jeudi, avril 9, 2026
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Lions indomptables : Les 23 fantassins de Marc Brys par césarienne

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Marc Brys serein

C’est Jean Marie Nkoussa le chef de la cellule de communication de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui a annoncé la liste des joueurs retenus pour les matchs Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun des 7 et 1à septembre 2024 dans l’après-midi de ce 30 août 2024. Seul face à la presse qui a déjà deux fois été conviée à des rendez-vous pour cet exercice depuis la matinée. D’abord à 10h. L’entraîneur arrivé au siège de la Fécafoot, repartira quelques temps après, sans avoir livré la liste. Pour servir un mail à la Fécafoot dans lequel il regrette que les dispositions requises n’aient pas été prises pour ladite cérémonie : « Monsieur Marc Brys a envoyé un mail à la Fédération camerounaise de football. Il précise qu’il s’est présenté à la Fédération et que les dispositions n’avaient pas été prises» pour ladite cérémonie, rapporte Jean Marie Nkoussa. Celui-ci explique que, « il fallait confirmation de sa présence ; confirmation qui n’est pas arrivée». D’autant plus que la veille, c’est le secrétaire général de la Fécafoot, Blaise Djounang, qui avait demandé au coach de venir délivrer sa liste à la presse.

Marc Brys reviendra en journée, à 12h30, non pas toujours pour s’exécuter, mais pour avoir un échange à huis-clos avec le secrétariat général de la Fécafoot. Avant de quitter le siège de la Fédération. Et au moment finalement arrêté pour l’exercice, le technicien ne sera pas là : « au regard de son état de santé et de la préparation de la double-rencontre Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun, monsieur l’entraîneur sélectionneur ne peut pas se présenter devant vous ce jour », a justifié le chef de la cellule de communication de la Fécafoot.

Les explications de la Fécafoot

C’est donc à sept jours du match que la presse découvre la liste que le sélectionneur a déposée à la Fécafoot depuis le 17 août 2024. Laquelle est restée dans les tiroirs de la fédération. Toujours est-il que « les joueurs ont reçu leurs convocations, ainsi que leurs clubs», avait assuré Thierry Ndoh, le team press officer nommé par le président de la Fécafoot. On apprendra de sources informelles que la Fécafoot attendait que l’entraîneur toilette la liste, en y retirant notamment les noms des joueurs blessés entre temps : Faris Moumbagna et Moumi Ngamaleu en l’occurrence.

Finalement, la liste est connue. On y retrouve 23 joueurs, avec une ossature des plus ordinaires. Les gardiens de buts sont ceux du regroupement de juin dernier. Avec quelques new comers : Yvan Nyabeye (milieu de terrain) et Boris Enow (attaquant). Eric-Maxime Choupo Moting n’y figure pas. L’attaquant bavarois n’avait déjà pas été titulaire lors des deux premiers matchs de Marc Brys. Tout comme Kunde Malong initialement présent sur la liste (non officielle) de départ de Marc Brys.

La suite de cette guéguerre devrait se poursuivre ce dimanche, avec le regroupement prévu au Yaoundé Hilton hôtel. Le ministère des Sports et de l’éducation physique a déjà pris des dispositions pour que le match se joue au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé ; alors que la Fécafoot, en publiant la liste, a une nouvelle fois indiqué que le stade devant abriter le match est celui de Roumde Adjia à Garoua.

Les 23 Lions indomptables

Gardiens
Simon Ngapanduetnbu
Simon Omossola
André Onana

Défenseurs
Christopher Wooh
Jackson Tchatchoua
Harold Moukoudi
Nouhou Tolo
Michaël Ngadeu Ngadjui
Yvan Nyabeye Dibango
Guy-Marcelin Kilama
Faï Collins

Milieux de terrain
André-Franck Zambo Anguissa
Carlos Baleba
Olivier Ntcham
Martin Hongla
Yvan Neyou

