mardi, avril 7, 2026
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Réseau internet : vers la fin du monopole de Camtel sur la gestion de la fibre optique ?

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Que faire alors que l’ART annonce avoir reçu du Gouvernement des instructions pour réaliser un audit opérationnel du réseau national à fibre optique de Camtel ? La première réponse se trouve dans le même communiqué : «Bien que cette opération soit encore en cours, les premiers résultats montrent que cette infrastructure nationale à fibre optique est dans un état de dégradation continue, et les conditions actuelles de sa maintenance sont à réévaluer». Pour Mitwa N’ganbi, «en ce qui concerne les facteurs qui relèvent de notre contrôle, nous assurons à nos clients que des plans complets sont en place pour une amélioration continue. En ce qui concerne les facteurs externes, nous maintenons un engagement permanent avec les autorités afin de nous assurer que nous recevons le soutien nécessaire pour améliorer la qualité de nos services. » De son côté, Alain Blaise Batongue, d’Orange Cameroun, déclare : « Moderniser l’infrastructure à fibre optique du pays devient absolument indispensable pour améliorer l’expérience client.

Depuis le début de l’année, suivant les recommandations du Minpostel et conformément au plan d’investissement transmis au régulateur, Orange Cameroun a encore investi principalement dans la modernisation de nos sites, les rendant plus performants en augmentant les débits, la solarisation et la modernisation des batteries pour être plus résilients face aux coupures d’électricité, ainsi que dans le déploiement de plus de 150 sites en zones rurales pour accroître la couverture nationale. Ces efforts seront poursuivis en 2025, sous la vigilance du Régulateur». Tous les regards se tournent désormais vers le Régulateur, qui annonce que «Les pouvoirs publics sont déterminés à procéder non seulement à l’amélioration des conditions de maintenance du réseau national, mais aussi à sa réhabilitation et à son extension, dans l’optique de meilleures performances». Est-ce enfin la remise en cause du modèle économique basé sur le monopole de Camtel, au profit d’un schéma plus inclusif ?

René Ramses Meyong, climatologue de l’ONACC: «Nos informations ont été utilisées de façon optimale, sinon le bilan humain des inondations à l’Extrême-Nord serait plus lourd»

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L’une des missions de l’observatoire national des changements climatiques du Cameroun est de proposer des mesures préventives face aux changements climatiques, est ce que les évènements qui se sont déroulés dans la région de l’Extrême-Nord sont l’une des conséquences de ce phénomène ?

Bonjour et merci à pour cette opportunité qui nous est offerte, d’éclairer la lanterne des Camerounais sur cette actualité climatique, plutôt peu reluisante, de la Région de l’Extrême-Nord de notre pays et les enjeux qui lui sont associés. Pour répondre au premier volet de votre question, les inondations de Yagoua dans le Mayo-danay et de pas mal d’autres localités de la Région de l’Extrême-Nord (Blangoua, Makary, Maga, Zina etc.) depuis ces dernières semaines nous rappellent les évidences des changements climatiques dans notre pays en général, et dans la zone soudano-sahélienne en particulier. Cela s’explique par le caractère exceptionnel des épisodes pluvieux de cette année 2024 dans cette partie du pays, et même cette partie de l’Afrique (en regardant ce qui se passe au même moment au Tchad, au Nigeria etc.), sur le plan de l’abondance des précipitations et de leur distribution temporelle. En d’autres termes, il pleut abondamment et un peu plus que la normale cette année dans cette région, mais en moins de temps que d’habitude. Ainsi, les indices du nombre de jours de fortes précipitations ou de très fortes précipitations sont en augmentation (ce que nous appelons techniquement des pluies exceptionnelles). Et cette forte concentration pluviométrique, couplée aux autres facteurs déterminants au niveau du sol (topographie, modes d’aménagement, nature des sols etc.), contribue assez significativement à ce qui est vécu en ce moment, c’est à dire à la submersion assez fulgurante et longue des espaces par les eaux.

Avez-vous alerté les autorités camerounaises de la région sur ce qui se vit actuellement ?

