mardi, avril 7, 2026
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Coaching. Cinq  entrepreneurs camerounais en route pour Bordeaux

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  Ils vont bénéficier d’un coaching de trois semaines mais aussi des opportunités de réseautage dans le cadre du programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains.

  Cinq jeunes entrepreneurs camerounais âgés  de 20 à 40 ans ont été sélectionnés pour participer au programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains à Bordeaux en France.  Les heureux élus choisis à la suite d’un appel à candidatures lancé en juin dernier, ont des projets innovants dans divers domaines.  L’agro-industrie, numérique,  l’éducation etc.

Audrey Clarisse Ekollo Ndome  avec son  entreprise Acquaki Sarl spécialisée dans la production et  la transformation du poisson ; Akuah Ndefru ( Johina Center Sarl) avec sa tisane à base de plantes aromatiques d’Afrique. Côté numérique, François-Xavier Djingou  est  en  route avec son projet Soc Lacs  sur la cyber sécurité et  la protection des intérêts numériques.  Cyrano Daniel Malagal est aussi sur la liste avec  3D Studio Animation Camer Sarl  dans le domaine de la production d’œuvres animées. Puis, Armelle Touko  avec Adinkra de Jeunesse Sarl  dans l’édition numérique du livre africain pour enfants.  Ce sont là les noms dévoilés par la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima). Ils vont passer 3 semaines à Bordeaux,  soit  du 26 octobre au 9 novembre 2024  où ils vont bénéficier d’une formation et d’un réseautage.

Le programme de résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains  a été lancé en 2011  par  le Club des Bâtisseurs avec le soutien financier du Fonds Pierre Castel.  Il offre une formation pour aider  les jeunes entrepreneurs  à développer leurs compétences managériales et établir un réseau international pour accroitre leur activité.

 Il est globalement question de permettre aux entrepreneurs africains  d’être mieux outiller et de créer des liens économiques avec des acteurs français et africains.  Ouvert dans  huit pays d’Afrique  dont le Cameroun,  ce programme   s’adresse aux entrepreneurs disposant d’au moins 2 années d’existence dans les secteurs d’activités tels que l’agri tech, l’agro-industrie, les industries culturelles et sportives, le numérique, l’eau et l’énergie etc.

Année scolaire 2024-2025: Les Manuels scolaires toujours introuvables

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Cette année, Théophile O., père de quatre enfants, pensait avoir pris de l’avance. Dès le mois de juillet, il s’est lancé dans la chasse aux fournitures scolaires pour éviter «la flambée des prix que certains commerçants pratiquent à la veille de la rentrée», confie-t-il. Pourtant, malgré ses efforts, il se heurte à une impasse : Certains manuels scolaires, notamment ceux du premier cycle, sont tout simplement introuvables dans la plupart des librairies de la capitale. «Deux mois à courir partout, et ce n’est que deux jours avant la rentrée que j’ai pu trouver une partie des livres », raconte-t-il avec frustration. Mais son fils de 13 ans, élève en classe de 5e, reste sans manuel de mathématiques. «J’ai fait huit librairies et c’est toujours la même réponse» : «Le livre n’est pas encore arrivé».

UN CHANGEMENT NÉCESSAIRE, MAIS PAS SANS CONSÉQUENCES

Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) a procédé cette année à un vaste renouvellement des manuels scolaires pour les classes allant de la 6e à la 3e. Si ce changement, conforme à la législation en vigueur, était attendu et bien encadré, il n’a fait que renforcer la pression sur l’approvisionnement.

Les manuels utilisés ces six dernières années (2018- 2023) devaient être remplacés, comme l’exige la loi qui impose un cycle de trois ans renouvelables pour chaque manuel inscrit au programme. «Les manuels changés ont été en usage durant six ans, et la loi de 2021 a ramené cette durée à trois ans, renouvelables», a précisé Marcelin Vounda Etoa, secrétaire permanent du Conseil national d’agrément du manuel scolaire et du matériel didactique.

 Cependant, ce renouvellement ne fait qu’expliquer une partie du problème. La vraie difficulté réside ailleurs : les manuels sont majoritairement imprimés à l’étranger, notamment en Asie et en Europe.

Le transport jusqu’au Cameroun, soumis à des retards logistiques, a considérablement ralenti leur distribution cette année. Gisèle Ngadehi, directrice générale de Nmi education, l’un des plus grands éditeurs de manuels scolaires au Cameroun, déplore : «Nos manuels sont prêts, mais les retards au niveau du transport ont causé des goulots d’étranglement ».