Attaquants
Christian Bassogog
Bryan Mbeumo
Boris Enow
Franck Magri
Vincent Aboubakar
Jules Kooh
Didier Lamkel Ze
Georges Kevin Nkoudou Mbida

Commerce extérieur: Le Cameroun a exporté des produits de beauté pour 2,7 milliards de FCFA en 2023

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L’industrie des produits de beauté au Cameroun connaît une croissance notable, tant sur le marché intérieur que pour les exportations. Le secteur comprend une variété de produits, allant des soins capillaires et corporels aux cosmétiques et aux parfums. Selon le rapport sur le commerce extérieur du Cameroun en 2023 publié par l’Institut national de la statistique (INS), les entreprises évoluant dans le secteur des cosmétiques ont exporté 1 459,4 tonnes de produits de beauté ou de maquillage en 2023.

Ces exportations sont en baisse de 570,1 tonnes par rapport à 2022, où elles ont culminé à 2 029,5 tonnes. Chose curieuse, cette baisse n’a pas affecté les recettes générées par la vente de ces articles. Elles ont même connu une hausse significative.

 A en croire le rapport susmentionné, elles ont augmenté de 131,7 millions de FCFA, passant de 2,575 milliards de FCFA à 2,707 milliards de FCFA. Soit une hausse de 5,1% en valeur relative. En ce qui concerne les exportations de parfums et d’eaux de toilette, les quantités mises en vente, mais également les recettes qu’elles ont générées ont connu une chute drastique. A titre d’illustration, l’année dernière, le Cameroun n’a exporté que 1,9 tonne de parfums et eaux de toilette pour une valeur de 5,2 millions de FCFA.

Un an plus tôt, les entreprises camerounaises avaient exporté 109,6 tonnes, qu’elles ont vendu à 320,2 millions de FCFA, soit une différence de 107,7 millions de FCFA. Malgré la bonne santé des exportations de produits de beauté ou de maquillage en 2023, ces dernières n’ont pas du tout contribué à réduire le déficit de la balance commerciale du Cameroun qui a franchi la barre de 2000 milliards de FCFA. En effet, le pays a exporté très peu de ces produits, générant des recettes minimes par rapport aux dépenses d’importation.

 En 2023, le Cameroun a dépensé environ 33,5 milliards de FCFA pour les importations de parfums et de produits de beauté. Cela représente un total de 11 872 tonnes de ces produits. Ces chiffres marquent une baisse par rapport à 2022, où les importations atteignaient 36,1 milliards de FCFA. Cette diminution s’explique par une réduction de la quantité importée, qui a baissé de 195 tonnes par rapport à l’année précédente.

Calculette en main, sur les produits tels que les parfums, eaux de toilette, produits de beauté et de maquillage, la balance commerciale du Cameroun a été déficitaire de plus de 30 milliards de FCFA, si l’on s’en tient aux données publiées par l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.

 En somme, bien que les exportations de produits de beauté au Cameroun soient encore en développement, le secteur présente des perspectives prometteuses. Les produits de beauté exportés depuis le Cameroun incluent des huiles essentielles, des savons et produits de soins corporels, des produits capillaires, notamment ceux à base de plantes locales, sont également exportés vers d’autres pays africains. Toutefois, les exportations des produits cosmétiques font également face à plusieurs défis. Il s’agit notamment des barrières douanières, la contrefaçon, et la concurrence avec des produits internationaux bien établis.

Péage routier: 17,2 milliards de FCFA de pertes de recettes en 6 ans

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photo d'un péage routier générée par intelligence artificielle

La deuxième édition du Rapport d’analyse de la performance du système de collecte et de reversement des droits de péage routier du guichet «Entretien» du Fonds routier est disponible depuis le 12 juin 2024. C’est à cette date qu’il a été officiellement présenté, au cours d’un atelier, à différents membres du gouvernement parmi lesquels, Yaouba Abdoulaye, ministre Délégué auprès du ministre des Finances, et président du Comité de gestion du guichet susmentionné. Aubin Essaïe Moussa, administrateur du Fonds routier était également présent à ce séminaire.