Dans le cadre de la production des services climatologiques, c’est à dire des prévisions climatiques traduites dans le langage de leurs impacts potentiels sur les secteurs de développement, l’Onacc travaille en synergie avec les autorités sectorielles, tant au niveau central qu’au niveau déconcentré, de même qu’avec les partenaires au développement œuvrant dans le domaine de l’humanitaire, pour une meilleure exploitation des informations climatologiques à caractère prévisionnel mises à leur disposition. Et donc, que ce soit dans son bulletin saisonnier de prévision des paramètres climatiques des mois de septembre, octobre et novembre 2024, que ce soit dans ses différents bulletins de prévisions et d’alerte climatique décadaire (tous les dix jours), que ce soit même dans le Calendrier saisonnier multisectoriel 2024 de la Région de l’Extrême-Nord élaboré par l’ONG Action Contre la Faim (ACF) et les autres acteurs œuvrant dans l’humanitaire dans cette Région (FAO, OCHA, CRC, etc.) avec l’appui technique de l’Onacc, des informations de référence ont souvent été véhiculées, afin d’attirer l’attention des différents acteurs et éclairer leurs décisions pour une meilleure planification des actions anticipatoires. Et, fort du retour que nous avons, ainsi que des prévisions d’impacts, nous pensons que ces informations sont plutôt utilisées de façon optimale jusqu’ici, sinon le bilan humain (pour ne prendre que ce volet) serait plus lourd que ce qu’il n ‹est jusqu’ ici.

Comment selon vous, en quelques étapes, il faudrait procéder pour apporter un secours efficace aux populations ?

Du point de vue de ses missions, l’Onacc ne saurait apporter une réponse complète à cette question, au regard de la pluralité des acteurs impliqués tant en amont qu’en aval de l’encadrement ou de l’assistance des populations, dans la limite des missions et compétences de chacun. Toutefois, dans ce processus, l’une des étapes clés reste incontestablement la préparation, qui permet de planifier des actions anticipatoires en prévision du risque. Or, sous le prisme des missions de l’Onacc, la mise en œuvre de cette étape requiert des informations et données fiables sur la situation climatique qui prévaudra dans un espace donné du territoire national, a une période donnée. Cette connaissance de la situation climatique annoncée et des risques associés aide ainsi à mieux planifier les opérations qui pourraient être menées au cas où les aléas climatiques annoncés venaient à se produire sur le terrain. C’est la connaissance (et la prévision) du risque. Le même cheminement est valable dans la phase d’intervention, qui consacre la mise en œuvre effective des actions anticipatoires élaborées en prévision des risques.

Quelles sont les prévisions dans les jours à venir et des conseils pratiques ?

Pour les prochains jours, d’après le bulletin de Prévisions et d’alertes climatique décadaire de l’Onacc (que vous pouvez obtenir sur son site web ), il est annoncé une continuité de la situation pluviométrique déjà observée durant ces derniers jours dans la zone cible, entre autres, avec toutefois une relative diminution par rapport aux dix derniers jours (ce qui ne veut pas dire pour autant que le danger est déjà derrière nous, car avec la saturation actuelle des sols en eau dans cette partie du pays et avec l’occupation des espaces (surfaces) par les eaux jusqu’ici, la moindre pluies peut contribuer à exacerber le phénomène des inondations. D’où la vigilance permanente que nous ne cessons de recommander aussi bien aux populations elles-mêmes, mais aussi aux acteurs institutionnels (publics et privés) qui en assurent l’encadrement au quotidien en cette période difficile. Sur le plan pratique, les autorités en charge de la Protection Civile sont à pied d’œuvre, et l’ONACC (pour sa part) n’est là que pour continuer de mettre à leur disposition les informations climatiques à caractère prévisionnel utiles pour éclairer le processus de prise de décision dans les différentes interventions.