UN PROBLÈME LOIN D’ÊTRE RÉSOLU

Malgré les promesses des autorités éducatives qui, quelques jours avant la rentrée, assuraient que les manuels seraient disponibles à temps, la réalité est bien différente. Bien que plus de la moitié des ouvrages soit arrivée, les parents continuent de scruter désespérément les rayons des librairies, espérant trouver les livres manquants. Pour Théophile O. et bien d’autres, la rentrée scolaire ressemble plus à un parcours du combattant qu’à un simple retour en classe.

Cacao. Neo industry veut transformer plus de 40 000 tonnes en 2024

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L’entreprise souhaite augmenter sa production de +31,25%  pour mieux se positionner dans le secteur de la transformation du  cacao au Cameroun.

 L’entreprise camerounaise Neo industry a dévoilé son plan pour conquérir le marché local de transformation de cacao encore dominé par des fonds étrangers. Située dans la localité de Fondjomoko, dans l’arrondissement de Kékem, région de l’Ouest,  l’usine appartenant à Emmanuel Neossi veut renforcer sa production.  L’usine est dotée d’une capacité installée de 32 000 tonnes. Mais pour 2024, ses responsables visent un objectif de 42 000 tonnes de cacao. Soit plus  de 31,25% par rapport à 2023.

 Pour réaliser cet objectif, Neo Industry,  a renouvelé  le 9 septembre dernier, son contrat de partenariat avec le groupe Samen Patrice, un acteur majeur dans le négoce du cacao camerounais.  Il est question  pour ce dernier d’augmenter le volume de cacao qu’il fournit à Neo Industry. Le volume devrait   passer de 25 000 tonnes de fèves de cacao à 200 000 tonnes. Soit 75% du volume de fèves produit de la campagne précédente 2023-2024.   Pour obtenir ce volume de fèves  durant la campagne en cours, le groupe  Samen Patrice  va s’approvisionner essentiellement auprès des producteurs de différents  bassins de production de cacao  dans les régions du Centre, Littoral, l’Ouest et Sud.  

A terme, Neo Industry  vise une augmentation de ses parts de marché  dans un environnement dominé par des sociétés à capitaux étrangers.  Sic Cacao, filiale locale du Suisse Barry Callebault vient en tête avec 70% des parts. Il est secondé par  Chococam du  groupe Sud-africain Tiger Brands et Atlantic Cocoa de l’Ivoirien Koné Dossongui. En quatrième position, l’industrie du camerounais Emmanuel Neossi  vise le top 3 dans ce secteur à fort potentiel.

Nachtigal : Nhpc offre des bourses d’études aux bacheliers

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 L’appui va couvrir une partie des frais  de scolarité pendant trois ans,  des frais de repas et de transport ainsi que  l’accompagnement pour l’achat d’un ordinateur.

10 bacheliers camerounais ont la possibilité de voir leurs études universitaires financées par Nachtigal Hydro Power Company (NHPC).  L’entreprise en charge de la construction et de l’exploitation du barrage hydroélectrique annonce le  lancement de son programme de bourses d’études pour  soutenir les  premières années universitaires des meilleurs élèves de la localité où ce barrage est implanté.

D’après un communiqué publié le 11 septembre 2024 par l’entreprise, la bourse va couvrir partiellement plusieurs frais. Il est notamment question de la prise en charge des frais d’inscription et de scolarité pendant trois ans à hauteur de 50 000 FCFA par an dans un établissement d’enseignement supérieur  public.  Un montant de 550 000 FCFA par an  sera affecté pour les frais de repas et de transport  ainsi qu’un appui financier pour l’achat d’un ordinateur à hauteur de 200 000 FCFA.

 Sur l’éligibilité,  NHPC fait savoir que pour des raisons de diversité et d’inclusion, la sélection portera sur « 5 femmes et 5 hommes. 5 lauréats au baccalauréat général et 5 lauréats au baccalauréat technique ou au GCE Advanced Level ».

 Les intéressés doivent déposer leurs dossiers de candidatures  au bureau NHPC de Batchenga au plus tard le 4 octobre 2024 à 17h. Les lauréats seront sélectionnés par un comité mis en place par NHPC, souligne l’entreprise.