Le document qui leur a été présenté dresse un portrait peu reluisant du processus de reversement d’une partie des fonds issus des droits de péage routier au Fonds routier, avec lesquels il finance les travaux d’entretien courant et périodique du réseau routier prioritaire urbain, interurbain et rural.

Selon les données qui figurent dans ce rapport produit par le service officiel des statistiques du pays, les recettes de péage représentaient 8% des ressources dudit guichet, avec un taux de déperdition de 37,4%, entraînant un manque à percevoir de 4 milliards de FCFA par an. Auteur de cette étude, qui découle d’une enquête menée auprès de 47 postes de péage dans les régions du Nord, de l’Ouest et du Sud, l’Institut national de la Statistique (INS) révèle que cette situation est la résultante de l’inefficience de la collecte et le reversement des droits de péage routier à travers le pays.

Un Phénomène qui perdure

A titre d’illustration, entre 2018 et 2023, les recettes attendues des péages routiers, conformément au nombre de tickets de péage produits, étaient estimées à 62,646 milliards de FCFA. Finalement, seulement 45,421 milliards FCFA ont été captés, soit des pertes des recettes s’élevant à 17,225 milliards FCFA. «Les recettes réelles de l’année 2022 se situaient à 8,725 milliards FCFA contre des recettes estimées à 12,052 milliards de FCFA, soit un niveau de déperdition de 3,326 milliards FCFA. Pour l’année 2023, l’enveloppe de déperdition est évaluée à 3,43 milliards FCFA. Ainsi c’est une proportion d’environ 28% des recettes potentielles qui échappe au circuit de collecte et de reversement des recettes de péage», ajoute l’INS. Ce phénomène de déperdition n’est pas nouveau.

Une étude réalisée il y a 7 ans par l’INS et le Fonds routier mettait déjà la lumière sur ce fléau. Cette dernière portait sur l’évaluation de l’organisation, du fonctionnement, de la fiabilité et de la viabilité du dispositif de collecte et de reversement des ressources affectées au guichet « Entretien » du Fonds routier. Les résultats ont révélé que les recettes du péage représentent en moyenne 8% des ressources du guichet « Entretien » du Fonds routier.

De plus, le taux moyen de déperdition a été estimé à 37,4%, soit un manque à percevoir moyen de l’ordre de 4 milliards de FCFA par an. A l’époque, comme aujourd’hui, la vétusté du système de contrôle et de suivi des recettes collectées, le caractère manuel du système de collecte, la mauvaise gouvernance, le trafic d’influence, la corruption, l’émission et la mise en circulation de faux tickets, sont cité comme des facteurs aggravants.

 Pour mémoire, le Fonds routier est un établissement public administratif placé sous la double tutelle du ministère chargé des Finances et celui des Travaux Publics. Il assure le financement, d’une part, des programmes de protection du patrimoine routier national, des programmes de prévention et de sécurité routière, d’entretien du réseau routier, et d’autre part, des opérations de réhabilitation et d’aménagement des routes. Ce, à travers ses guichets «Entretien» et «Investissement». Les ressources du guichet «Entretien» proviennent de la redevance d’usage de la route (RUR) ; le droit de péage routier, le produit de la taxe à l’essieu etc.

CEMAC : La hausse des prix du cacao, du manganèse et de l’aluminium dope les exportations

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Dans la catégorie des produits non énergétiques composée des produits agricoles, forestiers, des minerais et des produits de pêche, seuls les produits issus de l’agriculture et de la foresterie ont contribué à soutenir les exportations sur la période d’étude. D’après la Beac, l’indice des cours des produits de base produits non énergétiques s’est accru de 30,4 % au cours du trimestre sous revue, après une progression de 20,1 % au trimestre passé. De manière détaillée, la Beac indique que les prix des produits agricoles exportés par les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale ont connu une augmentation de 30,1 % au deuxième trimestre 2024.