Performances économiques : Les entreprises locales résistent à la chute des prix du pétrole brut

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La baisse des ventes hors taxes dans l’extraction des hydrocarbures a été particulièrement marquée en 2023 par une contraction impressionnante de 27,1%, en raison de la chute des prix du Brent sur le marché international. Une tendance baissière qui a lourdement impacté les entreprises locales, notamment celles opérant dans le domaine des hydrocarbures, révèle le service officiel de la statistique dans sa note de synthèse qui évalue le rendement des entreprises en 2023. L’institut a évalué un échantillon de sociétés représentant 88% du chiffre d’affaires total des entreprises nationales et 75% des emplois permanents en 2023. Selon les résultats qui découlent de l’analyse des Déclarations statistiques et fiscales (DSF) de 1 091 entreprises, représentatives de l’économie nationale, le chiffre d’affaires global hors taxes n’a augmenté que de 0,9%. Ce chiffre contraste fortement avec la croissance impressionnante de 20% enregistrée en 2022, soulignant ainsi le ralentissement marqué de l’économie.

Ce ralentissement est principalement attribué au secteur secondaire, qui inclut l’extraction des hydrocarbures, un pilier de l’économie camerounaise. En 2023, ce secteur a contribué négativement à hauteur de 2,3 points de pourcentage à la croissance du chiffre d’affaires, après une contribution positive de 13,8 points en 2022. En outre, l’Ins note une stagnation de la valeur ajoutée dans le secteur pétrolier, avec une augmentation modeste de 0,1 %, après une forte croissance de 14,8 % l’année précédente ce qui a freiné la consolidation des profits d’exploitation des entreprises. L’une de ces conséquences est notamment la création d’emplois permanents qui a connu une hausse de seulement 0,9% en 2023, contre 2,8% en 2022. Le secteur secondaire a même enregistré une légère destruction d’emplois (-0,14%), révélant les défis auxquels il est confronté face à cette situation économique.

Malgré la conjoncture défavorable, les investissements dans l’industrie pétrolière ont augmenté de 18,9% en 2023, traduisant la détermination des entreprises à renforcer leur compétitivité. Cependant, ces efforts n’ont pas suffi à compenser la dégradation de l’outil de production, qui continue de vieillir, avec un taux de vieillissement des immobilisations atteignant 60,1%. L’amélioration de la trésorerie des entreprises, grâce à des fonds de roulement positifs pour la troisième année consécutive, a permis d’atténuer l’impact de la chute des prix du Brent. Toutefois, l’augmentation de l’endettement à long terme a aggravé le coefficient d’endettement des entreprises, qui a atteint 1,30 en 2023, dépassant la limite soutenable de 1.

Malgré les difficultés rencontrées par le secteur pétrolier, l’économie camerounaise a affiché une résilience remarquable avec un taux de croissance de 3,3% en 2023, légèrement inférieur à celui de 2022 (3,6%). Cette performance est largement soutenue par les investissements privés et une contribution équilibrée des trois principaux secteurs économiques. Cependant, l’inflation, principalement due à l’augmentation des prix des denrées alimentaires et des coûts des transports, a atteint 7,4% en 2023, exerçant une pression supplémentaire sur les ménages et l’économie en général. Du côté des prix à la production industrielle, une baisse globale de 5,4% a été observée, principalement en raison de la chute des prix dans la branche de l’extraction des hydrocarbures.

Inondations : Atanga Nji dans l’Extrême-Nord ce jour

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Le ministre de l’Administration territoriale va s’occuper des sinistrés du drame.
Paul Atanga Nji est attendu dans la région de l’Extrême-Nord ce jour. Le ministre de l’Administration territoriale (Minat) y arrive à la suite de ses collègues membres du gouvernement. Mais le ministre tutelle de la protection civile est certainement l’un des plus attendus sur ce terrain où règne la tristesse. C’est que le Minat est porteur de l’enveloppe de 350 millions Fcfa qu’il a annoncée en fin de semaine dernière comme celle débloquée par le président de la République en faveur des sinistrés des inondations qui sèment tristesse et désolation dans la région et notamment dans le département du Mayo-Danay. Les modalités de redistribution de cet appui devraient être expliquées sur le terrain par le porteur de la « manne ». Toujours est-il que « Dans la gestion des catastrophes, il y a plusieurs volets. Le plus précis, c’est ce qu’on appelle les secours d’urgences…. Les 350 millions FCFA concernent d’abord les gens qui sont directement impactés par les inondations », a expliqué Atanga Nji. Parlant des cas vulnérables. C’est dire si cette venue d’Atanga Nji est très attendue sur le terrain.