Créée en 2016, NHPC est une société anonyme de droit camerounais  avait la charge de construire  et exploiter le barrage de Nachtigal, d’une capacité de production de 420 MW. Les premiers MW ont été injectés il y a quelques mois.

Inondations : mobilisation gouvernementale pour le Mayo-Danay

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Au cours d’un point de presse vendredi dernier à Yaoundé, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) Paul Atanga Nji, a annoncé le déblocage par le président de la République d’une somme de 350 millions Fcfa pour les sinistrés des inondations du Mayo-Danay. Le ministre tutelle de la protection civile se rendra en Extrême-Nord, pour une séance de travail en lien avec les événements dramatiques dans le Mayo-Danay. Avec l’effondrement du pont sur le fleuve Danay à Yagoua, la fissure de la digue sur le lac Maga à Melwé. Des événements survenus des suites des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis le début du mois de juillet. Avec parmi les conséquences les plus rudes, déjà 17 morts, 185 écoles primaires et 13 lycées touchés, et 1178 têtes de bétail perdues (moutons, chèvres, bœufs, Ndlr).

Avant l’arrivée du Minat, ses collègues de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) et de la Santé publique (Minsanté) étaient déjà sur le terrain. « Nous avons constaté la destruction totale du pont. Nous nous engageons à mobiliser des entreprises dès lundi prochain pour mettre en place une solution temporaire, permettant de relier Maga au reste du département et de garantir une mobilité plus aisée aux populations», a constaté Célestine Ketcha Courtès la Minhdu, en sensibilisant les populations sur la nécessité de respecter les normes en matière de construction d’habitation. Pour sa part, Malachie Manaouda a présidé un briefing avec ses collaborateurs à Maroua vendredi dernier, question d’évaluer la situation sanitaire sur le terrain et sensibiliser sur les risques de maladies. On apprend que 60.777 ménages sont sinistrés, incluant 123.441 enfants de moins de 5 ans touchés et 26.591 femmes enceintes affectées ; 10.240 malades recensés et pris en charge dans différentes formations sanitaires locales. Le Minsanté a prescrit aux formations sanitaires de la région de s’organiser pour apporter les secours en urgences aux nécessiteux.

Pont sur le fleuve Danay

Le pont effondré à Yagoua

Pour ce qui est de la circulation des personnes et des biens, le ministre des Travaux publics (Mintp) Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé à Yaoundé une réunion de crise sur le sujet. Le pont sur le fleuve Danay qui relie les deux parties de la ville de Yagoua, est le passage obligé pour la liaison entre le chef-lieu du Mayo-Danay et les autres arrondissements, mais aussi entre les populations de la ville même. «Les gens ne peuvent plus rallier le centre-ville et surtout la partie nord. Aujourd’hui, jour de marché, la population est nombreuse, mais elle ne peut pas traverser. De l’autre côté de la ville se trouvent de nombreuses écoles primaires et établissements d’enseignement secondaire. Ce matin, plus de dix mille élèves ne peuvent pas aller à l’école », s’indignait Souaïbou Zourmba, le sous-préfet de Yagoua au matin du 12 septembre dernier dès la survenue de l’accident.

Ceci est désormais le moyen de déplacement à Yagoua

En plus, toute la zone industrielle, avec notamment la Semry, est désormais coupée de l’axe principal Magada-Zébé. Du coup, la vie s’en trouve paralysée par cette catastrophe. En même temps, la digue sur le lac à Maga a cédé au niveau de Melwé. Alors, le Mintp et ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés ont tablé sur la recherche des solutions les plus rapides et définitives, de concert avec des responsables de l’entreprise Sotcocog qui travaille sur un tronçon routier dans la zone. D’une part, il a été convenu de la mobilisation immédiate de l’entreprise Sotcocog, en collaboration avec les équipes du ministère des Travaux publics, pour l’aménagement d’un ouvrage provisoire. D’autre part, le Mintp a opté pour la finalisation des études techniques et hydrauliques déjà engagées pour la reconstruction du pont vieux de près de cent ans ; et rétablir ainsi la circulation sur la route régionale R0906.