Cette tendance haussière est principalement due à l’envolée du prix du cacao, conséquence des changements climatiques extrêmes qui ont affecté la production des deux plus grands producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana. D’après les données de la banque centrale, le cacao a connu, sous la période revue, une hausse 51,2 %, celui du café a bondi de 20,3 % ainsi que le coût du tabac qui a augmenté de 10,7%. En revanche l’institution bancaire de la sous-région Afrique centrale, indique des baisses de prix sur les marchés du sucre (-10,7 %), du coton (-10,1 %) et de la viande de bœuf (-0,8 %).

Comme celui des produits agricoles, l’indice des cours des métaux et minerais a progressé de 30,1 % au deuxième trimestre 2024, après un recul de 2,4 % au trimestre précédent, selon les données récentes. Ce rebond significatif est principalement attribué à la hausse des prix du manganèse (+31,7 % après une baisse de 2,7 % au trimestre précédent), de l’aluminium (+15,7 % après +2,7 % au premier trimestre) et de l’or (+13,7 % après +4,9 % au trimestre passé). En revanche, une baisse de 7,6 % a été observée sur les prix du fer, accentuant la tendance négative du trimestre précédent (-4,4 %).

La remontée des prix des métaux est principalement attribuée, selon la Beac, à la baisse de production de plusieurs sociétés minières, notamment en Amérique latine, ainsi que de l’imposition de sanctions américaines et britanniques sur certains métaux russes à partir de mi-avril. À l’opposé, la baisse des prix du fer est largement due à la faible production d’acier en Chine, principale consommatrice de ce métal.

Rappelons que l’Indice Composite des Cours des Produits de Base (Iccpb) est un indice de type Laspeyres, à pondérations glissantes, qui est fondé sur les cours de 20 produits de base exportés par les pays de la Cemac et représentant 90 % des valeurs de ses exportations. Le panier se décompose en cinq grandes catégories : produits énergétiques, métaux et minéraux, produits forestiers, produits agricoles et produits de la pêche.

Mayo-Moskota : 3 soldats introuvables après des attaques de Boko Haram

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Selon le trihebdomadaire L’œil du Sahel, l’arrondissement de Mayo-Moskota a été agité. Plusieurs attaques de la secte Boko Haram ont secoué cette localité du département du Mayo-Tsanaga. « Dans un premier temps, une embuscade a été tendue aux militaires du Bataillon d’intervention rapide (BIR) qui se trouvaient à Zamga, en route vers Kerawa. Ces derniers avaient débuté une patrouille depuis Vreket, préparant une jonction. Malheureusement, ils ont été pris par surprise par les assaillants », rapporte le journal. On apprend que « les membres de Boko Haram étaient divisés en deux groupes, tentant ainsi de contourner les forces de défense. Les militaires, occupant le côté sud-est du village, ont entendu le premier coup de feu, ce qui leur a permis d’ouvrir le feu en retour », citant des sources locales. S’en est suivi un échange de tirs entre les militaires camerounais et les terroristes. Sur un autre front, les terroristes ont tendu un autre guet-apens aux Forces de défense et de sécurité camerounaises, dans une localité située entre Zamga et Djibrili. Alors que les soldats camerounais essayaient de sécuriser la zone, leur convoi a été pris par surprise par les terroristes qui ont ouvert le feu.

A la fin, de nombreux dégâts : trois véhicules ont été incendiés, après que les assaillants les aient fouillés et emporté des équipements divers, et une arme. Fort heureusement aucune perte en vie humaine côté camerounais. En revanche, trois éléments du BIR sont portés disparus. Pour les autres, huit militaires camerounais ont été blessés dont quatre grièvement. Parmi ces blessés, notre confrère cite le capitaine Meva’a, commandant de l’unité de Kerawa.