1,6 milliard Fcfa pour redonner sens à la vie

On est dans la débrouillardise en attendant l’Etat

En attendant l’arrivée du Minat dans le Mayo-Danay où une vingtaine de personnes ont déjà perdu la vie, plus de 60 mille personnes en détresse, le pont sur le fleuve Danay effondré, un pan de la digue sur le lac de Maga cassé, et de nombreux animaux tués par les eaux en furie, les populations se débrouillent à ériger manuellement une digue de fortune. Le ministère des Travaux publics, lui, a déjà trouvé deux solutions en vue du rétablissement de la circulation sur la régionale R0906. L’entreprise Sotcocog devrait s’atteler à parer au plus pressé, mais aussi, rebâtir un pont. Tous ces travaux, ajoutés à l’appui aux sinistrés vulnérables, constitue l’enveloppe globale de 1,6 milliard Fcfa débloquée par Paul Biya, selon le Minat, cité par L’œil du sahel, pour les besoins de la cause.

Lutte contre le braconnage : deux ingénieurs pris en flagrant délit de trafic d’ivoire à Yaoundé

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Le 21 août dernier, à Yaoundé, une opération menée conjointement par la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Centre et la division régionale de la police judiciaire a permis l’arrestation de deux ingénieurs informaticiens et d’un autre suspect pour détention illégale de défenses d’éléphants. Les trois hommes ont été appréhendés alors qu’ils tentaient de vendre les précieux trophées au lieu-dit TKC, un quartier situé dans le 6e arrondissement de la capitale du Cameroun.

C’est à bord d’une Toyota Avensis, les forces de l’ordre ont découvert deux défenses d’éléphant, pesant près de 30 kg, dans le coffre du véhicule. Ces défenses portaient des marques prouvant qu’elles avaient été saisies auparavant par les autorités. L’arrestation a pris un tournant lorsque, grâce aux déclarations des suspects, un quatrième individu a été interpellé. Ce dernier, un colonel retraité du ministère des Forêts et de la Faune, avait autrefois occupé des postes de responsabilité dans la gestion des parcs nationaux. Son rôle dans ce trafic illégal demeure encore flou, mais il est actuellement en garde à vue pour complément d’enquête.

Cette opération a été réalisée avec l’assistance technique de l’organisation LAGA, qui soutient les actions de protection de la faune sauvage. Les autorités indiquent que les suspects sont toujours détenus au commissariat de police en attendant la poursuite des procédures judiciaires.

Un trafic persistant malgré les interdictions

Le commerce illégal de l’ivoire semble reprendre de la vigueur après avoir été freiné par les mesures de sécurité aux frontières imposées durant la pandémie de COVID-19. Depuis le mois de juillet, pas moins de sept trafiquants ont été arrêtés pour détention de défenses d’éléphants dans différentes régions du Cameroun. Parmi eux, deux ingénieurs forestiers et un professeur d’enseignement secondaire, arrêtés dans le sud avec quatre défenses d’éléphants.

Le Cameroun abrite l’une des plus grandes populations d’éléphants d’Afrique, avec environ 6 830 individus selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Néanmoins, cette population est gravement menacée par le braconnage et le trafic de défenses, principalement à destination du marché asiatique où la demande d’ivoire est particulièrement élevée. L’éléphant de forêt d’Afrique figure sur la liste rouge des espèces en danger de l’UICN, et le pays est signataire de la Convention CITES, qui interdit strictement le commerce international de l’ivoire depuis 1989.

 Sanctions sévères prévues par la loi

Conformément à la nouvelle loi camerounaise sur la faune sauvage adoptée en 2024, les quatre suspects encourent des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et une amende de 50 millions de FCFA. Ces mesures renforcées visent à dissuader le commerce illégal de défenses d’éléphants et à protéger les dernières populations d’éléphants du Cameroun. Malgré les interdictions internationales, le braconnage reste une menace sérieuse pour la survie de ces majestueux animaux.