Le piment et le poivre de Penja à la conquête du marché chinois

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Le Centre international d’exposition et de commerce des produits agricoles de l’Organisation de Coopération de Shanghai, basé à Qingdao en vue d’être la nouvelle plateforme de promotion du made in Cameroun à l’international. Le Mincommerce ambitionne d’ouvrir de nouveaux horizons pour ses produits agricoles, en plaçant deux joyaux de son terroir au centre de cette expansion : le piment et le poivre de Penja. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux baptisé « De la ferme camerounaise à la table chinoise », qui vise à renforcer la présence des produits agricoles camerounais sur le marché chinois. Luc Magloire Mbarga Atangana a déclaré que ce programme reflétait parfaitement la vision du Président Paul Biya qui encourage l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits agricoles de qualité du Cameroun. Il a ajouté : « Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle pour nos agriculteurs de conquérir le vaste marché chinois ».

Le choix du poivre de Penja, considéré comme l’un des meilleurs au monde, n’est pas fortuit. Cultivé sur les terres volcaniques de la région de Penja, ce poivre bénéficie d’une Indication Géographique Protégée (IGP), un label de qualité reconnu à l’international. Sa saveur unique et son arôme intense en font un produit très prisé dans la haute gastronomie. Sur le marché mondial, le prix à l’export du poivre noir a atteint plus de 4 300 dollars la tonne et celui du poivre blanc près de 6 000 dollars la tonne, soit une augmentation d’environ mille dollars la tonne par rapport à la même période de 2023. Selon le ministère du Commerce, environ 60% des produits sont consommés localement et dans les pays voisins, alors que 40% sont exportés vers les marchés européens.

Le piment camerounais, quant à lui, est réputé pour sa force et son goût particulier, attirant de plus en plus d’adeptes en Chine. Selon le cabinet conseil Fabrik Aliment, la taille du marché mondiale des piments secs est estimée à 1,61 milliard USD en 2024. Il devrait atteindre 2,16 milliards USD d‘ici 2029, avec une croissance de 6,11 % au cours de la période de prévision (2024-2029). Cette même agence révèle que le marché local reste informel et embryonnaire. Il est acheté par toutes les couches sociales : ménages, restaurants, hôtels, professionnels et revendeurs. Les sources d’approvisionnement en matières premières, équipements et ressources humaines sont abondantes. L’analyse de l’environnement montre qu’il est très favorable aux projets de culture et de commercialisation de piments à l’échelle industrielle.

Ces deux produits deviennent ainsi les ambassadeurs de l’excellence agricole camerounaise dans ce nouveau partenariat. Selon le ministre : « Le choix du piment et du poivre comme produits pilotes n’est pas anodin. Ces épices incarnent la richesse et la diversité de notre terroir. Leur popularité croissante en Chine ouvre des perspectives extrêmement prometteuses pour nos producteurs. » L’initiative dépasse le simple cadre de l’exportation. En effet, Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné que ce partenariat allait plus loin, intégrant la transformation et la commercialisation des produits, en créant une chaîne de valeur complète : de la ferme camerounaise à la table des consommateurs chinois. Ce modèle vise à renforcer la compétitivité des producteurs locaux tout en valorisant la richesse des produits agricoles camerounais sur un marché en pleine expansion.

Selon l’institut national de la statistique, en 2023, les échanges commerciaux globaux de marchandises entre la Chine et le Cameroun (importations et exportations) ont atteint près de 1 178,1 milliards de FCFA, marquant une augmentation de 24,1% par rapport à 2022. Ce partenariat pourrait non seulement booster les exportations du poivre et du piment camerounais, mais également ouvrir la voie à d’autres produits agricoles emblématiques du Cameroun comme le cacao, le café ou encore la banane. Le Centre international de Qingdao, fort de son expertise en matière de commerce agricole et de sa position stratégique en Chine, semble être le partenaire idéal pour atteindre ces objectifs ambitieux.

BVMAC : le volume des transactions des Sociétés de bourse baisse de 14 milliards de FCFA au 2e trimestre 

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Entre avril et juin 2024, les sociétés de bourse (SDB) opérant dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont connu une baisse marquée de leur activité. Selon la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le volume des transactions a chuté de manière significative, malgré une augmentation du nombre d’actions échangées.

En effet, au 2ᵉ trimestre 2024, le volume des transactions s’est effondré à 182 millions de FCFA, contre 14,27 milliards de FCFA au 1ᵉʳ trimestre, marquant une baisse de 98,7%. Paradoxalement, le nombre d’actions échangées a progressé, passant de 2 826 au premier trimestre à 3 895 au second trimestre (+27,45%).

