernier un examen. Il s’agit du programme international du transfert de compétences aux talents en TIC « Seeds for the Future 2022 ». Un programme qui est en partenariat avec 8 établissements.

Au sortir de l’examen certains candidats ont exprimé leurs attentes. « Huawei est une entreprise que j’admire beaucoup au regard de ces innovations technologiques. Et dans mon parcours, j’ai fait des certifications Huawei pour m’insérer dans cette entreprise. Et quand elle a lancé cette compétition, j’ai vu une nouvelle occasion de mieux me former et rencontrer d’autres jeunes talentueux. C’est vrai qu’il y avait quelques questions un peu difficiles, mais c’était au niveau de ce que nous avons eu à faire lors des certifications et j’espère être parmi ceux qui seront choisis », confie Alvine Laure Tapo, étudiante en Master 2 Télécoms et TIC à l’École nationale supérieure polytechnique de Douala (ENSPD).

Pour Martinez Benjon II, étudiant en 2e année Génie Réseaux Télécoms (GRT) à l’IUT de Douala, « j’ai voulu participer à l’examen parce que je suis passionné par tout ce qui concerne les réseaux informatiques et Huawei est une référence dans ce domaine. Je veux aussi améliorer des connaissances et compétences dans ces domaines. L’examen était abordable surtout au niveau des Questions à choix multiple (QCM) et je suis sûr d’être parmi les sélectionnés. »

A en croire le Dr Joseph Mvogo Ngono, chef du département Génie informatique à l’IUT de Douala, par ailleurs instructeur certifié Huawei, l’examen a été couru par tous les établissements du Littoral et Sud-Ouest qui participent au programme Huawei.

Il faut dire que «  Seed for the future » est un programme prioritaire à responsabilité sociale de Huawei qui a été lancé au Cameroun en 2016. Il s’inscrit dans le cadre du transfert de compétences de Huawei à la jeunesse camerounaise. Dans le cadre de ce programme, les étudiants perfectionnent leurs compétences techniques et leurs connaissances des dernières tendances en matière de TIC telles que la 5G, l’IA , le cloud computing et le Big data. Il sera aussi par la même occasion question de développer leurs compétences en leadership.

Renforcer l’offre en énergie électrique et en eau potable

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énergie électrique

Le renforcement de l’offre en énergie électrique et en eau potable occupe aussi une bonne place au rang des priorités de l’Etat. Il devrait s’agir ici de la mise en service et l’optimisation de l’exploitation de l’ensemble des projets de barrage en cours de réalisation (Bini à Warak, usine de pied de Lom Pangar, Mekin), et la finalisation de la préparation et le lancement de nouveaux projets de barrages en privilégiant le mode Partenariat Public Privé (Grand-Eweng 1800 MW, Menchum 72 MW, Mouila-Mogue 420 MW, Katsina-Ala 485 MW, Cholet 600 MW, etc.). Dans la même veine, les pouvoirs publics prévoient d’œuvrer à la densification du réseau d’alimentation en eau potable (projet PAEPYS à partir de la Sanaga, phase 2), un programme d’urgence pour la ville de Yaoundé, les régions du Sud- ouest, de 1 Ouest, du Nord-Ouest, du Centre, etc.). Côté énergie électrique, l’argent de l’Etat devrait servir à la densification des réseaux de ligne de transport et l’interconnexion des réseaux Nord- Sud (Memve’ele-Kribi 225KV, Mekin-Mbalmayo 30KV, Ngaoundéré-Tibati 225KV, Tibati-Gaoundal 30KV, Bertoua-Garoua Boulai Meiganga-Ngaoundéré 225KV, Yaoundé-Abong-mbang 225KV, Nkongsamba-Bafoussam 225KV, Ngaoundéré N’Djamena. 225KV, Nachtigal-Bafoussam 400 KV ; l’Interconnexion Tchad-Cameroun et l’Interconnexion RIS-RIN).

Plus de 133 milliards pour booster le secteur rural

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femme rurale

Une enveloppe budgétaire de 422,29 milliards est prévue pour le secteur rural sur le triennat 2023-2025, dont 133,36 milliards en 2023. Selon la programmation du gouvernement, ces fonds couvriront : l’opérationnalisation du fonds de soutien à l’import-substitution ; la réalisation effective du Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (Rgae) ; l’optimisation des mécanismes d’appui aux producteurs en matériel agricole et végétal ; la poursuite de l’aménagement des bassins de production, et la modernisation des infrastructures et équipements de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles ; La poursuite du programme d’aménagement des périmètres hydroagricoles aménagés dans le grand Nord et la mise en concession desdits périmètres et la poursuite du soutien aux grandes unités de production telles que la CDC, Pamol, Semry, Sodecoton ont également été retenues parmi les actions à mener. Tout comme la construction, réhabilitation et équipement des unités de commercialisation et de transformation des produits d’élevage bovin en droite ligne du Projet de Développement de la Commercialisation des Bétails et des Infrastructures d’Elevage (Prodel) et l’acquisition des équipements pour l’opérationnalisation des centres de lait, construction des aires d’abattage dans les communes en ressources transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées.

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