Cameroun : José Miguel Obiang Nchama nommé DG de Bange Bank

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José Miguel Obiang Nchama a été désigné nouveau directeur général de Bange Bank Cameroun à l’issue du Conseil d’administration réuni le 7 septembre 2024. Ce ressortissant équato-guinéen succède à Emilio Moyo Avoro, qui a été promu directeur général de la maison mère, Bange Bank SA.

Avant cette nomination, José Miguel Obiang Nchama occupait le poste de Directeur de l’Audit Interne au siège de la banque, situé à Malabo, en Guinée Equatoriale. Fort de cette expérience, il aura pour mission de poursuivre le développement de la filiale camerounaise de Bange Bank, qui a été lancée en 2021 avec un capital social de 10 milliards de FCFA.

Depuis son implantation au Cameroun, Bange Bank Cameroun a ouvert une dizaine d’agences à travers le pays. Toutefois, trois ans après son lancement, l’institution bancaire peine encore à s’imposer sur un marché très concurrentiel. À la fin de l’exercice 2023, Bange Bank Cameroun affichait un total bilan de 67,2 milliards de FCFA, se positionnant à l’avant-dernier rang des établissements financiers du pays.

En plus des difficultés en termes de collecte et d’allocation des ressources, Bange Bank Cameroun a subi trois exercices déficitaires successifs. C’est dans ce contexte que José Miguel Obiang Nchama doit relever le défi de redresser la situation financière de l’institution tout en renforçant sa présence sur le marché camerounais. Son arrivée la tête de la filiale camerounaise représente une opportunité pour insuffler une nouvelle dynamique à cette banque. Il devra mettre en place des stratégies efficaces pour améliorer le rendement de Bange Bank Cameroun, tout en consolidant sa base de clientèle et en diversifiant ses offres.

Minesec : Il refuse une nomination juteuse

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Nalova Lyonga face à sa conscience

« Après 30 ans de service, dont 9 comme censeur dans différents lycées et 07 comme directeur du CES de Ndjole dans l’arrondissement de Yoko, dans des conditions de déplacement relevant d’un véritable parcours de combattant jusqu’en 2024, loin de ma famille et à 17 mois du départ à la retraite, je vous prie de bien vouloir, sauf meilleur avis de votre part, me remplacer par un personnel plus jeune ». C’est la substance d’un courrier adressé au Pr Pauline Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires (Minesec), par Mballa Nga Ela, directeur du CES de Ndjole dans le département du Mbam et Kim, le 27 août 2024. L’enseignant, ci-devant directeur du CES de Ndjole décline ainsi la promotion à lui faite par son ministère. La faute à des conditions de déplacement que l’on sait particulièrement difficiles dans cette localité du pays. « Le CES de Linte où je suis nouvellement muté est situé à 100km de Yoko dont il relève, et à 70km de Ngoro, n’est accessible que sur moto», explique le désormais ex-directeur du CES de Ndjole. « Mon âge et mon état de santé ne me permettent plus de supporter ces conditions extrêmement difficiles», enfonce l’homme.

La lettre de désistement

Ainsi, l’enclavement, lieux le défaut d’aménagement du territoire dont souffre le Mbam en général, prive le CES de Linte de l’expérience d’un enseignant chevronné. L’homme qui court vers sa retraite qui pointe dans 17 mois, n’entend pas se soumettre à une épreuve physique compliquée d’un déplacement quotidien rude. Lui qui dit s’être longtemps sacrifié en s’éloignant de sa famille et en privant les siens de sa chaleur et de sa protection et son amour, n’entend pas en rajouter.

Même si Mballa Nga Ela semble laisser une porte entrouverte à sa hiérarchie, il est certain qu’il sait qu’il lui sera difficile de trouver un nouveau point de chute. Les jeux ayant déjà été faits. En revanche, il est certain que le CES a déjà un nouveau chef.