Cette dynamique a été portée principalement par les valeurs Safacam, Socapalm, La Régionale, ainsi que la valeur obligataire de l’État du Cameroun « ECMR6 ». Ces titres ont animé le marché, bien que l’impact sur le volume total des transactions soit resté limité.

Sur les 24 sociétés de bourse agréées dans la zone Cemac, 14 ont été actives au cours de ce trimestre, soit une augmentation de participation de 4,17% par rapport au trimestre précédent. SG Capital, ASCA et ELITE ont dominé le marché, tandis que CBC Bourse et Bange ont affiché des performances notables. Cependant, 10 SDB n’ont enregistré aucune transaction durant cette période.

Le cours de Safacam a été particulièrement volatil, contribuant à la fluctuation de l’indice aux côtés des titres Socapalm et Bange. La tenue de plusieurs Assemblées générales ordinaires (AGO) et la distribution de dividendes ont favorisé une certaine effervescence, expliquant la hausse du nombre d’actions échangées, évaluées à 172,15 millions de FCFA contre 98,58 millions de FCFA au trimestre précédent.

Infrastructures : Le PAK et la CHEC signent un accord cadre à Beijing

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L’accord-cadre signé entre Patrice Melom, Directeur Général du Port Autonome de Kribi (PAK), et Zaho Yuen Kuong, PDG de la China Harbour Engineering Company (CHEC) marque le début d’une nouvelle étape dans le développement de cet espace portuaire situé dans le chef-lieu du département de l’Ocean, région du Sud. Il s’agit pour l’entreprise chinoise, qui a conduit les travaux de construction du PAK, de l’accompagner dans la réalisation de projets stratégiques, notamment l’extension du port par la construction d’un terminal minéralier, infrastructure clé pour le développement des exportations de ressources naturelles camerounaises.

Dans ce cadre, la China Harbour Engineering Company est appelée à réaliser une étude de faisabilité complète du projet, à fournir une assistance dans la recherche de financements auprès des autorités chinoises, et à promouvoir le PAK dans les milieux d’affaires chinois, apprend-on. L’objectif de cette nouvelle collaboration est de renforcer la compétitivité du port sur le marché international, et de le positionner comme un hub stratégique pour le commerce en Afrique centrale. Après une annonce en 2020, la construction d’un troisième terminal au Port autonome de Kribi (PAK), en plus des terminaux à conteneurs et polyvalent, se concrétise. Le directeur général de cette plateforme, Patrice Melom, a récemment confirmé que les travaux du terminal minéralier (TM) débuteront en 2025. Ce terminal aura une capacité de 125 millions de tonnes par an et sera destiné à accueillir le fer provenant de Mbalam, de Lobe, de Grand Zambi par Bipindi, ainsi que d’autres sites miniers proches du port. Selon Patrice Melom, ce projet, adopté par le gouvernement, servira de modèle pour la mise en place des premières zones économiques du pays. Cette déclaration a été faite le 20 février dernier, lors du « Business Week » tenu à Yaoundé.

Parallèlement à ces efforts dans le secteur des infrastructures, des avancées importantes sont également réalisées dans le domaine de l’éducation et des technologies de l’information. Armand Claude Abanda, représentant résident de l’Institut Africain d’Informatique (IAI) et titulaire de la chaire Unesco pour l’Afrique centrale dans le domaine des TIC, a été invité à participer à la réunion du consortium de coopération Chine Afrique, un dialogue de haut niveau sur les questions éducatives. Lors de cette rencontre, des ateliers et des sessions de rencontres B2B ont été organisés, dans le but de renforcer les partenariats entre la Chine et l’Afrique. « Nous avons eu une série de rencontres sous forme d’ateliers et de B2B, qui permettront peut-être d’aboutir à des partenariats gagnant-gagnant entre l’Afrique et la Chine. C’est également l’occasion de consolider les accords qui ont déjà été signés. », a confié Armand Claude Abanda. L’un des accords phares concerne un partenariat avec une université chinoise, offrant 75 bourses d’études sur une période de cinq ans, soit 15 bourses par an, destinées aux étudiants africains dans le domaine des technologies de l’information.