Justice : Amadou Vamoulké écope de 20 ans de prison ferme

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Amadou Vamoulke aura souffert

La main de la justice a été lourde pour Amadou Vamoulké. Le Tribunal criminel spécial (TCS) a condamné l’ancien directeur général de la Cameroon radio television (Crtv) à 20 ans de prison ferme. Aggravant la situation de celui qui avait déjà été condamné à 12 ans de prison ferme, le 21 décembre 2022, dans un premier volet de l’afaire. Le journaliste est ainsi reconnu coupable de détournement de deniers publics d’un montant de 525 384 453 Fcfa, en coaction avec Jean Pierre Mbiaga, Gabriel Belinga, Lucie Ngamwa, Abel Gara et Christianna Zufambom Vishiti, épouse Vega, tous ses anciens collaborateurs.

C’est l’issue d’un procès qui aura battu les records de renvois : environ 150 renvois, très souvent sans justification. L’ancien rédacteur-en-chef de Cameroon tribune a une santé précaire. Malgré les interventions de Reporters sans frontières (RSF) et de plusieurs organisations non gouvernementales qui demandaient une liberté provisoire au profit de l’homme, le juge l’a maintenu en détention.

Agé de 74 ans, Amadou Vamoulke a été interpellé en 2016, accusé de détournement de deniers publics en coaction avec certains de ses anciens collaborateurs à la Crtv. Entreprise publique de l’audiovisuelle que le natif de l’Extrême-Nord a dirigée pendant 11 ans, de 2005 à 2016.

Douala : des portiques du terminal à conteneurs en voie de réhabilitation

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La Régie du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri poursuit les travaux de révision des portiques de quai. Une délégation de l’entreprise japonaise IHI Transport Machinery co. Ltd vient d’être reçue au Port de Douala.  Cette délégation avait pour mission de mener une inspection générale des Portiques 1 et 2 en vue d’une réhabilitation complète de leur circuit électrique.

L’équipe conduite par NAKAYAMA, le représentant de IHI au Cameroun a été  sollicitée par le Directeur Général de la RTC Lin Dieudonné ONANA NDOH. La société dispose d’une expérience avec le port de Douala. C’est en effet elle  qui a fabriqué les deux premiers portiques de quai de la RTC. Son expertise est établie mondialement dans divers domaines d’ingénierie.  Il est question de «  remplacer les anciennes fonctionnalités par des technologies plus modernes et à même d’accroitre les capacités de production de ces engins mis en service en 2001 », relève le management de la RTC. Les résultats de cette inspection sont attendues dans un délai d’un mois.

 Ces travaux annoncés se situent en effet  dans la suite de ceux engagés ces dernières années par la RTC pour maintenir ses équipements dans un état optimal. Entre 2022 et 2023, 1,392 milliards de FCFA ont été investis dans la révision des portiques de quai pour un objectif de 12, 664 milliards de FCFA à mobiliser entre 2020 et 2030  pour l’acquisition de nouveaux portiques. Actuellement, le terminal à conteneurs du PAD en compte désormais 12.  En  novembre 2023,  quatre grues à portique mobile ont été réceptionnées. De type Rubber Tyred Gantry (RTG), ces grues de parc rejoignent les quatre premières arrivées un mois plus tôt. Ce qui s’ajoute aux quatre portiques à quai acquis depuis une quinzaine d’années par le PAD. Ces nouveaux équipements sont présentés comme les plus modernes de l’heure pour la manutention  des conteneurs.  Ces équipements visent à doubler la capacité de stockage du terminal, réduire le temps de passage des camions et de traitement des navires. 

Gabon : le plan Marshall de Brice Clotaire Oligui Nguema pour sauver la SEEG

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La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), principale entreprise responsable de la distribution d’eau et d’électricité dans le pays, a été placée sous administration provisoire le 27 août 2024, selon une décision de la présidence de la République gabonaise. Cette décision survient dans un contexte de crise profonde au sein de la SEEG, marquée par des dysfonctionnements graves, notamment des violations de sécurité informatique, des suspicions de fraudes et des décisions controversées de la part de la direction.