Electricité: le gouvernement aide 60 000 ménages à se connecter en six mois

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Avec l’appui de la Banque mondiale,  des demandeurs de branchements ont pu bénéficier d’une facilité  de paiement qui a permis leur raccordement au réseau Eneo, constituant ainsi l’essentiel des nouveaux branchements de l’entreprise au premier semestre 2024.  

 Dans des  zones rurales du Cameroun, 60 000 foyers  ont pu avoir accès à l’électricité pendant les six premiers mois de 2024.  Quand on considère que chaque compteur  alimente en moyenne 7 à 10 personnes, le nombre de personnes impactées est  au-delà de ce chiffre. Ce résultat est le fruit du projet d’Electrification Rurale  et d’Accès à l4electricité dans des Régions sous servies du Cameroun (PERACE) de l’Agence de l’Electrification Rurale structuré autour d’un fonds revolving. Il a été mis en place par le gouvernement sur financement de la Banque Mondiale.  Il facilite le paiement des frais de branchements  pour les ménages qui ont peu de moyens et qui désirent avoir de l’électricité.

  Le PERACE offre en effet la possibilité aux demandeurs de branchements de  payer juste un montant minimal du devis du branchement pour se voir connecter au réseau électrique. Le reste  du paiement s’effectue par la suite en plusieurs tranches.  Sur 64 000 branchements neufs effectués par Eneo au cours du premier semestre 2024, 60 000 se sont faits dans ce cadre. Ce qui porte globalement à 163 000, le nombre de connections au réseau Eneo réalisés dans le cadre de ce projet depuis 20 mois.  Sans donner de chiffre, Eneo affirme que ce résultat est « bien au-delà des objectifs ».

Cette contribution du gouvernement et de la banque mondiale a tiré à la hausse, les réalisations d’Eneo en matière de nouveaux clients. Dans son rapport du premier semestre 2024, l’entreprise dit avoir  enregistré 75000 nouveaux  dont 64 000 issus d’un processus de branchements neufs.  Et parmi ces derniers, 60 000 viennent du PERACE. Ce qui contribue à améliorer le taux d’accès à l’électricité au Cameroun.   Il est estimé 67,5% en 2023 et 68% à mi 2024 selon Eneo  qui se base sur les données de la banque mondiale qui situent la progression moyenne entre 1 et 1,25 par an. Ce, alors que ce taux était évalué à 64,3% en 2020 par l’institution financière.

 Dans son rapport semestriel, Eneo dit avoir aussi amélioré la qualité du service.  Quoi que confrontée aux difficultés financières.  « Le nombre d’incidents sur les grandes lignes en 2024 est en baisse de 6% par rapport à 2023. Une performance de 12% au-dessus de l’objectif fixé à Eneo. En revanche, la durée moyenne des incidents vue par les clients en hausse 17 % par rapport à 2023. Ces qui deux éléments traduisent une plus grande solidité des lignes mais une réactivité en baisse en cas d’incidents. La baisse de la capacité à réagir est en partie liée aux contraintes logistiques elles-mêmes portée par les contraintes financières d’Eneo et du secteur», écrit l’entreprise

Coaching. Cinq  entrepreneurs camerounais en route pour Bordeaux

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  Ils vont bénéficier d’un coaching de trois semaines mais aussi des opportunités de réseautage dans le cadre du programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains.

  Cinq jeunes entrepreneurs camerounais âgés  de 20 à 40 ans ont été sélectionnés pour participer au programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains à Bordeaux en France.  Les heureux élus choisis à la suite d’un appel à candidatures lancé en juin dernier, ont des projets innovants dans divers domaines.  L’agro-industrie, numérique,  l’éducation etc.