Fichier électoral : Elecam au tribunal de Maurice Kamto

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Alors que des questions se posent sur la taille du fichier électoral annoncé par Elections Cameroon (Elecam) au lendemain de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, Maurice Kamto est monté au créneau pour engager les hostilités. Pour « dénoncer le flagrant délit de manipulation du fichier électoral orchestré par le Directeur général d’Elecam et l’entreprise allemande, partenaire technique d’Elecam». Et c’est la diaspora qui intéresse particulièrement le leader du MRC. « Globalement la diaspora camerounaise doit avoir six millions de personnes. Il y a au moins 6 millions de Camerounais; il n’y a que 19 mille personnes inscrites (exactement 19301, Ndlr). Donc il y a moins de 20 mille Camerounais inscrits dans toute la diaspora. N‘importe quel pays européen pourrait fournir cinq à dix mille personnes inscrites, mais la totalité, et ça ce sont les chiffres de 2018, c’était 19000 », se révolte le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’on pourrait se demander pourquoi parler de 2018 alors que l’on prépare des élections dans un an. « Ce qui nous interpelle encore, c’est qu’on a soustrait encore 364 électeurs de ces 19000, sans nous dire quand et comment. Voilà le problème», recadre-t-il.

Au moment même où Elecam a tout de même rouvert les inscriptions en 2024 en diaspora et donc que les chiffres auraient dû augmenter, plutôt que de diminuer. «La disparition de 364 inscrits est simplement impossible, car même par la pirouette magique du toilettage, il aurait fallu qu’il y ait au préalable ouverture des inscriptions dans la diaspora sur cette période pour offrir l’opportunité d’une refonte. Or, depuis la fermeture des inscriptions du 31 août 2018, il n’y a plus eu ouverture des inscriptions au sein de la diaspora jusqu’à la campagne de 2024», soutient Maurice Kamto. Certes « nous n’avons pas pu participer à quelques commissions mixtes en diaspora », mais « tout simplement parce que ces commissions n’ont jamais été convoquées », précise-t-il. Et d’ajouter que « la réunion de la commission mixte ne se fait pas clandestinement. C’est convoqué et donc annoncé, pour que les représentants pas seulement du MRC, mais de tous les partis politiques soient présents ».

Pour en avoir le cœur net, Maurice Kamto intime l’ordre à Elecam de publier le fichier électoral. «Selon l’article 80, il a l’obligation de publier la liste des tous les électeurs inscrits à la fin de chaque année », rappelle-t-il. Une disposition qu’Elecam ne respecte pas souvent. Du coup, le président du MRC déduit qu’Erik Essoussè le le DG d’Elecam se livre à la manipulation du fichier électoral, en complicité avec l’opérateur technique allemand. Le leader de l’opposition met en garde Elecam contre cette violation du Code électoral. Et suggère un audit du fichier électoral si l’on veut organiser une élection présidentielle transparente et apaisée en 2025.

Limbe. 262,3 milliards  pour  le port de pêche

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Le financement de INK Bank est consacré à la construction d’un quai de pêche au Port de Limbe et la réalisation d’un entrepôt central de stockage des produits à l’export au Port de Douala-Bonabéri.

Le Port Autonome de Douala (PAD) et la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts (CAPEF)  se mettent ensemble pour renforcer les infrastructures portuaires au Cameroun. Une mission conjointe INK BANK et Chambre d’Agriculture a été reçue par  Cyrus Ngo’o, directeur général du Port autonome de Douala le 06 septembre 2024.

Selon le PAD, cette rencontre s’inscrivait  dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre de projets d’infrastructures portuaires de grandes envergures. Il s’agit principalement de la construction d’un quai de pêche au Port de Limbe et la réalisation d’un entrepôt central de stockage des produits à l’export au Port de Douala-Bonabéri. Pour ces projets, placés sous la supervision du Premier Ministre, Joseph Dion Ngute, et confiés à la CAPEF,  INK BANK annonce l’ouverture d’une ligne de crédit de 400 millions d’euros soit  plus de 262,3 milliards de FCFA pour soutenir leur réalisation. Cette banque s’engage à couvrir  « 95 % du financement, avec une participation de 5% attendue de l’emprunteur », souligne le Port.

 Les échanges ont également porté sur le développement des activités du PAD en matière de gestion, de promotion et de marketing, ainsi que sur les perspectives de financement pour d’autres projets stratégiques.

Le Port Autonome de Limbé  a été réorganisé en  mai 2020.  Il est jusqu’ici sous  l’autorité du port de Douala. Des travaux  d’autonomisation sont en cours avec la nomination de Thomas Ndive Mulongo comme  directeur délégué de l’administration transitoire.

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