Le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) mis en place par le président Brice Clotaire Oligui Nguéma a justifié cette mesure par la nécessité de redresser une entreprise dont les défaillances ont entraîné de fréquentes coupures d’eau et d’électricité, provoquant le mécontentement des usagers. « La SEEG s’enfonçait dans une crise multiforme entraînant des coupures d’approvisionnement et des délestages, au mépris des usagers dont la patience a atteint ses limites », explique la présidence. Elle ajoute que les problèmes de la SEEG sont en grande partie le résultat de faiblesses et de fautes de gestion, exacerbées par un retard considérable dans la modernisation des infrastructures.

Une refonte organisationnelle majeure

Dans le cadre de l’administration provisoire, la SEEG subira une réorganisation structurelle importante. Le nombre de directeurs sera drastiquement réduit, passant de 51 à 14, avec 21 divisionnaires, dans le but de rationaliser les opérations et d’améliorer l’efficacité de l’entreprise. Toutefois, la présidence a assuré qu’aucune réduction d’effectif ne sera effectuée et que les salaires des employés ne seront pas affectés. Cette approche vise à préserver le moral des employés tout en renforçant la discipline et la performance au sein de l’entreprise.

Des mesures pour lutter contre la fraude et renforcer la sécurité

Parallèlement à la restructuration, les audits et enquêtes déjà en cours se poursuivront pour identifier et corriger les défaillances internes. Une direction de la sécurité et de la lutte contre la fraude sera également mise en place, dirigée par un membre du CTRI. Cette nouvelle entité aura pour mission de renforcer la transparence et d’assurer que les pratiques frauduleuses soient éradiquées, rétablissant ainsi la confiance des usagers et des partenaires.

Des mesures pour alléger la charge financière des usagers

Un autre aspect clé du plan de redressement consiste à revoir les politiques tarifaires de la SEEG, en particulier en ce qui concerne le coût des compteurs. Le CTRI a annoncé une réduction significative des prix d’installation des compteurs : les compteurs monophasés passeront de 140 000 FCFA à 70 000 FCFA, et les compteurs triphasés de 280 000 FCFA à 120 000 FCFA. Ces mesures visent à rendre les services de base plus accessibles aux Gabonais, tout en renforçant la transparence et l’équité dans la facturation.

Le CTRI prévoit également de renégocier la dette de la SEEG, avec l’élaboration d’un plan d’apurement, afin de rétablir la viabilité financière de l’entreprise sur le long terme. Ce plan ambitieux de redressement s’inscrit dans une volonté plus large de garantir un accès stable et équitable à l’eau et à l’électricité pour tous les Gabonais.

Un espoir de redressement pour les Gabonais

Les Gabonais, longtemps confrontés aux désagréments des coupures d’eau et d’électricité, espèrent que cette administration provisoire marquera le début d’une nouvelle ère pour la SEEG. Avec la mise en œuvre de ces réformes, le gouvernement espère non seulement redresser la situation financière et opérationnelle de l’entreprise, mais aussi restaurer la confiance du public dans les services essentiels fournis par la SEEG.

À terme, le succès de ces initiatives dépendra de la capacité du gouvernement à maintenir une surveillance étroite et à assurer une gestion rigoureuse de l’entreprise. Les défis sont nombreux, mais les objectifs sont clairs : rétablir l’efficacité de la SEEG et garantir un accès fiable et abordable à l’eau et à l’électricité pour tous les citoyens gabonais.

Emerging Cameroon, le magazine du Minepat dévoile les ambitions industrielles du pays

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Face à la mondialisation et à la concurrence, le Cameroun mise sur l’industrialisation pour assurer son développement économique et social. Le News magazine « Emerging Cameroon » du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) dans sa 5e parution analyse les défis et les perspectives de cette transition.