Audrey Clarisse Ekollo Ndome  avec son  entreprise Acquaki Sarl spécialisée dans la production et  la transformation du poisson ; Akuah Ndefru ( Johina Center Sarl) avec sa tisane à base de plantes aromatiques d’Afrique. Côté numérique, François-Xavier Djingou  est  en  route avec son projet Soc Lacs  sur la cyber sécurité et  la protection des intérêts numériques.  Cyrano Daniel Malagal est aussi sur la liste avec  3D Studio Animation Camer Sarl  dans le domaine de la production d’œuvres animées. Puis, Armelle Touko  avec Adinkra de Jeunesse Sarl  dans l’édition numérique du livre africain pour enfants.  Ce sont là les noms dévoilés par la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima). Ils vont passer 3 semaines à Bordeaux,  soit  du 26 octobre au 9 novembre 2024  où ils vont bénéficier d’une formation et d’un réseautage.

Le programme de résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains  a été lancé en 2011  par  le Club des Bâtisseurs avec le soutien financier du Fonds Pierre Castel.  Il offre une formation pour aider  les jeunes entrepreneurs  à développer leurs compétences managériales et établir un réseau international pour accroitre leur activité.

 Il est globalement question de permettre aux entrepreneurs africains  d’être mieux outiller et de créer des liens économiques avec des acteurs français et africains.  Ouvert dans  huit pays d’Afrique  dont le Cameroun,  ce programme   s’adresse aux entrepreneurs disposant d’au moins 2 années d’existence dans les secteurs d’activités tels que l’agri tech, l’agro-industrie, les industries culturelles et sportives, le numérique, l’eau et l’énergie etc.

Année scolaire 2024-2025: Les Manuels scolaires toujours introuvables

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Cette année, Théophile O., père de quatre enfants, pensait avoir pris de l’avance. Dès le mois de juillet, il s’est lancé dans la chasse aux fournitures scolaires pour éviter «la flambée des prix que certains commerçants pratiquent à la veille de la rentrée», confie-t-il. Pourtant, malgré ses efforts, il se heurte à une impasse : Certains manuels scolaires, notamment ceux du premier cycle, sont tout simplement introuvables dans la plupart des librairies de la capitale. «Deux mois à courir partout, et ce n’est que deux jours avant la rentrée que j’ai pu trouver une partie des livres », raconte-t-il avec frustration. Mais son fils de 13 ans, élève en classe de 5e, reste sans manuel de mathématiques. «J’ai fait huit librairies et c’est toujours la même réponse» : «Le livre n’est pas encore arrivé».

UN CHANGEMENT NÉCESSAIRE, MAIS PAS SANS CONSÉQUENCES

Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) a procédé cette année à un vaste renouvellement des manuels scolaires pour les classes allant de la 6e à la 3e. Si ce changement, conforme à la législation en vigueur, était attendu et bien encadré, il n’a fait que renforcer la pression sur l’approvisionnement.

Les manuels utilisés ces six dernières années (2018- 2023) devaient être remplacés, comme l’exige la loi qui impose un cycle de trois ans renouvelables pour chaque manuel inscrit au programme. «Les manuels changés ont été en usage durant six ans, et la loi de 2021 a ramené cette durée à trois ans, renouvelables», a précisé Marcelin Vounda Etoa, secrétaire permanent du Conseil national d’agrément du manuel scolaire et du matériel didactique.

 Cependant, ce renouvellement ne fait qu’expliquer une partie du problème. La vraie difficulté réside ailleurs : les manuels sont majoritairement imprimés à l’étranger, notamment en Asie et en Europe.

Le transport jusqu’au Cameroun, soumis à des retards logistiques, a considérablement ralenti leur distribution cette année. Gisèle Ngadehi, directrice générale de Nmi education, l’un des plus grands éditeurs de manuels scolaires au Cameroun, déplore : «Nos manuels sont prêts, mais les retards au niveau du transport ont causé des goulots d’étranglement ».

UN PROBLÈME LOIN D’ÊTRE RÉSOLU

Malgré les promesses des autorités éducatives qui, quelques jours avant la rentrée, assuraient que les manuels seraient disponibles à temps, la réalité est bien différente. Bien que plus de la moitié des ouvrages soit arrivée, les parents continuent de scruter désespérément les rayons des librairies, espérant trouver les livres manquants. Pour Théophile O. et bien d’autres, la rentrée scolaire ressemble plus à un parcours du combattant qu’à un simple retour en classe.

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