Paru en juin 2024, le magazine bilingue de l’institution gouvernementale, consacre sa grande Une à la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND 30), dont le pilier majeur est la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Cette stratégie repose sur l’accélération de l’industrialisation du pays pour réaliser son ambition d’émergence à l’horizon 2035. En 62 pages et plus d’une vingtaine de sujets traités, le directeur de publication Alamine Ousmane Mey pose sa plume sur : « Import-substitution : Réussir le pari de la transition industrielle ». L’édito du Minepat présente les ambitions du Cameroun, qui vise à devenir un nouveau pays industrialisé d’ici 2035 grâce à la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Selon lui, la politique d’importsubstitution mise en œuvre depuis 2021 prévoit de réduire le déficit commercial de 8,2 % du PIB en 2018 à moins de 3 % en 2030, en développant un tissu industriel compétitif et en promouvant le « Made in Cameroon ».

 Le News magazine, produit par la Division de la promotion, des relations publiques et de la communication (Dprpc) du Minepat, passe en revue, dans la rubrique consacrée à l’actualité, les coopérations actualisées entre le Cameroun et plusieurs partenaires technico-financiers internationaux. Parmi les faits marquants figurent la signature du nouvel accord de partenariat entre l’Union Européenne (UE) et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le renforcement de la coopération avec des institutions financières comme la Banque mondiale, la BAD et China Eximbank, ainsi que l’accordcadre de coopération avec la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC). L’EMC se penche aussi sur l’ouverture d’un nouveau bureau de la BAD à Yaoundé, témoignant de l’attractivité du Cameroun pour les investissements. Le Minepat communique sur l’avancée de la SND 30 à travers un dossier spécial de 15 pages de son magazine.

Dans un élan de sensibilisation du grand public et des acteurs économiques aux enjeux de la transition industrielle, la division de la promotion des relations publiques et de la communication du Minepat donne la parole à quelques membres du gouvernement hautement impliqués dans la transition industrielle du Cameroun. C’est ainsi qu’on retrouve notamment Fuh Calistus Gentry, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, qui fait le tour des innovations entreprises par le pays en vue de l’accélération de l’industrialisation du Cameroun. Allant dans la même veine, on retrouve une interview fleuve de Mohamadou Bayero Bounou, le directeur général de la Société de développement du coton (Sodecoton), qui présente les nouvelles ambitions de l’entreprise dont le siège social est situé à Garoua, chef-lieu de la région du Nord. Pedie Edith Strafor, coordonnateur du comité de suivi opérationnel du Dispositif d’appui à la compétitivité du Cameroun (Dacc), dresse le bilan de cet instrument dont le but est l’amélioration de la compétitivité de l’économie camerounaise en appuyant dans un certain nombre de filières les TPE et PME.

Pour compléter cette parution, le News magazine du ministère de l’Economie fait la promotion de quelques produits « Made in Cameroon » et leur place dans la Zone de libre-échange continentale africaine, une lueur d’espoir offrant des opportunités significatives pour les entreprises à travers le continent.

Affaire viol et grossesse de Jato Sonita : La chanteuse de 16 ans dément toute implication de son manager

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Après trois ans de souffrance, Jato Sonita, la jeune étoile montante de la scène musicale camerounaise, brise enfin le silence. Derrière son sourire lumineux se cache une histoire sombre qui menace d’écorcher son image et celle de son manager. Les rumeurs, aussi tranchantes qu’un poignard, l’accusent d’avoir été abusée par celui qui a guidé ses premiers pas dans la musique. Mais la vérité éclate enfin, et Sonita choisit ce 28 août pour la révéler au grand jour.

La jeune chanteuse camerounaise et leader du groupe Forest Children Band (Bande des enfants de la forêt) lève les zones d’ombre : « Je suis ici pour aborder quelque chose qui est très offensant pour moi et ma famille, pour ma carrière et plus particulièrement pour mon manager. Il y a eu des rumeurs selon lesquelles j’étais enceinte et mon manager en était responsable. Je ne nie pas le fait que j’étais enceinte. Je nie le fait que mon manager soit responsable », a déclaré Jota Sonita, d’entrée de jeu.

Devant sa maman, Jato Sonita confirme qu’elle a donné naissance à un fils après un viol mené par des hommes armés en 2021, alors qu’elle se baignait dans un cours d’eau à Bambili, une localité située dans le département du Mezam, région du Nord-Ouest. Elle dément ainsi toute implication de son manager comme le révèle certaines informations. Une histoire que ne valide pas les détracteurs d’Emmanuel Bayong. L’un d’entre eux pense que seul un test d’ADN ou un rapport de police sur le moment où l’incident a eu lieu pourrait disculper totalement le manager.

Jato Sonita, 16 ans est une jeune chanteuse qui s’est révélée au public grâce à sa voix suave, ses magnifiques reprises des chansons et ses vêtements faits à base de feuilles de bananier. Maman depuis l’âge de 13 ans, la petite Jato espère compter sur le soutien indéfectible de ses fans pour poursuivre ses études et sa carrière.  Jato Sonita ou la Fille de la Forêt, a décidé de mettre à profit son talent/voix dans la musique pour transmettre des informations utiles pour éduquer et guérir le monde. Depuis la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest elle a interprété des chansons informatives comme « Elimba Dikalo », « Cousin Militaire » qui s’adresse à la presse et aux militaires.

Par ailleurs, elle milite pour la protection de la nature et lutte contre le changement climatique. Elle a dirigé son « Forest Children Band » dans une grande campagne de nettoyage (plastiques et saletés) et de plantation d’arbres autour de leur réservoir d’eau communautaire où près de 1 500 bouteilles en plastique ont été ramassées et plusieurs arbres écologiques et fruitiers ont été plantés. Sa campagne de nettoyage et de plantation d’arbres a eu un impact direct sur plus de 250 000 personnes qui boivent l’eau propre du bassin versant.

Réactions

Jato Sonita, chanteuse et leader du groupe Forest Children Band

« J’ai été emmenée dans la brousse, où j’ai été… »

En 2021, mes camarades de classe et moi sommes allés nager dans un ruisseau voisin. Je suis une ancienne élève du CCAST Bambili. Sachant très bien que ma mère était au courant de la crise en cours (crise anglophone, Ndlr), elle m’a interdit d’aller au ruisseau. Nous nagions et tout à coup, nous avons vu des hommes armés habillés de manière décontractée. Ils sont venus au ruisseau et nous ont dit de quitter. Qu’ils voulaient nager. Quand ils nous ont vu partir, ils sont venus et ont commencé à nous harceler.

J’ai été emmenée dans la brousse, où j’ai été violée. Par peur, je n’ai rien dit à ma mère mais je l’ai dit à ma sœur aînée que j’ai supplié de ne pas dire à ma mère parce que je savais ce qu’elle me ferait. Ma mère est très stricte. Quelques mois plus tard, j’ai commencé à ressentir des changements. Ma couleur de peau a changé et je suis devenue grosse. Je n’ai pas compris car j’ai commencé à avoir mes règles vers 13 ans.

Après 5 mois, j’ai commencé à ressentir des changements extrêmes. Ma mère me posait des questions. Mon manager pensait que j’avais changé mon huile…conduite à l’hôpital on a découvert que j’étais enceinte. Elle était très déçue. J’ai vu ma mère pleurer, en colère, voulant me tuer. Elle m’a demandé pourquoi je lui fais honte. C’est ainsi que je lui ai raconté l’histoire. Ma mère a décidé de cacher la nouvelle à mon manager.

Un après-midi, mon manager m’a appelé pour me dire que nous avions un entraînement en ville. Il était avec sa femme. Il a dit que nous devions aller quelque part ce soir-là. J’ai dit « d’accord papa ». Il m’a emmené à l’hôpital et a découvert que j’étais enceinte…Mon manager m’a demandé « Jato, tu veux me tuer » et j’ai dit « non, papa »… ça faisait déjà 7 mois. J’ai accouché à Limbé. Ma mère a décidé de prendre l’enfant et de le donner à sa propre famille.

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